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dimanche, 04 mai 2008

Changements climatiques

Lu sur le site ContreInfo

L’équilibre climatique pourrait basculer d’ici sept à dix ans

 Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 24 avril 2008

L’équilibre climatique de l’hémisphère nord pourrait « basculer » d’ici sept à dix ans, provoquant une hausse aussi subite que sensible de la température moyenne du globe, en raison de la disparition de plus en plus prévisible de la calotte polaire en été et du réchauffement de l’océan Arctique.

calotte glaciaire

C’est ce qu’affirme Louis Fortier, océanographe de l’université Laval, qui est aussi le directeur d’Articnet, le plus important programme de recherche en réseau sur les changements climatiques à travers le Canada. Ce programme comprend notamment un important volet d’études dans l’océan Arctique lui-même avec le brise-glace Amundsen. Ce dernier est présentement en pleine dérive pour étudier la polynie circumpolaire, soit le mouvement des glaces en fractionnement à la fin de l’hiver.

Le professeur Fortier, qui prononcera ce soir, au Cœur des sciences de l’UQAM, une conférence sur l’accélération des changements climatiques au-delà de toutes les prévisions [1], rejoint les conclusions de plusieurs autres éminents chercheurs, dont James Hansen, qui dirige le Goddard Institute de la NASA. Hansen soutient depuis quelques semaines que l’humanité a franchi en 1990 le seuil critique dans le dossier des changements climatiques, lorsque la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère terrestre a dépassé le cap des 350 parties par million (ppm). Nous en sommes présentement à 385 ppm et cette concentration augmente au rythme de 2 à 3 ppm par année. Goddard comme Louis Fortier estiment cependant que la partie n’est pas perdue, mais « que le monde doit se réveiller et vite ! »

Selon Louis Fortier, les scientifiques ne peuvent plus hésiter et « doivent dire ce qu’ils savent », quitte à risquer de passer pour alarmistes.

« Les scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) ont été trop timides, dit-il dans une entrevue donnée au Devoir. Le GIEC est commandité par les gouvernements » et ses conclusions doivent faire l’objet de consensus qui ne sont pas arrêtés uniquement par des scientifiques mais aussi par des politiques.

« Cet imprimatur politique, précise Louis Fortier, fait en sorte qu’on arrache toutes les dents de ses rapports. On en est rendu au point où on voit des sceptiques se réfugier derrière les conclusions du GIEC de 2004 pour dire que ce ne sera pas si pire, après tout. Présentement, on sent un remords monter parmi les chercheurs parce qu’on n’a pas été assez ferme, qu’on n’a pas assez défendu nos conclusions. On a plié devant le barrage des négationnistes pour mitiger nos conclusions. C’est grave, parce que les politiques vont certainement nous reprocher de ne pas les avoir avertis à temps. On a aussi été influencé par l’opinion publique qui ne veut pas entendre parler de catastrophes alors que des solutions existent pourtant, dont plusieurs cependant ne veulent pas entendre parler. »

 Une accélération forcenée

Pour Louis Fortier, notre équilibre climatique actuel dépend du « bilan radiatif » de notre hémisphère, c’est-à-dire de sa capacité de réfléchir plutôt que d’absorber une importante proportion des rayons solaires grâce au pouvoir réfléchissant de la vaste calotte polaire. Par contre, ce qui se passe présentement accélère la mutation du climat au-delà de toutes les prévisions, dit-il, parce que plus la calotte polaire fond rapidement en été, plus l’océan Arctique absorbe la chaleur solaire, ce qui accélère la fonte de la glace l’année suivante parce qu’elle est moins épaisse d’une année à l’autre.

Tout se passe comme dans l’habitacle d’une voiture stationnée en été, donne-t-il en exemple. Si on enlève les réflecteurs du pare-brise, on provoque une hausse soudaine de la température intérieure. Or, dit-il, on prévoyait il n’y a pas vingt ans que la calotte polaire disparaîtrait vers 2070-2080 si les concentrations de gaz carbonique continuaient d’augmenter. Puis, des modèles plus perfectionnés ont prédit que l’océan Arctique serait libre de glace solide en été vers 2030. Et au rythme où on mesure maintenant la diminution du couvert de glaces, précise Louis Fortier, cela va se produire vraisemblablement dans sept ans environ, vers 2015, à moins d’épisodes météorologiques imprévus.

