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dimanche, 15 juin 2008

A contresens (suite)

A Calais, les écologistes réaffirment leur opposition à l'ouverture de la digue à la circulation automobile. Les Verts avaient organisé ce samedi 14 juin après-midi une petite manifestation sympathique contre cette mesure malheureuse et à contresens de la tendance générale favorable « à l’extension des zones piétonnes » partout ailleurs.

De son côté, Jean-Marc Ben, seul conseiller municipal écologiste de Calais, avait aussi critiqué cette décision  lors de la commission de l’environnement du 10 juin, considérant qu’il s’agissait d’un « retour en arrière incompréhensible qui ne se justifiait pas du point de vue de l’environnement et de la sécurité des familles ». La décision de remettre la digue à la circulation automobile n’est en rien une réponse à une demande formulée par la population. Si c’était le cas, on ne refuserait pas le référendum réclamé par les écologistes. La majorité municipale s’honorerait en reconnaissant son erreur ou en organisant cette consultation. Sans doute le premier faux-pas de la nouvelle majorité municipale en matière d’environnement, de tourisme (non durable) et tout simplement d’animation du front de mer.

L’argument de la « promesse électorale » devient lui-même caduc. Comme le montre judicieusement ce trait d’humeur de La Voix du Nord.

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LA VOIX DU NORD, dimanche 15 juin 2008

DESSOUS SANS DENTELLE

HORS PROGRAMME

La question est sur beaucoup de lèvres : la réouverture de la digue aux voitures était-elle au programme de la candidate Natacha Bouchart ?

Nous avons relu le document, et n'avons nulle part trouvé cette promesse. Y était annoncés la «  création d'un village d'été à la plage  », et «  l'aménagement du front de mer (commerces, zone de jeux, etc...) » Le programme annonçait aussi la volonté suivante : «  Intégrer l'environnement comme critère déterminant de la politique de la ville ». Voilà qui commence bien.

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10:03 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

samedi, 14 juin 2008

Après le "non" des Irlandais

François Bayrou: "on a laissé se creuser un gouffre entre peuple et institution et le "non" irlandais en est un témoignage de plus."

François Bayrou et Marielle de Sarnez ont réagi au "non" des Irlandais au traité de Lisbonne (13 juin 2008).

Selon François Bayrou, ce rejet probable du traité de Lisbonne par les Irlandais révèle le "fossé" qui "s'est creusé entre les peuples européens et leurs institutions".

"Les Irlandais ont répondu comme beaucoup d'autres peuples européens l'auraient fait" à ce traité "encore plus incompréhensible que le texte touffu de la Constitution européenne", a déclaré à l'AFP M. Bayrou. "On a essayé de ruser avec les peuples, et de faire comme si l'Europe était uniquement une affaire d'initiés", a-t-il dit. Les gouvernements vont devoir "prendre le temps nécessaire" pour rejoindre les préoccupations des citoyens "qui ont l'impression que l'Europe est devenue uniquement une machine pour initiés purement économique et commerciale, et qui ne les protège pas dans les difficultés des temps".

Les citoyens "ont le sentiment de n'être au courant de rien de ce qui se décide et se discute", a-t-il ajouté. "Je suis certain qu'ils pensent dans leur grande majorité qu'il faut une Europe dont la voix soit aussi crédible et influente que celle des Etats-Unis ou de la Chine. Mais ils veulent que ce soit leur voix", a déclaré François Bayrou. Il faut élaborer pour l'Europe un traité "court, simple, lisible, compréhensible par tous et soumis à référendum", a-t-il encore indiqué, reprenant la thématique développée pendant la campagne présidentielle.

De son côté,  Marielle de Sarnez déclare :

"C’est un événement très important qui ne peut pas être ignoré ou contourné et qui aura des conséquences lourdes pour l’avenir immédiat. Un fossé s’est creusé entre les peuples et l’Europe. C’est à cette question qu’il faut répondre. On ne peut plus continuer d’ignorer ce qui est ressenti comme un déficit démocratique.
Ceci oblige à trouver pour l’Europe des réponses nouvelles qui prennent en compte les inquiétudes des peuples et les défis des temps."

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François Bayrou nous confie son sentiment suite au résultat du référendum irlandais pour lequel le "non" l'a emporté. Il nous explique que le rôle de l'Europe est de protéger nos valeurs et non de les menacer et que si ce message devient enfin compréhensible, alors les peuples pourront adhérer à l'idéal européen au lieu de le rejeter. C'est pourquoi, il préconise qu'au lieu d'ignorer les questions des peuples, les responsables des pays européens les regardent en face et y répondent. 

 

A voir et à écouter en cliquant ici

18:50 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

mercredi, 11 juin 2008

Le parti du développement durable

Corinne_Lepage.jpgCorinne Lepage (Cap21) veut faire du MoDem "le parti du développement durable"

PARIS, 11 juin 2008 (AFP) - Corinne Lepage, présidente de Cap21, membre fondateur du Mouvement Démocrate, souhaite contribuer à faire du MoDem le "parti du développement durable", a-t-elle indiqué mercredi à l'AFP.

Cap 21 organise samedi et dimanche un "Congrès statutaire" à Nanterre (Hauts-de-Seine), où il accueillera tour à tour le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, et le président du MoDem François Bayrou.

"Dans le contexte actuel, je ne crois plus du tout à l'idée d'un pôle environnement au sein d'un parti. Ce sont tous les programmes politiques qui doivent être complètement revisités", a déclaré l'ancienne ministre de l'Environnement, interrogée par l'AFP.

"Je souhaite que Cap21 soit l'aiguillon du projet politique, car la chance du MoDem est d'être le parti du développement durable", a ajouté Mme Lepage, qui doit figurer parmi les vice-présidents du MoDem nommés prochainement.

Ce congrès va modifier les statuts de Cap21 pour entériner sa participation au MoDem, étant entendu que le parti écologiste garde son "autonomie programmatique et financière", même si François Bayrou est opposé aux courants.
Car Cap21 ne revendique pas une "autonomie politique" au sein du MoDem, souligne Mme Lepage. Il s'agit de "continuer à travailler sur un programme d'écologie humaniste. Cela n'a rien à voir avec d'anciens UDF qui veulent être liés à l'UMP, nous sommes à 100% sur la ligne Bayrou d'indépendance".

Avant les discours de François Bayrou et Corinne Lepage, dimanche en clôture du Congrès, un "temps fort" de ce rendez-vous sera un débat samedi soir sur le thème du "développement durable : réponse à la crise économique et financière", en présence d'intervenants extérieurs.

Doivent y participer le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, l'ex-porte-parole des Verts Yann Wehrling, l'ancien conseiller de Ségolène Royal Bruno Rebelle (ex-Greenpeace) et le député UMP François Grosdidier, opposé aux OGM.

AFP

20:52 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

samedi, 07 juin 2008

A contresens !

LA VOIX DU NORD, samedi 7 juin 2008

Les Verts du Calaisis ont du mal à digérer la réouverture de la digue aux voitures décidée par Natacha Bouchart (notre édition de mercredi).

« Nous avons relu attentivement le programme de Natacha Bouchart et n'avons trouvé nulle trace d'un éventuel retour à la circulation automobile du 15 juin au 15 septembre, période durant laquelle la précédente municipalité avait fait preuve d'innovation en interdisant les véhicules à moteur sur une partie de la digue. Pourtant, la nouvelle équipe vient de décider UNILATÉRALEMENT de rétablir cette circulation. Qu'en pense la population calaisienne ? La plage a une importance capitale pour tous et peser sur son aménagement est l'affaire de tous les Calaisiens. Pourquoi ne pas les consulter en organisant un référendum ? », proposent les Verts.

« Les Calaisiens savent qu'une digue sans voiture, c'est agréable. Abandonner ce lieu privilégié aux véhicules motorisés va ramener toutes les nuisances sonores, olfactives, visuelles que nous ne connaissons malheureusement que trop bien. Les Calaisiens savent qu'une digue sans voiture, c'est plus sûr. Entre les aires de jeux pour enfants et le sable, il faut un espace pour courir, jouer, se promener en toute quiétude. La configuration de la plage est faite pour un front de mer piéton. Ce front de mer est l'élément essentiel du tourisme à Calais. C'est la raison pour laquelle il faut l'aménager en développant les espaces verts. Certains parkings n'ont pas lieu d'être : toutes les zones de la plage sont accessibles en se garant derrière les immeubles, dans les rues parallèles à la digue Gaston-Berthe. Pourquoi une "Balad'in" n'irait-elle pas jusqu'à la plage, l'été, en circulant, elle, sur la digue, rendant ainsi inutile l'utilisation de la voiture ? » interroge le parti écologiste.

« Comparons Calais à d'autres villes côtières : ce sont les zones piétonnes qui attirent les visiteurs. Globalement, partout ailleurs, on va vers l'agrandissement de ces zones. Calais n'est pas différente. Rendons-la plus attractive ! La municipalité doit être plus audacieuse : l'avenir est aux moyens de déplacement différents, ne serait-ce qu'en raison de l'augmentation du prix du pétrole. Il est tout de même aberrant de revenir en arrière. Le front de mer était le temps d'une saison la seule zone piétonne de Calais et on la supprime ! Souhaitons simplement que cette décision plus que regrettable ne soit pas irréversible... » concluent les Verts.

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08:50 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

vendredi, 23 mai 2008

Pétrole

Pétrole - Corinne Lepage : “Cela va transformer notre vie quotidienne”
FRANCE SOIR 23/05/2008

1466051086.3.jpgPour l’ancienne ministre de l’Environnement, le pétrole cher va contraindre à vivre de manière plus saine.

