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jeudi, 10 avril 2008

Dur, dur d'être Ministre de l'Environnement !

Corinne Lepage soutient Nathalie Kosciusko-Morizet 

France Info - 10/04/08

Corinne Lepage, présidente de Cap 21 et soutien du Modem, se trouve actuellement à Londres pour la conférence franco-britannique sur l’énergie. Elle apporte son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’écologie, obligée de s’excuser auprès de ses collègues de l’UMP. En tant qu’ancienne ministre de l’environnement, Corinne Lepage confirme qu’il est difficile de défendre ses convictions à ce poste. Après l’espoir suscité par le Grenelle de l’environnement, elle se montre très sceptique sur un réel changement de fond de la politique écologique.

 

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10:38 Publié dans Radio | Lien permanent

mercredi, 09 avril 2008

Cap 21 prépare son congrès

   Congrès de Cap 21, les 14 et 15 juin 2008 à Nanterre

 

Chers amis,

La succession des élections présidentielles, législatives puis municipales n'ont pas laissé beaucoup de temps au débat interne que ce soit au sein de CAP21 ou du Mouvement Démocrate que nous avons contribué à fonder pour peser davantage dans le débat politique.

Le temps est venu de reprendre nos réflexions tant sur le fond que sur la stratégie.

Nous avons à formuler un projet alternatif, synthétisant les valeurs de générosité, de justice sociale, de démocratie avec le pragmatisme dans le domaine de l’économie. Et surtout, être les premiers à proposer un authentique projet de développement durable, fondé sur la nouvelle donne économique liée aux enjeux écologiques et à l’adaptation au changement climatique.

La 3ème révolution industrielle doit conduire à une large redistribution de l’énergie. L’évolution vers l’énergie renouvelable, produite localement, partiellement stockée sous forme d’hydrogène et la création de maillages reliant les communautés autour du monde sont un grand espoir pour sortir des milliards d’hommes de la pauvreté comme le montre les travaux de Jérémy Rifkin, président de la Foundation of Economic Trends. C’est l’essence même du développement durable et d’une nouvelle mondialisation se réalisant du bas vers le haut et qui sortira le monde de la vieille énergie tirée du carbone et de l’uranium pour le conduire vers un futur non polluant et durable. C’est également dans cette dynamique des communautés locales que nous assurerons la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau.

C’est malheureusement le chemin contraire que la France est en train de prendre. La relance de la politique nucléaire par le Président de la République nous maintient dans un système extrêmement centralisé et freine l’essor des énergies renouvelables et l’innovation technologique. Le système français est relativement inefficace pour faire émerger de nouvelles entreprises développant des éco-solutions comme l’avait démontré notre Présidente, Corinne Lepage, avec le groupe de travail Ecoresp. La France est ainsi très en retard dans le soutien aux entreprises « cleantech » alors que les laboratoires de recherche public disposent de nombreux projets.

L’Etat s’emploie à recycler continuellement les mêmes recettes. L’aggravation des déficits publics nous conduit dans l’impasse d’un nouveau plan de rigueur où les coupes budgétaires auront raison de cette économie de l’innovation, de la recherche, du développement durable et solidaire que nous appelons de nos vœux.

Dans ce contexte, nous devons plus que jamais nous recentrer sur le projet et préparer l’avenir en osant bousculer les conservatismes et en montrant qu’une autre voie est possible. Ce sera l’objet de nos débats lors du prochain Congrès de CAP21 qui devrait se tenir les 14 et 15 juin à Nanterre. Avec Bertrand, Corinne et l’ensemble des membres du bureau politique, nous vous y attendons nombreux.

En tant que parti fondateur, nous aurons également à débattre de la stratégie de construction et de structuration du Mouvement Démocrate sans en ignorer les difficultés et les nombreux obstacles. Je ne doute pas que nos échanges seront nourris et que nous arriverons à en faire la synthèse car nous avons toujours sû nous rejoindre sur les valeurs qui fondent CAP21. Vos contributions seront évidemment les bienvenues.

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     Corinne Lepage                       Eric Delhaye                         Bertrand Rio

  Présidente de CAP 21                 Porte-parole                      Secrétaire Général

Le site de CAP 21 National

Le site de CAP 21 NPDC

Le blog de Corinne Lepage559983717.png

21:52 Publié dans Tribunes | Lien permanent

mardi, 08 avril 2008

Le conseil municipal est reporté à jeudi

Les raisons d'un report du conseil

Nord-Littoral, mardi 08 avril  2008

113496883.2.jpgLe premier conseil municipal de l'ère Bouchart devait se dérouler ce soir à partir de 19h00. Il est reporté à jeudi, même heure, même lieu, la salle du conseil l'hôtel de ville de Calais.

L'opposition parle déjà de désorganisation, le cabinet du maire rétorque : « Nous préférons que les élus aient tous les documents en main avant ce conseil municipal. » Et ce n'était pas le cas.

Les délibérations en retard

Pour Claude Demassieux, si les convocations ont bien été envoyées dans les temps, soit cinq jours avant la réunion d'aujourd'hui, par contre, le bureau central n'a pas eu le temps d'y adjoindre toutes les délibérations : « Natacha Bouchart a assez râlé quand elle était dans l'opposition quand elle n'avait pas les délibérations en temps et en heure. Et elle ne veut pas utiliser les mêmes pratiques. C'est dans ce souci de transparence que le maire de Calais a pris la décision de repousser le conseil municipal. » explique Claude Demassieux, le directeur de cabinet. Cette décision permettra aussi d'annuler tous les recours que certains leaders de l'opposition ne manqueraient pas de faire.
Du côté des socialistes, on n'en est pas à l'heure des recours. Mais Charles François se dit étonné par ce report : « Je trouve que cela fait désordre. » Le responsable du groupe PS ne veut pas s'étendre sur les raisons : « Je préférerais savoir combien de postes nous aurons dans les commissions pour présenter des noms... Si nous l'apprenons le jour du conseil, les opérations de vote seront interminables... On va y passer la nuit. » Charles François se demande aussi
« où en est l'opposition ? » Les contacts entre les partis seraient nuls, ce que confirme d'ailleurs Jean-Marc Ben pour les écologistes : « Nous n'avons pas de nouvelles des autres composantes de notre groupe d'opposition. » Le conseiller municipal de l'opposition écologiste aimerait créer un groupe avec la MRC, Caroline Matrat-Maenhout et le radical Alain Mascret. Il ne sait pas si c'est encore d'actualité.
Jean-Marc Ben regrette lui aussi de ne pas savoir combien de postes seront réservés à l'opposition : « J'ai pris les devants, j'ai envoyé un courrier au maire pour lui signifier les commissions qui m'intéressaient. »
La mise en place de ce tout nouveau conseil est vraiment difficile... À tous les niveaux !

Philippe HENON

Nord Littoral

 

16:20 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

dimanche, 06 avril 2008

Soutien au peuple tibétain

SOLIDARITÉ EN MAIRIE - UN DRAPEAU POUR LE TIBET

Drapeau du Tibet

On reparle beaucoup du Tibet à l’occasion des Jeux Olympiques de Pékin. C’est à juste titre. A Calais, notre action pour le soutien au peuple tibétain et pour la défense des Droits de l’Homme ne date pas d’hier. Le Conseil Municipal de Calais, sous l’impulsion des élus écologistes, avait déjà voté le 27 mars 2000 une motion de soutien au peuple tibétain et adressé un courrier officiel signé par le maire aux autorités chinoises pour demander la libération de deux prisonniers parrainés et pour réclamer de façon plus générale la liberté pour le peuple tibétain.

Deux ans plus tard, en décidant d'exposer en permanence le drapeau tibétain à l’entrée de la mairie, la municipalité de Calais s'était associée pleinement à la campagne européenne "Un drapeau pour un statut de pleine autonomie pour le Tibet". Cette action venait s'ajouter à la commémoration chaque année du soulèvement des Tibétains à Lhassa le 10 mars 1959. L'inauguration en mairie de Calais, à l'initiative de la municipalité, plus particulièrement du groupe écologiste, et en collaboration avec le Collectif Tibet-Calais qui coordonne l'opération localement avait eu lieu le jeudi 7 mars 2002 en présence du maire de Calais, Jacky Hénin et des élus écologistes.

Un drapeau pour le Tibet

J’ai proposé à la nouvelle municipalité d’arborer en extérieur, au fronton de l’hôtel de ville de Calais, le drapeau tibétain jusqu’à la fin des JO de Pékin, afin de manifester de façon éclatante le soutien des Calaisiens au peuple tibétain. J’ai également proposé de présenter au prochain conseil municipal une nouvelle motion de soutien, actualisée.

Jean-Marc BEN, conseiller municipal écologiste de Calais

 

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LETTRE ENVOYÉE A NATACHA BOUCHART, MAIRE DE CALAIS 

Calais, le 6 avril 2008 

Madame le Maire,

Comme vous le savez des moines et des laïcs tibétains ont entrepris depuis quelque temps des mouvements de protestation contre le régime d’occupation de la République Populaire de Chine au Tibet. Les autorités chinoises ont réprimé ces manifestations et nous apprenons ce jour que des hommes sont tombés sous des balles chinoises.

Il est évident que les Tibétains manifestent massivement car pour eux l’organisation des JO en Chine représente une occasion unique, et peut être la dernière, de faire valoir leurs droits et aspirations à l’autonomie au moins et à la liberté. Il est clair qu’en tant qu’hôte des JO, la Chine se doit de respecter les valeurs de paix et de fraternité entre les peuples. Elle ne peut donc réprimer la non-violence tibétaine par la force et la mort. Le monde entier doit au moins lui rappeler qu’accueillir les JO n’est pas un cadeau. Cela implique des devoirs.

Je vous sollicite, Madame le Maire, pour qu’ensemble nous exprimions une réaction forte face aux derniers évènements.

Lors des précédents mandats, nous avions été, les élus écologistes, à l’origine d’une motion de soutien au Conseil Municipal du 27 mars 2000, en demandant notamment la libération de deux prisonniers que nous avions parrainés et pour réclamer de façon plus générale la liberté pour le peuple tibétain.

