dimanche, 15 juin 2008
A contresens (suite)
A Calais, les écologistes réaffirment leur opposition à l'ouverture de la digue à la circulation automobile. Les Verts avaient organisé ce samedi 14 juin après-midi une petite manifestation sympathique contre cette mesure malheureuse et à contresens de la tendance générale favorable « à l’extension des zones piétonnes » partout ailleurs.
De son côté, Jean-Marc Ben, seul conseiller municipal écologiste de Calais, avait aussi critiqué cette décision lors de la commission de l’environnement du 10 juin, considérant qu’il s’agissait d’un « retour en arrière incompréhensible qui ne se justifiait pas du point de vue de l’environnement et de la sécurité des familles ». La décision de remettre la digue à la circulation automobile n’est en rien une réponse à une demande formulée par la population. Si c’était le cas, on ne refuserait pas le référendum réclamé par les écologistes. La majorité municipale s’honorerait en reconnaissant son erreur ou en organisant cette consultation. Sans doute le premier faux-pas de la nouvelle majorité municipale en matière d’environnement, de tourisme (non durable) et tout simplement d’animation du front de mer.
L’argument de la « promesse électorale » devient lui-même caduc. Comme le montre judicieusement ce trait d’humeur de La Voix du Nord.
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LA VOIX DU NORD, dimanche 15 juin 2008
DESSOUS SANS DENTELLE
HORS PROGRAMME
La question est sur beaucoup de lèvres : la réouverture de la digue aux voitures était-elle au programme de la candidate Natacha Bouchart ?
Nous avons relu le document, et n'avons nulle part trouvé cette promesse. Y était annoncés la « création d'un village d'été à la plage », et « l'aménagement du front de mer (commerces, zone de jeux, etc...) » Le programme annonçait aussi la volonté suivante : « Intégrer l'environnement comme critère déterminant de la politique de la ville ». Voilà qui commence bien.
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samedi, 14 juin 2008
Après le "non" des Irlandais
François Bayrou: "on a laissé se creuser un gouffre entre peuple et institution et le "non" irlandais en est un témoignage de plus."
François Bayrou et Marielle de Sarnez ont réagi au "non" des Irlandais au traité de Lisbonne (13 juin 2008).
Selon François Bayrou, ce rejet probable du traité de Lisbonne par les Irlandais révèle le "fossé" qui "s'est creusé entre les peuples européens et leurs institutions".
"Les Irlandais ont répondu comme beaucoup d'autres peuples européens l'auraient fait" à ce traité "encore plus incompréhensible que le texte touffu de la Constitution européenne", a déclaré à l'AFP M. Bayrou. "On a essayé de ruser avec les peuples, et de faire comme si l'Europe était uniquement une affaire d'initiés", a-t-il dit. Les gouvernements vont devoir "prendre le temps nécessaire" pour rejoindre les préoccupations des citoyens "qui ont l'impression que l'Europe est devenue uniquement une machine pour initiés purement économique et commerciale, et qui ne les protège pas dans les difficultés des temps".
Les citoyens "ont le sentiment de n'être au courant de rien de ce qui se décide et se discute", a-t-il ajouté. "Je suis certain qu'ils pensent dans leur grande majorité qu'il faut une Europe dont la voix soit aussi crédible et influente que celle des Etats-Unis ou de la Chine. Mais ils veulent que ce soit leur voix", a déclaré François Bayrou. Il faut élaborer pour l'Europe un traité "court, simple, lisible, compréhensible par tous et soumis à référendum", a-t-il encore indiqué, reprenant la thématique développée pendant la campagne présidentielle.
De son côté, Marielle de Sarnez déclare :
"C’est un événement très important qui ne peut pas être ignoré ou contourné et qui aura des conséquences lourdes pour l’avenir immédiat. Un fossé s’est creusé entre les peuples et l’Europe. C’est à cette question qu’il faut répondre. On ne peut plus continuer d’ignorer ce qui est ressenti comme un déficit démocratique.
Ceci oblige à trouver pour l’Europe des réponses nouvelles qui prennent en compte les inquiétudes des peuples et les défis des temps."