FRANCE-SOIR. Quelle vont être les conséquences, selon vous, de l’incroyable hausse des cours du brut ?
CORINNE LEPAGE. Pour le moment, soyons clair, il n’y a pas de véritable solution alternative. Nous allons donc être contraints de réduire notre consommation énergétique, ce qui devrait entraîner une transformation de nos comportements et de notre vie quotidienne. Tout d’abord dans le domaine des transports. La voiture et l’essence sont devenues des produits de luxe et nous allons être conduits à les utiliser de moins en moins, par le développement du covoiturage ou l’utilisation des transports en commun. Dans le domaine de l’alimentation également : le coût des transports et celui des engrais, directement liés au pétrole, contribuent à la hausse des prix. Cela aura pour conséquence un rapprochement entre consommateurs et producteurs, un retour à une agriculture raisonnée et de saison, notamment par le développement des Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Enfin, c’est sûr, les recours aux énergies éoliennes, solaires, thermiques, géothermiques… vont se multiplier, surtout grâce aux avantages fiscaux dont ils bénéficient.

Toutes ces technologies existent aujourd’hui. Pourquoi tardent-elles tant à se généraliser ?
Car il y a manque de volonté politique criant face aux poids énormes des lobbies dans notre pays. EDF n’a, par exemple, aucun intérêt à voir se développer les éco-habitats, autosuffisant énergétiquement, et les semanciers sont liés à l’industrie du pétrole… Les intérêts économiques de ces lobbies priment sur la santé et le bien-être de la population. Mais tout cela est en train de changer, en raison de la hausse des cours. Ce que nous n’avons pas pu faire au nom de la protection de l’environnement et des humains sera réalisé pour des raisons économiques.

Finalement, la hausse du pétrole est une chance
A moyen terme, oui, puisqu’elle va nous amener à évoluer vers un mode de vie plus sain, plus respectueux de notre santé. Mais c’est un drame à court terme pour une population confrontée à une crise économique et à une diminution de son pouvoir d’achat. C’est pourquoi je suis vraiment en colère contre nos dirigeants. Car cela fait des années que nous sommes confrontés à l’urgence écologique, et des années que les experts annoncent la hausse des coûts énergétiques. Et rien n’a été fait pour nous préparer à cette situation. Au contraire, on a continué aveuglément. Aujourd’hui, c’est à la population de payer cette irresponsabilité.

Le Grenelle de l’environnement est-il pour vous une source d’espoir ?
Il l’était, mais la majorité UMP m’inquiète beaucoup. La loi sur les OGM a montré qu’elle avait cédé sous le poids des lobbies, car contrairement à ce que dit le gouvernement, ce texte n’est pas du tout « équilibré » : les députés ont autorisé la coexistence OGM-cultures traditionnelles, qui entraînera la contamination de ces dernières. On risque de vivre la même chose sur les autres volets du Grenelle.

Publié dans France-Soir du 23 mai 2008

22:53 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

vendredi, 16 mai 2008

Les Verts et Eras Metal

NORD LITTORAL, vendredi 2 mai 2008  

Les Verts et les altermondialistes s'interrogent sur l'implantation d'Eras Metal

« Les gens ne veulent pas du développement à n'importe quel prix »

1372131090.jpg Le projet Eras n'en finit pas de faire débat. Après l'Adeca, l'association de défense de l'environnement du Calaisis, qui a émis de sérieuses interrogations, c'est aux Verts et aux altermondialistes de s'interroger, avec à leur tête Catherine Bourgeois, conseillère régionale.

Cette dernière a envoyé une lettre à Natacha Bouchart et au sous-préfet de Calais pour leur faire part de ses doutes. « Le rapport de l'enquête publique n'est pas exhaustif et ne répond pas aux inquiétudes de la population. Il aurait dû dégager les points clés, les enjeux, pour qu'il puisse y avoir un vrai débat, à la place de ça, on a eu un rapport de centaines de pages très scientifiques et techniques », explique-t-elle.

Des interrogations multiples

Pour Jean Cresson, sympathisant vert, « il y aurait un périmètre de dangerosité de 200 mètres qui n'apparaîtrait pas dans le rapport. Les premières maisons sont au pied du périmètre ! » Et le terminal transmanche est à moins de 200 mètres... Les interrogations portent sur l'origine des poussières, le stockage, la manipulation, le plomb, le volume de gaz qui va être rejeté et les proportions de dioxyde, le filtrage, l'impact sur le sol et l'eau. « Le rapport dit qu'il n'y aura pas de conséquences sur l'eau vu le rapport de la Ddass. Mais j'aimerais bien le voir, moi, ce rapport de la Ddass ! », s'exclame Catherine Bourgeois.

Les Verts soulèvent aussi le problème des scories : « Le marché est saturé. Nous sommes sceptiques quant à leur valorisation. » A cela, s'ajoute le transport de ces milliers de tonnes de poussières : « Ce seront des camions dangereux, l'autoroute est déjà chargée et la rue des Garennes aussi. » Les emplois mis en avant pour justifier l'implantation d'Eras metal ne suffisent pas aux Verts. « L'emploi est une des préoccupations premières des Français, mais aujourd'hui, c'est la santé qui passe en tête dans la région. Nous avons déjà un passif industriel très lourd, avec les plus mauvais indicateurs de santé en France dûs, il n'y a plus à le démontrer. On aimerait qu'il y ait un débat avec les institutionnels, les représentants de l'usine, les habitants, les associations pour avoir des réponses. » En sus de leurs courriers, ils lancent une pétition. « Ce que nous voulons, c'est un échange pour rassurer la population, nous ne nous opposons pas à cette usine, car elle recycle des déchets, mais pas sous n'importe quelle forme et à n'importe quel endroit. Elle pourrait se faire ailleurs sur le Calaisis, plus dans la zone des Dunes que sur l'ancien site d'Umicore, concluent-ils. Les gens ne veulent pas du développement économique à n'importe quel prix. »

Chronologie

18 octobre 2007 : Eras Metal annonce l'implantation de trois fours sur l'ancien site d'Umicore. L'entreprise norvégienne a alors tout pour plaire : elle promet de créer 53 emplois, participe au recyclage de déchets et a choisi Calais pour s'installer.

Mi-décembre : une réunion a été organisée, à l'initiative du sous-préfet, réunissant les différents acteurs du monde économique et environnemental du Calaisis, pour présenter de manière plus large Eras Metal et répondre aux premières interrogations.

20 décembre : début de l'enquête publique. Elle durera un mois jusqu'au 21 janvier. C'est Luc Guilbert qui est nommé commissaire enquêteur du dossier. Beaucoup se plaignent alors des dates choisies, en période de vacances.

24 janvier : le conseil de quartier du Petit-Courgain débat longuement du cas Eras. Les interrogations se multiplient sur les nuisances à venir.

8 février : la question d'Eras Metal crée le débat au sein du conseil municipal de Calais. Jean-Marc Ben reconnaît alors : «  Eras pollue ? Oui, car toutes les industries de ce type émettent des poussières de métaux lourds. Mais elles respectent aussi une législation très contraignante. »

13 février : la CGT se mobilise à son tour sur le dossier, voulant obliger Eras à reprendre les quinze anciens salariés d'Umicore encore sans emploi, s'interrogeant sur le financement de la formation...

1er mars : l'Adeca, l'association de défense de l'environnement du Calaisis, tient son assemblée générale. Eras Metal est le dossier incontournable de la matinée. Après avoir étudié le dossier, les inquiétudes soulevées sont nombreuses.

22 mars : Robert Grislain, ancien chef d'atelier chez Courtaulds, analyse dans nos colonnes le dossier Eras. Pendant quatre matinées, il a étudié le dossier et consigner dans un cahier ses réflexions, qu'il a mises à disposition de la mairie. Pour lui, « la somme des risques est supérieure aux impacts positifs ». Notamment au niveau de la pollution de l'eau avec le rejet de 80 m³ par heure d'eau polluée par des résidus de produits chimiques et d'hydroxyde de fer de couleur rouille. « Avec le courant de jusant, les polluants passeront sous la jetée ouest, donc sur nos plages et dans nos eaux de baignades. Les rejets stagneront un certain temps dans l'avant-port. »

30 avril : les Verts tirent à leur tour la sonnette d'alarme.

Nord Littoral

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575604549.jpgNOTE:   Cette prise de position des Verts locaux vient s’ajouter aux interventions de Robert Grislain, de l’Adeca et de mes propres interpellations en ma qualité d’adjoint au maire « de l’époque ». La position des Verts me semble d’autant plus intéressante qu’elle s’accompagne de propositions réalistes  qui rejoignent les recommandations que j'avais adressées au commissaire-enquêteur et formulées au conseil municipal. J'avais en effet intégré dans la délibération mes fortes réserves: « Il me semble toutefois que les mesures de protection pour lutter contre les émissions accidentelles de poussières, tenant compte des incidents qui se sont produits dans la filiale norvégienne, doivent être renforcées pour éviter les retombées nocives d’oxydes de zinc et de ses dérivés. » Comme autres recommandations incluses dans la délibération et expressément formulées dans l’enquête publique au nom de la municipalité, j’avais fait remarquer que le choix de la voie routière nous étonnait, pour un projet devant s’inscrire dans le développement durable : « La rue des Garennes est déjà engorgée par le trafic routier qui dessert les entreprises de la ZI des Dunes et par le stationnement anarchique des poids lourds. Il n’est pas envisageable d’aggraver la situation avec l’ensemble du trafic lié à la future exploitation d’Eras Metal. D’une part, la rocade portuaire existante permet au trafic routier d’arriver sans difficulté jusqu’au site industriel, d’autre part nous recommandons d’envisager le plus rapidement possible, l’utilisation de la voie ferroviaire et les aménagements éventuels afférents, pour éviter les nuisances dans ce quartier. »

J’avais également réclamé des informations sur le périmètre P.P.I du site, ce qui était déjà la moindre des choses. En l'absence de réponse à nos questions à tous (celles de l'ancienne municipalité par mon intermédiaire et celles de l'ADECA), il semble qu'Eras Metal ne soit toujours pas en mesure de respecter les "prescriptions" mêmes de la délibération du conseil municipal du 8 février 2008. Raison de plus pour la nouvelle municipalité de remettre en cause l'avis favorable émis alors, pourtant "donné" avec des réserves très fortes. En tout cas... de demander à Eras Metal de répondre aux interpellations et recommandations municipales, qui sont toujours valables. C'est ce que je me préparais à faire si j'avais retrouvé mon poste d'adjoint à l'environnement. Je ne doute pas que le nouveau maire de Calais et son adjoint à l'environnement n'aillent pas dans ce sens aussi, sur ce dossier précis. C'est un sujet sur lequel on peut obtenir un large consensus. Il ne s'agit pas pour les écologistes de refuser Eras Metal. Mais l'absence de réponse depuis que le projet existe n'incite guère à la confiance.

Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste, ex-adjoint à l’environnement

 

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Courriel de M. Grislain

Monsieur Ben,

Par ce courriel je viens vous remercier du suivi que vous donnez à cette réunion et confirme votre investissement dans ce souci permanent qu'est l'écologie, j'y suis moi-même très attaché et ne développe pas le syndrome du râleur et du « toujours non », mal français qui annihile toute progression, mais le remplacement d'une usine polluante par une autre usine polluante de doit pas être systématique et irrévocable.

Le désenclavement de Calais par le réseau autoroutier devait apporter à notre ville un atout de développement qui jusqu'à ce jour piétine ou détruit notre environnement.   

Pour votre information et en ce qui concernent les rejets d'eau ( 80m3/h ) dans le bassin Ravisse, il y a eu, je pense vers 1979, une émission spectaculaire de colorant concentré rouge par l'usine Courtaulds SA dans la rivière neuve, ce qui a pollué l'arrière-port et ce jusqu'à la sortie des jetées. Ce qui a permis de voir sans conteste que le courant fait bouchon à certains moments de la marée et induit des contre-courants qui répartissent les eaux dans l'ensemble du port sans pouvoir sortir de celui ci. Je vous invite, Monsieur Ben, à faire une recherche sur cet accident qui prouve que les rejets pollués et de couleur rouille de la société ERAS ne seront pas anodins, stationneront dans le port jusqu'à pleine mer et que notre plage sera immanquablement touchée au moment de la renverse des courants. En effet, sur le jusant, ces courants s'orientent d'est en ouest. Naturellement je suis à votre entière disposition si vous en exprimiez le souhait, pour vous aider à retrouver les coupures de journaux de l'époque ou d'autres précisions auprès de personnels de cette entreprise.

En tous cas, je vous remercie. Monsieur Ben, d'apporter autant de sérieux dans votre mandat et dans un domaine qui est vital pour notre société, l'Ecologie

Robert GRISLAIN

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mercredi, 14 mai 2008

Rejet texte OGM: nouveau gros couac dans la majorité

Revers cinglant pour Sarkozy et sa majorité

Par Souk CHANTHALANGSY AFP - Mardi 13 mai

PARIS (AFP) - Le gouvernement de Nicolas Sarkozy et sa majorité ont subi mardi un revers cinglant à l'Assemblée avec le rejet inattendu du texte sur les OGM, sur un point de procédure, avec une seule voix d'écart, par les députés alors que tous s'attendaient à un vote définitif sans encombre.

Un coup de tonnerre a secoué l'hémicycle juste avant 18H00, alors que les députés votaient, dans une indifférence quasi-générale, sur la question préalable plaidée avec fougue par le député PCF André Chassaigne, à l'occasion de la deuxième lecture de ce texte très controversé.

Ni le ministre, Jean-Louis Borloo (Ecologie), ni sa secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet, ni le rapporteur, Antoine Herth (UMP), n'avaient voulu s'exprimer au sujet de la motion PCF, laissant la parole à l'orateur UMP Marc Laffineur.

L'annonce du vote de la motion de procédure par 136 voix contre 135 a douché la droite, tandis que les élus de gauche exultaient et applaudissaient durant plusieurs minutes. Le leader altermondialiste José Bové était debout dans les tribunes du public.

Des cris de joie montaient des abords du Palais-Bourbon, où étaient rassemblés des centaines de manifestants anti-OGM, après un "pique-nique sans OGM" sur l'esplanade des Invalides.

Le Premier ministre, François Fillon, a très vite annoncé la convocation de la Commission mixte paritaire (CMP composée de sept sénateurs et sept députés, majoritairement de droite) pour soumettre à nouveau le texte "au vote des deux chambres".

Le PS a aussitôt réclamé une audience à Nicolas Sarkozy pour demander que le gouvernement ne "passe pas en force" en représentant le même texte.

Le ministre Roger Karoutchi (Parlement) a déclaré en soirée à l'AFP que la CMP se réunirait "mercredi après-midi".

Le vote des conclusions de cette CMP dans chacune des deux assemblées, synonyme d'adoption définitive du texte, devrait intervenir "dans les semaines à venir", "bien avant fin juin, si possible même avant fin mai", a-t-il précisé.

Le dernier texte, rejeté via une motion de procédure, était la proposition de loi sur le PACS le 9 octobre 1998. En raison de son origine parlementaire, la gauche "plurielle" de l'époque avait dû présenter un autre texte.

Mardi, à l'ouverture des débats, rien ne laissait présager une telle issue.

"Ce texte est fidèle aux engagements du Grenelle malgré tout ce que j'ai pu entendre dire (...) Nous disposons d'un cadre juridique d'une totale cohérence", s'était réjoui Jean-Louis Borloo.

La gauche poursuivait sa stratégie pour "que ce débat ne passe pas inaperçu" et que ce texte "néfaste" ne soit adopté "en catimini".

Après le rejet d'une première motion de procédure PS (exception d'irrecevabilité), c'est André Chassaigne (PCF) qui a défendu, avec succès, "la question préalable".

M. Chassaigne s'était déjà fait connaître en faisant adopter en première lecture un amendement -salué comme une "victoire" par la gauche et les anti-OGM- stipulant que "les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées « sans OGM » et en toute transparence".

Le texte OGM compte parmi ses mesures phare les règles de "coexistence" entre cultures OGM et sans-OGM et l'institution d'un "délit de fauchage".

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Rejet surprise du texte OGM

OGM

Le projet de loi sur les OGM a été rejeté à l'Assemblée grâce à une motion de procédure PCF

NOUVELOBS.COM | 13.05.2008

L'adoption surprise à une voix près (136 contre 135) d'une motion de procédure PCF défendue par André Chassaigne, a entraîné automatiquement la fin de l'examen du texte. Le gouvernement a immédiatement convoqué une commission mixte paritaire Sénat-Assemblée afin de soumettre un nouveau texte au vote des deux chambres.

Coup de théâtre au Palais-Bourbon. Les députés ont adopté mardi après-midi 13 mai une question préalable déposée par le Parti communiste sur le projet de loi sur les OGM, signifiant le rejet du texte en deuxième lecture.1683318580.jpg

La motion de procédure a été adoptée par 136 voix contre 135 lors d'un vote solennel, en raison d'une présence insuffisante des députés UMP dans l'hémicycle et de l'abstention de deux membres de la majorité.
Sur les 316 membres du groupe UMP, seulement 130 étaient présents au moment du vote. Un député UMP, François Vannson, et le Nouveau centre François Rochebloine se sont abstenus. Les 136 députés socialistes, communistes et Verts présents ont voté la question préalable.
La gauche a salué l'adoption de la motion de procédure par une explosion de joie.

"Clairement et sèchement"

"Le gouvernement a été battu clairement, sèchement, sur un sujet qui préoccupe les Français. Quand on veut mépriser l'opposition on finit par le payer, c'est ce qui vient de se passer", s'est réjoui le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault.

"Aujourd'hui, la majorité paie très cher le prix de son obstination", a renchéri le député Vert Noël Mamère. "Cette majorité va être obligée de revoir sa copie, arrêter des procédures d'urgence et des discussions escamotées, revenir avec un texte qui respecte les engagements du Grenelle de l'environnement".
Son collègue François de Rugy a salué dans un communiqué la "victoire historique d'une majorité de députés contre le passage en force du gouvernement et de l'UMP en faveur des multinationales fabriquant des OGM". Pour lui, "ce vote est un vote de résistance aux pressions économiques et financières effectuées par les grands groupes de l'agrochimie".

Pas lieu de débattre

Cette question préalable votée à la surprise générale signifie qu'il n'y a pas lieu de débattre sur le texte.
Le projet de loi sur les OGM n'est toutefois pas enterré. François Fillon a en effet immédiatement décidé de convoquer la Commission mixte paritaire Sénat-Assemblée pour soumettre à nouveau le texte "au vote des deux chambres", selon un communiqué de Matignon.

"A la suite de l'adoption d'une motion de procédure à l'Assemblée nationale, le Premier ministre François Fillon a décidé mardi, comme le prévoit la Constitution, de convoquer la Commission mixte paritaire afin d'arrêter le texte relatif aux organismes génétiquement modifiés qui sera soumis au vote des deux chambres du Parlement", indique ce communiqué. (avec AP, AFP)

 

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samedi, 10 mai 2008

Ca bouge ?

113509230.gifLes Verts discutent d'une alliance "Cohn-Bendit - Hulot - Bové"

LE MONDE | 10.05.08

Assurés par leurs résultats aux municipales et le nombre d'élus obtenu, les Verts pensent déjà aux alliances pour les Européennes. Un appel lancé sur le Net par les amis de Noël Mamère a été adressé à Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Nicolas Hulot pour qu'ils acceptent de mener ensemble une liste de rassemblement des écologistes en 2009. Une façon de reconnaître que les porte-drapeaux les plus populaires se situent en marge (Daniel Cohn-Bendit) ou en dehors (Nicolas Hulot et José Bové) des Verts.

Le frère de Daniel Cohn-Bendit, Gabriel, avait déjà tenté, au lendemain du deuxième tour des municipales, d'appeler les écologistes de "toutes tendances" à s'unir pour la prochaine échéance électorale. Mais les contours de l'alliance dessinée étaient plus larges puisqu'ils incluaient des figures du MoDem ou de l'UMP telles Nathalie Kosciusko-Morizet comme des socialistes.

