lundi, 30 juin 2008
Mes dernières interventions
D’abord 2 interventions au Conseil Municipal de Calais du mercredi 25 juin 2008, suivies d’une réaction aux propos de Jacky Hénin, l’ancien maire communiste de Calais.
1°) Sur Eras Metal (communication du maire n°2): j'ai voté POUR avec la majorité municipale. Ben oui !
Madame le Maire, j'approuve totalement la démarche, d'autant que la société Eras n'a jamais répondu aux fortes réserves et aux recommandations émises par l'ancienne municipalité, notamment comme le rappelle la présente délibération, en ce qui concerne la prise en compte des modes de transport alternatifs à la route, dans une perspective de vrai développement durable. Les installations ferroviaires existent dans cette zone, il suffit de quelques adaptations. C'est d'ailleurs un point revendiqué par le syndicat CGT. Il est certain que l'absence de réponse de la société Eras n'est pas de nature à rassurer la population, ni à calmer le débat qui a tendance à s'emballer un peu en ce moment, et qui mérite un examen objectif et non passionnel, bien entendu. Ce projet de délibération que vous proposez est logique et s'inscrit dans le prolongement de la précédente délibération qui mettait en exergue la demande municipale d'un renforcement des mesures de protection. Nous étions en attente de réponses... qui ne sont jamais venues. Dans ces conditions, il n'est pas scandaleux de remettre en cause un avis qui n'avait été rendu favorable que sous la pression avisée de nos fortes réserves.
2°) Sur le réglement intérieur et la location des salles municipales (Monde Associatif 1 et 2). Je me suis abstenu sur les 2 (et le seul à l’avoir fait, la gauche et la droite ont voté ensemble pour un avis favorable).
Madame le Maire, chers collègues, je ne conteste pas, bien évidemment, la nécessité d'un règlement intérieur pour les salles municipales. Mais comme je l'ai fait remarquer à deux reprises en commission du Monde Associatif, la redevance d'occupation des salles va désormais s'appliquer aussi aux formations politiques. Je regrette cette décision qui me semble être une remise en cause de la liberté d'expression politique. Concrètement, que les grosses formations politiques acquittent les 250 euros de location annoncés ne me gêne pas outre-mesure: elles ont l'habitude de louer des salles de grands hôtels beaucoup plus coûteuses, et payer 250 euros sera tout bénéfice pour elles. Mais cette nouvelle mesure sera préjudiciable aux petites formations politiques qui disposent de peu de moyens financiers et qui avaient ces mêmes salles municipales à titre gracieux sous l'ancienne municipalité, sous réserve de disponibilité. Qu'on le veuille ou non, on interdit purement et simplement toute expression publique à ces petites formations. Je crains que cette mesure ne soit en fait discriminatoire. Je le dis d'autant plus sincèrement que je ne me sens pas en opposition systématique à votre majorité, Madame le Maire; d'autant plus sincèrement que je n'appartiens personnellement à aucun parti de stature nationale; d'autant plus sincèrement, enfin, que j'apprécie de travailler de façon constructive au sein de la Commission Monde Associatif présidée par Thérèse-Marie PETIT et que j'y trouve une bonne ambiance de travail. Pour toutes ces raisons, je m'abstiendrai sur les dux délibérations "Monde Associatif" 1 et 2. Par principe et pour le respect de la démocratie locale.
- J'ai voté POUR, avec la majorité municipale sur la T2
(réorganisation du budget du stade)
3°) Sur la conférence de presse de Jacky Hénin, ex-maire communiste de Calais.
Je réagis aux attaques de Jacky Hénin dans la presse ce matin. Tout en étant triste de le faire.
Lu dans LA VOIX DU NORD du samedi 28 juin 2008.
• Jean-Marc Ben
Jacky Hénin n'est pas tendre avec son ancien adjoint à l'écologie : « s'il croit que le seul moyen d'exister, c'est de cirer les pompes de Bouchart, il se trompe. Non mais, vous l'avez entendu au conseil municipal comme il brosse dans le sens du poil ? »
Jacky Hénin est aigri. Il oublie que l'"opposition" n'est pas une et indivisible, qu'il existe des différences et même parfois des divergences de point de vue sur certains sujets entre les communistes, les socialistes, les écologistes, qui existaient déjà lors des deux mandats municipaux précédents. Ces différences n'ont pas lieu de disparaître sous l'effet du syndrome de l'échec électoral que semblent encore vivre certains.. Car, enfin, qu'ai-je dit qui ait déplu à Jacky lors de ce conseil municipal ? Ma première intervention concernait le dossier Eras Metal, où je me suis contenté de reprendre les propos que j'avais déjà avancés en tant qu'adjoint à l'environnement de l'ancienne municipalité, dans une délibération que j'avais agrémentée personnellement de fortes réserves et de recommandations très précises. Nous étions en attente de réponses... qui ne sont jamais venues ! L'absence de réponse de la société Eras n'est donc pas de nature à rassurer la population, ni à calmer le débat qui a tendance à s'emballer un peu en ce moment, et qui mérite un examen objectif et non passionnel. Par conséquent il n'est pas scandaleux de remettre en cause un avis qui n'avait été rendu favorable qu'à condition de respecter expressément les règles édictées par l'autorité municipale. Ou Jacky Hénin n'avait pas bien lu la délibération précédente ou il s'inscrit définitivement dans une opposition systématique et somme toute peu crédible. Personnellement, j'ai tendance à saluer les initiatives qui vont dans le sens de mes idées, et si Natacha Bouchart reprend sur ce dossier la même argumentation que moi, alors je serais bien mal avisé de l'en blâmer. Si Jacky Hénin persiste à préconiser "une large recomposition" tout en vilipendant ses anciens co-équipiers parce qu'ils ne rentrent pas dans le schéma agressif que lui seul a décidé au nom de tous les autres, alors j'ai bien peur qu'en guise de leader il n'apparaisse en fait que comme le Don Quichotte d'une très improbable reconquête électorale, dans les conditions qu'il imagine en tout cas. Jacky Hénin n'a pas su rassembler aux dernières élections... et il n'y arrive toujours pas. Il va falloir qu'il se fasse une raison et qu'il s'habitue à ne plus avoir de petits soldats au garde-à-vous, mais de vrais partenaires. C'est plutôt mal parti. Je regrette cette réaction négative et agressive de Jacky, que je ne comprends toujours pas d'ailleurs. Est-ce l'image d'une opposition digne et constructive ? En tout cas, ce n'est pas la gauche que je rêve.