Deux ans plus tard, en décidant d'exposer en permanence le drapeau tibétain à l’entrée de la mairie, la municipalité de Calais s'était associée pleinement à la campagne européenne "Un drapeau pour un statut de pleine autonomie pour le Tibet". Cette action venait s'ajouter à la commémoration chaque année du soulèvement des Tibétains à Lhassa le 10 mars 1959. L'inauguration en mairie de Calais, à l'initiative de la municipalité, plus particulièrement du groupe écologiste, et en collaboration avec le Collectif Tibet-Calais qui coordonne l'opération localement, avait eu lieu le jeudi 7 mars 2002 en présence du maire de Calais, des élus écologistes et de notre regrettée amie, Véronique Desenclos.

Décidons d’arborer en extérieur, au fronton de l’hôtel de ville, le drapeau tibétain jusqu’à la fin des JO de Pékin, afin de manifester de façon éclatante le soutien des Calaisiens au peuple tibétain.

Nous vous proposons également de voter une nouvelle motion actualisée au prochain conseil municipal. Vous trouverez ci-joint un modèle que nous pouvons retravailler ensemble, si vous le souhaitez.

Bien cordialement, et amicalement,

Jean-Marc BEN, conseiller municipal écologiste 

Le site de Tibet-Info

15:45 Publié dans Initiatives | Lien permanent

samedi, 05 avril 2008

Sursaut écolo !

Point de vue

477217682.jpgLe PC réagit ! Il vient de tenir ce mercredi 2 avril une réunion publique à la salle du Minck, à Calais et  parle enfin, sur l’antenne de Calais TV (http://www.calaistv.fr/archives/index.html journal du 3 avril 2008) de la formation d’un réseau "RUSÉ", "Rassemblement Unitaire Social et Ecologique", reprenant au passage notre propre proposition, faite avant les municipales, d’un grand pacte écologique et social rassemblant la gauche et tous les écologistes. Il vaut mieux tard que jamais mais il aura fallu l’échec de la gauche et la victoire de l’UMP pour en arriver là.

Lors des négociations le PCF et le PS se sont retrouvés en duo hégémonique pour tenter de limiter au maximum l’écologie, tant sur le plan programmatique (il suffit de consulter le programme municipal de la gauche pour y déceler quand même quelques points forts que les écologistes ont « obtenu » à l’arrachée, et c’est peu dire) que sur le plan des postes qui auraient été dévolus aux écologistes (on était redescendu à 2 éligibles, sous la pression socialiste, et avec cet aveu très appuyé de Gilles Cocquempot, député socialiste, qui nous promettait, « s’il n’avait tenu qu’à lui », « zéro poste ! »). Cette gauche-là, honnêtement, nous en avons soupé ! Méprisante, trop sûre d’elle, hégémonique, arrogante même dans l’échec…

Mais revenons à l’initiative de la section PCF de Calais. Elle arrive tard et n’est pas crédible pour l’instant. D’abord, si l’intention était honnête, les écologistes auraient été invités, les Ecologistes du Calaisis, membres loyaux de l’ex-majorité municipale, et les Verts. Le concept n’est intéressant que s’il prend en compte cette fois-ci les programmes des deux formations écologistes qui se ressemblent tellement qu’ils n’auraient aucune difficulté à « fusionner ». Si c’est vers cela qu’on va, alors chiche ! Si c’est un effet d’annonce, pour rebooster le Parti Communiste qui s’aperçoit que la donne écolo est réellement incontournable, alors non, non et non ! On ne comprendrait pas pourquoi ce qui nous a été refusé avant les municipales serait plébiscité aujourd'hui comme par enchantement. Surtout si c’est pour reprocher à Natacha Bouchart de ne pas faire ce qu’eux auraient de toute façon refusé, parce que cela aurait fait trop de pub aux écolos.

Pourquoi, dans ces conditions, les Ecologistes du Calaisis ont-ils accepté de repartir avec Jacky Hénin, le PC et le PS ? Parce que nous avions peur de voir arriver la droite (en tant que telle), nous avons, malgré nous, privilégié l'union. La stratégie autonome était très forte dans nos rangs malgré tout. Nous l’avions d’ailleurs annoncé dès le départ.

Aujourd'hui une page est tournée. La situation nouvelle doit nous interpeller tous, chez les écologistes de toutes tendances (si cela veut vraiment dire encore quelque chose).

A droite, pas mieux. Pour preuve, le "portrait" dans la Voix Du Nord, de M. Mignonet qui insiste à deux fois dans une interview qu'il n'est "pas écologiste" et a pour programme "le développement de sa ville". Il est et a toujours été dans la logistique des camions et pense qu'il faut développer. C'est la vision environnementale du café du commerce.

Et les écologistes, dans ces conditions extrêmes, n'arriveraient pas à s'accorder et à se réunifier ? Alors, c'est que ça serait encore plus grave que nous ne le pensions au départ...

Disons-le franchement, dans ce contexte de grande désolation, certains d’entre nous ont évoqué un ralliement à la nouvelle majorité municipale, pour sauver ce qui pouvait l’être, et réaliser au moins les projets écologiques que nous avions « décrochés » avec l’ancienne équipe municipale, avec une réelle latitude d’action, au conseil municipal et à la CAC, et pour de vrais postes de responsabilités, à la municipalité comme à la CAC. Autant dire que tout cela relève de la politique fiction.

Les Verts ? Malgré nos demandes incessantes, nous continuons d'être frappés par une sorte de fatwa des dirigeants locaux. Nous n'allons pas passer notre temps à quémander. Encore moins maintenant que nous avons retrouvé notre entière liberté. L'écologie politique est diverse. Il y a les Verts qui restent quand même notre famille politique naturelle. Mais s'ils ne veulent pas de nous, à quoi bon s'entêter ? Faudra-t-il encore passer des examens de passage débouchant sur des refus inéluctables, devra-t-on encore subir des tribunaux d'exception ?

D'autres solutions s'offrent à nous. Cap 21 (Modem), Nicolas Hulot, s'il se lance enfin politiquement, ou certains refondateurs Verts. Nous notons (on ne fait que ça) les propos positifs de Dominique Voynet ou de Daniel Cohn-Bendit en direction d’une refondation qui s’avoue comme telle ou pas. Pour l'instant, on a l'impression qu'il ne s'agit que d'effets d'annonce. Entrons, nous, dans la danse et positionnons-nous à d'autres niveaux que l'échelon strictement local.

Il est temps qu'à Calais, ce soit les écologistes qui créent le sursaut, le renouveau et la 3ème voie. La gauche locale traditionnelle est KO. Et les écologistes, qu'ils aient souhaité ou non la victoire de la gauche aux municipales, n'auraient rien à dire ? Réunissons nos compétences et ressuscitons l'écologie politique. Réoccupons le terrain, participons à toutes les échéances électorales qui vont se présenter, sous le signe de l'union des écologistes, et préparons les municipales de 2014 avec pour objectif un(e) maire écolo ! En tout cas, nous n’avons pas perdu notre envie de participer à la vie politique locale, régionale et nationale. D’une façon ou d’une autre… avec l’écologie en tête.

Jean-Marc BEN

14:44 Publié dans Tribunes | Lien permanent

mardi, 01 avril 2008

« Ecologistes de toutes tendances et de tous partis unissez vous ! »

Les Ecologistes du Calaisis soutiennent cet appel

Pour les élections européennes de 2009 :

« Ecologistes de toutes tendances et de tous partis unissez vous ! »

Lors des élections présidentielles Nicolas Hulot en faisant signer le Pacte Ecologique à tous les candidats a provoqué une mobilisation énorme une mobilisation sans précédent (plus de 750 000 signataires) sur les questions écologiques sans rapport avec le faible score des Verts, une mobilisation dont l’ampleur a obligé le Gouvernement à instaurer ce premier grand débat que fut le Grenelle de l’Environnement

L’enquête d’Eurobaromètre parue le 14 mars témoigne du divorce entre l’importance des questions écologiques dans l’opinion et sa faible traduction politique :

«Changement climatique, pollution de l’eau, de l’air, catastrophes d’origine humaine et emploi de composants chimiques dans les produits d’usage quotidien constituent les 5 premières préoccupations environnementales des Européens, selon une enquête Eurobaromètre intitulée «L’attitude des citoyens européens envers l’environnement», publiée jeudi 13 mars. Plus de 95% d’entre eux pensent qu’il est important de préserver l’environnement. 80% estiment que ce domaine a une influence sur leur qualité de vie et qu’ils ont un rôle à jouer dans sa protection. Environ 58% d’entre eux sont inquiets quant au recours aux OGM en agriculture, et 21% y sont favorables.

Côté économie, 63% répondent que l’environnement incite plutôt à innover, et 16% qu’il constitue un frein à la performance économique. 64% estiment que l’environnement est à mettre avant la compétitivité économique, contre 18% d’opinions défavorables. Dans le même ordre d’idée, plus des 2/3 jugent qu’il faut ajouter des indicateurs sociaux et environnementaux aux indicateurs économiques traditionnels, contre 15% qui veulent conserver l’utilisation d’indicateurs monétaires et économiques.

Concernant la mise en œuvre de la législation environnementale, plus des 2/3 des Européens pensent qu’il vaut mieux que les décisions en la matière soient prises au niveau européen. 78% souhaitent la création d’une force européenne de protection civile pouvant intervenir en cas de catastrophe naturelle au sein des Etats membres… »

Pour surmonter ce divorce tragique entre actes politiques et opinions populaires qui restent déterminantes pour l’avenir de la planète je lance cet appel : « Ecologistes de toutes tendances  unissez-vous ! » pour constituer lors les élections européennes de 2009 une liste indépendante des formations politiques et sur laquelle se retrouveraient des écologistes Verts, du Modem, du Parti Socialiste du Parti Radical de Gauche ou Valoisien aussi bien que des militants associatifs non « encartés » dans un parti politique.

De nombreux électeurs de droite qui avaient voté Sarkozy avec enthousiasme, sont plus que désabusés, c’est le moins que l’on puisse dire. Et je ne suis pas sûr que son Ministre de l’Ecologie soit celui à qui il fait le plus confiance.

Le PS grand vainqueur des municipales va se déchirer avant son congrès et selon toute vraisemblance pendant et après. Je ne pense pas que l’écologie sera au centre de ses futurs débats. Il est à craindre qu’on joue à qui est le plus à gauche, à qui crache le plus fort sur le Modem. Pour les européennes le PS confectionnera un savant dosage des futurs différents courants ou mieux des différentes écuries présidentielles. Nous retrouverons côte à côte, comme si de rien n’était et sur le même programme, ceux qui ont milité pour le oui au traité constitutionnel et ceux qui en militant pour le non, ont mis l’Europe dans le triste état institutionnel où elle se trouve aujourd’hui.

