Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 16 octobre 2007

L'état de nos côtes dans 100 ans

La Voix du Nord - Edition du mardi 16 octobre 2007

En l’an 800, l’empereur Charlemagne devait savoir nager

a9e04263d6d89bfb6038ccd5d662b53c.jpgCette carte est fascinante. Est-elle réaliste ?
Exploitée par les experts environnementaux du conseil régional et par l’ADEME, elle permet de voir crûment ce qui est arrivé à l’époque du bon empereur Charlemagne, sacré en l’an 800, c’était hier à l’échelle géologique du temps.
Les historiens sont les seuls à en parler mais à l’époque, le niveau de la mer avait monté pendant deux cents ans pour aboutir à ce résultat d’inondations maritimes. La cause ? Les Chinois qui ont brûlé d’immenses territoires forestiers pour satisfaire leurs besoins de développement et plus récemment, les Romains, pour les mêmes raisons appliquées au champ militaire.
À l’époque, la température avait progressé de 2,3 °C, mettant Londres sous l’eau comme l’essentiel de la Belgique, la quasi-totalité des Pays-Bas, quasiment toute la plaine de Flandre intérieure, sans savoir si l’eau de mer aurait pu couler la métropole lilloise par l’envahissement de la Scarpe et de l’Escaut en passant par la Belgique. « 2,3 °C, c’est l’hypothèse moyenne retenue pour le prochain siècle (notre carte) et cela peut monter dix fois plus vite aujourd’hui », alerte Florent Lamiot, spécialiste à la Région. Brr… 

Livre Vert de la Commission des Communautés Européennes 

Vers une politique maritime de l’Union: une vision européenne des océans et des mers
« How inappropriate to call this planet Earth when it is quite clearly Ocean »
(Quelle idée d’appeler cette planète «Terre» alors qu’elle est clairement océan)
citation attribuée à Arthur C. Clarke
(document présenté par la Commission des Communautés Européennes)

"La finalité du livre vert est d’ouvrir un débat sur une future politique maritime communautaire caractérisée par une approche holistique des mers et des océans. Le livre vert montrera que nous ne pourrons continuer à profiter des avantages que nous procurent les mers et les océans que si nous leur témoignons un profond respect en cette période où leurs ressources sont menacées par de vives pressions et par notre capacité technologique croissante à les exploiter. La perte accélérée de la biodiversité marine en raison notamment de la pollution, des conséquences du changement climatique et d'une surexploitation des ressources, est un signal d’alarme que nous ne pouvons ignorer."

Le littoral, entre nature et artificialisation croissante  Institut Français de l'Environnement

"Les zones urbaines, industrielles, réseaux de communication et espaces verts recouvrent 13% des communes littorales, soit 2,7 fois plus que la moyenne métropolitaine. Cette part monte à 27% à moins de cinq cents mètres de la mer. Ces territoires cohabitent avec des espaces naturels ouverts, des zones humides et des surfaces en eau. Les terres agricoles et les milieux naturels sont de plus en plus insérés dans des territoires urbains. Ils se maintiennent difficilement alors qu’ils participent à l’équilibre de l’aménagement du littoral."

Past dumping at sea of chemical weapons and munitions in the OSPAR maritime area 

"Since the end of the First World War, dumping of chemical weapons and munitions at sea has taken place and is the subject of considerable concern in a number of international fora... Marine dumped chemical munitions react differently in water depending on the agent they contain... Phosphorous devices also present long term problems..."

 

***************************************************************************

La Voix du Nord - Edition du mercredi 17 octobre 2007

L’EXPERT
Florent Lamiot : « Et voici la maison à biodiversité positive… »
55656256f528893f7af6b196a0b4bee2.jpgRêvons un peu avec une maison qui respecterait au mieux son propre milieu naturel. Autant dire une maison à peu près introuvable.