Sur le réglement intérieur et la location des salles municipales (commission Monde Associatif) j'ai été le seul à m'insurger contre le principe de faire désormais payer les salles municipales aux formations politiques, alors qu'elles étaient mises à disposition à titre gracieux sous l'ancienne municipalité. J'y vois une discrimination politique envers les petites formations et je l'ai dit. Je constate que la dite opposition, à ma seule exception faite, a voté cette décision avec la majorité municipale. Vais-je pour autant suspecter mes amis communistes et socialistes de collusion avec l'UMP et dans une sorte de paranoia du moment imaginer un deal, un "compromis historique" UMP-PC contre les petites formations politiques ? Arrêtons là le délire. Jacky, respecte moi, respecte nous, comme nous t'avons toujours respecté, y compris dans les pires moments de notre difficile union municipale.
Jean-Marc BEN
Conseiller municipal écologiste
14:22 Publié dans Tribunes | Lien permanent | Envoyer cette note
vendredi, 11 avril 2008
Conseil Municipal de Calais, 10 avril 2008
Voici l'intervention que j'ai faite au conseil municipal sur les "communications du maire 2 et 3" concernant l'antenne de jour pour les migrants. Ma proposition n'a pas été retenue et je n'ai pas eu de réponse claire quant à la mission exacte de ce "conseil des migrants" que compte mettre en place le nouveau maire de Calais:
Votre idée de conseil des migrants peut être une bonne idée si elle débouche sur la nécessité de mettre en place une autre formule humanitaire, à un autre endroit, en tout cas si on émet réellement un projet alternatif à ce qui était prévu, en collaboration avec les associations. Et il aurait fallu que vous le signifiiez clairement dans les délibérations pour leur donner un peu plus d’humanité et pour répondre à une question que tout le monde se pose : « Le conseil des migrants que vous avez prévu aura-t-il pour mission de travailler à un projet humanitaire alternatif ? ». « Quand je veux enterrer un problème, je crée une commission » disait le légendaire Clemenceau, c’est un peu comme les fameux « comités Théodule » que dénonçait aussi plus tard le Général de Gaulle. Les commissions et les conseils de ceci ou de cela sont devenus dans l’inconscient républicain de grands cimetières pour fossoyeurs de bonnes idées. Ceci dit, je n’ai aucune raison de mettre en doute vos intentions réelles que je ne connais pas encore vraiment. Et c’est pourquoi, dans un esprit constructif, je vous propose de retravailler en ce sens ces 2 délibérations, d’en enlever tout ce qui est tendancieux et de rajouter, après la demande d’abrogation, la simple phrase suivante, je la cite donc comme proposition, Cependant, un conseil des migrants, composé d’associatifs, d’élus municipaux et de représentants de l'État, sera mis en place et aura pour mission de travailler à un projet humanitaire alternatif.
Voilà, à mon avis, une formulation qui peut être consensuelle, ce que ne permet pas, je le dis sincèrement, la délibération en l'état. Je vous remercie, Madame le Maire, chers collègues, de votre attention."
Deux ans plus tard, en décidant d'exposer en permanence le drapeau tibétain à l’entrée de la mairie (j'espère qu'on ne le décrochera pas !), la municipalité de Calais s'était associée pleinement à la campagne européenne "Un drapeau pour un statut de pleine autonomie pour le Tibet". Cette action venait s'ajouter à la commémoration chaque année du soulèvement des Tibétains à Lhassa le 10 mars 1959. L'inauguration en mairie de Calais, à l'initiative de la municipalité, plus particulièrement du groupe écologiste, et en collaboration avec le Collectif Tibet-Calais qui coordonne l'opération localement, avait eu lieu le jeudi 7 mars 2002 en présence du maire de Calais, des élus écologistes et de notre regrettée amie, Véronique Desenclos.
Dans un courrier la semaine dernière au maire, j'avais proposé qu'on arbore aussi en extérieur, au fronton de l'hôtel de ville le drapeau tibétain jusqu'à la fin des JO de Pékin afin de manifester de façon éclatante le soutien des Calaisiens au peuple tibétain. Madame le Maire ne m'avait pas répondu alors. C'est triste, nous allons avoir une municipalité muette sur les Droits de l'Homme, et politiquement insipide. Il s'agit là d'une restriction inédite du droit à l'expression... qui offre néanmoins indirectement à l'opposition l'exclusivité du coeur et de la défense des Droits de l'Homme.
De façon générale, on regrettera aussi que l'opposition ne puisse être représentée à la Communauté d'Agglomération du Calaisis. Pourtant 1 membre de chaque groupe de l'opposition pour la CAC, ça ne faisait que 3 sur un total de 26 représentants calaisiens. Ca ne cassait pas trois pattes à un canard ! Il nous a été répondu qu'il n'y avait pas obligation de désigner des conseillers de l'opposition. Dont acte. L'ancienne majorité municipale n'avait pas fait autant de chichis et sans procédure aucune avait intégré deux membres de l'opposition d'alors, Christian Niéman... et Natacha Bouchart, tous deux désignés par l'ensemble des 49 élus du Conseil Municipal, majorité et opposition confondues. L'avenir proche nous dira si cette volonté d'ouverture affichée dans les discours est un leurre ou pas. En tout cas pour l'instant, le décalage entre l'effet d'annonce et la pratique est patent.
Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste
13:26 Publié dans Tribunes | Lien permanent | Envoyer cette note
mercredi, 09 avril 2008
Cap 21 prépare son congrès
Chers amis,
La succession des élections présidentielles, législatives puis municipales n'ont pas laissé beaucoup de temps au débat interne que ce soit au sein de CAP21 ou du Mouvement Démocrate que nous avons contribué à fonder pour peser davantage dans le débat politique.
Le temps est venu de reprendre nos réflexions tant sur le fond que sur la stratégie.
Nous avons à formuler un projet alternatif, synthétisant les valeurs de générosité, de justice sociale, de démocratie avec le pragmatisme dans le domaine de l’économie. Et surtout, être les premiers à proposer un authentique projet de développement durable, fondé sur la nouvelle donne économique liée aux enjeux écologiques et à l’adaptation au changement climatique.