La calotte polaire de l’océan Arctique, explique le chercheur, a perdu l’été dernier 1,2 million de kilomètres carrés supplémentaires par rapport à 2006. Il y a une trentaine d’années, cette calotte affichait une surface de 8 millions de km2, mais elle n’en compte plus aujourd’hui que 4 millions.

Et, le plus inquiétant, ajoute ce spécialiste des glaces, c’est que la proportion de la « glace pluriannuelle », celle qui est forte et qui durait de deux à 11 ans, diminue sans cesse parce que son épaisseur diminue, ce qui la rend plus friable et la fait passer dans la partie vouée à la fonte annuelle. « De la glace de 10 ans, dit-il, il en reste très peu au pôle Nord. »

Avec la disparition prévisible de la calotte polaire d’ici quelques années, prévoit ce chercheur, c’est tout le bilan radiatif de notre hémisphère qui va soudainement basculer, faute d’apports en froid et en fraîcheur pour maintenir les températures tempérées actuelles. Il faut donc, dit-il, devancer de 30 ans les prédictions du GIEC, ce que corrobore aussi la fonte beaucoup plus rapide que prévu des glaces du Groenland. Cela est d’autant plus compréhensible et inévitable que les modèles prévisionnels utilisés par le GIEC ne tiennent pas compte de la réduction de l’albédo (le pouvoir réfléchissant) de la calotte polaire, tout comme ces modèles ne tiennent pas compte de la diminution de l’épaisseur des glaces.

Un chercheur de l’École navale supérieure d’océanographie des États-Unis a voulu intégrer ces variables et ces conclusions dans un modèle : les conclusions se sont avérées tellement inquiétantes, explique Louis Fortier, que ce chercheur a décidé de ne pas les publier « pour ne pas faire peur au monde ».

Un seuil déjà dépassé

James Hansen, le grand patron du Goddard Institute de la NASA, soutient que le seuil de 550 ppm de gaz carbonique ne tient plus, ce qui correspond en gros à une augmentation de la température moyenne de 6° C. Ce seuil a souvent été évoqué comme celui de la catastrophe climatique totale ou de l’irréversibilité des changements.

Hansen soutient aujourd’hui que même le taux de 450 ppm préconisé par l’Europe comme objectif pour la deuxième phase de Kyoto est trop élevé car, à son avis, si les modèles mathématiques prédisent que c’est le nouveau seuil de l’irréversibilité, la paléontologie nous apprend au contraire que c’est autour de 350 ppm qu’il faut situer ce seuil critique, soit la concentration de CO² atmosphérique des années 90.

Louis Fortier se dit d’accord avec les conclusions de James Hansen, « si on veut sauver la civilisation ».

Si la température moyenne augmentait de 2 à 6° C sur la planète, dit-il, le climat entrerait dans une phase qui pourrait durer entre 10 000 et 15 000 ans, avant de revenir à ce qu’on connaît aujourd’hui. C’est ce que nous apprennent les traces laissées par le début de l’éocène, il y a 54 millions d’années, le seul moment documenté où on a vu basculer le climat aussi rapidement. Et il a fallu alors quelque 20 000 ans pour que se modifie cette tendance.

La disparition de l’albédo arctique va aussi chambarder profondément cet écosystème et reconfigurer la géopolitique internationale car, dit-il, cette nouvelle mer sera ceinturée par les grandes puissances que sont les États-Unis, l’Europe et la Russie, tout comme il y a 2000 ans les grandes puissances se sont concentrées autour de la Méditerranée.

Et les enjeux économiques, voire alimentaires, seront importants car déjà des pays comme la Corée s’équipent de grands pétroliers capables de naviguer même en hiver dans l’océan Arctique, alors que le Canada ne prévoit pas s’équiper pour patrouiller son propre territoire.

Les pêcheries de cette région, ajoute Louis Fortier, vont profiter des six mois de lumière et d’eaux libres, comme dans la mer du Nord. Si plusieurs espèces actuelles y sont vouées à la disparition - ours polaires, poissons et oiseaux - d’autres les remplaceront et la région deviendra une réserve alimentaire particulièrement convoitée.