– Ne s’agit-il pas d’une proposition du Grenelle de l’environnement ?
« C’est presque vrai. Nous avions la maison à énergie positive, autonome et qui produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme, voici la maison à biodiversité positive. Le concept est nouveau, radical en France. Cette maison accorderait sur les plans de l’architecte autant de place à la préservation des espèces animales et végétales que s’il n’y avait pas de maison et qu’on était dans une nature vierge. »
– Comment faire concrètement ?
« Que des choses finalement très simples. Comme végétaliser les murs, au minimum avec du lierre. On aura des feuilles toute l’année, le lierre est un excellent épurateur de l’air (en particulier le benzène cancérigène) et c’est plein de vitamines : ses graines sont les premières à être mangées par les oiseaux fatigués par l’hiver ou les migrations. On peut aussi végétaliser son toit ou sa terrasse. C’est techniquement très possible sur des pentes de 35 °. Cela coûte le prix d’un bon carrelage et il n’y a presque pas d’entretien. Avec d’autres avantages, une meilleure résistance du bâti au temps, une fixation des poussières et de l’eau de pluie (économie pour les réseaux d’assainissement puisque l’eau est retenue sur un toit). C’est clair en Allemagne, les assureurs gèrent moins de sinistres parce que la végétalisation atténue les chocs thermiques. »
– Cette maison n’existe-t-elle pas dans notre région ?
« Quelques particuliers font des efforts, comme à Marquette, près de Lille. La biodiversité positive, c’est aussi la maison nichoir. Les batraciens, les amphibiens, les micromammifères restent bien sûr à l’extérieur de la maison mais on aménage des endroits pour eux à la cave, au grenier, dans les murs. J’ai vécu dans un vieux moulin et j’avais installé un abri dans un mur pour les oiseaux, avec un oeilleton pour pouvoir les observer. C’était génial ! Je dispense un cours sur ce sujet à l’école d’architecture de Lille et c’est hélas le seul cas en France ! »
– Et dans nos jardins ?
« On peut récupérer l’eau de pluie pour faire des toutes petites mares, faire des trous dans les grillages, ne pas éclairer la nuit. Si un jardin est écologiquement géré, pas besoin d’engrais et surtout pas de pesticides ! Ne pas jeter le bois mort, faire du compost avec la tonte de pelouse ou la taille de haie ; il n’y a pas de meilleur substrat pour faire un humus de qualité. »
 
REPÈRES                                                                                                                                                                                                               
Il est assurément l’un des plus fins connaisseurs de la biodiversité en France et « a fortiori » dans la région. Un temps dans l’industrie audomaroise, ce multispécialiste laboureur de terrains trouve sa place dans l’équipe de la première heure de Marie-Christine Blandin à la direction de l’environnement du conseil régional en 1992, où il est encore le seul en France à occuper un poste de veille stratégique en environnement.


 

23:55 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

mardi, 25 septembre 2007

CALAIS, EN VILLE SANS MA VOITURE !

NORD-LITTORAL, mardi 25 septembre 2007

Une partie de la ville rendue aux piétons, vélos et aux bus, dimanche

Après la journée sans voiture, tout un week-end sans voiture ?

 Profitant du beau temps et des voitures restées - pour une journée - au garage ou en périphérie, les badauds ont flâné par centaines dans Calais. Du coup, la journée sans voiture pourrait devenir week-end sans voiture

fd2f48320adc02ac3ed6c0b2e3d9f501.jpg4d29d2b43df6ae0453e311fdfaacae1c.jpg71da5123bf28dbee82717a4103d02ce9.jpg

     Sans les voitures mais avec le soleil, la journée de di­manche a été forcément festive. Quelques promeneurs sur la place de l'hôtel de Ville, et beaucoup plus à Ca­lais nord, entre terrasses, ani­mations, et fête de la moule « qui a très bien fonctionné, parce que les consomma­teurs aiment déguster les moules en famille et quand il faut beau », lâchait un restau­rateur.

     Dans le périmètre réservé, les flâneurs déambulent tran­quillement, s'approprient toute la chaussée, oubliant que, la veille, des centaines de voitures y défilaient. Sur la place d'Armes, ce sont avant tout les plus jeunes qui s'amusent sur les trottinet­tes, tandis que la balade en famille est de rigueur sur la rue Royale. L'ambiance est bien sûr plus studieuse face à la mairie, où l'information sur l'environnement au sens large est proposé de ma­nière très accessible au grand public. Seul bémol, la montgolfière qui n'était pré­vue que pour fonctionner en matinée, ce qui a déçu ceux qui comptaient s'envoyer en l'air dans l'après-midi.