La 3ème révolution industrielle doit conduire à une large redistribution de l’énergie. L’évolution vers l’énergie renouvelable, produite localement, partiellement stockée sous forme d’hydrogène et la création de maillages reliant les communautés autour du monde sont un grand espoir pour sortir des milliards d’hommes de la pauvreté comme le montre les travaux de Jérémy Rifkin, président de la Foundation of Economic Trends. C’est l’essence même du développement durable et d’une nouvelle mondialisation se réalisant du bas vers le haut et qui sortira le monde de la vieille énergie tirée du carbone et de l’uranium pour le conduire vers un futur non polluant et durable. C’est également dans cette dynamique des communautés locales que nous assurerons la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau.
C’est malheureusement le chemin contraire que la France est en train de prendre. La relance de la politique nucléaire par le Président de la République nous maintient dans un système extrêmement centralisé et freine l’essor des énergies renouvelables et l’innovation technologique. Le système français est relativement inefficace pour faire émerger de nouvelles entreprises développant des éco-solutions comme l’avait démontré notre Présidente, Corinne Lepage, avec le groupe de travail Ecoresp. La France est ainsi très en retard dans le soutien aux entreprises « cleantech » alors que les laboratoires de recherche public disposent de nombreux projets.
L’Etat s’emploie à recycler continuellement les mêmes recettes. L’aggravation des déficits publics nous conduit dans l’impasse d’un nouveau plan de rigueur où les coupes budgétaires auront raison de cette économie de l’innovation, de la recherche, du développement durable et solidaire que nous appelons de nos vœux.
Dans ce contexte, nous devons plus que jamais nous recentrer sur le projet et préparer l’avenir en osant bousculer les conservatismes et en montrant qu’une autre voie est possible. Ce sera l’objet de nos débats lors du prochain Congrès de CAP21 qui devrait se tenir les 14 et 15 juin à Nanterre. Avec Bertrand, Corinne et l’ensemble des membres du bureau politique, nous vous y attendons nombreux.
En tant que parti fondateur, nous aurons également à débattre de la stratégie de construction et de structuration du Mouvement Démocrate sans en ignorer les difficultés et les nombreux obstacles. Je ne doute pas que nos échanges seront nourris et que nous arriverons à en faire la synthèse car nous avons toujours sû nous rejoindre sur les valeurs qui fondent CAP21. Vos contributions seront évidemment les bienvenues.

Corinne Lepage Eric Delhaye Bertrand Rio
Présidente de CAP 21 Porte-parole Secrétaire Général
Le site de CAP 21 National21:52 Publié dans Tribunes | Lien permanent | Envoyer cette note
samedi, 05 avril 2008
Sursaut écolo !
Point de vue
Le PC réagit ! Il vient de tenir ce mercredi 2 avril une réunion publique à la salle du Minck, à Calais et parle enfin, sur l’antenne de Calais TV (http://www.calaistv.fr/archives/index.html journal du 3 avril 2008) de la formation d’un réseau "RUSÉ", "Rassemblement Unitaire Social et Ecologique", reprenant au passage notre propre proposition, faite avant les municipales, d’un grand pacte écologique et social rassemblant la gauche et tous les écologistes. Il vaut mieux tard que jamais mais il aura fallu l’échec de la gauche et la victoire de l’UMP pour en arriver là.
Lors des négociations le PCF et le PS se sont retrouvés en duo hégémonique pour tenter de limiter au maximum l’écologie, tant sur le plan programmatique (il suffit de consulter le programme municipal de la gauche pour y déceler quand même quelques points forts que les écologistes ont « obtenu » à l’arrachée, et c’est peu dire) que sur le plan des postes qui auraient été dévolus aux écologistes (on était redescendu à 2 éligibles, sous la pression socialiste, et avec cet aveu très appuyé de Gilles Cocquempot, député socialiste, qui nous promettait, « s’il n’avait tenu qu’à lui », « zéro poste ! »). Cette gauche-là, honnêtement, nous en avons soupé ! Méprisante, trop sûre d’elle, hégémonique, arrogante même dans l’échec…
Mais revenons à l’initiative de la section PCF de Calais. Elle arrive tard et n’est pas crédible pour l’instant. D’abord, si l’intention était honnête, les écologistes auraient été invités, les Ecologistes du Calaisis, membres loyaux de l’ex-majorité municipale, et les Verts. Le concept n’est intéressant que s’il prend en compte cette fois-ci les programmes des deux formations écologistes qui se ressemblent tellement qu’ils n’auraient aucune difficulté à « fusionner ». Si c’est vers cela qu’on va, alors chiche ! Si c’est un effet d’annonce, pour rebooster le Parti Communiste qui s’aperçoit que la donne écolo est réellement incontournable, alors non, non et non ! On ne comprendrait pas pourquoi ce qui nous a été refusé avant les municipales serait plébiscité aujourd'hui comme par enchantement. Surtout si c’est pour reprocher à Natacha Bouchart de ne pas faire ce qu’eux auraient de toute façon refusé, parce que cela aurait fait trop de pub aux écolos.
Pourquoi, dans ces conditions, les Ecologistes du Calaisis ont-ils accepté de repartir avec Jacky Hénin, le PC et le PS ? Parce que nous avions peur de voir arriver la droite (en tant que telle), nous avons, malgré nous, privilégié l'union. La stratégie autonome était très forte dans nos rangs malgré tout. Nous l’avions d’ailleurs annoncé dès le départ.
Aujourd'hui une page est tournée. La situation nouvelle doit nous interpeller tous, chez les écologistes de toutes tendances (si cela veut vraiment dire encore quelque chose).
A droite, pas mieux. Pour preuve, le "portrait" dans la Voix Du Nord, de M. Mignonet qui insiste à deux fois dans une interview qu'il n'est "pas écologiste" et a pour programme "le développement de sa ville". Il est et a toujours été dans la logistique des camions et pense qu'il faut développer. C'est la vision environnementale du café du commerce.
Et les écologistes, dans ces conditions extrêmes, n'arriveraient pas à s'accorder et à se réunifier ? Alors, c'est que ça serait encore plus grave que nous ne le pensions au départ...