Ce nouvel appel veut parvenir à un rassemblement "dénué d'ambiguïté", une démarche "dans la clarté", sans faire abstraction "des impasses du libéralisme". En clair, une liste écolo mais à gauche. Le texte salue ainsi la déclaration de Nicolas Hulot dans Le Journal du dimanche du 30 mars, estimant : "C'en est fini du libéralisme." "C'est une véritable opportunité de dépasser les clivages sans faire du "ni-ni"", explique Bernard Jomier, initiateur de l'appel.

A l'intérieur du parti écolo, les signatures affluent des fédérations mais deux courants semblent encore sur la réserve. La gauche emmenée par Martine Billard et surtout les "voynetistes", jusqu'alors plus tentés par le projet de "confédération de la gauche" proposée par François Hollande.

La secrétaire nationale Cécile Duflot, elle, reste dans l'expectative, trouve "l'idée intéressante" mais ne veut pas "d'un coup de marketing".

Noël Mamère voit dans cette initiative l'opportunité de "sortir les Verts de leur carcan". "Si on rate cette occasion, on aura du souci à se faire pour notre avenir", insiste le député de la Gironde. Denis Baupin est sur la même longueur d'onde : "Il y a aujourd'hui suffisamment de convergences entre Hulot, Bové et Cohn-Bendit pour avancer vers un parti écolo", affirme l'adjoint au maire de Paris. Les deux ont réussi à convaincre Yves Cochet, du courant Urgence écolo : "Il faut juste que, cette fois-ci, Hulot s'engage vraiment", relève le député de Paris.

C'est en effet la grande inconnue. "DCB" a déjà fait savoir qu'il en serait "s'il émerge quelque chose qui dépasse les Verts français". José Bové, qui avait soutenu les Verts à Paris et Lille en mars, se dit "plutôt d'accord" avec l'initiative. Reste Nicolas Hulot : son entourage multiplie rencontres et discussions mais l'animateur ne semble pas prêt à se décider.

Silvia Zappi  

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mercredi, 16 avril 2008

L'association Opale Ecologie réagit contre l'arrachage d'arbres

Sept arbres menacés par sept places de parking

Nord Littoral, mercredi 16.avril 2008

522755071.jpgL'association Opale Ecologie a fait circuler une pétition et a recueilli 300 signatures auprès des riverains de la rue de Valmy et du quai du commerce.

Elle dénonce la destruction de l'îlot de verdure de la rue de Valmy (à proximité de l'entrée des urgences) qui est de surcroît agrémenté de sept arbres.

« Un quartier saturé par les voitures »

Le président de l'association calaisienne, Marc Pélabon s'insurge : «L'hôpital de Calais va détruire ces arbres qui sont en excellente santé pour implanter sept places de parking à leur place, sans bien sûr les remplacer. Un nombre de places qui est dérisoire dans un quartier déjà saturé par les automobiles. Le comble est que l'hôpital de Calais va bientôt déménager et que ces quelques places ne lui serviront plus d'ici quelques temps».

La destruction de ces arbres ne va en rien améliorer la capacité d'accueil automobile de ce quartier plus que saturée.

Une lettre de détresse a été envoyée vendredi au directeur du centre hospitalier de Calais ainsi qu'à Natacha Bouchart, maire de Calais, afin de les interpeller sur cette situation délicate. Dans un contexte de politique de développement durable, la destruction de cet îlot de verdure est indéfendable pour ces écologistes et tous espèrent pouvoir laisser la vie sauve à ces puits d'oxygène, en sous effectif dans ce secteur de la ville

Fabrice ALLEMAND

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Un parking contre des arbres : les riverains de l’hôpital s’y opposent

La Voix du Nord - Edition du mercredi 16 avril 2008

    MOBILISATION     

171141713.2.jpgUn parking doit être construit rue de Valmy, sur le côté de l’hôpital, afin d’accueillir les patients du nouveau scanner. L’association Opale écologie a recueilli 300 signatures qui dénoncent l’abattage de sept arbres nécessaires à cette construction.

Abattre des arbres dans un contexte de santé publique, c’est un peu paradoxal, il faut l’avouer. « On va remplacer ces puits d’oxygène par un parking d’honneur posthume », constate Marc Pélabon, président de l’association Opale écologie qui défend l’environnement, les piétons, les cyclistes et les handicapés. Leur action s’inscrit dans une lutte contre la pollution. « Dans quelque temps, un nouvel hôpital va voir le jour, ailleurs. Pourquoi remplacer ces sept arbres par autant de places de parkings dans cet espace déjà saturé de véhicules ? », s’interroge Marie-France Clipet, de l’association Opale écologie. Difficile de trouver une place dans le quartier et ce, «  quelle que soit l’heure », témoigne Claire, venue rendre visite à un proche hier soir. « De toute façon, je ne sais pas si avec sept-huit places en plus ça changera quelque chose au problème. » Ces fervents défenseurs de la nature ont fait circuler et signer une pétition : plus de 300 personnes du quartier et de l’hôpital ont estimé qu’abattre ces jeunes arbres était une hérésie. « Nous avons interpellé le maire et le directeur de l’hôpital à ce sujet. Nous attendons une réponse et une solution positive. »

L. R.

Photo LA VOIX DU NORD

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samedi, 12 avril 2008

Retour sur le conseil municipal dans la presse

La Voix du Nord 12/04/2008

CONSEIL MUNICIPAL (SUITE)
Le cadeau de Natacha Bouchart : trois semaines de parking gratuit

1633916256.jpgLe premier conseil municipal de Natacha Bouchart s’est achevé jeudi, à 23 h. À l’ordre du jour, des dossiers chauds comme le périmètre du stationnement payant et le point d’accueil de jour des migrants, ont vivement animé les débats entre la nouvelle municipalité et l’opposition.

Stationnement payant

La mesure phare de Natacha Bouchart pendant la campagne figurait bien à l’ordre du jour du conseil municipal, en huitième place, au chapitre des finances. Sans surprise, Jacky Hénin s’est opposé à la délibération. D’autres conseillers de l’opposition ont préféré s’abstenir. La modification a été adoptée par la majorité municipale, exceptée par le premier adjoint, Philippe Blet, absent lors du vote. La raison, d’ordre juridique, est que ce dernier avait déposé une plainte au tribunal administratif en 2005 quand Jacky Hénin a lancé la nouvelle zone. Il y a une semaine, l’élu retirait sa plainte. Mais pour ne pas bloquer le vote, le premier adjoint s’est abstenu. « Mais je soutiens pleinement cette délibération », a-t-il précisé.

Nouveau périmètre.- D’un vote à main levée, Natacha Bouchart a mis fin au périmètre de Jacky Hénin et aux abonnements. Et instaure une seule zone au tarif unique, et le 1/4 d’heure gratuit, pour les rues ou portions de rues suivantes : boulevard Gambetta, rue Antoine-Bénard, rue Darnel (entre la rue Antoine-Bénard et le boulevard Pasteur), boulevard Pasteur, rue des Fontinettes (de la place d’Alsace à la rue de Chantilly), boulevard La Fayette, rue du Commandant-Mangin, boulevard et pont Jacquard, parking de la gare centrale, rue Royale, voie ouest de la place d’Armes, rue de la Mer. Le parking de la mairie sera gratuit. La nouvelle tarification augmente : elle passe à 0, 50 E pour 1/2 heure (contre 0, 20 E avant), 1  E pour 1 h, 1, 50 E pour 1 h 30 et 2 E pour 2 h. Pendant trois semaines à partir d’hier, le temps de régler les horodateurs, « le stationnement sera gratuit. » Malgré quelques tergiversations, la maire a fini par lâcher la bonne nouvelle. « Le montant des pertes s’élève à 750 000 E », a lancé Jacky Hénin qui a refusé de participer au vote. « Les pertes seront de 400 000 E et nous rognerons sur le budget communication » a rétorqué Natacha Bouchart.

Point d’accueil des migrants

Autre promesse, moins réjouissante pour les réfugiés et les associations qui leur viennent en aide : le projet du point d’accueil de jour, porté par l’ancienne municipalité, ne sera pas réalisé. Raison invoquée ? « L’illégalité du dossier », qui devait être construit sur la zone Marcel-Doret. La décision, radicale, a fait naître des réactions au sein de l’opposition. « C’est quand même de misère humaine dont on parle », a lancé Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste. Et ce dernier d’interroger la maire : «  Le conseil des migrants que vous avez prévu aura-t-il pour mission de travailler à un projet humanitaire alternatif ? » La question a été laissée en suspens par la maire, qui a précisé que le conseil des migrants sera évoqué lors du prochain conseil municipal.  •  

Règlement : les affaires extérieures à la ville exclues du conseil municipal

Dans son discours d’installation, Natacha Bouchart a souhaité que « la vie de cette assemblée, qu’est le conseil municipal, soit propice au travail et profitable aux Calaisiens, c’est-à-dire que le débat démocratique se gère sans débordement et dans le respect absolu des personnes. » Ce qui précède laisse présager ce qui suit. « Pour que nous puissions mieux nous concentrer sur les dossiers communaux, je vous proposerai une modification du règlement intérieur afin d’ajouter une clause pour exclure des débats tous questionnements étrangers à la gestion de notre ville, et, en particulier, pour écarter les projets de motions, qui fleurissent régulièrement, parfois avec de bonnes intentions, mais détournent notre attention sur les quatre coins de la planète alors qu’il y a tant à faire chez nous. » Jean-Marc Ben, conseiller écologiste de l’opposition, n’a pas manqué de réagir en évoquant le Tibet, au centre de l’actualité, « qui a besoin de soutiens extérieurs. » Et l’élu d’espérer « qu’on ne décrochera pas le drapeau tibétain qui flotte à l’entrée de la mairie. » À l’époque, la mairie s’était engagée dans la campagne européenne en faveur de l’autonomie du Tibet.

Pas d’opposition à la CAC

Natacha Bouchart a décidé, de plein droit, qu’aucun élu de l’opposition ne siégerait à la communauté d’agglomération du Calaisis.