Louis Fortier n’est pas sûr du tout que nous sommes collectivement prêts à faire face à des changements climatiques aussi importants et à si court terme, qui risquent de malmener la paix internationale avec leur cortège de réfugiés climatiques, d’affrontements pour le contrôle des eaux douces raréfiées, etc.

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mercredi, 23 avril 2008

"Modernisation du marché du travail" et loi OGM

751491466.jpgA LIRE SUR LE SITE DE MARTINE BILLIARD, députée Verte

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"ORGANISATION DU MARCHÉ DU TRAVAIL"

L'assemblée a examiné ce texte de loi les mardi 15 et mercredi 16 avril, texte qui correspond à la transposition d'un accord interprofessionnel signé par 7 partenaires sociaux (3 confédérations patronales et 4 confédérations salariales). Le gouvernement a demandé au Parlement d'approuver sans rien modifier le texte présenté reprenant une partie de l'accord. De fait, il a fallu adopter des modifications (dont un amendement que j'avais présenté) car l'accord avait été imparfaitement transposé malgré les dires du gouvernement.


http://www.martinebillard-blog.org/index.php?2008/04/18/1...

 LOI OGM

Deux nouveaux articles sur le blog de Martine Billard font le point sur la loi OGM.

Loi OGM et lobbies : demande d'une commission d'enquête

Le Sénat vient de valider la loi OGM en deuxième lecture, avec comme seule modification le fait de vider de son contenu "l'amendement Chassaigne", qui visait à protéger les Appellations d'origine contrôlée et les Parcs naturels. Le combat se poursuivra en deuxième lecture à l'Assemblée en mai. Mais aussi par la mobilisation citoyenne, notamment autour des excellents livre et documentaire de Marie-Monique Robin, qui a contribué à faire évoluer positivement certains parlementaires. Un site, http://combat-monsanto.org/, lui est consacré.

Avec les députés et sénateurs Verts, nous avons demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions dans lesquels les grands groupes semenciers ont pesé sur le débat de la loi OGM. Le communiqué suivant en explique les raisons.

Loi OGM : interventions en séance

Retour sur quelques unes de mes interventions lors du passage de la loi sur les OGM en première lecture à l'Assemblée. Voici des extraits de la deuxième séance du 3 avril, mettant l'accent sur les questions suivantes :

  • à partir de quel taux d'OGM un produit est-il "sans OGM" ? (!)
  • quels représentants du monde agricole pourront faire partie du comité économique, éthique et social ?
  • l'indépendance des membres des comités
  • leurs droits d'expression
  • il ne peut y avoir de contamination "non intentionnelle" !

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dimanche, 20 avril 2008

Énergie de la mer

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vendredi, 07 mars 2008

Greenpeace s'inquiète du retour de Claude Allègre. Nous aussi !

Greenpeace s'inquiète de la possibilité de voir entrer au gouvernement de Claude Allègre et tient à exprimer son incompréhension à l'idée d'avoir un ministre qui nie la réalité des changements climatiques et soutient le développement des organismes génétiquement modifiés (OGM).
« Claude Allègre est certes un éminent géologue mais il se permet, seul dans son coin et sans aucune légitimité, de nier l'existence des changements climatiques et de contester l'ensemble de la communauté scientifique internationale, déclare Karine Gavand, chargée de la campagne Climat de Greenpeace France. Faire entrer un personnage aussi peu crédible au gouvernement, voilà qui promet, au lendemain du Grenelle et alors que la France s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne, avec comme dossier majeur la lutte contre les changements climatiques ! »

Greenpeace tient à réagir aux propos tenus par le président de la République dans Le Parisien du mardi 26 février. Lors d'une rencontre avec les lecteurs du quotidien, le président Nicolas Sarkozy a déclaré à propos de Claude Allègre : c'est « un homme avec qui j'aimerais un jour travailler. C'est un grand scientifique. Il veut changer les choses ».