Disons-le franchement, dans ce contexte de grande désolation, certains d’entre nous ont évoqué un ralliement à la nouvelle majorité municipale, pour sauver ce qui pouvait l’être, et réaliser au moins les projets écologiques que nous avions « décrochés » avec l’ancienne équipe municipale, avec une réelle latitude d’action, au conseil municipal et à la CAC, et pour de vrais postes de responsabilités, à la municipalité comme à la CAC. Autant dire que tout cela relève de la politique fiction.
Les Verts ? Malgré nos demandes incessantes, nous continuons d'être frappés par une sorte de fatwa des dirigeants locaux. Nous n'allons pas passer notre temps à quémander. Encore moins maintenant que nous avons retrouvé notre entière liberté. L'écologie politique est diverse. Il y a les Verts qui restent quand même notre famille politique naturelle. Mais s'ils ne veulent pas de nous, à quoi bon s'entêter ? Faudra-t-il encore passer des examens de passage débouchant sur des refus inéluctables, devra-t-on encore subir des tribunaux d'exception ?
D'autres solutions s'offrent à nous. Cap 21 (Modem), Nicolas Hulot, s'il se lance enfin politiquement, ou certains refondateurs Verts. Nous notons (on ne fait que ça) les propos positifs de Dominique Voynet ou de Daniel Cohn-Bendit en direction d’une refondation qui s’avoue comme telle ou pas. Pour l'instant, on a l'impression qu'il ne s'agit que d'effets d'annonce. Entrons, nous, dans la danse et positionnons-nous à d'autres niveaux que l'échelon strictement local.
Il est temps qu'à Calais, ce soit les écologistes qui créent le sursaut, le renouveau et la 3ème voie. La gauche locale traditionnelle est KO. Et les écologistes, qu'ils aient souhaité ou non la victoire de la gauche aux municipales, n'auraient rien à dire ? Réunissons nos compétences et ressuscitons l'écologie politique. Réoccupons le terrain, participons à toutes les échéances électorales qui vont se présenter, sous le signe de l'union des écologistes, et préparons les municipales de 2014 avec pour objectif un(e) maire écolo ! En tout cas, nous n’avons pas perdu notre envie de participer à la vie politique locale, régionale et nationale. D’une façon ou d’une autre… avec l’écologie en tête.
Jean-Marc BEN
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vendredi, 21 mars 2008
Calais, réflexions post-électorales
Penser le changement, et pas (seulement) changer le pansement
Les Ecologistes du Calaisis ont toujours joué la carte de l’union, par loyauté avec Jacky Hénin avec qui nous avions contracté un bon accord en 2001. Nous assumons la défaite. Nous gardons notre amitié à Jacky Hénin qui ne mérite pas tous les reproches qu’on lui fait.
Cependant nous avons le sentiment qu’une page est tournée. Calais reste une ville ancrée à gauche. Elle n’a pas viré à droite le 16 mars. Simplement cette gauche s’est diversifiée en plusieurs sensibilités différentes et les habitudes électorales ont changé dans la population. Il est évident que la majorité des électorats d’extrême-gauche et des Verts a contribué à la victoire de Natacha Bouchart, par défaut plus que par adhésion, et par un rejet d’un certain modèle d’union de la gauche qui ne fonctionne plus parce qu’il est essentiellement basé sur le seul duo PC-PS, qui n’arrive pas à s’ouvrir à cette nouvelle diversité. Nous avons eu nous-mêmes plus de difficultés qu’à l’ordinaire à mener les négociations avec nos partenaires qui ont beaucoup verrouillé sur notre apport écologiste. A tel point que le Grenelle de l’Environnement a pu sembler un moment plus ambitieux que notre programme commun municipal. Dès le départ, il nous a semblé qu’on s’orientait vers un programme assez fade qui n’aurait pas mobilisé les troupes, et en particulier l’électorat écologiste. Même si nous partagions avec le PC et le PS un bon bilan, nous savions aussi qu’une élection ne se gagne pas à ressasser les réalisations nombreuses de l’équipe sortante, aussi fortes et aussi importantes soient-elles, et qu’il fallait enclencher une dynamique sur d’autres projets structurants, novateurs et s’inscrivant dans le développement durable, en avançant plus l’écologie, la réflexion sur le tramway intercommunal, les zones vertes et de respiration, la défense de la biodiversité et du cadre de vie, la démocratie locale… Les écologistes de la majorité ont sans doute lâché prise trop vite pensant que de toute façon la latitude d’action que nous aurions eue une fois élus aurait fait avancer tout ça. Après tout, l’usine de biométhanisation (dont nous sommes à l’origine au tout départ) n’était pas inscrite dans le programme commun 2001 et nous y sommes arrivés quand même !
C’est donc cette gauche bicéphale, où les Yalta politiques sont bien répartis entre les deux gros partis de la gauche classique, qui a perdu cette fois-ci. Vive la gauche rénovée, réellement ouverte, pluraliste et non hégémonique ! Nous avons du temps pour reconstruire la gauche calaisienne dans toutes ses composantes et sans exclusive. La gauche calaisienne a besoin de faire son autocritique (y compris les écologistes eux-mêmes encore divisés).
Je suis dorénavant le seul écologiste au conseil municipal. Je tâcherai d’incarner cette ouverture que j’ai toujours eue avec l’opposition quand j’étais encore adjoint. Mais cette fois-ci de l’autre côté. Pour continuer de travailler pour l’écologie et la solidarité, dans un esprit constructif et positif. Les enjeux écologiques de notre territoire et de notre planète ne disparaissent pas avec le changement d’équipe municipale. Il faudra bien y faire face, d’une façon ou d’une autre, avec le concours de tous. Sans esprit partisan, même si comme tous les écologistes je pense que seul un travail de fond porté par des élus écologistes peut être réellement convaincant. J’avoue avoir des craintes sur le devenir du département de l’environnement. J’ose espérer qu’elles se dissiperont au fil des mois. C’est pourquoi je n’adopterai aucune posture partisane. Wait and see…
Il est d’abord salutaire d’assumer notre défaite, de nous interroger sur les causes complexes de cette défaite, et de penser à la rénovation de la gauche entière, si ce n’est à sa refondation. En ce qui nous concerne, il nous semble urgent de réussir la réunification et le renforcement de son pôle écologiste.