Elle s’y attendait. Avec cette décision, sans appel, Natacha Bouchart s’est attirée les foudres des membres de l’opposition. « Vous avez un sens de l’ouverture très étriqué. Notre commission n’a pas de place à la CAC. Les Staliniens ne sont pas forcément là où on le croit », a jugé Jacky Hénin, glissant à l’intéressée un « trouillarde » vengeur.

Les 26 élus de la majorité municipale qui siégeront à la communauté d’agglomération du Calaisis sont : Philippe Blet, Natacha Bouchart, Antoine Deguines, Emmanuel Agius, Jean-Pierre Bonvarlet, Paméla Bourigeaud, Patrice Cambraye, Marie-Claire Chatozlu, Brigitte Clerbout, Jacqueline Dewet, Michèle Ducloy, Manuel Duquesnoy, Patrick Dusautoir, Christophe Fruleux, Gérard Grenat, Éliane Huleux, Bernard Lelièvre, Philippe Mignonet, Pascal Pestre, Sylviane Petit, Marcel Pidou, Fabrice Pouamer, Michel Rouyer, Olivier Seiller, Ouiza Souibes, Vendel Cathy.

PAR ARIANE DELEPIERRE

PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET                                                                                                                                     

22259156.jpgJOURNAL DU 11 AVRIL 2008
sur CALAIS TV

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mardi, 08 avril 2008

Le conseil municipal est reporté à jeudi

Les raisons d'un report du conseil

Nord-Littoral, mardi 08 avril  2008

113496883.2.jpgLe premier conseil municipal de l'ère Bouchart devait se dérouler ce soir à partir de 19h00. Il est reporté à jeudi, même heure, même lieu, la salle du conseil l'hôtel de ville de Calais.

L'opposition parle déjà de désorganisation, le cabinet du maire rétorque : « Nous préférons que les élus aient tous les documents en main avant ce conseil municipal. » Et ce n'était pas le cas.

Les délibérations en retard

Pour Claude Demassieux, si les convocations ont bien été envoyées dans les temps, soit cinq jours avant la réunion d'aujourd'hui, par contre, le bureau central n'a pas eu le temps d'y adjoindre toutes les délibérations : « Natacha Bouchart a assez râlé quand elle était dans l'opposition quand elle n'avait pas les délibérations en temps et en heure. Et elle ne veut pas utiliser les mêmes pratiques. C'est dans ce souci de transparence que le maire de Calais a pris la décision de repousser le conseil municipal. » explique Claude Demassieux, le directeur de cabinet. Cette décision permettra aussi d'annuler tous les recours que certains leaders de l'opposition ne manqueraient pas de faire.
Du côté des socialistes, on n'en est pas à l'heure des recours. Mais Charles François se dit étonné par ce report : « Je trouve que cela fait désordre. » Le responsable du groupe PS ne veut pas s'étendre sur les raisons : « Je préférerais savoir combien de postes nous aurons dans les commissions pour présenter des noms... Si nous l'apprenons le jour du conseil, les opérations de vote seront interminables... On va y passer la nuit. » Charles François se demande aussi
« où en est l'opposition ? » Les contacts entre les partis seraient nuls, ce que confirme d'ailleurs Jean-Marc Ben pour les écologistes : « Nous n'avons pas de nouvelles des autres composantes de notre groupe d'opposition. » Le conseiller municipal de l'opposition écologiste aimerait créer un groupe avec la MRC, Caroline Matrat-Maenhout et le radical Alain Mascret. Il ne sait pas si c'est encore d'actualité.
Jean-Marc Ben regrette lui aussi de ne pas savoir combien de postes seront réservés à l'opposition : « J'ai pris les devants, j'ai envoyé un courrier au maire pour lui signifier les commissions qui m'intéressaient. »
La mise en place de ce tout nouveau conseil est vraiment difficile... À tous les niveaux !

Philippe HENON

Nord Littoral

 

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mardi, 01 avril 2008

"Le Grenelle n'est pas l'alpha et l'oméga de la révolution écologique"

Reuters 

Nicolas Hulot veut un autre modèle de développement

854140558.jpgPARIS (Reuters) - Nicolas Hulot estime que "c'en est fini du libéralisme" et appelle à une remise en cause radicale de notre modèle de développement.

Dans une interview au Journal du dimanche, l'initiateur du pacte écologique élargit pour la première fois sa réflexion aux domaines économiques et sociaux et demande aux députés de ne pas tirer le Grenelle de l'environnement vers le bas.

"En même temps, le Grenelle, ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la révolution écologique. Juste un joli et nécessaire rattrapage pour que la France puisse être audible au moment ou elle va prendre la présidence de l'Union européenne et doit être prête à amener ses partenaires sur le terrain des réformes", dit-il.

Nicolas Hulot dit attendre beaucoup de l'Europe qui "doit jeter des actes politiques forts, en terme de fiscalité notamment."

"Maintenant, avec les nouveaux moyens de communication, vous ajoutez à la misère un élément explosif qui est l'humiliation. La construction de l'Europe se doit de prendre cela en compte. Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C'en est fini du libéralisme", explique-t-il.

L'écologiste se dit ainsi séduit par le Vert Daniel Cohn-Bendit et Olivier Besancenot, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire et estime qu'il "ne faut plus dissocier les mots écologie, social et humanitaire."

"Tout cela est en train de se combiner. On a tous l'obligation de répartir la richesse. Pour cela, il faut trouver des mécanismes innovants", dit-il.

Il confirme enfin avoir déconseillé au président Nicolas Sarkozy de faire entrer Claude Allègre au gouvernement en raison des positions de l'ancien ministre socialiste sur le réchauffement climatique. "Moi, je me contente de donner mon avis si on me le demande. Après, c'est un choix politique", précise-t-il.

Gérard Bon

 

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Grenelle de l'Environnement

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Tribune dans Le Monde

Les 268 mesures adoptées en octobre­ 2007 doivent être mises en œuvre au plus tôt par le Parlement, estiment les représentants des quatre collèges qui ont participé aux côtés de l'Etat au Grenelle de l'environnement – collectivités territoriales, ONG, employeurs et syndicats.

Retour au Grenelle de l’environnement

Les histoires de nos organisations sont singulières, nos cultures différentes, nos intérêts parfois divergents. Nous représentons pour partie la diversité de la société française, ses richesses et ses complexités. Mais nous avons un point commun et il est essentiel : nous appartenons à la même communauté humaine et à la même planète. Ensemble, dans le Grenelle de l’environnement, dans un effort d’écoute et de dialogue démocratique, appuyés sur l’expertise et l’expérience des uns et des autres, nous sommes parvenus au même diagnostic : la gravité des enjeux écologiques menace de déstabiliser notre économie, de dégrader nos relations sociales et de nuire irréversiblement aux générations futures. Nous sommes à présent sous une contrainte de temps majeure. Il nous faut réagir sans plus attendre.

Chacun à notre façon, nous nous sommes engagés totalement et sans réserve dans cette démarche. Nous avons laissé nos préjugés à la porte, abandonné nos postures, revisité nos certitudes afin de nous concerter sur les remèdes possibles et les réformes nécessaires. Nous le redisons ici avec solennité, au delà des aléas politiques et des conjonctures partisanes : le bien commun et l’intérêt collectif sont en jeu. Ce défi appelle de nouvelles attitudes et oblige à un choix de société. Il n’y a rien de plus pressant que de garantir à tous un avenir durable.

C’est dans cet esprit que nous avons travaillé ensemble pour que le Grenelle de l’environnement marque une rupture dans le laisser aller d’un mode de développement qui brûle ses vaisseaux ; et pour qu’il ouvre en même temps des pistes constructives vers de nouvelles façons de produire, de consommer, de se déplacer, d’innover, de se nourrir, de se loger, d’organiser le territoire, de respecter la nature et, in fine, de vivre ensemble. Autrement dit, cette réflexion ne se limite pas à des mesures écologiques ; elle porte un véritable projet de société.

Les mesures adoptées par la table ronde finale du Grenelle de l’Environnement à l’automne dernier visent à répondre aux priorités les plus urgentes. Elles sont sans doute encore insuffisantes et doivent être améliorées dans un processus permanent de réformes négociées, dans le cadre d’autres Grenelles. Certaines peuvent apparaître difficiles. Mais, pour nous, il n’y pas d’alternative. Si les 268 mesures adoptées fin octobre ne sont pas mises en oeuvre résolument, si ce signal pour une profonde mutation n’est pas envoyé, vite, force sera alors de constater que nous aurons consenti à perpétuer les erreurs du passé, avec des conséquences économiques et sociales désastreuses.

Chaque jour apporte la confirmation que, loin de se résorber, la crise des ressources naturelles, de la biodiversité et des équilibres climatiques s’aggrave. La forte hausse (qui pourrait prendre des formes vertigineuses) du prix du pétrole et du gaz comme celle des produits alimentaires sont des révélateurs puissants qui commencent à exercer leurs ravages sur les catégories sociales les plus exposées. Malgré les initiatives des collectivités territoriales et des entreprises, malgré la prise de conscience et la mobilisation des organisations professionnelles et syndicales, quelles que soient les innovations technologiques, en dépit aussi des efforts individuels et des progrès collectifs, la ligne de front recule. Nous ne nous situerons pas à hauteur des enjeux en agissant à la marge, par des adaptations sectorielles et ponctuelles. Il faut anticiper sur une autre logique et c’est bien l’esprit des négociations du Grenelle. Elles invitent chacun - politiques, administratifs, entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, ingénieurs, chercheurs, syndicalistes, acteurs sociaux et associatifs, citoyens - à exercer sa responsabilité, au niveau qui est le sien, pour inverser la tendance. Soyons au rendez-vous !

Voilà pourquoi il nous apparaît crucial de revenir au plus tôt au Grenelle pour en faire une priorité politique. Or, ces derniers temps, un sentiment d'enlisement et d'essoufflement de la dynamique s'est fait jour parmi les acteurs du Grenelle. Des tentations de retour en arrière s'expriment ici et là. Des pressions s'accumulent. Des questions essentielles comme celle des financements ne sont toujours pas abordées. Certes, l’administration a sa feuille de route et elle travaille à rendre opérationnelle la plupart des mesures décidées. Certes, le Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable est renforcé dans ses attributions et il s'attache positivement à porter les mesures du Grenelle. Mais rien de suffisant ne s'est encore traduit en actes et les résultats se font attendre. De notre point de vue, les engagements du Président de la République pris à l'issue du Grenelle sont toujours d'actualité mais force est de constater qu'ils sont absents des récentes déclarations du gouvernement. Il est donc urgent de reprendre la main, d'accélérer le pas, de refuser les dilutions, de bousculer les habitudes.