Les Verts, depuis des années se discréditent par leurs luttes internes, et dès le lendemain des municipales, dénoncent avec frénésie, pour crime de cumul de mandats, les deux seuls maires de leur parti élus dans une grande ville. .

Oui à une loi interdisant le cumul des mandats et de ce fait applicable à tous et non de priver de cet avantage pour être élu (car cela peut constituer un atout dans certain scrutins), les seuls camarades, de son parti.

Pour les listes européennes, par contre, le non cumul me parait par contre totalement justifié.

Quant au Modem qui a suscité un véritable élan citoyen face à la confiscation du pouvoir par les deux grandes formations que sont l’UMP à droite et le PS à gauche, il a déçu des milliers d’adhérents qui ne veulent pas être réduits à avoir comme unique perspective politique l’accession de leur chef à la Présidence de la République, avec comme seul discours « Ni droite, ni gauche » répété jusqu’à plus soif. Ils désespèrent aussi de voir le Mouvement Démocrate se transformer en un Mouvement Autocrate, où le chef décide de tout et les militants n’ont qu’à se soumettre ou se démettre.

Dans ce climat politique je suis persuadé qu’une liste qui pourrait s’intituler « Pour un Pacte Ecologique Européen et Solidaire » pourrait dépasser et de très loin le score, pratiquement 10%, des Verts conduit par Dany Cohn Bendit en 1999, et pourquoi pas arriver en tête de toutes les listes. Cette liste se déclinerait autour de trois thèmes fondamentaux : l’écologie, l’Europe et la solidarité au Nord comme entre le Nord et le Sud.

Les élus de cette liste s’engageraient à se réunir tous les mois et à faire avancer au parlement européen les priorités écologiques, de solidarité et de construction européenne que nous aurions mises en avant dans notre programme. Ils formeraient un intergroupe des écologistes et par ailleurs ils pourraient appartenir au groupe de leur choix, qui chez les Verts européens, qui chez les sociaux démocrates, qui chez les libéraux etc.…

Faire partie de cette liste et la soutenir c’est affirmer que nous privilégions pour ces élections nos engagements écologiques européens et de solidarité par rapport à nos autres engagements partisans ou partidaires, sans pour autant les renier puisque les élus pourront appartenir à des groupes politiques différents.

Il ne s’agit donc en aucun cas d’ajouter un parti de plus à la panoplie existante. Parti qui bien sûr serait le plus beau, le plus démocratique, et enfin lui, ferait bien sûr de la politique autrement. Non merci, nous avons déjà donné et pour certains à plusieurs reprises…

Mes nombreux coups de fil et courriels envoyés à des amis écologistes, qu’ils soient verts, du modem du PS, des partis radicaux de gauche ou valoisien, ou encore associatifs, me prouvent que ce projet correspond à une demande réelle, mais tous aimeraient savoir si des locomotives comme Daniel Cohn Bendit, Nicolas Hulot, des sages tels que Edgar Morin, Hubert Reeves seraient partants…

Si vous êtes des milliers à le vouloir, je pense que oui, si vous êtes des dizaines de milliers je suis sûr que oui, ils s’engageront dans cette bataille qui est la leur depuis des années.

Fin mai nous pourrions faire le point. Ce n’est qu’un début, continuons le débat.

Gabriel Cohn Bendit - 22 mars 2008

Signer l’appel !

 

21:25 Publié dans Communiqués | Lien permanent

"Le Grenelle n'est pas l'alpha et l'oméga de la révolution écologique"

Reuters 

Nicolas Hulot veut un autre modèle de développement

854140558.jpgPARIS (Reuters) - Nicolas Hulot estime que "c'en est fini du libéralisme" et appelle à une remise en cause radicale de notre modèle de développement.

Dans une interview au Journal du dimanche, l'initiateur du pacte écologique élargit pour la première fois sa réflexion aux domaines économiques et sociaux et demande aux députés de ne pas tirer le Grenelle de l'environnement vers le bas.

"En même temps, le Grenelle, ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la révolution écologique. Juste un joli et nécessaire rattrapage pour que la France puisse être audible au moment ou elle va prendre la présidence de l'Union européenne et doit être prête à amener ses partenaires sur le terrain des réformes", dit-il.

Nicolas Hulot dit attendre beaucoup de l'Europe qui "doit jeter des actes politiques forts, en terme de fiscalité notamment."

"Maintenant, avec les nouveaux moyens de communication, vous ajoutez à la misère un élément explosif qui est l'humiliation. La construction de l'Europe se doit de prendre cela en compte. Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C'en est fini du libéralisme", explique-t-il.

L'écologiste se dit ainsi séduit par le Vert Daniel Cohn-Bendit et Olivier Besancenot, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire et estime qu'il "ne faut plus dissocier les mots écologie, social et humanitaire."

"Tout cela est en train de se combiner. On a tous l'obligation de répartir la richesse. Pour cela, il faut trouver des mécanismes innovants", dit-il.

Il confirme enfin avoir déconseillé au président Nicolas Sarkozy de faire entrer Claude Allègre au gouvernement en raison des positions de l'ancien ministre socialiste sur le réchauffement climatique. "Moi, je me contente de donner mon avis si on me le demande. Après, c'est un choix politique", précise-t-il.

Gérard Bon

 

17:27 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

Grenelle de l'Environnement

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Tribune dans Le Monde

Les 268 mesures adoptées en octobre­ 2007 doivent être mises en œuvre au plus tôt par le Parlement, estiment les représentants des quatre collèges qui ont participé aux côtés de l'Etat au Grenelle de l'environnement – collectivités territoriales, ONG, employeurs et syndicats.

Retour au Grenelle de l’environnement

Les histoires de nos organisations sont singulières, nos cultures différentes, nos intérêts parfois divergents. Nous représentons pour partie la diversité de la société française, ses richesses et ses complexités. Mais nous avons un point commun et il est essentiel : nous appartenons à la même communauté humaine et à la même planète. Ensemble, dans le Grenelle de l’environnement, dans un effort d’écoute et de dialogue démocratique, appuyés sur l’expertise et l’expérience des uns et des autres, nous sommes parvenus au même diagnostic : la gravité des enjeux écologiques menace de déstabiliser notre économie, de dégrader nos relations sociales et de nuire irréversiblement aux générations futures. Nous sommes à présent sous une contrainte de temps majeure. Il nous faut réagir sans plus attendre.

Chacun à notre façon, nous nous sommes engagés totalement et sans réserve dans cette démarche. Nous avons laissé nos préjugés à la porte, abandonné nos postures, revisité nos certitudes afin de nous concerter sur les remèdes possibles et les réformes nécessaires. Nous le redisons ici avec solennité, au delà des aléas politiques et des conjonctures partisanes : le bien commun et l’intérêt collectif sont en jeu. Ce défi appelle de nouvelles attitudes et oblige à un choix de société. Il n’y a rien de plus pressant que de garantir à tous un avenir durable.

C’est dans cet esprit que nous avons travaillé ensemble pour que le Grenelle de l’environnement marque une rupture dans le laisser aller d’un mode de développement qui brûle ses vaisseaux ; et pour qu’il ouvre en même temps des pistes constructives vers de nouvelles façons de produire, de consommer, de se déplacer, d’innover, de se nourrir, de se loger, d’organiser le territoire, de respecter la nature et, in fine, de vivre ensemble. Autrement dit, cette réflexion ne se limite pas à des mesures écologiques ; elle porte un véritable projet de société.

Les mesures adoptées par la table ronde finale du Grenelle de l’Environnement à l’automne dernier visent à répondre aux priorités les plus urgentes. Elles sont sans doute encore insuffisantes et doivent être améliorées dans un processus permanent de réformes négociées, dans le cadre d’autres Grenelles. Certaines peuvent apparaître difficiles. Mais, pour nous, il n’y pas d’alternative. Si les 268 mesures adoptées fin octobre ne sont pas mises en oeuvre résolument, si ce signal pour une profonde mutation n’est pas envoyé, vite, force sera alors de constater que nous aurons consenti à perpétuer les erreurs du passé, avec des conséquences économiques et sociales désastreuses.

Chaque jour apporte la confirmation que, loin de se résorber, la crise des ressources naturelles, de la biodiversité et des équilibres climatiques s’aggrave. La forte hausse (qui pourrait prendre des formes vertigineuses) du prix du pétrole et du gaz comme celle des produits alimentaires sont des révélateurs puissants qui commencent à exercer leurs ravages sur les catégories sociales les plus exposées. Malgré les initiatives des collectivités territoriales et des entreprises, malgré la prise de conscience et la mobilisation des organisations professionnelles et syndicales, quelles que soient les innovations technologiques, en dépit aussi des efforts individuels et des progrès collectifs, la ligne de front recule. Nous ne nous situerons pas à hauteur des enjeux en agissant à la marge, par des adaptations sectorielles et ponctuelles. Il faut anticiper sur une autre logique et c’est bien l’esprit des négociations du Grenelle. Elles invitent chacun - politiques, administratifs, entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, ingénieurs, chercheurs, syndicalistes, acteurs sociaux et associatifs, citoyens - à exercer sa responsabilité, au niveau qui est le sien, pour inverser la tendance. Soyons au rendez-vous !

Voilà pourquoi il nous apparaît crucial de revenir au plus tôt au Grenelle pour en faire une priorité politique. Or, ces derniers temps, un sentiment d'enlisement et d'essoufflement de la dynamique s'est fait jour parmi les acteurs du Grenelle. Des tentations de retour en arrière s'expriment ici et là. Des pressions s'accumulent. Des questions essentielles comme celle des financements ne sont toujours pas abordées. Certes, l’administration a sa feuille de route et elle travaille à rendre opérationnelle la plupart des mesures décidées. Certes, le Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable est renforcé dans ses attributions et il s'attache positivement à porter les mesures du Grenelle. Mais rien de suffisant ne s'est encore traduit en actes et les résultats se font attendre. De notre point de vue, les engagements du Président de la République pris à l'issue du Grenelle sont toujours d'actualité mais force est de constater qu'ils sont absents des récentes déclarations du gouvernement. Il est donc urgent de reprendre la main, d'accélérer le pas, de refuser les dilutions, de bousculer les habitudes.