Jean-Marc BEN
Conseiller municipal écologiste
Président des Ecologistes du Calaisis
Pour nous contacter
Téléphone : 03 21 36 89 26
Email : ecologistes.calaisis@free.fr
22:17 Publié dans Tribunes | Lien permanent | Envoyer cette note
vendredi, 07 mars 2008
10 questions d'AGIR POUR L'ENVIRONNEMENT
« OUI POUR CALAIS », LISTE D’UNION ET DE RASSEMBLEMENT DES FORCES DE GAUCHE, CITOYENNES ET ECOLOGISTES, avec Jacky HENIN, maire de Calais
Présentée par le Parti Communiste Français, le Parti Socialiste, le Parti Radical de Gauche, le Mouvement Républicain Citoyen et les Ecologistes du Calaisis
Une carte-pétition, à l’initiative d’ « AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT » a été adressée à notre liste d’union de la gauche et des écologistes. Nous y répondons bien volontiers, et avec conviction.
1. Agenda 21 : Comptez-vous mettre en oeuvre un Agenda 21 local ?
La mise en place d’un Agenda 21 avait déjà été envisagé par le Département de l’Environnement de la municipalité sous ce mandat, sous l’impulsion de notre Adjoint à l’Environnement (élu écologiste), Jean-Marc BEN. Pour donner le retentissement nécessaire à sa mise en œuvre, nous avons préféré en faire un axe fort de notre programme pour ces 6 prochaines années. L’Agenda 21 permettra d’engager plus encore notre ville dans le processus de développement durable, dans une démarche de démocratie participative, avec le concours des associations locales.
2. Energie : Comptez-vous mettre en place une aide municipale à l’installation de panneaux solaires ?
Dans notre esprit, la ville se doit d’élaborer un véritable plan de lutte contre le changement climatique. Outre les transports, le bâti est un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Notre réflexion va donc bien au-delà de la simple installation de panneaux solaires. Toutes les constructions nouvelles et les aménagements de la ville ou de ses partenaires doivent être exemplaires en matière énergétique et tendre vers « l’énergie positive ». Le renouvellement urbain (ANRU) engagé par la municipalité, qui est une condition de l’amélioration de la vie des habitants et qui permet de faire revivre les quartiers, intégrera les enjeux environnementaux (économie d’énergie, construction durable). Nous envisageons la construction d’écoquartiers.
Concernant plus particulièrement les panneaux solaires, nous avons commencé (complexe Calypso) ou, pour l’anecdote, les horodateurs du stationnement payant en centre-ville (dissuasion du tout-automobile). D’autres projets sont déjà engagés, comme la zone industrielle Logistique de La Turquerie (démarche PALME).
La ville favorisera l’utilisation de l’énergie solaire auprès des bailleurs sociaux HLM, sachant que cela se traduira pour les locataires par une baisse significative de la facture énergétique des foyers.
De façon plus générale, pour renforcer l’information des particuliers et des entreprises, un espace info-énergie sera créé à l’initiative de la Direction de l’Environnement de la Ville de Calais.
L’aide municipale se manifestera aussi par l’instauration de clauses spécifiques lors des appels d’offres ou des garanties d’emprunt.
Pour les grands projets, à l’instar de ce qui a déjà été réalisé pour la plateforme de traitement des déchets de la Zone Marcel Doret, la démarche HQE sera systématiquement privilégiée pour les nouveaux bâtiments, les nouvelles zones industrielles, la rénovation urbaine et les nouveaux quartiers.
3. Transports : Pensez-vous favoriser la marche à pied, le vélo ou les transports en commun ?
La politique que mènera la municipalité doit être volontaire, réaliste et ambitieuse : réduire la circulation automobile, favoriser les autobus, développer le réseau des pistes cyclables, supprimer les « autoroutes » urbaines qui existent encore, créer des quartiers libérés du trafic de transit.
Il s’agit d’abord d’augmenter l’offre de transports en commun. L’expérience de la Balad’in, transport gratuit de navettes-bus en centre ville (qui inspire d’autres collectivités locales), sera consolidée. L’étude d’une liaison en transport collectif Est-Ouest, en complément d’un parking d’entrée « dissuasif » boulevard Gambetta sera lancée. Si le tramway n’est pas encore à l’ordre du jour parce que la taille critique de l’agglomération calaisienne n’est pas atteinte, l’idée poursuit son chemin. L’actualité environnementale et les possibilités financières de l’agglomération pourraient rapprocher l’échéance de sa réalisation. Les modes de déplacements alternatifs à l’automobile seront mieux pris en compte et font partie de nos engagements programmatiques. Les aménagements nécessaires sont intégrés. La pratique du vélo sera encouragée et l’aide déjà substantielle accordée à la vélostation associative récemment créée sera consolidée.
Il convient également de systématiser les zones 30, de développer les plans de déplacement école et entreprise déjà initiés sous la responsabilité de Christian LOUCHEZ, conseiller municipal délégué aux déplacements urbains. L’auto-partage, le covoiturage devraient être développés. L’alternative urbaine à l’automobile est une combinaison de la marche à pied, du vélo et des transports en commun.
4. Téléphonie mobile : Pensez-vous réglementer strictement l’implantation des antennes relais ?
La ville de Calais est sans doute la première ville du département à avoir élaboré une charte sur l’implantation des antennes relais, instituant un code de bonne conduite entre les opérateurs et la collectivité. Les municipalités sont assez démunies en l'absence de réglementation et n'ont pas le pouvoir d'interdire l'installation d'une antenne relais. De nombreux maires se sont risqués, courageusement, à affronter les opérateurs en prenant des arrêtés. Dans la totalité des cas, les opérateurs saisissent le Tribunal Administratif …et gagnent. Pour une raison bien simple : c’est qu’aucune réglementation nationale n’existe, il n’existe aucun décret national qui interdise l’installation d’antennes relais à moins de 100 mètres des habitations ou d’installations recevant du public. Les opérateurs rebondissent à chaque fois sur le fait qu’aucune étude scientifique n’a fait jusqu’à présent la démonstration d’un danger sanitaire lié à l’exposition aux champs électromagnétiques des antennes relais.