C’est maintenant aux élus de la Nation, lors de la session d’avril de l’Assemblée nationale et du Sénat, qu’il revient de s’impliquer. Une loi d’orientation reprenant les principaux choix arrêtés lors de la table ronde finale va leur être soumise de même que toute une série de mesures concernant de nombreux aspects de la vie quotidienne de nos concitoyens. Les députés et les sénateurs sont, à leur tour, placés devant leurs responsabilités. Elles sont immenses. Dans la suite de l’élan impulsé avec les principaux représentants de la société civile et des forces vives du pays, nous attendons d’eux qu’ils encouragent et renforcent le mouvement vers l’absolue nécessité du changement de société que le Grenelle de l’environnement préconise. 

La France va accéder prochainement à la présidence de l’Union européenne au moment où des dossiers décisifs vont être discutés. Elle a fait connaître, par son gouvernement, sa volonté de faire de l’impératif écologique sa priorité. Avec un Grenelle de l’environnement effectivement mis en application à l’échelle nationale, il est évident que sa crédibilité et ses propositions s’en trouveraient renforcées au niveau continental.n

Signataires
Syndicats : Marcel Grignard (CFDT), Jean-Frédéric Dreyfus (CFE-CGC), Bernard Ibal (CFTC), Bernard Saincy (CGT).
Collectivités territoriales : Marc Censi (Assemblée des communautés de France), Claudy Lebreton (Assemblée des départements de France), Jacques Pélissard (Association des maires de France), Jean-Jacques Queyranne (Assemblée des régions de France).
Employeurs : Guillaume de Bodard (CGPME), Jean-Pierre Clamadieu (Medef).
ONG : Claude Bascompte (Amis de la Terre), Allain Bougrain-Dubourg (LPO), Claude Dumont (WWF), Sébastien Genest (France Nature Environnement), Nicolas Hulot (FNH), Yannick Jadot (Greenpeace), Hubert Reeves (Ligue-ROC), Nadir Saïfi (Ecologie sans frontière).

Tribune publiée dans Le Monde

 

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lundi, 24 mars 2008

Nord-Littoral

L'opposition est formée de onze élus

Une opposition scindée en trois

dimanche 23.03.2008

Les "déchus" sont arrivés en ordre dispersé, s'installant le visage crispé sur les deux dernières rangées réservées aux conseillers municipaux de l'opposition, une place à laquelle ils n'étaient pas habitués.
1425134085.jpgA l'appel des candidats au poste de maire, Jacky Hénin prend la parole. « Je m'abstiendrai de tout discours polémique, qui n'aurait d'autres résultats que d'opposer des camps. Etre démocrate, c'est en permanence, quel qu'en soit le coût, respecter le choix des électeurs. La victoire, comme la défaite, à la vue des chiffres, est indiscutable ! En votant majoritairement pour la liste UMP, la majorité des exprimés a souhaité être dirigés par une nouvelle équipe. C'est à cette majorité et à elle seule qu'il revient de désigner ses représentants, c'est pourquoi nous ne présenterons pas de candidats, ne participerons pas aux opérations de votes destinées à promouvoir des femmes et des hommes dont nous ne partageons pas les idées.
 » Il en a profité également pour remercier « les 14 723 Calaisiennes et Calaisiens qui en votant pour la liste que je conduisais auraient souhaité continuer à emmener Calais vers l'avenir. Je veux leur dire simplement que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais aussi et surtout que la vérité d'un jour n'est pas la vérité de toujours ! Le résultat des élections dans des villes comme Dieppe ou encore Argenteuil viennent égayer la réalité de mon propos. Le plus dur reste maintenant à faire pour ceux qui arrivent aux affaires municipales, tenir, dans le respect des engagements pris. Rendez-vous dès mardi pour la reconquête, mais surtout rendez-vous dans six ans pour assister à la défaite de l'équipe en place et donc à notre victoire. » Sifflets dans le public, scandant le nom de Bouchart et même "Jacky à l'ANPE".
Place ensuite au vote pour l'élection du maire et des adjoints. Sans surprise, les onze membres de l'opposition se sont abstenus. Mais Gisèle Cocquerelle, Jean-Marc Ben et Gilles Cocquempot ont tout de même applaudi l'élection du nouveau maire. Alain Mascret jette un coup d'oeil à Jacky Hénin pour voir s'il doit applaudir ou pas.
Lors des discours des adjoints nouvellement élus, des sourires sarcastiques se dessinent sur certains visages de l'opposition.
Sitôt la séance levée, les élus de l'opposition quitte rapidement la salle. Nicole Lheureux, qui a paru outré par certains propos tenus, ne souhaite faire «  aucune réaction ». Tout comme Alain Mascret, du parti radical de gauche, qui se « positionnera dans un groupe rassemblant les minorités ». Jean-Marc Ben, des Ecologistes du Calaisis, confirme « la constitution d'un groupe d'opposition qui regroupera le MRC, le PRG et les écologistes. Je vois l'opposition de façon constructive. De toute façon, on ne peut pas faire autrement. J'ai des regrets et beaucoup d'interrogations sur ce que l'on fera de l'environnement. » Caroline Matrat est plus expansive : « Il va falloir travailler beaucoup pour observer et critiquer utilement. Je ne crois pas à la démarche d'ouverture. Ça ne peut pas se réaliser, ça sera une politique de droite. Notre rôle, c'est de résister, par rapport à nos idées de gauche clairement ancrées dans nos esprits. A la différence de ce qui a pu se faire, nous voulons une opposition critique, constructive, dynamique et intelligente.
 » « Chacun doit maintenant prendre ses marques », conclut Patrick Allemand, qui est d'ores et déjà « candidat aux commissions du développement économique et à l'urbanisme. Il faut désormais qu'on s'organise. »

Nord Littoral

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vendredi, 07 mars 2008

L'analyse de Nord-Littoral avant l'élection de dimanche

407102035.jpgSix listes sont présentes à Calais

Questions autour du premier tour

Six candidats au départ du premier tour, combien seront encore en lice dimanche soir ? Dimanche, les électeurs calaisiens auront à choisir entre six listes, comme en 2001. Avec deux nouveaux : la LCR et le FN. La liste sortante part favorite tandis que la liste d'ouverture veut créer la surprise.

Que vont faire les socialistes ?

Pas facile d'être un sympathisant socialiste à l'aube des élections municipales... Que faire ? Le choix peut se porter sur la liste officielle de la gauche unie, estampillée du logo de la rose. Tout en sachant que le PS n'aura ni la mairie, ni la CAC, que leur nombre d'adjoints ne sera pas supérieur à 2001 (6 postes) et que leur présence sur la liste n'est pas majoritaire (16 places contre 20 au PC). Avec toujours cette question : le PS saura-t-il mieux se faire entendre lors du prochain mandat ? Ils jurent que oui, mais la réponse n'interviendra qu'au fil du temps.
Autre voie possible, suivre le dissident Philippe Blet sur la liste d'ouverture populaire et sociale conduite par Natacha Bouchart. Ceux du PS qui ont des boutons rien qu'à prononcer le mot droite n'iront pas. Par contre, ceux qui veulent faire payer au PS local sa non présence au premier tour risquent d'être tentés. Tout comme le seront ceux qui ne veulent plus d'une gestion communiste de la ville. Car sur cette liste, si la mairie ira à l'UMP et Bouchart, la présidence de la CAC sera socialiste, avec Philippe Blet.

L'imbroglio Vasseur

Il reste enfin les autres, qui s'abstiendront ou qui pourront se tourner vers des listes d'extrême-gauche, comme la LCR. Dans tous les cas, les électeurs socialistes ont l'une des clés de ce premier tour entre leurs mains. L'an dernier, le PS a remporté haut la main les élections présidentielle et législatives. Leurs voix seront plus qu'importantes.
Enfin, il y a la confusion Philippe Vasseur. Le conseiller général s'est battu contre Cocquempot, puis contre Hénin et le PC et a milité et travaillé pour une liste autonome. Résultat : salto arrière et présence sur la liste commune PS-PC-PRG-MRC. Une position mal comprise par de nombreux socialistes. Et qui pourrait se retourner contre les socialistes.

Quel rôle des écologistes ?

En 1995, les Verts emmenés par Jean-Marc Ben font un bon score et s'imposent au second tour sur la liste de gauche conduite par Jean-Jacques Barthe. Derrière s'en suivront des réalisations (tri sélectif, déchetteries,...). En 2001, Ben est présent dès le premier tour sur la liste d'union en tant qu'alternatif. Les Verts présentent Patrice Bonay et font encore plus de 6 %. Aucun accord n'interviendra toutefois avec le PC. L'écologie repose donc sur Jean-Marc Ben et ses colistiers. Le bilan de ces sept dernières années ? Pas convaincants pour des écologistes peu convaincus eux-mêmes... Christian Louchez regrette ce qu'est devenu le centre-ville et Jean-Marc Ben (qui a créé entre-temps les Ecologistes du Calaisis) a traîné les pieds pour intégrer la liste d'union. Il voulait plus, il n'aura pas mieux qu'en 2001. Lui aussi clame qu'il sera plus entendu dans le prochain mandat. De leur côté, les Verts se représentent de manière autonome, derrière Catherine Bourgeois. Que feront les électeurs écolos de Calais ? Voter Verts ou Ecologistes du Calaisis ?