A voir et à écouter en cliquant ici
18:50 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Envoyer cette note
mercredi, 11 juin 2008
Le parti du développement durable
Corinne Lepage (Cap21) veut faire du MoDem "le parti du développement durable"
PARIS, 11 juin 2008 (AFP) - Corinne Lepage, présidente de Cap21, membre fondateur du Mouvement Démocrate, souhaite contribuer à faire du MoDem le "parti du développement durable", a-t-elle indiqué mercredi à l'AFP.
Cap 21 organise samedi et dimanche un "Congrès statutaire" à Nanterre (Hauts-de-Seine), où il accueillera tour à tour le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, et le président du MoDem François Bayrou.
"Dans le contexte actuel, je ne crois plus du tout à l'idée d'un pôle environnement au sein d'un parti. Ce sont tous les programmes politiques qui doivent être complètement revisités", a déclaré l'ancienne ministre de l'Environnement, interrogée par l'AFP.
"Je souhaite que Cap21 soit l'aiguillon du projet politique, car la chance du MoDem est d'être le parti du développement durable", a ajouté Mme Lepage, qui doit figurer parmi les vice-présidents du MoDem nommés prochainement.
Ce congrès va modifier les statuts de Cap21 pour entériner sa participation au MoDem, étant entendu que le parti écologiste garde son "autonomie programmatique et financière", même si François Bayrou est opposé aux courants.
Car Cap21 ne revendique pas une "autonomie politique" au sein du MoDem, souligne Mme Lepage. Il s'agit de "continuer à travailler sur un programme d'écologie humaniste. Cela n'a rien à voir avec d'anciens UDF qui veulent être liés à l'UMP, nous sommes à 100% sur la ligne Bayrou d'indépendance".
Avant les discours de François Bayrou et Corinne Lepage, dimanche en clôture du Congrès, un "temps fort" de ce rendez-vous sera un débat samedi soir sur le thème du "développement durable : réponse à la crise économique et financière", en présence d'intervenants extérieurs.
Doivent y participer le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, l'ex-porte-parole des Verts Yann Wehrling, l'ancien conseiller de Ségolène Royal Bruno Rebelle (ex-Greenpeace) et le député UMP François Grosdidier, opposé aux OGM.
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samedi, 07 juin 2008
A contresens !
LA VOIX DU NORD, samedi 7 juin 2008
Les Verts du Calaisis ont du mal à digérer la réouverture de la digue aux voitures décidée par Natacha Bouchart (notre édition de mercredi).
« Nous avons relu attentivement le programme de Natacha Bouchart et n'avons trouvé nulle trace d'un éventuel retour à la circulation automobile du 15 juin au 15 septembre, période durant laquelle la précédente municipalité avait fait preuve d'innovation en interdisant les véhicules à moteur sur une partie de la digue. Pourtant, la nouvelle équipe vient de décider UNILATÉRALEMENT de rétablir cette circulation. Qu'en pense la population calaisienne ? La plage a une importance capitale pour tous et peser sur son aménagement est l'affaire de tous les Calaisiens. Pourquoi ne pas les consulter en organisant un référendum ? », proposent les Verts.
« Les Calaisiens savent qu'une digue sans voiture, c'est agréable. Abandonner ce lieu privilégié aux véhicules motorisés va ramener toutes les nuisances sonores, olfactives, visuelles que nous ne connaissons malheureusement que trop bien. Les Calaisiens savent qu'une digue sans voiture, c'est plus sûr. Entre les aires de jeux pour enfants et le sable, il faut un espace pour courir, jouer, se promener en toute quiétude. La configuration de la plage est faite pour un front de mer piéton. Ce front de mer est l'élément essentiel du tourisme à Calais. C'est la raison pour laquelle il faut l'aménager en développant les espaces verts. Certains parkings n'ont pas lieu d'être : toutes les zones de la plage sont accessibles en se garant derrière les immeubles, dans les rues parallèles à la digue Gaston-Berthe. Pourquoi une "Balad'in" n'irait-elle pas jusqu'à la plage, l'été, en circulant, elle, sur la digue, rendant ainsi inutile l'utilisation de la voiture ? » interroge le parti écologiste.