« II faut tenir compte de cette journée »

5e071067ae9ccea9077d9fd5aa2ccfcd.jpg     « Bref, une très bonne jour­née », résume Jean-Marc Ben, adjoint à l'environne­ment. L'élu n'hésite pas à parler de totale réussite… à condition que le message de cette journée soit bien perçu. Et par tout le monde. Par les promeneurs qui pouvaient ainsi réfléchir à l'utilisation de la voiture. Et par les élus qui doivent bâtir une autre politique urbaine sur la réus­site de la journée sans voi­ture.

     « La Journée prouve que l'on peut faire passer un beau message sans vouloir se poser en donneur de le­çon, analysait Jean-Marc Ben à l'issue de cette jour­née. Je tiens d'ailleurs à sou­ligner que nous continue­rons à organiser cette jour­née alors que le gouverne­ment en a abandonné le principe, au profit d’une semaine de la mobilité que nous relayons aussi. »

148bddb263eeb4d944f8487899d5192f.jpg     Entre convivialité et écologie, les organisateurs calaisiens ont donc trouvé le juste équilibre. « Les stands festifs, dirai-je, ont été très bien visités, mais il y a eu aussi du monde à s’intéresser aux évolutions climatiques, ou aux réflexions de l’Adeca par exemple », complète l’élu. Le succès de la journée d’avant-hier incite déjà à penser à l’édition 2008, qui pourrait très bien se dérouler sur deux journées, tout un week-end. « Le dimanche, c’est plus facile, les gens sont plus disponibles, mais nous voulons monter en puissance. A condition que nous soyons là », glisse avec un sourire Jean-Marc Ben, qui lançait il y a quelques semaines son pacte écologique façon Nicolas Hulot. Et d’en profiter pour rappeler leurs obligations aux élus, qui doivent prendre en compte environnement et écologie dans le cadre de leur politique publique. « Nous continuons à militer pour un tramway d’agglomération, cela peut-être une solution, cela peut marcher, la journée de dimanche l’a prouvé. Mais il faut, d’une manière plus globale, penser "transports en commun". Car la journée sans voiture n’a rien d’une journée gadget. »

Laurent GEUMETZ

1febbc5967293caf103c880f4fe630fd.jpg49685a1edf2808aeba9eb4739d8b0276.jpgd33991d0d9c33db971b29fedb04c7029.jpg

**********************************************************

Nord-Littoral, mardi 25 septembre 2007

L'association animait un stand

Les autres "journées sans... " imaginées par l'Adéca

22f90b6f5d7c0f7ee88a64dec7d9cfe7.jpg     Incontournable de ce genre de journée, l'Association de défense de l'environnement du Calaisis, l'Adéca, avait planté son stand sous le chapi­teau de la Place de la mairie. Avec des images chocs, celles d'un ferry dont s'échappe un splendide nuage de fumée. Visiblement très polluant.

     Dans le cadre de cette journée sans voiture, l'Adéca s'est lancée, elle, dans un autre type de journée : organiser d'autres journées sans... Lançant par exemple l'idée d'une journée sans ferries. «Attention, nous restons fidèles à notre principe, nous ne voulons aucunement la mort des ferries sur le Détroit, lan­çaient les bénévoles de l'association à ceux qui étaient intrigués par ce nouveau message. Nous voulons, comme nous l'avons fait avec des in­dustriels, arriver à une concertation qui aboutirait à /'arrivée à un équili­bre entre respect de l'environne­ment et activité économique. »

     Pas question pour les militants de l'Adéca d'être pris pour des "anti­tout". «Avec Tioxide, par exemple, nous avons montré que nous pou­vions être une force de proposition constructrice, cela a d'ailleurs été compris par cet industriel. Pourquoi ne pas faire de même avec les fer­ries, avec les deux compagnies mari­times, lors de tables rondes avec le représentant de l'Etat, avec la Drire, par exemple (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'en­vironnement) ? »

« Le grand public a conscience du danger »

     Principales cibles de l'Adéca dans ce dossier, les rejets de dioxyde de soufre, d'oxyde d'azote, de particu­les de suie. « Cela est rejeté par des ferries qui ne sont soumis sur ce plan à aucune règle particulière. Les Calaisiens en souffrent réellement certains jours. » En guise de solu tion, l'Adéca préconise le recours à des solutions techniques beaucoup moins polluantes, une urgence selon l'association à l'approche du dévelop­pement du trafic maritime avec le nouveau port.