L’argument n’est pas totalement infaillible. On peut en effet rétorquer que si aucune étude scientifique n'a démontré la nocivité de ces rayonnements, inversement, aucune ne peut garantir l'absence de risque et de dangers pour la santé. Si certaines d'entre toutes les études menées se veulent rassurantes, d'autres en revanche mettent en avant les risques d'échauffement du cerveau, de perturbation du système immunitaire et de la qualité du sommeil paradoxal, d'altération de certaines capacités cognitives, d'augmentation de la pression artérielle et des risque de tumeurs ou de cancers du cerveau, de rupture de brins d'ADN, ou encore de développement de la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson... Les scientifiques sont divisés. C’est pourquoi le rapport du groupe d'experts de la Direction Générale de la Santé, qu’on appelle groupe ZMIROU préconise de ne pas installer de station de radiofréquences de téléphonie mobile dans un rayon de moins de 100 mètres d’une zone sensible lorsque le faisceau est dirigé dans la direction des bâtiments situés dans cette zone. J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une préconisation et pas d’une réglementation imposée par la loi et encadrée dans un décret. La charte a pour but de maîtriser le développement des stations relais, qui sera désormais cadré, dans un principe de transparence, de santé publique et de précaution… Cette charte prévoit surtout l'évaluation des projets par les services municipaux et elle s'applique à l'ensemble des stations-relais de téléphonie mobile implantées sur le territoire communal de la Ville de CALAIS. A la demande de la ville, une évaluation du niveau des champs électromagnétiques sera établie sur la ville. De plus, face aux inquiétudes qui pourront s’exprimer chez les riverains, on peut procéder à des mesures par un bureau de contrôle indépendant, aux frais des opérateurs, voilà ce que prévoit déjà cette charte. Il s’agit d’une réelle avancée. Mais en l’absence de réglementation dans ce domaine, il conviendra de soutenir les initiatives législatives allant dans le sens de l’application réelle du principe de précaution. Le fait d’avoir un bon outil n’est pas suffisant. Il faudra toujours l’intervention citoyenne pour éviter de faire n’importe quoi. Inutile de dire que les associations pourront se servir de cette charte pour demander qu’à un endroit précis on fasse des mesures ou pour organiser des rencontres contradictoires ou de simple information avec les opérateurs. Mais il est aussi nécessaire que les maires aient plus de pouvoirs à l’avenir, notamment celui d’appliquer vraiment le principe de précaution et celui d’imposer légalement des périmètres de sécurité.
5. Agriculture biologique : Généraliserez-vous des repas biologiques dans les écoles ?
De façon plus globale, de nombreuses actions nouvelles sont engagées et seront poursuivies. L’objectif de développer les partenariats avec les différents intervenants sera favorisé par la relance d’un Plan Local de la Santé. Ainsi sera reconduit le Forum Santé. Une attention toute particulière sera portée vers les plus jeunes en les faisant participer à des actions d’éducation à l’alimentation en favorisant en particulier la part des produits de saison issus de la production biologique. Pour aider ce secteur, il convient de développer une politique d’achats publics éco-responsables et d’accompagner nos prestataires en restauration scolaire. La ville participe depuis quelques années à la campagne « Pas d’OGM dans nos assiettes ! ». L’engagement pour une alimentation saine se traduira par une politique de soutien aux filières biologiques et d’incitation à la consommation de fruits et de légumes (campagnes d’information, points de distribution de fruits dans les lieux publics…). Parallèlement, des mesures de soutien à l’économie sociale et solidaire, souvent à l’initiative de ces filières biologiques, seront accentuées.
6. Pesticides : Avez-vous l’ambition de réduire l’usage des pesticides pour l’entretien des espaces verts ?
Oui ! L’objectif est d’abord de limiter les désherbants chimiques sur tous les espaces publics (espaces verts, cimetières, jardins, berges de canaux…). Nous avons aussi entamé une politique de gestion différenciée des espaces verts (« en prairie ») qui ne nécessitera aucun traitement chimique.
7. Education à l’environnement : Comptez-vous organiser des parcours « nature » permettant de mettre en valeur le patrimoine écologique et la diversité écologique ?
De compétence communautaire, véritable poumon vert de l’agglomération, en appui de la Trame Verte et Bleue, l’aménagement de la zone naturelle du Colombier-Virval et de la Maison de l’Eau sera poursuivi. Pourront s’y côtoyer les associations et structures qui oeuvrent en faveur de la nature, pour la préservation des espèces, des milieux naturels et de la biodiversité. Ces actions sont au cœur de notre programme et seront mises en œuvre sur l’ensemble du territoire communal. L’aménagement de l’espace vert du boulevard Curie (ancien stade Louchez), troisième parc urbain de la ville, sera engagé. Dans le cadre d’aménagements urbains (nouveaux quartiers, mise en œuvre des études urbaines), des espaces de respiration végétalisés et de convivialité seront étudiés. Le Bois Campagne retrouvera une seconde jeunesse. Les efforts de fleurissement, de revégétalisation et de propreté de la ville seront poursuivis. Les habitants seront invités à y participer. Le service Jardins continuera son plan de gestion différenciée des espaces verts. D’autres projets, en collaboration avec les associations naturalistes locales, sont déjà en route : requalification naturelle de certains sites, création de mares, création de vergers didactiques ou d’autres « lieux magiques de la nature », protection de la nature et des oiseaux en particulier (par exemple la pose de nichoirs hirondelles et autres espèces sur les édifices publics et écoles, dans les parcs publics), etc. Il s’agira de développer la pédagogie de la nature urbaine auprès des habitants pour changer leur perception de l’environnement calaisien, facteur de bien-être. La préservation de la biodiversité et des zones humides fait partie de nos préoccupations majeures. Les évènements annuels de sensibilisation à la nature seront poursuivis : journées de l’environnement, journée de l’eau, jour de la terre, « En ville sans ma voiture ! »…
8. Publicité : Tenterez-vous d’interdire les panneaux publicitaires de grande taille à brève échéance ?
Un Plan de Réglementation de l’affichage publicitaire a été lancé. On devrait en ressentir les premiers effets dans les années à venir. Mais on se dirige bien vers une réduction en taille et en nombre de ces panneaux publicitaires.