Les fidèles du PC

La claque de la présidentielle 2007 a été de courte durée pour le parti communiste calaisien. Si Marie-George Buffet n'a recueilli que 4,6 %, aux législatives, Marcel Levaillant et Gisèle Cocquerelle ont flirté avec les 15 %. Seuls, les communistes auraient toutefois bien du mal à garder la mairie. Le soutien du PS est primordial. Mais leurs réseaux sont toujours fiables et fidèles et leur nombre de voix dans les quartiers populaires n'a pas baissé. Pas de doute, les voix PC seront là... à moins que certaines n'aillent vers le FN, pour la première fois présent aux municipales.

L'inconnu Front national

C'est la première fois donc que le Front national se présente aux municipales de Calais. Difficile de prévoir un score pour François Dubout. Si l'on se réfère à la présidentielle, le FN peut entrevoir le second tour au moyen d'une triangulaire. Le parti de Le Pen avait gagné des voix par rapport à 2002 avec 6425 suffrages. Un résultat qui n'a pas connu de suite aux législatives, avec 2000 voix conquises. Et un François Dubout dépassant le PC dans plusieurs bureaux du Beau-Marais. De plus, les nombreuses élections depuis la municipale 2001 ont montré que de nombreux communistes ont voté FN avant, souvent, de revenir dans le giron de la gauche au second tour. Après une campagne active, lancée dans les municipales depuis 2004, le FN peut-il atteindre les 10 % et être présent le 16 mars ?

LO, LCR, Verts, quels scores ?

Les Verts ont réuni environ 6,5 % des voix lors des deux dernières municipales. Ils en espèrent autant mais comptent sur un retour d'électeurs déçus selon eux de la faible prise en compte écologique lors du dernier mandant (pas de place pour le vélo, bâtiments sans énergie propre, manque de véhicule électrique...). Toutefois, une présence au second tour serait surprenante.
Tout comme elle le serait pour les deux listes d'extrême-gauche, LO et LCR. En 2001, Lutte ouvrière se présentait déjà avec Dominique Wailly et obtenait 1596 voix, soit 6 %. LO et LCR vont-ils se partager ces voix ? C'est ce qui s'est à peu près passer lors des dernières législatives où les deux partis se partageaient près de 6 % des suffrages. L'effet Besancenot de la présidentielle (7,1 %) se rééditera-t-il, notamment avec des déçus du PS ?

Toute la droite pour Bouchart ?

Pour cette élection, Natacha Bouchart a décidé de jouer l'ouverture. Son alliance avec le Modem n'est pas une surprise. Souvent, l'UDF s'alliait localement avec le RPR. Par contre, certains regrettent l'absence sur cette liste d'Arnaud Leclair, présent au second tour des municipales de 2001 où il obtenait 42 % des voix, après avoir créé la surprise au premier tour. Mais le chirurgien a préféré ne pas se présenter. De même, la présence de personnalités "apolitiques" n'est pas une surprise non plus.
La surprise vient donc de l'ouverture à de nombreuses personnalités de gauche, soit carrément cartées au PS (Blet, Cambraye), soit sympathisants de gauche (Deguines, Grenat). un mélange détonnant qui a réveillé la campagne lors des dernières semaines. Mais ce mélange plaira-t-il aux électeurs de droite ?
Vont-ils suivre Natacha Bouchart ou s'abstenir ? Pour eux, une victoire de Bouchart leur promet la mairie, tout en sachant que la CAC sera dirigée par un PS, Philippe Blet. L'envie d'éliminer le PC sera-t-elle la plus forte ?

La personnalité de Jacky Hénin

Certes, des électeurs pourront profiter de ces municipales pour sanctionner le gouvernement Sarkozy-Fillon. D'autres resteront fixés à leurs couleurs politiques. Mais dans ce cadre municipal, la personnalité des prétendants joue un rôle primordial.
C'est cette personnalité qui a permis à Jean-Jacques Barthe d'être régulièrement et facilement réélu à la tête de la ville. Personnage paternaliste et très apprécié, il récoltait les suffrages au-delà des couleurs politiques. En 2001, Jacky Hénin venait de passer 11 mois à la tête de la ville, porté par la vague footballistique. Il s'imposait facilement dans une élection marquée par plus de 45 % d'abstention. Depuis, comment son image a-t-elle évoluée ?
Comment est-il perçu dans les quartiers populaires ? Ses nombreuses absences au Parlement européen seront-elles sanctionnées ? Sa façon de diriger la ville plaît-elle aux territoriaux ? Son score permettra dimanche de répondre en partie à ces questions.

Le poids des abstentionnistes

L'abstention a été importante lors des municipales 2001 : 45 % au premier tour, 44 % au second. Elle l'a été encore plus lors des dernières législatives (50 %) alors que, comme partout en France, un sursaut démocratique a été ressenti lors de la présidentielle avec 25 % d'abstention seulement. Pour beaucoup, l'abstention serait favorable à la liste de Jacky Hénin. Une grande mobilisation favoriserait la liste Bouchart. Un chiffre qui pourrait donc donner une indication de l'issue du suffrage, avant même le dépouillement.

Nord Littoral

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mardi, 04 mars 2008

L'Adeca, une association de défense de l'environnement exemplaire

ENVIRONNEMENT
La lutte contre les pollutions toujours au coeur du combat mené par l’ADECA

  La Voix du Nord, mardi 4 mars 2008

Réunis samedi matin pour leur assemblée générale, les membres de l’ADECA (association de défense de l’environnement du Calaisis) ont longuement évoqué la question de la probable implantation de l’entreprise Eras Metal, à l’horizon 2009, sur l’emplacement d’Umicore. En jeu notamment, la crainte de nouvelles pollutions.

La possible arrivée d’Eras Metal (spécialisée dans la production d’oxyde de zinc) sur le site de l’usine Umicore, à l’horizon 2009, a occupé une place importante dans les échanges de samedi matin, entre les membres de l’ADECA rassemblés pour leur 17e assemblée générale. Dany Bogaert, président, a fait savoir qu’une liste de remarques avait été élaborée par l’association dans le cadre de l’enquête publique qui s’est achevée le 21 janvier.

Le risque « poussières »

« À notre avis, le risque n°1, c’est celui des poussières, a-t-il déclaré. On sait qu’il existe déjà une pollution de fond. Ce qu’il ne faudrait pas, c’est qu’on ajoute de la poussière à ce qui existe déjà. » D’où l’une de leurs propositions d’établir un « niveau zéro » : autrement dit de mesurer la poussière en amont afin de permettre des comparaisons ultérieures.

Parmi les thèmes également abordés samedi, celui de la pollution des Etablissements Vandamme. « Les témoignages ne manquent pas pour décrire ce que vivent les riverains : bruits, fumées, vibrations, infractions de circulation, a énuméré Dany Bogaert. Nous ne cessons de le répéter depuis des années, seule une délocalisation en zone industrielle peut régler ces problèmes de cohabitation. » L’association a également pointé du doigt « les points noirs » dans la gestion du trafic routier, avenue saint-Exupéry notamment. « L’avenue permet un stationnement de chaque côté, sans obstacle, permettant aux poids lourds de stationner sans trop de difficulté. »

Depuis 2007, alertée par l’appel d’une habitante de Calais Nord, Joëlle Pojé, entrée depuis au comité, l’association a également renforcé son action en faveur de la réduction des émissions polluantes des ferries. « Ce n’était pas une pollution que nous découvrions. L’an dernier, nous avions parlé des premières estimations des polluants rejetés en escale au port (...) mais nous n’étions pas allés plus loin », a fait savoir le président. « Nous nous sommes renseignés sur les moyens de limiter ces pollutions et avons fait des propositions aux chargés de mission des deux compagnies de ferries », a indiqué Joëlle Pojé. Des propositions qui n’ont pas été retenues par ceux-ci (« les chargés de mission que nous avons rencontrés n’ont pas cherché à nier la pollution mais ils comptent sur le renouvellement de la flotte, à l’horizon 2010 »). Dany Bogaert a toutefois bon espoir d’amener les compagnies transmanche autour d’une table ronde avant l’été. Comme il l’a répété lors de l’assemblée générale, la concertation avec les différents acteurs du secteur, en matière d’environnement, occupe une place importante dans l’emploi du temps des membres de l’ADECA. •

AMÉLIE VERMEULEN

Les rapports d’activité et financier 2007 ont été votés à l’unanimité.

08:31 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

dimanche, 02 mars 2008

L'ADECA, une démarche environnementale responsable

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Ce sont les maîtres mots de l'association de défense de l'environnement du Calaisis

Concertations et actions pour l'Adeca

Nord Littoral, dimanche 2 mars 2008

L'association a tenu sa dix-septième assemblée générale. Au menu : la pollution des entreprises Vandamme, la pollution des ferries et l'implantation d'Eras sur le site d'Umicore.

Samedi matin s'est tenue la 17e assemblée générale de l'association de défense de l'environnement du Calaisis (Adeca).

Dany Bogaert, son président, a remercié les plus fidèles qui ont participé « à une prise de conscience avec nos modestes moyens, permis des initiatives, d'insuffler un sentiment d'éco-citoyenneté et le tout, dans la plus grande indépendance ».
L'Adeca multiplie les actions. L'emploi du temps de son président et des membres du comité est pour le moins chargé. Car cette association s'efforce «  de croire aux vertus de la concertation afin de pouvoir ensuite informer au mieux la population tout en continuant les actions de terrain, c'est-à-dire traiter les dossiers ouverts suite aux appels de riverains ». L'Adeca est ainsi présente dans de multiples lieux de concertation officiels pour faire entendre sa voix. Concertation également avec les industriels pour mieux prévenir les habitants des risques et ainsi mieux les protéger.
Pour autant, le tableau environnemental à Calais « est loin d'être parfait », souligne Dany Bogaert. Cette année, il y a ainsi eu « un incendie à Calaire Chimie, un début d'incendie chez Interor ».
En préambule, la question de l'installation d'un terminal méthanier entre Gravelines et le port ouest de Dunkerque a ouvert les débats. Une pétition a été lancée car Dany Bogaert n'est « pas convaincu que l'on soit vraiment dans l'esprit du développement durable ».
A ensuite été abordé le chapitre des enquêtes publiques. L'association a émis des observations favorables sur les modifications du plan local d'urbanisme de Sangatte pour l'aménagement du plan d'eau de la Gravière.