« Comparons Calais à d'autres villes côtières : ce sont les zones piétonnes qui attirent les visiteurs. Globalement, partout ailleurs, on va vers l'agrandissement de ces zones. Calais n'est pas différente. Rendons-la plus attractive ! La municipalité doit être plus audacieuse : l'avenir est aux moyens de déplacement différents, ne serait-ce qu'en raison de l'augmentation du prix du pétrole. Il est tout de même aberrant de revenir en arrière. Le front de mer était le temps d'une saison la seule zone piétonne de Calais et on la supprime ! Souhaitons simplement que cette décision plus que regrettable ne soit pas irréversible... » concluent les Verts.
08:50 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Envoyer cette note
vendredi, 23 mai 2008
Pétrole
Pour l’ancienne ministre de l’Environnement, le pétrole cher va contraindre à vivre de manière plus saine.
FRANCE-SOIR. Quelle vont être les conséquences, selon vous, de l’incroyable hausse des cours du brut ?
CORINNE LEPAGE. Pour le moment, soyons clair, il n’y a pas de véritable solution alternative. Nous allons donc être contraints de réduire notre consommation énergétique, ce qui devrait entraîner une transformation de nos comportements et de notre vie quotidienne. Tout d’abord dans le domaine des transports. La voiture et l’essence sont devenues des produits de luxe et nous allons être conduits à les utiliser de moins en moins, par le développement du covoiturage ou l’utilisation des transports en commun. Dans le domaine de l’alimentation également : le coût des transports et celui des engrais, directement liés au pétrole, contribuent à la hausse des prix. Cela aura pour conséquence un rapprochement entre consommateurs et producteurs, un retour à une agriculture raisonnée et de saison, notamment par le développement des Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Enfin, c’est sûr, les recours aux énergies éoliennes, solaires, thermiques, géothermiques… vont se multiplier, surtout grâce aux avantages fiscaux dont ils bénéficient.
Toutes ces technologies existent aujourd’hui. Pourquoi tardent-elles tant à se généraliser ?
Car il y a manque de volonté politique criant face aux poids énormes des lobbies dans notre pays. EDF n’a, par exemple, aucun intérêt à voir se développer les éco-habitats, autosuffisant énergétiquement, et les semanciers sont liés à l’industrie du pétrole… Les intérêts économiques de ces lobbies priment sur la santé et le bien-être de la population. Mais tout cela est en train de changer, en raison de la hausse des cours. Ce que nous n’avons pas pu faire au nom de la protection de l’environnement et des humains sera réalisé pour des raisons économiques.
Finalement, la hausse du pétrole est une chance…
A moyen terme, oui, puisqu’elle va nous amener à évoluer vers un mode de vie plus sain, plus respectueux de notre santé. Mais c’est un drame à court terme pour une population confrontée à une crise économique et à une diminution de son pouvoir d’achat. C’est pourquoi je suis vraiment en colère contre nos dirigeants. Car cela fait des années que nous sommes confrontés à l’urgence écologique, et des années que les experts annoncent la hausse des coûts énergétiques. Et rien n’a été fait pour nous préparer à cette situation. Au contraire, on a continué aveuglément. Aujourd’hui, c’est à la population de payer cette irresponsabilité.
Le Grenelle de l’environnement est-il pour vous une source d’espoir ?
Il l’était, mais la majorité UMP m’inquiète beaucoup. La loi sur les OGM a montré qu’elle avait cédé sous le poids des lobbies, car contrairement à ce que dit le gouvernement, ce texte n’est pas du tout « équilibré » : les députés ont autorisé la coexistence OGM-cultures traditionnelles, qui entraînera la contamination de ces dernières. On risque de vivre la même chose sur les autres volets du Grenelle.
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vendredi, 16 mai 2008
Les Verts et Eras Metal
NORD LITTORAL, vendredi 2 mai 2008
Les Verts et les altermondialistes s'interrogent sur l'implantation d'Eras Metal
« Les gens ne veulent pas du développement à n'importe quel prix »
Le projet Eras n'en finit pas de faire débat. Après l'Adeca, l'association de défense de l'environnement du Calaisis, qui a émis de sérieuses interrogations, c'est aux Verts et aux altermondialistes de s'interroger, avec à leur tête Catherine Bourgeois, conseillère régionale.