     Après cette journée sans ferries, l'Adéca se propose de mettre en place "une journée sans Vandamme", du nom de la société rue des 4-Coins « qui polluent l'environne­ment tout proche, riverains et ly­cée ». « Quand se décidera-t-on à im­poser le respect des normes », de­mande tout haut l'Adéca. Dimanche, l'association calaisienne a fait le plein de signatures sur ses pétitions, « preuve que les riverains ont conscience des problèmes ».

L.G

20:25 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

VELO

La Voix du Nord - Edition du mardi 25 septembre 2007

Vivre à l’année sans voiture à Calais, c’est possible

57389ebda593f7cc58870c03b652b6d6.jpgLe vélo, associé à l’image de l’ouvrier rentrant du boulot il n’y a pas si longtemps que ça, colle désormais à celle du « bobo », le bourgeois-bohème qui se la pète sur son deux-roues pour se donner des airs d’écolos… et qui roule en 4x4 le week-end. Christian Louchez, conseiller municipal à la circulation, veut casser ces clichés.

     « Je voulais passer à l’acte. Ce n’est pas le tout de défendre des idées, il faut aussi les appliquer  », explique Christian Louchez qui, le 15 décembre 2006, a vendu sa voiture. Il s’est rendu compte qu’avec ses deux enfants (15 et 20 ans), il était devenu chauffeur de taxi ces dernières années. Il leur a payé un vélo et des abonnements de bus… et roule ! « Au début, ça a un peu râlé. Aujourd’hui, ils sont autonomes et tout le monde a gagné en liberté. On s’organise différemment, c’est tout. ». Christian Louchez jongle à longueur d’année entre son école pour le travail et la mairie pour ses dossiers. « Quand une réunion est organisée à Bonningues ou encore à Guînes, j’ai trois solutions : soit j’y vais en bus et je m’arrange avec un collègue pour être ramené ; soit je fais l’aller-retour avec un collègue ; soit je ne peux pas m’y rendre. Voilà. ». Vu comme ça, c’est simple. Comment fera-t-il si tout le monde achète un vélo ? « Ce n’est pas près d’arriver », dit-il en riant.
     Pour les emplettes, changement d’habitudes. Direction le commerce de proximité, « on achète différemment ». Il n’a pas calculé, mais il est certain d’avoir fait des économies à ce niveau. Tout comme le fait de ne pas avoir à faire le plein d’essence tous les quinze jours. «  Attention, je ne suis pas un anti-voiture pour autant ! J’en loue, de temps en temps, quand j’en ai vraiment besoin. Une voiture coûte, à un particulier, environ 13-15 € par jour. Je pense que j’y gagne encore en louant. » Christian Louchez ne lance pas un appel à la population en criant « débarrassez-vous de votre voiture », mais estime « que de nombreux déplacements pourraient être faits autrement ».
     Un déplacement à Paris ou ailleurs ? En train avec le vélo pliant sous le coude, « sinon, pour un vélo normal, c’est payant ou alors tout bonnement impossible », raconte l’élu qui dresse la liste des obstacles au bon développement de ce moyen de locomotion. « En France, on a la culture voiture. Tout est fait pour elle. En théorie, on n’aurait pas besoin de marquage au sol. Mais il faut occuper l’espace pour marquer notre présence. » •  

PAR LAURENT RENAULT

RÉAGISSEZ

La place accordée au cycliste à Calais est-elle suffisante, adaptée ? Y a-t-il une réelle éducation au deux-roues ? Nous ferons le tour de ces questions dans une série de reportages à venir.
Envoyez vos questions, remarques et propositions à « La Voix du Nord » 25 bd Pasteur, 62 100 calais ou par courriel : calais@lavoixdunord.fr

 

 

**************************************************

 