C’est maintenant aux élus de la Nation, lors de la session d’avril de l’Assemblée nationale et du Sénat, qu’il revient de s’impliquer. Une loi d’orientation reprenant les principaux choix arrêtés lors de la table ronde finale va leur être soumise de même que toute une série de mesures concernant de nombreux aspects de la vie quotidienne de nos concitoyens. Les députés et les sénateurs sont, à leur tour, placés devant leurs responsabilités. Elles sont immenses. Dans la suite de l’élan impulsé avec les principaux représentants de la société civile et des forces vives du pays, nous attendons d’eux qu’ils encouragent et renforcent le mouvement vers l’absolue nécessité du changement de société que le Grenelle de l’environnement préconise. 

La France va accéder prochainement à la présidence de l’Union européenne au moment où des dossiers décisifs vont être discutés. Elle a fait connaître, par son gouvernement, sa volonté de faire de l’impératif écologique sa priorité. Avec un Grenelle de l’environnement effectivement mis en application à l’échelle nationale, il est évident que sa crédibilité et ses propositions s’en trouveraient renforcées au niveau continental.n

Signataires
Syndicats : Marcel Grignard (CFDT), Jean-Frédéric Dreyfus (CFE-CGC), Bernard Ibal (CFTC), Bernard Saincy (CGT).
Collectivités territoriales : Marc Censi (Assemblée des communautés de France), Claudy Lebreton (Assemblée des départements de France), Jacques Pélissard (Association des maires de France), Jean-Jacques Queyranne (Assemblée des régions de France).
Employeurs : Guillaume de Bodard (CGPME), Jean-Pierre Clamadieu (Medef).
ONG : Claude Bascompte (Amis de la Terre), Allain Bougrain-Dubourg (LPO), Claude Dumont (WWF), Sébastien Genest (France Nature Environnement), Nicolas Hulot (FNH), Yannick Jadot (Greenpeace), Hubert Reeves (Ligue-ROC), Nadir Saïfi (Ecologie sans frontière).

Tribune publiée dans Le Monde

 

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lundi, 31 mars 2008

L'écologie s'impose à la nouvelle majorité municipale de Calais

1651452331.jpgScoop !    Poisson d’Avril ! 

Jean-Marc Ben, ex-adjoint à l’environnement de Jacky Hénin, rejoint la majorité municipale. Il retrouvera son poste d’adjoint à l’environnement par une permutation avec son homologue actuel, avec en plus une délégation aux Relations Internationales. Il devrait également obtenir un poste de vice-président à la CAC, où il continuera de s’occuper d’environnement et de transport, pour suivre notamment le dossier de la zone naturelle du Colombier-Virval et des énergies renouvelables, et initier une réflexion communautaire sur le tramway.

A vrai dire, cette information n’est qu’une demie surprise. Natacha Bouchart avait elle-même confirmé sa volonté de poursuivre son ouverture et d’élargir encore sa majorité. Jean-Marc Ben, de son côté, en avançant le « mieux-disant écologique », avait reconnu que l’écologie n’avait pas vraiment été intégrée par l’équipe sortante, « à tel point que le Grenelle de l’Environnement a pu sembler un moment plus ambitieux que le programme commun municipal ». Il avait été approché par Natacha Bouchart avant la campagne mais ne se sentait pas « capable de franchir le pas ».

Au moment de l’investiture du nouveau conseil municipal le 22 mars, il avait été l’un des seuls membres de la liste « Oui pour Calais » à applaudir l’élection de Natacha Bouchart au poste de maire et le seul conseiller municipal de l’ « opposition » à participer à la réception qui suivait. « Un acte purement républicain », s’était-il contenté de déclarer alors.

Voilà en tout cas une vraie bombe à retardement qui bousculera un peu plus le microcosme politique local.

13:00 Publié dans Humour | Lien permanent

samedi, 29 mars 2008

Les Ecologistes en ch'ti

Un peu d'humour...

Voulez-vous voir ce site en ch'timi ? Bon, linguistiquement, c'est pas forcément parfait (loin s'en faut), mais c'est rigolo. En fait il s'agit d'un "traducteur" de pages internet (le Ch'timisator). Comme avec toutes les machines automatiques de traduction, on arrive à des choses bizarres (et inexactes bien sûr) mais la tonalité y est. Pour essayer, cliquer sur notre logo ci-dessous. Et pour vraiment en savoir plus sur le picard (c'est le vrai nom de cette langue d'oïl), voir quelques liens ci-dessous.

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE PICARD

Chtimi=picard.com

LanguePicarde.fr

Le picard sur Wikipédia

 

73045352.3.gifLe picard, langue d'oïl - Jean-Michel ELOY – professeur de linguistique à l'Université de Picardie Jules Verne (Amiens)

 

 

13:06 Publié dans Humour | Lien permanent

lundi, 24 mars 2008

Les Verts défendent le train pour tous: réaction presse de Cécile Duflot (Les Verts)

Augmentation du prix des billets de train : les Verts défendent le train pour tous

1096736619.jpgLe débat sur les bénéfices de la SNCF est en train de prendre une drôle d'orientation. Il semble, comme l'a laissé entendre le secrétariat d'état aux transports, que le gouvernement envisage une hausse du péage ferroviaire qui conduirait à l'augmentation du prix des billets.

Après l'annonce de la fermeture massive des gares de fret, cette augmentation du prix des billets de train démontrerait une deuxième fois la trahison d'un des engagements majeurs issus du Grenelle de l'environnement: le soutien au transport ferré, soutien indispensable pour tenter de lutter contre le réchauffement climatique.

Les Verts n'approuvent pas non plus une politique qui se résumerait à faire de la SNCF un gigantesque opérateur de logistique comme les autres.

Les Verts rappellent leur engagement pour un service public ferroviaire de qualité. Les bénéfices de la SNCF doivent servir à améliorer la qualité du transport de ses voyageurs, et surtout à maintenir les liaisons sur les lignes secondaires voire à permettre, en lien avec les collectivités locales, des ré-ouvertures de lignes comme Caen-Flers, Laval-Mayenne ou Sablé-Segré-Chateaubriant.

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts

20:45 Publié dans Communiqués | Lien permanent

Nord-Littoral

L'opposition est formée de onze élus

Une opposition scindée en trois

dimanche 23.03.2008

Les "déchus" sont arrivés en ordre dispersé, s'installant le visage crispé sur les deux dernières rangées réservées aux conseillers municipaux de l'opposition, une place à laquelle ils n'étaient pas habitués.
1425134085.jpgA l'appel des candidats au poste de maire, Jacky Hénin prend la parole. « Je m'abstiendrai de tout discours polémique, qui n'aurait d'autres résultats que d'opposer des camps. Etre démocrate, c'est en permanence, quel qu'en soit le coût, respecter le choix des électeurs. La victoire, comme la défaite, à la vue des chiffres, est indiscutable ! En votant majoritairement pour la liste UMP, la majorité des exprimés a souhaité être dirigés par une nouvelle équipe. C'est à cette majorité et à elle seule qu'il revient de désigner ses représentants, c'est pourquoi nous ne présenterons pas de candidats, ne participerons pas aux opérations de votes destinées à promouvoir des femmes et des hommes dont nous ne partageons pas les idées.
 » Il en a profité également pour remercier « les 14 723 Calaisiennes et Calaisiens qui en votant pour la liste que je conduisais auraient souhaité continuer à emmener Calais vers l'avenir. Je veux leur dire simplement que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais aussi et surtout que la vérité d'un jour n'est pas la vérité de toujours ! Le résultat des élections dans des villes comme Dieppe ou encore Argenteuil viennent égayer la réalité de mon propos. Le plus dur reste maintenant à faire pour ceux qui arrivent aux affaires municipales, tenir, dans le respect des engagements pris. Rendez-vous dès mardi pour la reconquête, mais surtout rendez-vous dans six ans pour assister à la défaite de l'équipe en place et donc à notre victoire. » Sifflets dans le public, scandant le nom de Bouchart et même "Jacky à l'ANPE".
Place ensuite au vote pour l'élection du maire et des adjoints. Sans surprise, les onze membres de l'opposition se sont abstenus. Mais Gisèle Cocquerelle, Jean-Marc Ben et Gilles Cocquempot ont tout de même applaudi l'élection du nouveau maire. Alain Mascret jette un coup d'oeil à Jacky Hénin pour voir s'il doit applaudir ou pas.
Lors des discours des adjoints nouvellement élus, des sourires sarcastiques se dessinent sur certains visages de l'opposition.
Sitôt la séance levée, les élus de l'opposition quitte rapidement la salle. Nicole Lheureux, qui a paru outré par certains propos tenus, ne souhaite faire «  aucune réaction ». Tout comme Alain Mascret, du parti radical de gauche, qui se « positionnera dans un groupe rassemblant les minorités ». Jean-Marc Ben, des Ecologistes du Calaisis, confirme « la constitution d'un groupe d'opposition qui regroupera le MRC, le PRG et les écologistes. Je vois l'opposition de façon constructive. De toute façon, on ne peut pas faire autrement. J'ai des regrets et beaucoup d'interrogations sur ce que l'on fera de l'environnement. » Caroline Matrat est plus expansive : « Il va falloir travailler beaucoup pour observer et critiquer utilement. Je ne crois pas à la démarche d'ouverture. Ça ne peut pas se réaliser, ça sera une politique de droite. Notre rôle, c'est de résister, par rapport à nos idées de gauche clairement ancrées dans nos esprits. A la différence de ce qui a pu se faire, nous voulons une opposition critique, constructive, dynamique et intelligente.
 » « Chacun doit maintenant prendre ses marques », conclut Patrick Allemand, qui est d'ores et déjà « candidat aux commissions du développement économique et à l'urbanisme. Il faut désormais qu'on s'organise. »

Nord Littoral

20:32 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

vendredi, 21 mars 2008

Calais, réflexions post-électorales

Penser le changement, et pas (seulement) changer le pansement

477217682.jpgLes Ecologistes du Calaisis ont toujours joué la carte de l’union, par loyauté avec Jacky Hénin avec qui nous avions contracté un bon accord en 2001. Nous assumons la défaite. Nous gardons notre amitié à Jacky Hénin qui ne mérite pas tous les reproches qu’on lui fait.