Cette dernière a envoyé une lettre à Natacha Bouchart et au sous-préfet de Calais pour leur faire part de ses doutes. « Le rapport de l'enquête publique n'est pas exhaustif et ne répond pas aux inquiétudes de la population. Il aurait dû dégager les points clés, les enjeux, pour qu'il puisse y avoir un vrai débat, à la place de ça, on a eu un rapport de centaines de pages très scientifiques et techniques », explique-t-elle.
Des interrogations multiples
Pour Jean Cresson, sympathisant vert, « il y aurait un périmètre de dangerosité de 200 mètres qui n'apparaîtrait pas dans le rapport. Les premières maisons sont au pied du périmètre ! » Et le terminal transmanche est à moins de 200 mètres... Les interrogations portent sur l'origine des poussières, le stockage, la manipulation, le plomb, le volume de gaz qui va être rejeté et les proportions de dioxyde, le filtrage, l'impact sur le sol et l'eau. « Le rapport dit qu'il n'y aura pas de conséquences sur l'eau vu le rapport de la Ddass. Mais j'aimerais bien le voir, moi, ce rapport de la Ddass ! », s'exclame Catherine Bourgeois.
Les Verts soulèvent aussi le problème des scories : « Le marché est saturé. Nous sommes sceptiques quant à leur valorisation. » A cela, s'ajoute le transport de ces milliers de tonnes de poussières : « Ce seront des camions dangereux, l'autoroute est déjà chargée et la rue des Garennes aussi. » Les emplois mis en avant pour justifier l'implantation d'Eras metal ne suffisent pas aux Verts. « L'emploi est une des préoccupations premières des Français, mais aujourd'hui, c'est la santé qui passe en tête dans la région. Nous avons déjà un passif industriel très lourd, avec les plus mauvais indicateurs de santé en France dûs, il n'y a plus à le démontrer. On aimerait qu'il y ait un débat avec les institutionnels, les représentants de l'usine, les habitants, les associations pour avoir des réponses. » En sus de leurs courriers, ils lancent une pétition. « Ce que nous voulons, c'est un échange pour rassurer la population, nous ne nous opposons pas à cette usine, car elle recycle des déchets, mais pas sous n'importe quelle forme et à n'importe quel endroit. Elle pourrait se faire ailleurs sur le Calaisis, plus dans la zone des Dunes que sur l'ancien site d'Umicore, concluent-ils. Les gens ne veulent pas du développement économique à n'importe quel prix. »
Chronologie
18 octobre 2007 : Eras Metal annonce l'implantation de trois fours sur l'ancien site d'Umicore. L'entreprise norvégienne a alors tout pour plaire : elle promet de créer 53 emplois, participe au recyclage de déchets et a choisi Calais pour s'installer.
Mi-décembre : une réunion a été organisée, à l'initiative du sous-préfet, réunissant les différents acteurs du monde économique et environnemental du Calaisis, pour présenter de manière plus large Eras Metal et répondre aux premières interrogations.
20 décembre : début de l'enquête publique. Elle durera un mois jusqu'au 21 janvier. C'est Luc Guilbert qui est nommé commissaire enquêteur du dossier. Beaucoup se plaignent alors des dates choisies, en période de vacances.
24 janvier : le conseil de quartier du Petit-Courgain débat longuement du cas Eras. Les interrogations se multiplient sur les nuisances à venir.
8 février : la question d'Eras Metal crée le débat au sein du conseil municipal de Calais. Jean-Marc Ben reconnaît alors : « Eras pollue ? Oui, car toutes les industries de ce type émettent des poussières de métaux lourds. Mais elles respectent aussi une législation très contraignante. »
13 février : la CGT se mobilise à son tour sur le dossier, voulant obliger Eras à reprendre les quinze anciens salariés d'Umicore encore sans emploi, s'interrogeant sur le financement de la formation...
1er mars : l'Adeca, l'association de défense de l'environnement du Calaisis, tient son assemblée générale. Eras Metal est le dossier incontournable de la matinée. Après avoir étudié le dossier, les inquiétudes soulevées sont nombreuses.