La Voix du Nord - Edition du mardi 25 septembre 2007

La voie verte toujours dans les cartons

     Un projet européen de voie verte reliant l’Europe du Nord et l’Espagne devrait un jour passer par le Calaisis. Les maires concernés ont validé le tracé, ne reste plus maintenant qu’à le concrétiser.
     Mark, Calais, Sangatte-Blériot et Coquelles, voici les communes concernées par la future voie verte du littoral qui devrait permettre de relier, grâce à des pistes cyclables mais aussi des sentiers pédestres, les Pays-Bas à l’Espagne.
     Le tracé, qui a été validé en juin par les différents maires concernés, est précis. La voie verte passera par les Hemmes de Marck, empruntera le sentier proche du centre aéré Jules-Ferry qui existe déjà, avant de rejoindre la route de Gravelines, d’emprunter le rond-point de l’Industrie, l’avenue Toumaniantz où là aussi une piste cyclable existe déjà. La tracé prévoit ensuite de remonter le long du canal via la rue de Strasbourg déjà équipée, avant de rejoindre le terminal ferry, d’emprunter le pont Vétillart, de traverser Calais-nord pour rejoindre la plage et ensuite de traverser Blériot-Sangatte via un court passage dans la commune de Coquelles, juste derrière la zone commerciale.
     Coordonné par le SITAC qui assure toute la signalétique, le projet va nécessiter des aménagements qui devront être pris en charge par les communes.
     Celles-ci pouvant bénéficier de subventions régionales allant jusqu’à 40 % des aménagements avec un plafond de 50 000 E par kilomètre aménagé.
     A la fois destinée aux piétons et aux vélos, cette route verte sera à terme composée de pistes cyclables, de couloirs mais aussi de sentiers. Intérêt : un nouveau développement touristique pour le Calaisis, et peut-être un changement de mentalité des Calaisiens qui disposeront d’un véritable circuit familial sécurisé à découvrir.

      • A.-C.P.

*************************************************

La Voix du Nord - Edition du mercredi 26 septembre 2007

SÉRIE
Pourquoi les Calaisiens ont-ils rangé leurs vélos ?

Calais se distingue de nombreuses grandes communes du Nord-Pas-de-Calais par la place accordée au vélo. « Nous approchons les 30 kilomètres de piste pour les deux-roues », explique Christian Louchez. Mais les vélos ne sont pas très présents en ville.

Pourquoi les Calaisiens ne sortent-ils pas leurs vélos ?
« Difficile de répondre à cette question. Je pense qu’il faut les encourager en améliorant encore et encore les aménagements. Ça fait onze ans que je rame pour améliorer les choses et ça commence à bien bouger. Il y a aussi, actuellement en France, une volonté de redonner la place au vélo. Je pense que les Calaisiens vont y être sensible. D’autant qu’ils ont des vélos, le problème n’est pas là. »

C’est peut-être une question de culture, d’éducation ?
« Ce n’est pas la culture vélo le problème, c’est la culture voiture. Maintenant, il est vrai que l’on a davantage de facilité à ouvrir la porte arrière que de sortir les vélos. »

Les Calaisiens ne sont peut-être pas encore habitués à toutes ces nouveautés, cette signalétique, ces possibilités ?
« Peut-être faudrait-il communiquer davantage sur le sujet. »

La journée sans voiture n’a pas répondu à ces questions. Pourquoi ne pas profiter de cette journée pour expliquer le réseau réservé aux cyclistes ?
« Je vais voir pour ça. Il est vrai que l’on pourrait, par le biais d’associations, montrer l’exemple et circuler en centre-ville à vélo, expliquer aux Calaisiens comment se comporter, réexpliquer les intérêts… je vais y penser. »

Que manque-t-il en matière d’aménagements ?
« Il existe des points noirs en ville auxquels on aura du mal à remédier comme la largeur des ponts et autres héritages historiques. Et puis tant qu’on laissera la voiture prioritaire, on n’avancera pas. Comme la rue de Verdun qui aurait pu être réduite à deux fois une voie, comme ces terre-pleins centraux un peu partout sur les avenues ou encore les revêtements qui sont en mauvais état. »

La rue de Valenciennes par exemple ?
« Oui, elle est dangereuse car la route est bombée, le caniveau est abrupt et les voitures roulent vite. Il faudrait la refaire.»

Le vol n’est-il pas un frein également ?
« 
C’est certain. la première question que l’on se pose c’est : “où va-t-on se garer ?” Il y a 700 arceaux de sécurité à Calais. Mais il manque, toujours en matière d’aménagement, des lieux sécurisés. Dans les écoles par exemple, où les établissements n’ont pas de garage mais des parkings. »

Le deux-roues est pourtant bien présent à Calais, mais il est motorisé… « Je ne sais pas si c’est supérieur aux autres villes. C’est pourtant moins cher de faire du vélo et bien plus sûr. Car le taux de mortalité est très très élevée par rapport au vélo qui est le moyen de locomotion le plus sûr. » • 
L. R.

 > Dans notre édition de demain, nous reviendrons sur l’éducation au vélo.

10:15 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

dimanche, 23 septembre 2007

Aujourd'hui, "en ville sans ma voiture !"