Ces propos en ont inquiété d'autres que Greenpeace. Vendredi 29 février, c'est le climatologue Jean Jouzel qui réagissait en affirmant : « On ne peut pas avoir un ministre qui nie la réalité du changement climatique, qui nie les résultats de toute une communauté scientifique. » Étroitement associé au Grenelle de l'environnement dont il co-présidait le Groupe de travail sur la lutte contre les changements climatiques, Jean Jouzel est membre du Groupe international d'experts sur le climat (Giec), couronné par le prix Nobel de la Paix 2007. Lors de l'annonce de l'attribution de cette prestigieuse distinction, Claude Allègre avait déclaré que « la climatologie n'existe pas » comme discipline scientifique, qu'« on ne peut pas prévoir » les changements climatiques et que le prix Nobel est « un truc politique (qui) ne veut rien dire ».

« Avec ce genre de prises de position ringardes, Claude Allègre fait tout pour attirer l'attention des média, reprend Karine Gavand. Nous demandons à Nicolas Sarkozy de rassurer la communauté scientifique, les associations de défense de l'environnement et l'ensemble des citoyens en confirmant que Claude Allègre ne fera pas partie d'une nouvelle équipe gouvernementale en cas de remaniement. Toute autre décision serait incompréhensible et poserait de graves problèmes de crédibilité au gouvernement. »

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mardi, 29 janvier 2008

Un site qui permet de connaître les caractéristiques environnementales complètes de tous les véhicules

Vous trouverez sur ce site  http://www.ecoscore.be  l’ecoscore d’un véhicule, qu’il s’agisse d’un nouveau modèle ou d’un véhicule d’occasion.L'ecoscore vous permet de coter un véhicule selon ses performances environnementales. A chacun des modèles correspond un écoscore allant de 0 à 100, plus le score s'approche de 100, moins le véhicule est polluant. L'écoscore intègre, d'une part, les émissions de gaz à effet de serre, principalement le CO2, responsable des perturbations climatiques à l'échelle planétaire et, d'autre part, les émissions des polluants qui menacent directement notre santé dont les micro-Particules, les dioxydes d'azote et autres composés volatiles. L'écoscore intègre également les incidences en matière de bruit et d'éco-système.

A partir d'un écoscore de 70, on considère que le véhicule a de bonnes performances environnementales. En dessous de 50, par contre, le véhicule est considéré comme très polluant. Entre 50 et 70, les performances environnementales progressent de mauvaises à bonnes. On trouve des véhicules avec un écoscore supérieur à 65 dans presque tous les segments. L'ecoscore peut être amélioré de 2 points en choisissant une voiture ayant une consommation moindre de 10% ou de 5 points par le placement d'un filtre à particules pour les moteurs diesel. A noter que les véhicules GPL qui ne sont pas de série n'apparaissent pas mais globalement, leur ecoscore est meilleur que celui du même modèle en essence.

Plusieurs critères de recherche sont prévus, lesquels permettent de demander une liste de tous les véhicules qui répondent à un critère donné, tel qu’un ecoscore de 68, entre 61 et 70, des émissions de CO2 entre 100 et 130 g CO2/km, etc.

11:15 Publié dans Lus sur d'autres sites | Lien permanent

vendredi, 30 novembre 2007

Démantèlement de la centrale de Brennilis: EDF reconnaît la pollution

Lu sur BREST OUVERT

174914a00276e175d0c0d3aea92e1816.jpgUn communiqué commun de militants Verts et écologistes

Les écologistes le disaient depuis de nombreuses années.f7125071265f17129c4f4af8e870dd83.jpg

Aujourd’hui, le voile se lève enfin sur la réalité de l’activité et du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis. La volonté politique déterminée de militants engagés et les actions-vérité du Réseau Sortir du Nucléaire ont permis de faire un premier pas vers la vérité sur ce qui s’est passé sur ce site et que les exploitants CEA et EDF ont voulu cacher.

EDF reconnaît aujourd’hui la pollution. Et quelle pollution !

Tritium en grande quantité (au moins 100 fois supérieures aux rejets cumulés des 4 réacteurs 900 MWe de la central du Blayais soit, par unité de puissance, une pollution plus de 7 000 fois supérieure).), mais aussi césium 13 et cobalt 60 en quantité très supérieurs aux résultats officiels, de l’argent 108m non détectée . Et puis surtout il y a le plutonium détecté dans le chenal de rejet des eaux du site de Brennilis.