9. Traitement de l’eau : Envisagez-vous une gestion municipale du traitement et de l’assainissement de l’eau ?
La gestion de l’eau par des entreprises ne doit pas dispenser la municipalité de contrôler cette gestion. La délégation de service public est une pratique très encadrée juridiquement. C’est la société « Eaux de Calais » qui produit et distribue l’eau du réseau calaisien. Si la Communauté d’Agglomération du Calaisis a repris cette compétence en régie sur son territoire, avec la gestion de la station d’épuration et des réseaux, « Eaux de Calais » a démarré en collaboration avec elle une prestation touchant au contrôle des branchements d’assainissement. Dautre part, d’une durée de trente ans, le contrat qui lie Eaux de Calais à la Ville s’arrête dans neuf ans. Pour l’instant cette société se donne une obligation d’amélioration du rendement de réseau. Et permet d’obtenir un prix de l’eau en dessous des autres villes de même importance dans le Nord-Pas-de-Calais. Le contrat actuel nous donne satisfaction. Nous n’avons pas d’a priori idéologique en la matière. Seule l’efficacité, la qualité du service et le prix de l’eau nous guide, dès l’instant où la ville et l’agglomération garde la maîtrise du traitement et de l’assainissement de l’eau. Il conviendra néanmoins de faire le bilan au terme du contrat. La gestion de l’eau doit obéir, en toutes circonstances, à l’intérêt général et des usagers et non obéir à des logiques d’intérêts privés et de rendement des actionnaires. Nous avons le souci de service public de qualité, à un coût maîtrisé, à l’écoute des consommateurs et dans une approche de développement soutenable. La re-municipalisation totale du service de l’eau, tant pour la production que pour la distribution, reste néanmoins une éventualité que nous n’écartons pas in fine, au terme de notre contrat, en toute objectivité. La ville de Calais n’est pas dans la même situation (critique) que d’autres collectivités locales en France.
10. Gestion des déchets : Généraliserez-vous la collecte sélective dans tous les lieux publics ?
La ville de Calais est indéniablement devenue ville pionnière dans la gestion des déchets. Dès 1996, nous avons remis en cause le Schéma Départemental des déchets privilégiant à l’époque l’incinération. Le tri sélectif a été généralisé sur toute la ville et intégré le principe d’une valorisation maximale des déchets avec la collecte, aussi, des déchets fermentescibles. Le SEVADEC (syndicat mixte de traitement des déchets) a été créé pour le Calaisis, et a mis en place un centre de tri, une usine de biométhanisation et 8 déchèteries sur le Pays de Calais. Aujourd’hui, d’autres collectivités s’inspirent de notre exemple et nous demandent conseil. Nous avons en effet la première plateforme de traitement des déchets HQE en France. C’est un site pilote.
20:30 Publié dans Tribunes | Lien permanent | Envoyer cette note
mardi, 04 mars 2008
Les Ecologistes du Calaisis soutiennent l’association « Ruralité-Tranquillité »
NON A « PIHEN-LES-QUADS »
Face à la menace d'un projet de piste de perfectionnement de quads à 800 m des habitations de Pihen-les-Guines (Résidence de la Côtière) mais également à 450m des maisons du hameau de Wadenthun, sur la commune de Saint-Inglevert, il nous semble indispensable de nous mobiliser.
Vous êtes également concernés !!!
En effet, votre tranquillité et votre cadre de vie nous semblent mis en danger par ce parcours qui s'inscrira dans un circuit de découverte du Littoral et du site des deux caps, s'étalant ainsi sur plusieurs communes avoisinantes.
Qu'en sera-t-il de la sécurité des habitants et de leurs enfants ?
Que dire de la gêne occasionnée par la poussière et le bruit agressif d'accélération de ces engins ?
De plus qu'adviendra-t-il des randonneurs et promeneurs, qu'ils soient à pied, à vélo ou à cheval ?
Imaginez une exploitation intensive de ce projet, le passage d'un nombre régulier et indéfini de quads se « défoulant » plein gaz sur les chemins et sur un parcours de plus de 3 hectares...
Que penser de ce projet à un moment où la sécurité et la protection de l'environnement sont les priorités de l'ensemble des pouvoirs politiques et de la majorité des citoyens?
Il est inadmissible que le plaisir de touristes de passage prime sur la qualité de vie des villageois qui ont fait le choix d'un lieu d'habitat basé sur le calme et la tranquillité du monde rural.
Cela va à l'encontre de tout ce qui est préconisé aujourd'hui dans la gestion de ces zones :
sauvegarde de l'espace paysager (faune et flore), limitation au maximum des nuisances (bruits, pollution atmosphérique, poussière)
En signant cette pétition, en tant que citoyens responsables, nous manifestons notre opposition à voir s'implanter à Pihen-les-Guines ce parcours pour quads dont l'exploitation engendrera à coup sûr des nuisances sonores et environnementales que nous refusons de subir.....
« parce que la liberté de l'un s'arrête là où commence celle de l'autre... »
L'Association « Ruralité-Tranquillité » et sympathisants.
15:03 Publié dans Tribunes | Lien permanent | Envoyer cette note
Notre profession de foi
Dès le 1er tour, la liste d'union de la gauche et des écologistes !
L’écologie, il y a ceux qui en parlent et ceux qui la font. Les Ecologistes du Calaisis la mettent en action au sein de l’équipe municipale depuis 13 ans. De nombreuses collectivités de gauche et à participation Verte s’inspirent aujourd’hui de notre expérience et nous demandent conseil.
Notre programme municipal sera résolument marqué de l’empreinte écolo. C’est certain, on entendra parler plus dans le prochain mandat de transports alternatifs, de réduction de la facture énergétique dans les logements et les bâtiments, des écoquartiers, des énergies renouvelables, de la défense de la biodiversité et des zones humides, d’espaces de respiration et de qualité de vie, de nature… La mise en place de l’Agenda 21, dans une démarche de démocratie participative, et avec les associations, permettra d’aller encore plus loin dans notre « révolution écologique » locale et globale.
En tant qu’écologiste, j’appelle les électeurs qui ont avec nous la « fibre écolo » à ne pas se disperser et à voter dès le 1er tour pour la liste d’union de la gauche et des écologistes emmenée par Jacky Hénin.