La Voix du Nord - Edition du dimanche 23 septembre 2007

ENVIRONNEMENT
Semaine européenne de la mobilité : l’art de se déplacer autrement

214c0d46cba2e1f5597be445cddfe0ad.jpgÀ l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité, le service écologie urbaine de la ville a organisé un « rallye de l’écomobilité ».
Ce rallye a rassemblé les jeunes des centres de loisirs, notamment de la MJC, mais aussi l’association Partenaire Insertion Formation et le CCAS.
Au menu, la découverte des différents moyens de transport et plus particulièrement la marche et les bateaux électriques. Les participants ont été accueillis dans le hall de la mairie par Jean-Marc Ben, adjoint à l’environnement. Ils ont d’abord joué à un jeu de l’oie consacré aux déplacements non polluants, conçu par l’animatrice de l’association Environnement Energie Conseil, avant d’entamer leur périple dans la ville et sur les canaux. A bord des bateaux électriques, les seniors et les jeunes ont pu apprécier les potentialités de ce mode de transport. Il a été question de la réhabilitation des canaux et de leurs berges, déjà entreprise par la ville, et qui devrait connaître d’autres développements.
Alors, des petits vaporettos ou bateaux-mouches électriques un jour sur les canaux du Calaisis ? Qui sait ? En attendant, rendez-vous aujourd’hui pour la journée « En ville sans ma voiture » (1). •

(1) Programme sur le site internet de la ville : www.mairie-calais.fr  

08:55 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

vendredi, 31 août 2007

Nord Littoral: travaux avenue Blériot et bandes cyclables

NORD LITTORAL, vendredi 31 août 2007

Jean-Marc Ben, adjoint écologiste à la mairie de Calais

« On ressent ça comme une provocation »

 Alors que le problème de la rue de Verdun a trouvé un aboutissement qui satisfait tous les riverains, un problème demeure concernant les travaux de l’avenue Blériot et la piste cyclable la longeant

c8546d3e6f55947f68d3f36fc8ed2484.jpg

Près de la chaussée refaite, les pistes cyclables ont été repeintes…

sur un macadam à l’état déplorable voire dangereux

 

   Un patchwork. Depuis quelques semaines, le boulevard Blériot a revêtu ses habits d’Arlequin tant la chaussée est agrémentée de touches macadamisées. La faute aux travaux successifs qui ne fait pas la part belle à la piste cyclable longeant le boulevard jusqu’à l’université ? « Avec les travaux, on aurait pu croire que toute la route allait être refaite mais bizarrement, le nouveau macadam s’arrête au niveau de la piste cyclable », fulmine Jean-Marc Ben, adjoint écologiste à la mairie de Calais. 

   Pour le moment, personne ne sait qui a pris la décision de stopper l’enrobage à cet endroit. « A priori, la société chargée des travaux publics fait ce qu’on lui dit de faire », analyse encore l’élu Vert.

Le maire est au courant

   Quoi qu’il en soit, la piste cyclable est dangereuse pour les amoureux de la petite reine. « Mercredi, nous avons rencontré le maire (Jacky Hénin) pour lui en parler. Il a pris bonne note de notre coup de gueule. Il ne faudrait pas que des cyclistes soient victimes d’accidents tout ça parce qu’ils ont voulu circuler sur la voie macadamisée, plus confortable. Il ne faudrait pas que cela fasse un précédent pour les travaux à venir. » 

   Un vœu loin d’être pieu quand on voit qu’un accord vient d’être trouvé entre la ville de Calais et le Conseil Général concernant la rue de Verdun qui vient de retrouver son trottoir, transformé un court instant en piste cyclable. 

   Sachant que les écologistes « n’ont jamais soutenu le projet deux fois deux voies dans cette rue, projet qui consistait à créer une voie expresse à l’entrée de la ville de Calais. »

V.D

09:40 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

La Voix du Nord: Quelle place pour le vélo dans le centre ville de Calais ?

LA VOIX DU NORD, vendredi 31 août 2007

BICYCLE
Quelle place pour le vélo dans le centre-ville de Calais ?