Le plutonium n’est pas n’importe quel radio élément. C’est une matière fissible, un métal argenté très radioactif ( un milligramme de plutonium peut suffire à induire un cancer) utilisée dans la fabrication d’armes nucléaires. Sa période de demi-vie est de 24 000 ans pour l’isotope 239. La gestion des déchets radioactifs présente de graves anomalies.

EDF se révèle incapable d’évaluer correctement l’activité des matériaux présents sur son site. Les contrôles effectués ont montré que la sous-évaluation atteint des facteurs 30 à 200….

La gestion des déchets s’avère chaotique (futs toxiques mal répertoriés, stockés sur le site pendant des années..). Alors que la fin du démantèlement de la centrale de Brennilis est programmée en 2020, on s’aperçoit que le site d’enfouissement profond pour recueillir les déchets les plus polluants ne sera réalisé qu’en 2025 !

En dépit des centaines de millions engloutis dans cette aventure, l’opération exemplaire tourne au fiasco, la vitrine du savoir-faire français se fissure…

Opacité, ratés , inconséquences….

Le démantèlement du bloc réacteur entrainera des rejets à des niveaux comparables à ceux d’une centrale nucléaire en fonctionnement, vu le déroulèment des deux premières phases il ya de quoi s’inquiéter !

Le risque permanent pour les travailleurs, la population et l’environnement, lié à la la complexité et la la difficulté des opérations de démantèlement de la centrale de Brennilis nous livre un terrible pronostic. A partir de 2010-2015, lorsque la cinquantaine de réacteurs francais construits dans les années 70-80 (autrement plus puissants que celui de Brennilis) vont, eux –aussi, entrer dans leur phase d’agonie, tout nous laisse penser qu’en matière de démantèlement le pire est à venir.

Christian Bucher, Porte-parole des Verts

Michel Marzin, ancien travailleur de la centrale, militant Vert,

Gérard Guen, membre de l’observatoire du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, militant écologiste

Roger Abiven, membre de l’observatoire du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, militant écologiste

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mardi, 30 octobre 2007

Deux lectures pour un Grenelle (Philippe Ladame)

Lu sur le site CITRON VERT

Cela va au-delà du verre moitié vide ou moitié plein. Par rapport à la démarche et aux conclusions du Grenelle de l’environnement, un écologiste convaincu peut voir les choses tout autrement qu’un autre écologiste convaincu.

Paul Ariès, rédacteur au journal "la décroissance", expose sa vision des choses dans un texte intitulé Le Munich de l’écologie.

Pour lui, « ce Grenelle de l’environnement est une défaite de l’écologie que nous paierons très cher. Il retarde le moment où il faudra bien apprendre à vivre mieux avec beaucoup moins ce qui suppose d’abord un autre partage des ressources entre les riches et les pauvres. »

Et Paul Ariès énumère les mesures annoncées, convaincu qu’elles se révéleront être autant de "marchés de dupes".

Il appelle à la mobilisation, « face à une droite naturellement sarko-compatible et à une gauche toujours plus sarko-compatible », contre les objectifs de croissance des Attali, Parisot et Lagarde.

Autre grande voix de l’écologie politique, Pierre Radanne donne son point de vue à un journaliste du Monde du 27/10/07.

La tonalité est tout autre. Pour Pierre Radanne, le Grenelle « restera un moment très fort de notre histoire, qui aura permis à la société française de se parler. »

Il se félicite notamment du « plan d’investissement dans le bâtiment, les transports et les énergies renouvelables » envisagé, même s’il regrette qu’il vienne si tard.

Mais, pour l’ancien président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, la question posée maintenant est celle des risques "d’érosion" que courent les mesures envisagées.

Un risque d’autant plus grand qu’elles reposent sur une contradiction idéologique. « On voit bien que la prise en compte de l’environnement pousse à une re-régulation de nos sociétés, implique le retour de l’Etat, de la décision publique au nom d’un avenir soutenable de la planète. Les choix forts assumés par le chef de l’Etat dans son discours posent d’ailleurs la question de la compatibilité avec d’autres choix gouvernementaux qui ne sont pas dans cette trame. Vouloir réduire les freins à la croissance et donc se placer dans une logique de dérégulation va à l’encontre de ce que dit le Grenelle. Il faudra trancher. »

09:35 Publié dans Lus sur d'autres sites | Lien permanent

mardi, 31 juillet 2007

Les hydroliennes

Lu sur le site de Brest ouVert

 