Cependant nous avons le sentiment qu’une page est tournée. Calais reste une ville ancrée à gauche. Elle n’a pas viré à droite le 16 mars. Simplement cette gauche s’est diversifiée en plusieurs sensibilités différentes et les habitudes électorales ont changé dans la population. Il est évident que la majorité des électorats d’extrême-gauche et des Verts a contribué à la victoire de Natacha Bouchart, par défaut plus que par adhésion, et par un rejet d’un certain modèle d’union de la gauche qui ne fonctionne plus parce qu’il est essentiellement basé sur le seul duo PC-PS, qui n’arrive pas à s’ouvrir à cette nouvelle diversité. Nous avons eu nous-mêmes plus de difficultés qu’à l’ordinaire à mener les négociations avec nos partenaires qui ont beaucoup verrouillé sur notre apport écologiste. A tel point que le Grenelle de l’Environnement a pu sembler un moment plus ambitieux que notre programme commun municipal. Dès le départ, il nous a semblé qu’on s’orientait vers un programme assez fade qui n’aurait pas mobilisé les troupes, et en particulier l’électorat écologiste. Même si nous partagions avec le PC et le PS un bon bilan, nous savions aussi qu’une élection ne se gagne pas à ressasser les réalisations nombreuses de l’équipe sortante, aussi fortes et aussi importantes soient-elles, et qu’il fallait enclencher une dynamique sur d’autres projets structurants, novateurs et s’inscrivant dans le développement durable, en avançant plus l’écologie, la réflexion sur le  tramway intercommunal, les zones vertes et de respiration, la défense de la biodiversité et du cadre de vie, la démocratie locale… Les écologistes de la majorité ont sans doute lâché prise trop vite pensant que de toute façon la latitude d’action que nous aurions eue une fois élus aurait fait avancer tout ça. Après tout, l’usine de biométhanisation (dont nous sommes à l’origine au tout départ) n’était pas inscrite dans le programme commun 2001 et nous y sommes arrivés quand même !

C’est donc cette gauche bicéphale, où les Yalta politiques sont bien répartis entre les deux gros partis de la gauche classique, qui a perdu cette fois-ci. Vive la gauche rénovée, réellement ouverte, pluraliste et non hégémonique ! Nous avons du temps pour reconstruire la gauche calaisienne dans toutes ses composantes et sans exclusive. La gauche calaisienne a besoin de faire son autocritique (y compris les écologistes eux-mêmes encore divisés).

Je suis dorénavant le seul écologiste au conseil municipal. Je tâcherai d’incarner cette ouverture que j’ai toujours eue avec l’opposition quand j’étais encore adjoint. Mais cette fois-ci de l’autre côté. Pour continuer de travailler pour l’écologie et la solidarité, dans un esprit constructif et positif. Les enjeux écologiques de notre territoire et de notre planète ne disparaissent pas avec le changement d’équipe municipale. Il faudra bien y faire face, d’une façon ou d’une autre, avec le concours de tous. Sans esprit partisan, même si comme tous les écologistes je pense que seul un travail de fond porté par des élus écologistes peut être réellement convaincant. J’avoue avoir des craintes sur le devenir du département de l’environnement. J’ose espérer qu’elles se dissiperont au fil des mois. C’est pourquoi je n’adopterai aucune posture partisane. Wait and see…

Il est d’abord salutaire d’assumer notre défaite, de nous interroger sur les causes complexes de cette défaite,  et de penser à la rénovation de la gauche entière, si ce n’est à sa refondation. En ce qui nous concerne, il nous semble urgent de réussir la réunification et le renforcement de son pôle écologiste.

Jean-Marc BEN

Conseiller municipal écologiste

Président des Ecologistes du Calaisis

 

Pour nous contacter

Téléphone :   03 21 36 89 26

Email :          ecologistes.calaisis@free.fr

 

22:17 Publié dans Tribunes | Lien permanent

vendredi, 07 mars 2008

10 questions d'AGIR POUR L'ENVIRONNEMENT

1417692006.2.jpg« OUI POUR CALAIS », LISTE D’UNION ET DE RASSEMBLEMENT DES FORCES DE GAUCHE, CITOYENNES ET ECOLOGISTES, avec Jacky HENIN, maire de Calais

Présentée par le Parti Communiste Français, le Parti Socialiste, le Parti Radical de Gauche, le Mouvement Républicain Citoyen et les Ecologistes du Calaisis

Une carte-pétition, à l’initiative d’ « AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT » a été adressée à notre liste d’union de la gauche et des écologistes. Nous y répondons bien volontiers, et avec conviction.      

1114489428.gif1. Agenda 21 : Comptez-vous mettre en oeuvre un Agenda 21 local ?

La mise en place d’un Agenda 21 avait déjà été envisagé par le Département de l’Environnement de la municipalité sous ce mandat, sous l’impulsion de notre Adjoint à l’Environnement (élu écologiste), Jean-Marc BEN. Pour donner le retentissement nécessaire à sa mise en œuvre, nous avons préféré en faire un axe fort de notre programme pour ces 6 prochaines années. L’Agenda 21 permettra d’engager plus encore notre ville dans le processus de développement durable, dans une démarche de démocratie participative, avec le concours des associations locales.

2. Energie : Comptez-vous mettre en place une aide municipale à l’installation de panneaux solaires ?

Dans notre esprit, la ville se doit d’élaborer un véritable plan de lutte contre le changement climatique. Outre les transports, le bâti est un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Notre réflexion va donc bien au-delà de la simple installation de panneaux solaires. Toutes les constructions nouvelles et les aménagements de la ville ou de ses partenaires doivent être exemplaires en matière énergétique et tendre vers « l’énergie positive ». Le renouvellement urbain (ANRU) engagé par la municipalité, qui est une condition de l’amélioration de la vie des habitants et qui permet de faire revivre les quartiers, intégrera  les enjeux environnementaux (économie d’énergie, construction durable). Nous envisageons la construction d’écoquartiers.

Concernant plus particulièrement les panneaux solaires, nous avons commencé (complexe Calypso) ou, pour l’anecdote, les horodateurs du stationnement payant en centre-ville (dissuasion du tout-automobile). D’autres projets sont déjà engagés, comme la zone industrielle Logistique de La Turquerie (démarche PALME).

La ville favorisera l’utilisation de l’énergie solaire auprès des bailleurs sociaux HLM, sachant que cela se traduira pour les locataires par une baisse significative de la facture énergétique des foyers.

De façon plus générale, pour renforcer l’information des particuliers et des entreprises, un espace info-énergie sera créé à l’initiative de la Direction de l’Environnement de la Ville de Calais.

L’aide municipale se manifestera aussi par l’instauration de clauses spécifiques lors des appels d’offres ou des garanties d’emprunt.

Pour les grands projets, à l’instar de ce qui a déjà été réalisé pour la plateforme de traitement des déchets de la Zone Marcel Doret, la démarche HQE sera systématiquement privilégiée pour les nouveaux bâtiments, les nouvelles zones industrielles, la rénovation urbaine et les nouveaux quartiers.

3. Transports : Pensez-vous favoriser la marche à pied, le vélo ou les transports en commun ?

La politique que mènera la municipalité doit être volontaire, réaliste et ambitieuse : réduire la circulation automobile, favoriser les autobus, développer le réseau des pistes cyclables, supprimer les « autoroutes » urbaines qui existent encore, créer des quartiers libérés du trafic de transit.

Il s’agit d’abord d’augmenter l’offre de transports en commun. L’expérience de la Balad’in, transport gratuit de navettes-bus en centre ville (qui inspire d’autres collectivités locales), sera consolidée. L’étude d’une liaison en transport collectif Est-Ouest, en complément d’un parking d’entrée « dissuasif » boulevard Gambetta sera lancée. Si le tramway n’est pas encore à l’ordre du jour parce que la taille critique de l’agglomération calaisienne n’est pas atteinte, l’idée poursuit son chemin. L’actualité environnementale et les possibilités financières de l’agglomération pourraient rapprocher l’échéance de sa réalisation. Les modes de déplacements alternatifs à l’automobile seront mieux pris en compte et font partie de nos engagements programmatiques. Les aménagements nécessaires sont intégrés. La pratique du vélo sera encouragée et l’aide déjà substantielle accordée à la vélostation associative récemment créée sera consolidée.

Il convient également de systématiser les zones 30, de développer les plans de déplacement école et entreprise déjà initiés sous la responsabilité de Christian LOUCHEZ, conseiller municipal délégué aux déplacements urbains. L’auto-partage, le covoiturage devraient être développés. L’alternative urbaine à l’automobile est une combinaison de la marche à pied, du vélo et des transports en commun.

4. Téléphonie mobile : Pensez-vous réglementer strictement l’implantation des antennes relais ?

La ville de Calais est sans doute la première ville du département à avoir élaboré une charte sur l’implantation des antennes relais, instituant un code de bonne conduite entre les opérateurs et la collectivité. Les municipalités sont assez démunies en l'absence de réglementation et n'ont pas le pouvoir d'interdire l'installation d'une antenne relais. De nombreux maires se sont risqués, courageusement, à affronter les opérateurs en prenant des arrêtés. Dans la totalité des cas, les opérateurs saisissent le Tribunal Administratif …et gagnent. Pour une raison bien simple : c’est qu’aucune réglementation nationale n’existe, il n’existe aucun décret national qui interdise l’installation d’antennes relais à moins de 100 mètres des habitations ou d’installations recevant du public. Les opérateurs rebondissent à chaque fois sur le fait qu’aucune étude scientifique n’a fait jusqu’à présent la démonstration d’un danger sanitaire lié à l’exposition aux champs électromagnétiques des antennes relais.