22 mars : Robert Grislain, ancien chef d'atelier chez Courtaulds, analyse dans nos colonnes le dossier Eras. Pendant quatre matinées, il a étudié le dossier et consigner dans un cahier ses réflexions, qu'il a mises à disposition de la mairie. Pour lui, « la somme des risques est supérieure aux impacts positifs ». Notamment au niveau de la pollution de l'eau avec le rejet de 80 m³ par heure d'eau polluée par des résidus de produits chimiques et d'hydroxyde de fer de couleur rouille. « Avec le courant de jusant, les polluants passeront sous la jetée ouest, donc sur nos plages et dans nos eaux de baignades. Les rejets stagneront un certain temps dans l'avant-port. »
30 avril : les Verts tirent à leur tour la sonnette d'alarme.
Nord Littoral
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NOTE: Cette prise de position des Verts locaux vient s’ajouter aux interventions de Robert Grislain, de l’Adeca et de mes propres interpellations en ma qualité d’adjoint au maire « de l’époque ». La position des Verts me semble d’autant plus intéressante qu’elle s’accompagne de propositions réalistes qui rejoignent les recommandations que j'avais adressées au commissaire-enquêteur et formulées au conseil municipal. J'avais en effet intégré dans la délibération mes fortes réserves: « Il me semble toutefois que les mesures de protection pour lutter contre les émissions accidentelles de poussières, tenant compte des incidents qui se sont produits dans la filiale norvégienne, doivent être renforcées pour éviter les retombées nocives d’oxydes de zinc et de ses dérivés. » Comme autres recommandations incluses dans la délibération et expressément formulées dans l’enquête publique au nom de la municipalité, j’avais fait remarquer que le choix de la voie routière nous étonnait, pour un projet devant s’inscrire dans le développement durable : « La rue des Garennes est déjà engorgée par le trafic routier qui dessert les entreprises de la ZI des Dunes et par le stationnement anarchique des poids lourds. Il n’est pas envisageable d’aggraver la situation avec l’ensemble du trafic lié à la future exploitation d’Eras Metal. D’une part, la rocade portuaire existante permet au trafic routier d’arriver sans difficulté jusqu’au site industriel, d’autre part nous recommandons d’envisager le plus rapidement possible, l’utilisation de la voie ferroviaire et les aménagements éventuels afférents, pour éviter les nuisances dans ce quartier. »
J’avais également réclamé des informations sur le périmètre P.P.I du site, ce qui était déjà la moindre des choses. En l'absence de réponse à nos questions à tous (celles de l'ancienne municipalité par mon intermédiaire et celles de l'ADECA), il semble qu'Eras Metal ne soit toujours pas en mesure de respecter les "prescriptions" mêmes de la délibération du conseil municipal du 8 février 2008. Raison de plus pour la nouvelle municipalité de remettre en cause l'avis favorable émis alors, pourtant "donné" avec des réserves très fortes. En tout cas... de demander à Eras Metal de répondre aux interpellations et recommandations municipales, qui sont toujours valables. C'est ce que je me préparais à faire si j'avais retrouvé mon poste d'adjoint à l'environnement. Je ne doute pas que le nouveau maire de Calais et son adjoint à l'environnement n'aillent pas dans ce sens aussi, sur ce dossier précis. C'est un sujet sur lequel on peut obtenir un large consensus. Il ne s'agit pas pour les écologistes de refuser Eras Metal. Mais l'absence de réponse depuis que le projet existe n'incite guère à la confiance.
Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste, ex-adjoint à l’environnement
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Courriel de M. Grislain
Monsieur Ben,
Par ce courriel je viens vous remercier du suivi que vous donnez à cette réunion et confirme votre investissement dans ce souci permanent qu'est l'écologie, j'y suis moi-même très attaché et ne développe pas le syndrome du râleur et du « toujours non », mal français qui annihile toute progression, mais le remplacement d'une usine polluante par une autre usine polluante de doit pas être systématique et irrévocable.
Le désenclavement de Calais par le réseau autoroutier devait apporter à notre ville un atout de développement qui jusqu'à ce jour piétine ou détruit notre environnement.