Le vélo, à Calais, n’est pas le roi du pétrole. On l’autorise à prendre les sens-interdit, il peut aussi traverser les quatre boulevards pour couper net au théâtre, on lui accorde des lignes blanches discontinues ici et là… et voilà. Même si la situation s’est améliorée, le cycliste est toujours mis de côté.
En témoigne les dernières couches de macadam posées avenues Blériot et de Coubertin. Elles s’arrêtent juste à la piste cyclable. Ce qui vaut cette réflexion à Jean-Marc Ben, adjoint à la ville et président des Écologistes du Calaisis. « C’est mépriser le cycliste. Que va-t-il faire ? Rouler sur la vieille route toute cabossée, ou emprunter le macadam flambant neuf au risque de se retrouver sur la chaussée avec les voitures ? » L’élu ne comprend pas pourquoi les cyclistes ont été oubliés de la sorte. On sent les municipales qui approchent. La place du vélo dans la ville sera vraisemblablement un axe de discussion. Il ne s’agira pas de s’arrêter à un chiffre comptable (tant de kilomètres de piste et de bande tracés), mais de mesurer leur efficacité.
Mais au fait, faites-vous du vélo et rencontrez-vous des incohérences dans la circulation ? Pourquoi ne prenez-vous jamais votre bicycle pour vous rendre au travail, effectuer quelques emplettes ? • 
L. R.



 > Réagissez par courrier à « La Voix du Nord », 25 bd Pasteur Calais ou par mail calais@lavoixdunord.fr

08:05 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

dimanche, 29 juillet 2007

Il rêve d'un partenariat entre chasseurs et ornithologues. Du fusil à la photo, par amour des oiseaux.

NORD LITTORAL, dimanche 30 juillet 2007

Portrait d’un chasseur reconverti à l’ornithologie

Un ornithologue chasseur d’images  

170d57a8ac2e574c31dec1f8e517c977.jpgPendant 35 ans, Philippe Hochart fut un chasseur soucieux de « respecter l’homme et la nature sans opposer l’un à l’autre ». Il a aujourd’hui rengainé son fusil pour se consacrer à une nouvelle passion : l’ornithologie

     Philippe Hochart n’a jamais vraiment quitté la campagne de son enfance. Elevé près de l’étang du Colombier Virval, cet agent EDF de 53 ans sait qu’il est vain de chasser le naturel : jeune marié il y a 35 ans, sa nature natale l’a rattrapé au galop.  

     « La campagne me manquait, » explique-t-il simplement. A 20 ans, Philippe obtient le permis de chasse. Dans les marais de Guînes ou de Guemps, il retrouve un milieu qu’il aime et s’attache à entretenir. La chasse, pour moi, c’était naturel. C’était le plaisir de la capture et le plaisir de la table avec inévitablement un regret, une fois l’oiseau tombé, de ne plus le voir voler ». Mais pour Philippe, le gibier d’eau est plus qu’une proie ou un mets. « Je souhaitais aussi m’investir dans la préservation et l’amélioration du territoire hors saison. Je ne cherchais pas les grandes chasses ni les grands tableaux. »

Du fusil à la photographie

     Sa passion, la chasse, est cependant en proie à de féroces critiques. Philippe ne peut se résoudre à la voir attaquée : il décide de s’engager. « J’ai essayé de militer dans des associations de défense de la chasse. L’objectif était d’expliquer au public que la chasse n’était pas contraire à la protection de l’écosystème. » Adhérent au syndicat national de la chasse, certaines idées politiques lui déplaisent et Philippe ne s’y retrouve plus. L’homme croit à l’écoute et au dialogue plus qu’aux rejets et aux extrémismes.

     Ses envies d’échanges le mènent sur internet, sur les listes de discussion ornithologique. « Chasseur, j’étais souvent mal perçu par ce milieu. On m’envoyait paître régulièrement », se souvient-il. Tenace, Philippe se noue d’amitié avec des ornithologues, dont il découvre la passion. « Jusqu’alors, je ne les connaissais qu’au travers de leur opposition systématique à la chasse. Je les voyais sous le visage de manifestants, d’opposants qui voulaient supprimer ma passion. Or, nous nous sommes découvert des positions communes »  

     Peu à peu, Philippe regarde d’un œil nouveau les roseaux qui l’entourent. Il baisse son fusil, observe les gorgebleues, écoute le chant aigu des cisticoles des joncs. « Je continuais à chasser, mais beaucoup moins, confie-t-il. Une nouvelle passion s’ouvrait à moi. »