L’argument n’est pas totalement infaillible. On peut en effet rétorquer que si aucune étude scientifique n'a démontré la nocivité de ces rayonnements, inversement, aucune ne peut garantir l'absence de risque et de dangers pour la santé. Si certaines d'entre toutes les études menées se veulent rassurantes, d'autres en revanche mettent en avant les risques d'échauffement du cerveau, de perturbation du système immunitaire et de la qualité du sommeil paradoxal, d'altération de certaines capacités cognitives, d'augmentation de la pression artérielle et des risque de tumeurs ou de cancers du cerveau, de rupture de brins d'ADN, ou encore de développement de la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson... Les scientifiques sont divisés. C’est pourquoi le rapport du groupe d'experts de la Direction Générale de la Santé, qu’on appelle groupe ZMIROU préconise de ne pas installer de station de radiofréquences de téléphonie mobile dans un rayon de moins de 100 mètres d’une zone sensible lorsque le faisceau est dirigé dans la direction des bâtiments situés dans cette zone. J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une préconisation et pas d’une réglementation imposée par la loi et encadrée dans un décret. La charte a pour but de maîtriser le développement des stations relais, qui sera désormais cadré, dans un principe de transparence, de santé publique et de précaution… Cette charte prévoit surtout l'évaluation des projets par les services municipaux et elle s'applique à l'ensemble des stations-relais de téléphonie mobile implantées sur le territoire communal de la Ville de CALAIS.  A la demande de la ville, une évaluation du niveau des champs électromagnétiques sera établie sur la ville. De plus, face aux inquiétudes qui pourront s’exprimer chez les riverains, on peut procéder à des mesures par un bureau de contrôle indépendant, aux frais des opérateurs, voilà ce que prévoit déjà cette charte.  Il s’agit d’une réelle avancée. Mais en l’absence de réglementation dans ce domaine, il conviendra de soutenir les initiatives législatives allant dans le sens de l’application réelle du principe de précaution. Le fait d’avoir un bon outil n’est pas suffisant. Il faudra toujours l’intervention citoyenne pour éviter de faire n’importe quoi. Inutile de dire que les associations pourront se servir de cette charte pour demander qu’à un endroit précis on fasse des mesures ou pour organiser des rencontres contradictoires ou de simple information avec les opérateurs. Mais il est aussi nécessaire que les maires aient plus de pouvoirs à l’avenir, notamment celui d’appliquer vraiment le principe de précaution et celui d’imposer légalement des périmètres de sécurité.

5. Agriculture biologique : Généraliserez-vous des repas biologiques dans les écoles ?

De façon plus globale, de nombreuses actions nouvelles sont engagées et seront poursuivies. L’objectif de développer les partenariats avec les différents intervenants sera favorisé par la relance d’un Plan Local de la Santé. Ainsi sera reconduit le Forum Santé. Une attention toute particulière sera portée vers les plus jeunes en les faisant participer à des actions d’éducation à l’alimentation en favorisant en particulier la part des produits de saison issus de la production biologique. Pour aider ce secteur, il convient de développer une politique d’achats publics éco-responsables et d’accompagner nos prestataires en restauration scolaire. La ville participe depuis quelques années à la campagne « Pas d’OGM dans nos assiettes ! ». L’engagement pour une alimentation saine se traduira par une politique de soutien aux filières biologiques et d’incitation à la consommation de fruits et de légumes (campagnes d’information, points de distribution de fruits dans les lieux publics…). Parallèlement, des mesures de soutien à l’économie sociale et solidaire, souvent à l’initiative de ces filières biologiques, seront accentuées.

6. Pesticides : Avez-vous l’ambition de réduire l’usage des pesticides pour l’entretien des espaces verts ?

Oui ! L’objectif est d’abord de limiter les désherbants chimiques sur tous les espaces publics (espaces verts, cimetières, jardins, berges de canaux…). Nous avons aussi entamé une politique de gestion différenciée des espaces verts (« en prairie ») qui ne nécessitera aucun traitement chimique.

7. Education à l’environnement : Comptez-vous organiser des parcours « nature » permettant de mettre en valeur le patrimoine écologique et la diversité écologique ?

De compétence communautaire, véritable poumon vert de l’agglomération, en appui de la Trame Verte et Bleue, l’aménagement de la zone naturelle du Colombier-Virval et de la Maison de l’Eau sera poursuivi. Pourront s’y côtoyer les associations et structures qui oeuvrent en faveur de la nature, pour la préservation des espèces, des milieux naturels et de la biodiversité. Ces actions sont au cœur de notre programme et seront mises en œuvre sur l’ensemble du territoire communal. L’aménagement de l’espace vert du boulevard Curie (ancien stade Louchez), troisième parc urbain de la ville, sera engagé. Dans le cadre d’aménagements urbains (nouveaux quartiers, mise en œuvre des études urbaines), des espaces de respiration végétalisés et de convivialité seront étudiés. Le Bois Campagne retrouvera une seconde jeunesse. Les efforts de fleurissement, de revégétalisation et de propreté de la ville seront poursuivis. Les habitants seront invités à y participer. Le service Jardins continuera son plan de gestion différenciée des espaces verts. D’autres projets, en collaboration avec les associations naturalistes locales, sont déjà en route : requalification naturelle de certains sites, création de mares, création de vergers didactiques ou d’autres « lieux magiques de la nature », protection de la nature et des oiseaux en particulier (par exemple la pose de nichoirs hirondelles et autres espèces sur les édifices publics et écoles, dans les parcs publics), etc. Il s’agira de développer la pédagogie de la nature urbaine auprès des habitants pour changer leur perception de l’environnement calaisien, facteur de bien-être. La préservation de la biodiversité et des zones humides fait partie de nos préoccupations majeures. Les évènements annuels de sensibilisation à la nature seront poursuivis : journées de l’environnement, journée de l’eau, jour de la terre, « En ville sans ma voiture ! »…

8. Publicité : Tenterez-vous d’interdire les panneaux publicitaires de grande taille à brève échéance ?

Un Plan de Réglementation de l’affichage publicitaire a été lancé. On devrait en ressentir les premiers effets dans les années à venir. Mais on se dirige bien vers une réduction en taille et en nombre de ces panneaux publicitaires.

9. Traitement de l’eau : Envisagez-vous une gestion municipale du traitement et de l’assainissement de l’eau ?

La gestion de l’eau par des entreprises ne doit pas dispenser la municipalité de contrôler cette gestion. La délégation de service public est une pratique très encadrée juridiquement. C’est la société « Eaux de Calais » qui produit et distribue l’eau du réseau calaisien. Si la Communauté d’Agglomération du Calaisis a repris cette compétence en régie sur son territoire, avec la gestion de la station d’épuration et des réseaux, « Eaux de Calais » a démarré en collaboration avec elle une prestation touchant au contrôle des branchements d’assainissement. Dautre part, d’une durée de trente ans, le contrat qui lie Eaux de Calais à la Ville s’arrête dans neuf ans. Pour l’instant cette société se donne une obligation d’amélioration du rendement de réseau. Et permet d’obtenir un prix de l’eau en dessous des autres villes de même importance dans le Nord-Pas-de-Calais. Le contrat actuel nous donne satisfaction. Nous n’avons pas d’a priori idéologique en la matière. Seule l’efficacité, la qualité du service et le prix de l’eau nous guide, dès l’instant où la ville et l’agglomération garde la maîtrise du traitement et de l’assainissement de l’eau. Il conviendra néanmoins de faire le bilan au terme du contrat. La gestion de l’eau doit obéir, en toutes circonstances, à l’intérêt général et des usagers et non obéir à des logiques d’intérêts privés et de rendement des actionnaires. Nous avons le souci de service public de qualité, à un coût maîtrisé, à l’écoute des consommateurs et dans une approche de développement soutenable. La re-municipalisation totale du service de l’eau, tant pour la production que pour la distribution, reste néanmoins une éventualité que nous n’écartons pas in fine, au terme de notre contrat, en toute objectivité. La ville de Calais n’est pas dans la même situation (critique) que d’autres collectivités locales en France.

10. Gestion des déchets : Généraliserez-vous la collecte sélective dans tous les lieux publics ?

La ville de Calais est indéniablement devenue ville pionnière dans la gestion des déchets. Dès 1996, nous avons remis en cause le Schéma Départemental des déchets privilégiant à l’époque l’incinération. Le tri sélectif a été généralisé sur toute la ville et intégré le principe d’une valorisation maximale des déchets avec la collecte, aussi, des déchets fermentescibles. Le SEVADEC (syndicat mixte de traitement des déchets) a été créé pour le Calaisis, et a mis en place un centre de tri, une usine de biométhanisation et 8 déchèteries sur le Pays de Calais. Aujourd’hui, d’autres collectivités s’inspirent de notre exemple et nous demandent conseil. Nous avons en effet la première plateforme de traitement des déchets HQE en France. C’est un site pilote.

20:30 Publié dans Tribunes | Lien permanent

L'analyse de Nord-Littoral avant l'élection de dimanche

407102035.jpgSix listes sont présentes à Calais

Questions autour du premier tour

Six candidats au départ du premier tour, combien seront encore en lice dimanche soir ? Dimanche, les électeurs calaisiens auront à choisir entre six listes, comme en 2001. Avec deux nouveaux : la LCR et le FN. La liste sortante part favorite tandis que la liste d'ouverture veut créer la surprise.

Que vont faire les socialistes ?

Pas facile d'être un sympathisant socialiste à l'aube des élections municipales... Que faire ? Le choix peut se porter sur la liste officielle de la gauche unie, estampillée du logo de la rose. Tout en sachant que le PS n'aura ni la mairie, ni la CAC, que leur nombre d'adjoints ne sera pas supérieur à 2001 (6 postes) et que leur présence sur la liste n'est pas majoritaire (16 places contre 20 au PC). Avec toujours cette question : le PS saura-t-il mieux se faire entendre lors du prochain mandat ? Ils jurent que oui, mais la réponse n'interviendra qu'au fil du temps.
Autre voie possible, suivre le dissident Philippe Blet sur la liste d'ouverture populaire et sociale conduite par Natacha Bouchart. Ceux du PS qui ont des boutons rien qu'à prononcer le mot droite n'iront pas. Par contre, ceux qui veulent faire payer au PS local sa non présence au premier tour risquent d'être tentés. Tout comme le seront ceux qui ne veulent plus d'une gestion communiste de la ville. Car sur cette liste, si la mairie ira à l'UMP et Bouchart, la présidence de la CAC sera socialiste, avec Philippe Blet.

L'imbroglio Vasseur

Il reste enfin les autres, qui s'abstiendront ou qui pourront se tourner vers des listes d'extrême-gauche, comme la LCR. Dans tous les cas, les électeurs socialistes ont l'une des clés de ce premier tour entre leurs mains. L'an dernier, le PS a remporté haut la main les élections présidentielle et législatives. Leurs voix seront plus qu'importantes.
Enfin, il y a la confusion Philippe Vasseur. Le conseiller général s'est battu contre Cocquempot, puis contre Hénin et le PC et a milité et travaillé pour une liste autonome. Résultat : salto arrière et présence sur la liste commune PS-PC-PRG-MRC. Une position mal comprise par de nombreux socialistes. Et qui pourrait se retourner contre les socialistes.