L’énergie de la mer : un gisement potentiel gigantesque et renouvelable !

lundi 2 juillet - Christian Bucher
La production de l’énergie marine qui utilise l’effet des marées ou des vagues ou des courants, intéresse l’Europe. Les projets les plus aboutis et les plus ambitieux sont d’ailleurs européens. On peut aussi évoquer, ailleurs dans d’autres régions du monde l’utilisation de l’énergie thermique des mers (ETM) et ses dérivés, comme l’utilisation des eaux froides du fond, en cours d’étude dans la zone intertropicale. La climatisation par utilisation de ces eaux est déjà une réalité et, très bientôt, (...)

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samedi, 21 juillet 2007

Un livre pour en finir avec la société de l'automobile

A lire... gratuitement



Un livre pour en finir avec la société de l'automobile

Voici en téléchargement gratuit, le livre de Marcel Robert sur la fin de la société de l'automobile. Cet ouvrage, édité numériquement par CarFree France, constitue une "mise en cohérence" de tout un ensemble d'articles et d'idées développés sur d'autres sites.
Selon Denis Cheynet, qui a réalisé la préface du livre, "Marcel Robert nous montre que le choix de vivre sans voiture peut être fait aussi bien au niveau collectif qu’individuel. Ces choix deviennent urgents au fur et à mesure que nous mesurons les conséquences de nos modes de vie sur notre environnement. La question n’est plus de savoir si ces choix doivent être pris, mais quand nous aurons enfin le courage de les prendre".


Plan de l'ouvrage

Préface de Denis Cheynet
Introduction

Chapitre 1 : Automobile et destruction de la planète
La massification planétaire de l'automobile
Un réchauffement climatique mondial avéré
Le pillage des ressources naturelles ou "l'économie du suicide"
La guerre chaude ou les nouvelles guerres de conquêtes
Le terrorisme automobile permanent

Chapitre 2 : L’inefficacité du système automobile
Les nuisances de l’automobile
La dépendance automobile
Vers l’automobile immobile
Automobile et consommation d'espace
Vers la congestion permanente

Chapitre 3 : Le futur cauchemardesque de l'automobile
Toujours plus de consommation d'espace
Vers une plus grande ségrégation sociale et spatiale
Quid de la sécurité?
Quand les projets futuristes sont pour demain…
L’automobile du futur

Chapitre 4 : Comment en finir avec la civilisation de l'automobile?
Réduire l'espace et la vitesse automobile
Développer l'usage du vélo
Arrêter l'étalement urbain et la périurbanisation
Faire payer l'usage de l'automobile
Transformer les banlieues en villes
Soutenir les transports en commun
Restructurer l'industrie automobile

Chapitre 5 : Comment vivre sans voiture?

Vivre sans voiture dans la ville automobile
Habiter en ville
Etre situé près du réseau de transports en commun
Utiliser le vélo le plus souvent possible
Se faire livrer par Internet
Se procurer un abonnement de train
Planifier ses déplacements
Les quartiers sans voitures
Quartier Vauban, Quartier zéro voiture à Fribourg
GWL Terrein: un quartier sans voitures à Amsterdam
Des expériences innovantes à généraliser
Illichville, l’utopie urbaine sans voiture
Pourquoi une ville sans voitures?
Sur quel modèle économique fonctionne Illichville?
Illichville et la fin de l'"économie du suicide"

Conclusion
Bibliographie
Sur le ouèbe

Téléchargement du livre
Pour en finir avec la société de l'automobile (Format pdf, 0,8 Mo)

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mercredi, 18 juillet 2007

Vélib’ : l’ambi...cyclette, par Philippe Ladame

La réaction des Verts (ou plutôt la discrétion qu’ils affichent) au succès du lancement de l’opération Vélib’ peut légitimement étonner.

« C’est un bonheur, les gens sont heureux, ça fait plaisir, » s’est réjoui Denis Baupin, adjoint Vert au transport à l’issue des premières 24 heures de mise en service des Velib’, le week-end du 14 juillet 2007.

Pas de communiqué des porte-paroles Verts, cependant. Pas de dossiers sur la question ni sur le site Vert national, ni sur celui des Verts de Paris.