Pour votre information et en ce qui concernent les rejets d'eau ( 80m3/h ) dans le bassin Ravisse, il y a eu, je pense vers 1979, une émission spectaculaire de colorant concentré rouge par l'usine Courtaulds SA dans la rivière neuve, ce qui a pollué l'arrière-port et ce jusqu'à la sortie des jetées. Ce qui a permis de voir sans conteste que le courant fait bouchon à certains moments de la marée et induit des contre-courants qui répartissent les eaux dans l'ensemble du port sans pouvoir sortir de celui ci. Je vous invite, Monsieur Ben, à faire une recherche sur cet accident qui prouve que les rejets pollués et de couleur rouille de la société ERAS ne seront pas anodins, stationneront dans le port jusqu'à pleine mer et que notre plage sera immanquablement touchée au moment de la renverse des courants. En effet, sur le jusant, ces courants s'orientent d'est en ouest. Naturellement je suis à votre entière disposition si vous en exprimiez le souhait, pour vous aider à retrouver les coupures de journaux de l'époque ou d'autres précisions auprès de personnels de cette entreprise.
En tous cas, je vous remercie. Monsieur Ben, d'apporter autant de sérieux dans votre mandat et dans un domaine qui est vital pour notre société, l'Ecologie
Robert GRISLAIN
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mercredi, 14 mai 2008
Rejet texte OGM: nouveau gros couac dans la majorité
Par Souk CHANTHALANGSY AFP - Mardi 13 mai
PARIS (AFP) - Le gouvernement de Nicolas Sarkozy et sa majorité ont subi mardi un revers cinglant à l'Assemblée avec le rejet inattendu du texte sur les OGM, sur un point de procédure, avec une seule voix d'écart, par les députés alors que tous s'attendaient à un vote définitif sans encombre.
Un coup de tonnerre a secoué l'hémicycle juste avant 18H00, alors que les députés votaient, dans une indifférence quasi-générale, sur la question préalable plaidée avec fougue par le député PCF André Chassaigne, à l'occasion de la deuxième lecture de ce texte très controversé.
Ni le ministre, Jean-Louis Borloo (Ecologie), ni sa secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet, ni le rapporteur, Antoine Herth (UMP), n'avaient voulu s'exprimer au sujet de la motion PCF, laissant la parole à l'orateur UMP Marc Laffineur.
L'annonce du vote de la motion de procédure par 136 voix contre 135 a douché la droite, tandis que les élus de gauche exultaient et applaudissaient durant plusieurs minutes. Le leader altermondialiste José Bové était debout dans les tribunes du public.
Des cris de joie montaient des abords du Palais-Bourbon, où étaient rassemblés des centaines de manifestants anti-OGM, après un "pique-nique sans OGM" sur l'esplanade des Invalides.
Le Premier ministre, François Fillon, a très vite annoncé la convocation de la Commission mixte paritaire (CMP composée de sept sénateurs et sept députés, majoritairement de droite) pour soumettre à nouveau le texte "au vote des deux chambres".
Le PS a aussitôt réclamé une audience à Nicolas Sarkozy pour demander que le gouvernement ne "passe pas en force" en représentant le même texte.
Le ministre Roger Karoutchi (Parlement) a déclaré en soirée à l'AFP que la CMP se réunirait "mercredi après-midi".
Le vote des conclusions de cette CMP dans chacune des deux assemblées, synonyme d'adoption définitive du texte, devrait intervenir "dans les semaines à venir", "bien avant fin juin, si possible même avant fin mai", a-t-il précisé.
Le dernier texte, rejeté via une motion de procédure, était la proposition de loi sur le PACS le 9 octobre 1998. En raison de son origine parlementaire, la gauche "plurielle" de l'époque avait dû présenter un autre texte.
Mardi, à l'ouverture des débats, rien ne laissait présager une telle issue.
"Ce texte est fidèle aux engagements du Grenelle malgré tout ce que j'ai pu entendre dire (...) Nous disposons d'un cadre juridique d'une totale cohérence", s'était réjoui Jean-Louis Borloo.
La gauche poursuivait sa stratégie pour "que ce débat ne passe pas inaperçu" et que ce texte "néfaste" ne soit adopté "en catimini".