Quel rôle des écologistes ?

En 1995, les Verts emmenés par Jean-Marc Ben font un bon score et s'imposent au second tour sur la liste de gauche conduite par Jean-Jacques Barthe. Derrière s'en suivront des réalisations (tri sélectif, déchetteries,...). En 2001, Ben est présent dès le premier tour sur la liste d'union en tant qu'alternatif. Les Verts présentent Patrice Bonay et font encore plus de 6 %. Aucun accord n'interviendra toutefois avec le PC. L'écologie repose donc sur Jean-Marc Ben et ses colistiers. Le bilan de ces sept dernières années ? Pas convaincants pour des écologistes peu convaincus eux-mêmes... Christian Louchez regrette ce qu'est devenu le centre-ville et Jean-Marc Ben (qui a créé entre-temps les Ecologistes du Calaisis) a traîné les pieds pour intégrer la liste d'union. Il voulait plus, il n'aura pas mieux qu'en 2001. Lui aussi clame qu'il sera plus entendu dans le prochain mandat. De leur côté, les Verts se représentent de manière autonome, derrière Catherine Bourgeois. Que feront les électeurs écolos de Calais ? Voter Verts ou Ecologistes du Calaisis ?

Les fidèles du PC

La claque de la présidentielle 2007 a été de courte durée pour le parti communiste calaisien. Si Marie-George Buffet n'a recueilli que 4,6 %, aux législatives, Marcel Levaillant et Gisèle Cocquerelle ont flirté avec les 15 %. Seuls, les communistes auraient toutefois bien du mal à garder la mairie. Le soutien du PS est primordial. Mais leurs réseaux sont toujours fiables et fidèles et leur nombre de voix dans les quartiers populaires n'a pas baissé. Pas de doute, les voix PC seront là... à moins que certaines n'aillent vers le FN, pour la première fois présent aux municipales.

L'inconnu Front national

C'est la première fois donc que le Front national se présente aux municipales de Calais. Difficile de prévoir un score pour François Dubout. Si l'on se réfère à la présidentielle, le FN peut entrevoir le second tour au moyen d'une triangulaire. Le parti de Le Pen avait gagné des voix par rapport à 2002 avec 6425 suffrages. Un résultat qui n'a pas connu de suite aux législatives, avec 2000 voix conquises. Et un François Dubout dépassant le PC dans plusieurs bureaux du Beau-Marais. De plus, les nombreuses élections depuis la municipale 2001 ont montré que de nombreux communistes ont voté FN avant, souvent, de revenir dans le giron de la gauche au second tour. Après une campagne active, lancée dans les municipales depuis 2004, le FN peut-il atteindre les 10 % et être présent le 16 mars ?

LO, LCR, Verts, quels scores ?

Les Verts ont réuni environ 6,5 % des voix lors des deux dernières municipales. Ils en espèrent autant mais comptent sur un retour d'électeurs déçus selon eux de la faible prise en compte écologique lors du dernier mandant (pas de place pour le vélo, bâtiments sans énergie propre, manque de véhicule électrique...). Toutefois, une présence au second tour serait surprenante.
Tout comme elle le serait pour les deux listes d'extrême-gauche, LO et LCR. En 2001, Lutte ouvrière se présentait déjà avec Dominique Wailly et obtenait 1596 voix, soit 6 %. LO et LCR vont-ils se partager ces voix ? C'est ce qui s'est à peu près passer lors des dernières législatives où les deux partis se partageaient près de 6 % des suffrages. L'effet Besancenot de la présidentielle (7,1 %) se rééditera-t-il, notamment avec des déçus du PS ?

Toute la droite pour Bouchart ?

Pour cette élection, Natacha Bouchart a décidé de jouer l'ouverture. Son alliance avec le Modem n'est pas une surprise. Souvent, l'UDF s'alliait localement avec le RPR. Par contre, certains regrettent l'absence sur cette liste d'Arnaud Leclair, présent au second tour des municipales de 2001 où il obtenait 42 % des voix, après avoir créé la surprise au premier tour. Mais le chirurgien a préféré ne pas se présenter. De même, la présence de personnalités "apolitiques" n'est pas une surprise non plus.
La surprise vient donc de l'ouverture à de nombreuses personnalités de gauche, soit carrément cartées au PS (Blet, Cambraye), soit sympathisants de gauche (Deguines, Grenat). un mélange détonnant qui a réveillé la campagne lors des dernières semaines. Mais ce mélange plaira-t-il aux électeurs de droite ?
Vont-ils suivre Natacha Bouchart ou s'abstenir ? Pour eux, une victoire de Bouchart leur promet la mairie, tout en sachant que la CAC sera dirigée par un PS, Philippe Blet. L'envie d'éliminer le PC sera-t-elle la plus forte ?

La personnalité de Jacky Hénin

Certes, des électeurs pourront profiter de ces municipales pour sanctionner le gouvernement Sarkozy-Fillon. D'autres resteront fixés à leurs couleurs politiques. Mais dans ce cadre municipal, la personnalité des prétendants joue un rôle primordial.
C'est cette personnalité qui a permis à Jean-Jacques Barthe d'être régulièrement et facilement réélu à la tête de la ville. Personnage paternaliste et très apprécié, il récoltait les suffrages au-delà des couleurs politiques. En 2001, Jacky Hénin venait de passer 11 mois à la tête de la ville, porté par la vague footballistique. Il s'imposait facilement dans une élection marquée par plus de 45 % d'abstention. Depuis, comment son image a-t-elle évoluée ?
Comment est-il perçu dans les quartiers populaires ? Ses nombreuses absences au Parlement européen seront-elles sanctionnées ? Sa façon de diriger la ville plaît-elle aux territoriaux ? Son score permettra dimanche de répondre en partie à ces questions.

Le poids des abstentionnistes

L'abstention a été importante lors des municipales 2001 : 45 % au premier tour, 44 % au second. Elle l'a été encore plus lors des dernières législatives (50 %) alors que, comme partout en France, un sursaut démocratique a été ressenti lors de la présidentielle avec 25 % d'abstention seulement. Pour beaucoup, l'abstention serait favorable à la liste de Jacky Hénin. Une grande mobilisation favoriserait la liste Bouchart. Un chiffre qui pourrait donc donner une indication de l'issue du suffrage, avant même le dépouillement.

Nord Littoral

17:34 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

Greenpeace s'inquiète du retour de Claude Allègre. Nous aussi !

Greenpeace s'inquiète de la possibilité de voir entrer au gouvernement de Claude Allègre et tient à exprimer son incompréhension à l'idée d'avoir un ministre qui nie la réalité des changements climatiques et soutient le développement des organismes génétiquement modifiés (OGM).
« Claude Allègre est certes un éminent géologue mais il se permet, seul dans son coin et sans aucune légitimité, de nier l'existence des changements climatiques et de contester l'ensemble de la communauté scientifique internationale, déclare Karine Gavand, chargée de la campagne Climat de Greenpeace France. Faire entrer un personnage aussi peu crédible au gouvernement, voilà qui promet, au lendemain du Grenelle et alors que la France s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne, avec comme dossier majeur la lutte contre les changements climatiques ! »

Greenpeace tient à réagir aux propos tenus par le président de la République dans Le Parisien du mardi 26 février. Lors d'une rencontre avec les lecteurs du quotidien, le président Nicolas Sarkozy a déclaré à propos de Claude Allègre : c'est « un homme avec qui j'aimerais un jour travailler. C'est un grand scientifique. Il veut changer les choses ».

Ces propos en ont inquiété d'autres que Greenpeace. Vendredi 29 février, c'est le climatologue Jean Jouzel qui réagissait en affirmant : « On ne peut pas avoir un ministre qui nie la réalité du changement climatique, qui nie les résultats de toute une communauté scientifique. » Étroitement associé au Grenelle de l'environnement dont il co-présidait le Groupe de travail sur la lutte contre les changements climatiques, Jean Jouzel est membre du Groupe international d'experts sur le climat (Giec), couronné par le prix Nobel de la Paix 2007. Lors de l'annonce de l'attribution de cette prestigieuse distinction, Claude Allègre avait déclaré que « la climatologie n'existe pas » comme discipline scientifique, qu'« on ne peut pas prévoir » les changements climatiques et que le prix Nobel est « un truc politique (qui) ne veut rien dire ».

« Avec ce genre de prises de position ringardes, Claude Allègre fait tout pour attirer l'attention des média, reprend Karine Gavand. Nous demandons à Nicolas Sarkozy de rassurer la communauté scientifique, les associations de défense de l'environnement et l'ensemble des citoyens en confirmant que Claude Allègre ne fera pas partie d'une nouvelle équipe gouvernementale en cas de remaniement. Toute autre décision serait incompréhensible et poserait de graves problèmes de crédibilité au gouvernement. »

13:23 Publié dans Lus sur d'autres sites | Lien permanent

mardi, 04 mars 2008

Les Ecologistes du Calaisis soutiennent l’association « Ruralité-Tranquillité »

NON A « PIHEN-LES-QUADS »


Pihen-les-Guines   

 

Face à la menace d'un projet de piste de perfectionnement de quads à 800 m des habitations de Pihen-les-Guines (Résidence de la Côtière) mais également à 450m des maisons du hameau de Wadenthun, sur la commune de Saint-Inglevert, il nous semble indispensable de nous mobiliser.

Vous êtes également concernés !!!

En effet, votre tranquillité et votre cadre de vie nous semblent mis en danger par ce parcours qui s'inscrira dans un circuit de découverte du Littoral et du site des deux caps, s'étalant ainsi sur plusieurs communes avoisinantes.

Qu'en sera-t-il de la sécurité des habitants et de leurs enfants ?
Que dire de la gêne occasionnée par la poussière et le bruit agressif d'accélération de ces engins ?
De plus qu'adviendra-t-il des randonneurs et promeneurs, qu'ils soient à pied, à vélo ou à cheval ?

Imaginez une exploitation intensive de ce projet, le passage d'un nombre régulier et indéfini de quads se « défoulant » plein gaz sur les chemins et sur un parcours de plus de 3 hectares...

Que penser de ce projet à un moment où la sécurité et la protection de l'environnement sont les priorités de l'ensemble des pouvoirs politiques et de la majorité des citoyens?