Jean-Marc BEN
Maire-adjoint écologiste, président des Ecologistes du Calaisis

08:40 Publié dans Tribunes | Lien permanent | Envoyer cette note
mercredi, 27 février 2008
Se préparer au changement climatique : un pari local aussi !
TRIBUNE DU GROUPE DES ELUS ECOLOGISTES
Calais Réalités, jeudi 28 février 2008
Alors que les prévisions les plus pessimistes concernant le réchauffement climatique se révèlent de plus en plus obsolètes, les mesures devant découler du Grenelle de l’Environnement tardent à venir, ce qui n’augure rien de bon. Après le battage médiatique, sans doute tout cela risque-t-il de faire … pschitt !! Or plus on attend, plus les mesures à prendre devront être draconiennes et brutales.
On ne parle pas davantage de ce problème dans la campagne des municipales, alors qu’elle devrait être l’occasion de commencer à dire la vérité à nos concitoyens sur ce qui les attend. Et donc aussi d’anticiper par une politique permettant d’inciter les gens à opérer dès maintenant certains changements : consommer plus local, des produits frais plutôt que des produits tout prêts qui au final coûtent plus cher. Comment ? En valorisant la culture locale, en augmentant les petits espaces cultivables (jardins), en encourageant les gens à jardiner eux-mêmes, individuellement et collectivement. Les collectivités (villes, agglos) devraient aussi participer à aider financièrement à la construction et à la rénovation de logements plus économes, ce qui permettrait d’ailleurs sur le long terme de redonner du pouvoir d’achat aux ménages. Autre domaine qui grève le pouvoir d’achat : le coût de l’essence. Bien sûr, on peut se dire que toutes ces augmentations sont orchestrées par les grands groupes pour faire toujours plus de bénéfices, et sans doute est-ce partiellement vrai. Mais l’analyse est un peu courte. Notre mode de vie gaspilleur et pollueur amène inévitablement et à augmenter les gaz à effet de serre et à la pénurie énergétique annoncée. Peut-être faudrait-il enfin que chacun d’entre nous (et non toujours les autres !) se pose les bonnes questions. Et que le politique offre des alternatives dans la chaîne des déplacements (transports en commun, vélo etc…)
L’ouverture à Calais de la vélostation va dans ce sens. Modestement.
Là encore, les communes peuvent agir. En évitant par exemple de déménager des équipements structurants en périphérie, sans cesse plus loin, ce qui augmente la dépendance à la voiture particulière.
Un vrai pari sur l’avenir…
Christian LOUCHEZ
Conseiller municipal délégué écologiste, vice-président des Ecologistes du Calaisis
23:19 Publié dans Tribunes | Lien permanent | Envoyer cette note
Que veulent vraiment les Verts « officiels » calaisiens ?
Sur le Littoral Boulogne-Calais-Dunkerque, les Ecologistes et les Verts se rassemblent avec la gauche dès le 1er tour. C’est vrai à Boulogne où nos amis Max Papyle et Pierre Géneau ont rejoint Frédéric Cuvillier, maire PS, avec le PCF, le MRC et le PRG. C’est vrai à Wimereux derrière Thérèse Briquet (PS) avec le PCF aussi. C’est vrai à Outreau, derrière Thérèse Guilbert (maire sortante), avec le PCF et pour la première fois les Verts. C’est vrai à Saint-Martin-Boulogne, où socialistes, communistes et Verts sont rassemblés. A Dunkerque, même scénario, où nos amis Marcel Lefèvre, Claudine Ducellier et Louardi Boughedada cultivent cette vision unitaire comme nous. C’est vrai aussi à Marck où Verts, communistes et certains socialistes ont fait cause commune, c’est vrai un peu partout… sauf à Calais ! Les Ecologistes du Calaisis partent avec la gauche unie mais pas les Verts calaisiens. Pourquoi ?
Y aurait-il un particularisme calaisien, où les écologistes seraient condamnés à être divisés ? Lors de notre rencontre avec les Verts calaisiens, nous avions évoqué la possibilité de réunifier les écologistes à l’occasion de ces municipales. Les Ecologistes du Calaisis avaient émis l’idée de négocier ensemble auprès de nos partenaires de gauche. Visiblement, ce n’était pas le schéma des Verts calaisiens, positionnés sur un rapport assez anti-communiste et très identitaire. Nous aurions été plus forts et aurions pu amorcer la refondation locale de l’écologie politique. Les Ecologistes du Calaisis ont une expérience municipale et une culture gestionnaire de l’écologie. L’écologie, c’est ce qui se voit concrètement localement.
Les Ecologistes du Calaisis ont choisi l’union parce que leur bilan va plus loin que bien des municipalités de gauche à participation « verte » dans la région. Parce que nous avons toujours été pragmatiques, parce que nous avons une culture de gestion municipale et une expérience, nous ne pouvions pas nous retrouver sur la stratégie de liste autonome de nos amis Verts calaisiens. Leur démarche ne nous semblait pas crédible. Etre absent de la vie politique locale et se pointer uniquement tous les 6 ans aux élections, ça n’est pas sérieux. Nier le bilan des élus écologistes actuels l’est encore moins. Nous ne critiquons pas les Verts, nous sommes d’accord avec eux sur l’essentiel.
Mais il y a une règle d’or qu’il ne faut pas oublier : on ne gagne pas les élections seuls. Ca s’appelle l’union, et nous, nous y croyons. L’important, c’est de faire avancer l’écologie, d’agir concrètement, pas simplement de témoigner de l’urgence écologique au moment des élections. Et c’est ce qu’ont choisi aussi nos amis Verts dunkerquois, boulonnais, marckois. Nous sommes d’accord avec eux ! Il est urgent de répondre aux vrais enjeux écologiques et sociaux posés notamment par le réchauffement climatique et la disparition de la biodiversité. Il est urgent d’agir et de dépasser le stade des incantations. C’est notre motivation ! L'écologie municipale ne peut se concevoir, pour entrer véritablement en action, que dans une gauche rassemblée, forte de la pluralité et de l'identité de ses composantes. A Calais comme à Boulogne, Dunkerque ou Tourcoing...
Jean-Marc BEN
22:15 Publié dans Tribunes | Lien permanent | Envoyer cette note