Vandamme au coeur des critiques
Après l'avoir perdue de vue, l'association a également remis la main sur l'enquête publique concernant la demande d'extension des entreprises Vandamme, rue des Salines, closes en octobre 2005. « Elle passait le 28 février en conseil départemental d'évaluation des risques sanitaires et technologiques, qui a jugé qu'une extension est impossible à cet endroit, enrage Dany Bogaert. Sauf que l'entreprise n'a pas attendu pour occuper la zone provoquant des nuisances inimaginables aux riverains : bruits, fumées, infraction de circulation... Lors de son enquête sur l'air, l'Atmo a décidé de ne pas tenir compte des résultats de la première semaine car les valeurs étaient particulièrement élevées en arsenic et plomb, dues à des travaux de découpe d'une grue à proximité du port. Ces travaux ont lieu quotidiennement dans l'entreprise Vandamme. Quel est l'impact sur la santé des riverains ? On peut aisément imaginer qu'il est loin d'être anodin...  » Les réactions de la soixantaine de personnes présentes sont vives et très critiques. Jean-Marc Ben, adjoint chargé de l'environnement, est interpellé à de nombreuses reprises. Il se défend en arguant que « la mairie a proposé plusieurs fois à l'entreprise Vandamme de délocaliser. Tout ce que nous pouvons faire, c'est recueillir les plaintes des habitants et les remettre au sous-préfet. » Une réponse qui est loin de satisfaire l'Adeca.
En parallèle de ses études, l'Adeca répond à chaque sollicitation des habitants. Ainsi Joëlle Pochet, habitante de Calais Nord, est venue voir l'association au sujet de la pollution des ferries. « Nous avions rarement abordé de front cette question », souligne Dany Bogaert. C'est désormais chose faite. L'Atmo a révélé des chiffres au-dessus de la moyenne pour le dioxyde de soufre, les poussières respirables et le dioxyde d'azote (lire Nord Littoral du 16 novembre 2007). « C'est préoccupant pour la santé », souligne-t-elle.

La pollution des ferries confirmée
Plusieurs solutions existent pour limiter ces rejets comme des filtres ou un additif à ajouter au carburant, « dont les coûts restent minimes  ». Après avoir rencontré à la fois SeaFrance et P &O, les membres de l'Adeca restent sur leur faim. « Ils nous disent qu'ils ne sont pas indifférents mais qu'ils comptent sur le renouvellement de leur flotte d'ici à 2010 et plus pour réduire ces émissions. Notre but aujourd'hui est de les amener autour d'une table ronde et d'aller plus loin », conclut-elle.
Ont également été abordées les questions du stationnement des poids lourds sur l'avenue Saint-Exupéry avec tous les risques que cela implique ; la pollution du cours d'eau en bas des jardins ouvriers de la Porte de Lille, dont la source n'est toujours pas connue ; sur les antennes-relais... Les bilans financier et d'activités ont été approuvés à l'unanimité.

C.D.

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jeudi, 28 février 2008

Vélostation

A voir aussi:   CALAIS REALITES

1229922485.jpgNord Littoral, mercredi 27 février 2008

Elle est opérationnelle depuis le 15 novembre  

La vélostation a été inaugurée

Opale vélo services a inauguré sa vélostation. Elle est opérationnelle depuis novembre. C’était l’occasion pour Christian Louchez, le président, d'expliquer la genèse du projet et de dresser un premier bilan.  

« C'est en 2003-2004 qu'a mûri l'idée de valoriser le vélo par la mise en place d'un projet global regrou­pant plusieurs activités, a ex­pliqué Christian Louchez. Cer­taines sont inscrites dans le développement durable et la nécessaire modification des habitudes (recyclage, vélo-école, déplacement alterna­tif) et d'autres s'inscrivant aussi dans la communica­tion et l'activité plus commer­ciale (location, visites touristi­ques, petites livraisons}. Avec l'idée que les unes puis­sent à terme permettre d'ali­menter financièrement les autres et essayer ainsi de par­venir sur la durée, à une forme d'équilibre financier ». Cette idée de travailler dans plusieurs directions vient tout simplement de la taille moyenne de la ville, où cha­que activité prise isolément aurait des difficultés à s'im­planter. Et de plus, la visibi­lité d'un lieu central et convi­vial est primordiale.

Un chantier d'insertion par la suite

L'idée première était de rassembler ces différentes ac­tivités sous forme de chan­tier d'insertion, autour de quelques militants de l'asso­ciation Opale écologie, à la demande de la Direction dé­partementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) et du conseil général, mais le caractère inconnu et nova­teur du sujet et de la démar­che, ainsi que la difficulté à s'appuyer sur des exemples référants, la diversité des acti­vités proposées, et la pé­riode peu propice à la créa­tion de nouvelles structures d'insertion, tout cela n'a pas permis de continuer dans cette voie pour l'instant. Mais cela reste l'objectif de l'association. Depuis, inlassa­blement, Christian Louchez a sillonné la France du veto afin de constituer l'expé­rience calaisienne : Stras­bourg, Bordeaux, Nantes, La Rochelle, Amiens, Lille, Metz, Tours, Rennes, Dieppe, Le Havre, Lyon, Pa­ris etc. sans oublier la Belgi­que.

Un multi partenariat

L'association est donc pour l'instant "classique" et elle a pu voir le jour grâce à de nombreux partenaires : la ville de Calais, qui a fourni les locaux, le matériel rou­lant, et une subvention de dé­marrage, elle a permis à ce projet de prendre corps en lui donnant une lisibilité, in­dispensable pour amener les gens à réutiliser le vélo. Le conseil général et la DDTEFP qui, en finançant l'étude de faisabilité, ont permis de ras­sembler des éléments objec­tifs laissant penser à un cré­neau possible. Inséraction, l'Union régionale de l'inser­tion par l'activité économi­que (URIAE) Nord/Pas-de-Ca­lais, la Caisse d'Epargne sont également des partenaires tout comme la Macif, qui a contribué par une subven­tion. L'Institut universitaire du Littoral a fourni le matériel informatique et a fait tra­vailler des étudiants sur le site Internet en création. Les bénévoles de l'association et les proches, ont participé en donnant de leur temps, no­tamment dans le cadre de la vélo-école ou de leur pré­sence à la vélostation. L'Édu­cation nationale a soutenu le projet et a permis à l'associa­tion d'intervenir dans les éco­les. L'Université du littoral Côte d'Opale, qui par son dé­partement Sciences et techni­ques des activités physiques et sportives (Staps) a permis de travailler avec des étu­diants sur la communication de l'association. A ces orga­nismes ou administration, il faut ajouter le Plan local pour l'insertion et l'emploi (Plie} l'ANPE, la Mission locale, la SNCF, le Syndicat intercom­munal pour les transports ur­bains du Calaisis (Sitac) et les deux jeunes salariés Andy Danel et Valentin Bultel. La Banque populaire a égale­ment participé financière­ment à la mise en route du projet. Christian Louchez a également remercié Philippe Aubert, de l'association "La vélo-école" de La Rochelle, présent jeudi soir. Les deux hommes se sont connus en formation à Bruxelles. A la suite de quoi, Christian Lou­chez s'est rendu à plusieurs reprises en Charente-Maritime pour étudier le fonction­nement de cette association.

Faire de l'auto réparation

1562729105.jpg"Opale vélo services" étu­die ta possibilité de mettre en place un atelier d'auto répara­tion, permettant aux mem­bres de l'association de répa­rer eux-mêmes leur vélo ou d'apprendre à le faire. Des séances de vélo-école sont en préparation : trois écoles, cent-trente-cinq élèves sui­vent le programme de vingt séances démarré en septem­bre dernier. Ils sont encadrés par les bénévoles. Un parte­nariat est en cours de finalisation avec l'Alharnbra et l'asso­ciation souhaite contacter les entreprises calaisiennes sur l'idée du petit portage Des pharmaciens se disent intéressés par la livraison des médicaments. La municipa­lité était représentée par Jean-Marc Ben, adjoint à l'écologie urbaine, l'environ­nement et le cadre de vie, Mi­chel Lenglin, adjoint au tou­risme et au patrimoine histo­rique et par le maire Jacky Hénin. Ce dernier s'est dit très confiant dans le projet et il a ajouté qu'il était encore trop tôt pour dresser un véri­table bilan. « En général, pour toute entreprise ou as­sociation, il faut compter trois ans avant de pouvoir atteindre un régime de croi­sière. Le cap des cinq ans at­teint est la certitude d'un pro­jet bien rôdé ». L'arrivée de la belle saison devrait don­ner à coup sûr, un véritable élan à Opale vélo services.

Un premier bilan après quatre mois
II y a peu de vélostations dans le Nord/Pas-de-Calais. Avec Lille et Tourcoing, Calais est la troisième. Idéalement situé en plein centre ville,360099192.jpg le local de cent cinquante-huit mètres carrés dispose d'une salle d'accueil et de stockage, d'une salle d'atelier, d'une salle annexe et d'un grand cou­loir où sont entreposés les vélos. On peut certes y louer un vélo, de ville ou électrique, pour aller travailler, pour se ba­lader, ou pour essayer. Depuis le 15 novembre, cent-qua­tre-vingt-six journées/vélo ont été louées. C'est peu, maïs c'est normal étant donné la saison. « Beaucoup de gens s'arrêtent et demandent les tarifs. Mais ce qui est impor­tant, c'est que la plu­part des demandes que nous avons eues c'était bien pour du dé­placement ponctuel ou régulier, lié à un tra­vail, un stage, pour des calaisiens en géné­ral, et n'ayant pas de voiture. Cela prouve bien que nous répon­dons à un besoin com­plémentaire du trans­port en commun, no­tamment hors de ses horaires. Concernant les partenariats, nous pensons à développer ceux en direction de l'office du tourisme ou les hôtels etc », a ajouté Christian Louchez. 

17:12 Publié dans Articles de presse | Lien permanent