Il est inadmissible que le plaisir de touristes de passage prime sur la qualité de vie des villageois qui ont fait le choix d'un lieu d'habitat basé sur le calme et la tranquillité du monde rural.

Cela va à l'encontre de tout ce qui est préconisé aujourd'hui dans la gestion de ces zones :
sauvegarde de l'espace paysager (faune et flore), limitation au maximum des nuisances (bruits, pollution atmosphérique, poussière)

En signant cette pétition, en tant que citoyens responsables, nous manifestons notre opposition à voir s'implanter à Pihen-les-Guines ce parcours pour quads dont l'exploitation engendrera à coup sûr des nuisances sonores et environnementales que nous refusons de subir.....

« parce que la liberté de l'un s'arrête là où commence celle de l'autre... »

L'Association « Ruralité-Tranquillité » et sympathisants.

15:03 Publié dans Tribunes | Lien permanent

Notre profession de foi

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Dès le 1er tour, la liste d'union de la gauche et des écologistes !      

             OUI POUR CALAIS      Jacky Hénin

 

 

L’écologie, il y a ceux qui en parlent et ceux qui la font. Les Ecologistes du Calaisis la mettent en action au sein de l’équipe municipale depuis 13 ans. De nombreuses collectivités de gauche et à participation Verte s’inspirent aujourd’hui de notre expérience et nous demandent conseil.

Notre programme municipal sera résolument marqué de l’empreinte écolo. C’est certain, on entendra parler plus dans le prochain mandat de transports alternatifs, de réduction de la facture énergétique dans les logements et les bâtiments, des écoquartiers, des énergies renouvelables, de la défense de la biodiversité et des zones humides, d’espaces de respiration et de qualité de vie, de nature… La mise en place de l’Agenda 21, dans une démarche de démocratie participative, et avec les associations, permettra d’aller encore plus loin dans notre « révolution écologique » locale et globale.

En tant qu’écologiste, j’appelle les électeurs qui ont avec nous la « fibre écolo » à ne pas se disperser et à voter dès le 1er tour pour la liste d’union de la gauche et des écologistes emmenée par Jacky Hénin.

Jean-Marc BEN

Maire-adjoint écologiste, président des Ecologistes du Calaisis

 

08:40 Publié dans Tribunes | Lien permanent

L'Adeca, une association de défense de l'environnement exemplaire

ENVIRONNEMENT
La lutte contre les pollutions toujours au coeur du combat mené par l’ADECA

  La Voix du Nord, mardi 4 mars 2008

Réunis samedi matin pour leur assemblée générale, les membres de l’ADECA (association de défense de l’environnement du Calaisis) ont longuement évoqué la question de la probable implantation de l’entreprise Eras Metal, à l’horizon 2009, sur l’emplacement d’Umicore. En jeu notamment, la crainte de nouvelles pollutions.

La possible arrivée d’Eras Metal (spécialisée dans la production d’oxyde de zinc) sur le site de l’usine Umicore, à l’horizon 2009, a occupé une place importante dans les échanges de samedi matin, entre les membres de l’ADECA rassemblés pour leur 17e assemblée générale. Dany Bogaert, président, a fait savoir qu’une liste de remarques avait été élaborée par l’association dans le cadre de l’enquête publique qui s’est achevée le 21 janvier.

Le risque « poussières »

« À notre avis, le risque n°1, c’est celui des poussières, a-t-il déclaré. On sait qu’il existe déjà une pollution de fond. Ce qu’il ne faudrait pas, c’est qu’on ajoute de la poussière à ce qui existe déjà. » D’où l’une de leurs propositions d’établir un « niveau zéro » : autrement dit de mesurer la poussière en amont afin de permettre des comparaisons ultérieures.

Parmi les thèmes également abordés samedi, celui de la pollution des Etablissements Vandamme. « Les témoignages ne manquent pas pour décrire ce que vivent les riverains : bruits, fumées, vibrations, infractions de circulation, a énuméré Dany Bogaert. Nous ne cessons de le répéter depuis des années, seule une délocalisation en zone industrielle peut régler ces problèmes de cohabitation. » L’association a également pointé du doigt « les points noirs » dans la gestion du trafic routier, avenue saint-Exupéry notamment. « L’avenue permet un stationnement de chaque côté, sans obstacle, permettant aux poids lourds de stationner sans trop de difficulté. »

Depuis 2007, alertée par l’appel d’une habitante de Calais Nord, Joëlle Pojé, entrée depuis au comité, l’association a également renforcé son action en faveur de la réduction des émissions polluantes des ferries. « Ce n’était pas une pollution que nous découvrions. L’an dernier, nous avions parlé des premières estimations des polluants rejetés en escale au port (...) mais nous n’étions pas allés plus loin », a fait savoir le président. « Nous nous sommes renseignés sur les moyens de limiter ces pollutions et avons fait des propositions aux chargés de mission des deux compagnies de ferries », a indiqué Joëlle Pojé. Des propositions qui n’ont pas été retenues par ceux-ci (« les chargés de mission que nous avons rencontrés n’ont pas cherché à nier la pollution mais ils comptent sur le renouvellement de la flotte, à l’horizon 2010 »). Dany Bogaert a toutefois bon espoir d’amener les compagnies transmanche autour d’une table ronde avant l’été. Comme il l’a répété lors de l’assemblée générale, la concertation avec les différents acteurs du secteur, en matière d’environnement, occupe une place importante dans l’emploi du temps des membres de l’ADECA. •

AMÉLIE VERMEULEN

Les rapports d’activité et financier 2007 ont été votés à l’unanimité.

08:31 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

dimanche, 02 mars 2008

L'ADECA, une démarche environnementale responsable

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Ce sont les maîtres mots de l'association de défense de l'environnement du Calaisis

Concertations et actions pour l'Adeca

Nord Littoral, dimanche 2 mars 2008

L'association a tenu sa dix-septième assemblée générale. Au menu : la pollution des entreprises Vandamme, la pollution des ferries et l'implantation d'Eras sur le site d'Umicore.

Samedi matin s'est tenue la 17e assemblée générale de l'association de défense de l'environnement du Calaisis (Adeca).

Dany Bogaert, son président, a remercié les plus fidèles qui ont participé « à une prise de conscience avec nos modestes moyens, permis des initiatives, d'insuffler un sentiment d'éco-citoyenneté et le tout, dans la plus grande indépendance ».
L'Adeca multiplie les actions. L'emploi du temps de son président et des membres du comité est pour le moins chargé. Car cette association s'efforce «  de croire aux vertus de la concertation afin de pouvoir ensuite informer au mieux la population tout en continuant les actions de terrain, c'est-à-dire traiter les dossiers ouverts suite aux appels de riverains ». L'Adeca est ainsi présente dans de multiples lieux de concertation officiels pour faire entendre sa voix. Concertation également avec les industriels pour mieux prévenir les habitants des risques et ainsi mieux les protéger.
Pour autant, le tableau environnemental à Calais « est loin d'être parfait », souligne Dany Bogaert. Cette année, il y a ainsi eu « un incendie à Calaire Chimie, un début d'incendie chez Interor ».
En préambule, la question de l'installation d'un terminal méthanier entre Gravelines et le port ouest de Dunkerque a ouvert les débats. Une pétition a été lancée car Dany Bogaert n'est « pas convaincu que l'on soit vraiment dans l'esprit du développement durable ».
A ensuite été abordé le chapitre des enquêtes publiques. L'association a émis des observations favorables sur les modifications du plan local d'urbanisme de Sangatte pour l'aménagement du plan d'eau de la Gravière.

Vandamme au coeur des critiques
Après l'avoir perdue de vue, l'association a également remis la main sur l'enquête publique concernant la demande d'extension des entreprises Vandamme, rue des Salines, closes en octobre 2005. « Elle passait le 28 février en conseil départemental d'évaluation des risques sanitaires et technologiques, qui a jugé qu'une extension est impossible à cet endroit, enrage Dany Bogaert. Sauf que l'entreprise n'a pas attendu pour occuper la zone provoquant des nuisances inimaginables aux riverains : bruits, fumées, infraction de circulation... Lors de son enquête sur l'air, l'Atmo a décidé de ne pas tenir compte des résultats de la première semaine car les valeurs étaient particulièrement élevées en arsenic et plomb, dues à des travaux de découpe d'une grue à proximité du port. Ces travaux ont lieu quotidiennement dans l'entreprise Vandamme. Quel est l'impact sur la santé des riverains ? On peut aisément imaginer qu'il est loin d'être anodin...  » Les réactions de la soixantaine de personnes présentes sont vives et très critiques. Jean-Marc Ben, adjoint chargé de l'environnement, est interpellé à de nombreuses reprises. Il se défend en arguant que « la mairie a proposé plusieurs fois à l'entreprise Vandamme de délocaliser. Tout ce que nous pouvons faire, c'est recueillir les plaintes des habitants et les remettre au sous-préfet. » Une réponse qui est loin de satisfaire l'Adeca.
En parallèle de ses études, l'Adeca répond à chaque sollicitation des habitants. Ainsi Joëlle Pochet, habitante de Calais Nord, est venue voir l'association au sujet de la pollution des ferries. « Nous avions rarement abordé de front cette question », souligne Dany Bogaert. C'est désormais chose faite. L'Atmo a révélé des chiffres au-dessus de la moyenne pour le dioxyde de soufre, les poussières respirables et le dioxyde d'azote (lire Nord Littoral du 16 novembre 2007). « C'est préoccupant pour la santé », souligne-t-elle.

La pollution des ferries confirmée
Plusieurs solutions existent pour limiter ces rejets comme des filtres ou un additif à ajouter au carburant, « dont les coûts restent minimes  ». Après avoir rencontré à la fois SeaFrance et P &O, les membres de l'Adeca restent sur leur faim. « Ils nous disent qu'ils ne sont pas indifférents mais qu'ils comptent sur le renouvellement de leur flotte d'ici à 2010 et plus pour réduire ces émissions. Notre but aujourd'hui est de les amener autour d'une table ronde et d'aller plus loin », conclut-elle.
Ont également été abordées les questions du stationnement des poids lourds sur l'avenue Saint-Exupéry avec tous les risques que cela implique ; la pollution du cours d'eau en bas des jardins ouvriers de la Porte de Lille, dont la source n'est toujours pas connue ; sur les antennes-relais... Les bilans financier et d'activités ont été approuvés à l'unanimité.

C.D.

16:16 Publié dans Articles de presse | Lien permanent