Après le rejet d'une première motion de procédure PS (exception d'irrecevabilité), c'est André Chassaigne (PCF) qui a défendu, avec succès, "la question préalable".
M. Chassaigne s'était déjà fait connaître en faisant adopter en première lecture un amendement -salué comme une "victoire" par la gauche et les anti-OGM- stipulant que "les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées « sans OGM » et en toute transparence".
Le texte OGM compte parmi ses mesures phare les règles de "coexistence" entre cultures OGM et sans-OGM et l'institution d'un "délit de fauchage".
07:07 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Envoyer cette note
Rejet surprise du texte OGM
Le projet de loi sur les OGM a été rejeté à l'Assemblée grâce à une motion de procédure PCF
NOUVELOBS.COM | 13.05.2008
L'adoption surprise à une voix près (136 contre 135) d'une motion de procédure PCF défendue par André Chassaigne, a entraîné automatiquement la fin de l'examen du texte. Le gouvernement a immédiatement convoqué une commission mixte paritaire Sénat-Assemblée afin de soumettre un nouveau texte au vote des deux chambres.
Coup de théâtre au Palais-Bourbon. Les députés ont adopté mardi après-midi 13 mai une question préalable déposée par le Parti communiste sur le projet de loi sur les OGM, signifiant le rejet du texte en deuxième lecture.
La motion de procédure a été adoptée par 136 voix contre 135 lors d'un vote solennel, en raison d'une présence insuffisante des députés UMP dans l'hémicycle et de l'abstention de deux membres de la majorité.
Sur les 316 membres du groupe UMP, seulement 130 étaient présents au moment du vote. Un député UMP, François Vannson, et le Nouveau centre François Rochebloine se sont abstenus. Les 136 députés socialistes, communistes et Verts présents ont voté la question préalable.
La gauche a salué l'adoption de la motion de procédure par une explosion de joie.
"Clairement et sèchement"
"Le gouvernement a été battu clairement, sèchement, sur un sujet qui préoccupe les Français. Quand on veut mépriser l'opposition on finit par le payer, c'est ce qui vient de se passer", s'est réjoui le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault.
"Aujourd'hui, la majorité paie très cher le prix de son obstination", a renchéri le député Vert Noël Mamère. "Cette majorité va être obligée de revoir sa copie, arrêter des procédures d'urgence et des discussions escamotées, revenir avec un texte qui respecte les engagements du Grenelle de l'environnement".
Son collègue François de Rugy a salué dans un communiqué la "victoire historique d'une majorité de députés contre le passage en force du gouvernement et de l'UMP en faveur des multinationales fabriquant des OGM". Pour lui, "ce vote est un vote de résistance aux pressions économiques et financières effectuées par les grands groupes de l'agrochimie".
Pas lieu de débattre
Cette question préalable votée à la surprise générale signifie qu'il n'y a pas lieu de débattre sur le texte.
Le projet de loi sur les OGM n'est toutefois pas enterré. François Fillon a en effet immédiatement décidé de convoquer la Commission mixte paritaire Sénat-Assemblée pour soumettre à nouveau le texte "au vote des deux chambres", selon un communiqué de Matignon.
"A la suite de l'adoption d'une motion de procédure à l'Assemblée nationale, le Premier ministre François Fillon a décidé mardi, comme le prévoit la Constitution, de convoquer la Commission mixte paritaire afin d'arrêter le texte relatif aux organismes génétiquement modifiés qui sera soumis au vote des deux chambres du Parlement", indique ce communiqué. (avec AP, AFP)
06:56 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Envoyer cette note
samedi, 10 mai 2008
Ca bouge ?
Les Verts discutent d'une alliance "Cohn-Bendit - Hulot - Bové"
LE MONDE | 10.05.08
Assurés par leurs résultats aux municipales et le nombre d'élus obtenu, les Verts pensent déjà aux alliances pour les Européennes. Un appel lancé sur le Net par les amis de Noël Mamère a été adressé à Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Nicolas Hulot pour qu'ils acceptent de mener ensemble une liste de rassemblement des écologistes en 2009. Une façon de reconnaître que les porte-drapeaux les plus populaires se situent en marge (Daniel Cohn-Bendit) ou en dehors (Nicolas Hulot et José Bové) des Verts.