Pourtant avec 13.000 abonnements souscrits avant même le jour J, avec quelque 3.600 locations/heure le jour de l’inauguration, avec 50.000 utilisations dans les premières 24 heures de fonctionnement, tout cela sans accident notable, on peut penser que les augures sont favorables.

Rien ne devrait s’opposer au déploiement du système qui compte actuellement 10.500 vélos répartis dans 750 stations et devrait compter d’ici la fin de l’année, 20.600 vélos basés dans 1.451 stations, soit environ une tous les 300 mètres, pour satisfaire les 200.000 usagers réguliers escomptés.

Ce succès annoncé, c’est la perspective de tonnes de CO2 en moins, c’est la possibilité d’une remise en cause de la logique du "tout pour la bagnole", c’est même l’espoir de gens en meilleure santé.

Pourtant, les réactions chez les Verts sont assez ambivalentes. Si Denis Baupin, père du projet, se réjouit, certains de ses camarades sont moroses. L’un se désole de compter toujours aussi peu d’emplacements pour garer les vélos ordinaires. Un autre considère que tout reste à faire pour garantir le respect des cyclistes. Ici on s’inquiète du développement du recours aux deux roues motorisés. Là on regrette que le système Vélib’ implique quand même de nombreux déplacements en camionnettes. Sur le site Vélorution les militants de longue date de la bicyclette annoncent même, pleins d’ironie, que les « vélos sous-marins de l’Empire publicitaire, viennent de prendre possession de Paris. »

Ceux-là regrettent visiblement que le choix n’ait pas été fait de s’appuyer plutôt résolument sur les associations, de s’engager dans une baisse générale obligatoire de la vitesse. Et surtout, ils n’oublient pas le côté obscur de l’opération.

Le Moniteur Expert le rappelle dans un article récent. L’opération Vélib’ se réalise dans le cadre du renouvellement du contrat sur les panneaux publicitaires qui lie la société Decaux à la ville de Paris et qui oblige l’annonceur à mettre en place, à ses frais, le système de vélos en libre-service. Un système auquel il doit consacrer de « 80 à 90 millions d’euros », alors que la ville percevra les recettes.

Contrepartie ? « Les panneaux seront désormais déroulants donc même s’il y en a moins nous augmenterons notre chiffre d’affaires », explique M. Asséraf, dirigeant de JCDecaux. Autorisé à installer des panneaux qui présenteront successivement 4 affiches et seront éclairés, l’annonceur pensent doubler son chiffre d’affaires annuel (60 millions d’euros au lieu de 30 actuellement).

Et puis, fort de ce contrat et de cette expérience, l’entreprise, qui se présente désormais comme le numéro un mondial du vélo en libre-service, entend poursuivre son expansion à l’étranger (où elle réalise déjà 70% de son chiffre d’affaires).

Ces vélos, dessinés par JCDecaux, assemblés par le français Mercier en Hongrie, équipés de pneus allemands et de dérailleurs japonais, et « recyclables à 99% », sont « un concept qui s’exporte », se félicite M. Asséraf.

On comprend que le montage laisse un goût d’amertume à ceux qui souhaitent développer le vélo, sans développer la pub et conforter un empire privé, et qui auraient de beaucoup préféré la mise en place d’un service public assuré par des entreprises de l’économie solidaire, par exemple, ou l’appui résolu aux associations qui oeuvrent pour une utilisation plus facile et plus sûre du vélo personnel.

Mais, côté mairie de Paris, les promoteurs de l’opération ne regrettent pas leur choix. « Par son effet massif, ce projet va permettre à tous de comprendre que l’automobile en ville n’est pas le seul modèle », explique Denis Baupin. « L’avenir des déplacements dans les grandes agglomérations, c’est la diversité. Il faut que le citadin puisse choisir entre le métro, le taxi, sa voiture, le vélo, le tram et même, demain, les navettes fluviales, » affirme Bertrand Delanoë, maire de la capitale.

L’un et l’autre, à l’évidence, espèrent de la dynamique multimodale que devrait favoriser Vélib’ un abandon progressif et naturel de la voiture, dont découlera « une autre manière de vivre la ville : plus libre, plus sereine ». Le choix, pour ce faire, d’un partenariat public-privé était une possibilité. Il sera intéressant d’en tirer le bilan.

 

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