Le frère de Daniel Cohn-Bendit, Gabriel, avait déjà tenté, au lendemain du deuxième tour des municipales, d'appeler les écologistes de "toutes tendances" à s'unir pour la prochaine échéance électorale. Mais les contours de l'alliance dessinée étaient plus larges puisqu'ils incluaient des figures du MoDem ou de l'UMP telles Nathalie Kosciusko-Morizet comme des socialistes.
Ce nouvel appel veut parvenir à un rassemblement "dénué d'ambiguïté", une démarche "dans la clarté", sans faire abstraction "des impasses du libéralisme". En clair, une liste écolo mais à gauche. Le texte salue ainsi la déclaration de Nicolas Hulot dans Le Journal du dimanche du 30 mars, estimant : "C'en est fini du libéralisme." "C'est une véritable opportunité de dépasser les clivages sans faire du "ni-ni"", explique Bernard Jomier, initiateur de l'appel.
A l'intérieur du parti écolo, les signatures affluent des fédérations mais deux courants semblent encore sur la réserve. La gauche emmenée par Martine Billard et surtout les "voynetistes", jusqu'alors plus tentés par le projet de "confédération de la gauche" proposée par François Hollande.
La secrétaire nationale Cécile Duflot, elle, reste dans l'expectative, trouve "l'idée intéressante" mais ne veut pas "d'un coup de marketing".
Noël Mamère voit dans cette initiative l'opportunité de "sortir les Verts de leur carcan". "Si on rate cette occasion, on aura du souci à se faire pour notre avenir", insiste le député de la Gironde. Denis Baupin est sur la même longueur d'onde : "Il y a aujourd'hui suffisamment de convergences entre Hulot, Bové et Cohn-Bendit pour avancer vers un parti écolo", affirme l'adjoint au maire de Paris. Les deux ont réussi à convaincre Yves Cochet, du courant Urgence écolo : "Il faut juste que, cette fois-ci, Hulot s'engage vraiment", relève le député de Paris.
C'est en effet la grande inconnue. "DCB" a déjà fait savoir qu'il en serait "s'il émerge quelque chose qui dépasse les Verts français". José Bové, qui avait soutenu les Verts à Paris et Lille en mars, se dit "plutôt d'accord" avec l'initiative. Reste Nicolas Hulot : son entourage multiplie rencontres et discussions mais l'animateur ne semble pas prêt à se décider.
Silvia Zappi
17:18 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Envoyer cette note
mercredi, 16 avril 2008
L'association Opale Ecologie réagit contre l'arrachage d'arbres
Nord Littoral, mercredi 16.avril 2008
L'association Opale Ecologie a fait circuler une pétition et a recueilli 300 signatures auprès des riverains de la rue de Valmy et du quai du commerce.
Elle dénonce la destruction de l'îlot de verdure de la rue de Valmy (à proximité de l'entrée des urgences) qui est de surcroît agrémenté de sept arbres.
« Un quartier saturé par les voitures »
Le président de l'association calaisienne, Marc Pélabon s'insurge : «L'hôpital de Calais va détruire ces arbres qui sont en excellente santé pour implanter sept places de parking à leur place, sans bien sûr les remplacer. Un nombre de places qui est dérisoire dans un quartier déjà saturé par les automobiles. Le comble est que l'hôpital de Calais va bientôt déménager et que ces quelques places ne lui serviront plus d'ici quelques temps».
La destruction de ces arbres ne va en rien améliorer la capacité d'accueil automobile de ce quartier plus que saturée.
Une lettre de détresse a été envoyée vendredi au directeur du centre hospitalier de Calais ainsi qu'à Natacha Bouchart, maire de Calais, afin de les interpeller sur cette situation délicate. Dans un contexte de politique de développement durable, la destruction de cet îlot de verdure est indéfendable pour ces écologistes et tous espèrent pouvoir laisser la vie sauve à ces puits d'oxygène, en sous effectif dans ce secteur de la ville
Fabrice ALLEMAND
15:02 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Envoyer cette note