Des passionnés qu’un tir sépare  

     Philippe veut en savoir plus. Il achète des ouvrages ornithologiques et commence à mettre des noms sur les habitants de son marais. Il découvre la digiscopie, qui lui permet de photographier les oiseaux dans leur milieu sans les déranger et d’échanger ses photos sur internet Celui qui confesse une affection particulière pour les passereaux s’inscrit ensuite à un stage de baguage d’oiseaux, à Audinghen. Je faisais exception à ce stage, venant du monde de la chasse. Malgré quelques réticences de départ, on m’a ouvert la porte car je voulais sincèrement m’informer. »fea0b33c74bf76113ce9b45bb9149274.jpg

     Philippe a aujourd’hui rengainé son fusil et se consacre à un nouveau défi : lever les barrières de l’incompréhension mutuelle, source de confrontation. « Je n’ai jamais compris l’opposition du chasseur et de l’ornithologue. Ce sont tous deux des passionnés que beaucoup de traits rapprochent, jusqu’aux secondes précédant le tir. »  

     Ce chasseur reconverti, intarissable sur ce qui lui tient à cœur, plaide pour un partenariat chasseurs-ornithologues. « Le chasseur est un des derniers remparts pour défendre et entretenir les zones humides.Je préconise aux chasseurs de connaître davantage le milieu dans lequel ils évoluent pour pouvoir le faire vivre. » Le bon chasseur ? « C’est celui qui se pose la question et se projette dans l’avenir, au-delà des dates de chasse. Il dénonce les abus tels que la chasse à la tourterelle au printemps, en pleine période de nidification. De l’autre côté, les ornithologues doivent apprendre à connaître le chasseur car ce dernier détient à lui seul environ 90% des zones humides. A eux de reconnaître le travail de protection du chasseur et de partager ses connaissances pour entretenir le dialogue. »

e240a86d44da461b66a78302c3035d26.jpg     Pour avancer dans la réconciliation des deux parties, Philippe a récemment organisé un séjour ornithologique à Merlimont. Le stage a notamment permis à 17 agents EDF de s’entretenir avec un chasseur qui les a reçus dans son marais, chose exceptionnelle. Preuve qu’il est au moins possible de s’écouter mutuellement malgré, malgré les troubles de l’actualité. « Je lisais récemment que le Groupement ornithologique et naturaliste du Nord Pas-de-Calais (Gon) se portait partie civile en justice contre un jeune chasseur qui avait sans le savoir tué une alouette Lulu, commente Philippe Hochart. Le chasseur doit certes payer, mais le Gon aurait dû proposer une formation ornithologique plutôt qu’une suspension pure et simple du permis. »  

     Prévenir plutôt qu sévir, pour qu’un mal chasse l’autre. Philippe croit au rassemblement des bonnes volontés, car « tout le monde y gagnera, à commencer par la nature. »

Anne ANDLAUER

10:25 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

dimanche, 15 juillet 2007

La Voix du Nord: les Ecologistes du Calaisis

Edition du dimanche 8 juillet 2007

POLITIQUE

Un nouveau "parti" écologiste dans le Calaisis

4ff2a7ca45f085dee13c14823447f024.jpg« Les Écologistes du Calaisis » viennent de voir le jour dans le Calaisis. Autour des élus écolos du conseil municipal de Calais, une vingtaine de personnes veut proposer une « écologie ouverte et populaire » qui aurait sa place dans tous les domaines de la vie de la ville. 

Plus Alternatif ni Vert, Jean-Marc Ben, adjoint au maire de Calais, relance avec une vingtaine de personnes un groupe écologiste. L’idée : offrir un groupe ouvert à tous ceux qui veulent défendre une vraie écologie politique, quelle que soit leur sensibilité politique et proposer un «  pacte écologique » à adopter par les candidats aux municipales. 

 Avec déjà trois élus au sein de la municipalité calaisienne (Jean-Marc Ben, Christian Louchez et Catherine Pélabon), « Les Écologistes du Calaisis » veulent que la préoccupation environnementale soit intégrée à toutes les facettes de la vie de la ville, qui doit à leurs yeux renforcer le service qui en est chargé. Ils revendiquent une « écologie pragmatique », comme elle se pratique en Allemagne ou en Belgique, «  populaire, réaliste et modérée, accessible à tous », ouverte « à tous ceux qui sont sincères dans leur démarche ». 

 Concrètement, pour les prochaines municipales à Calais, « Les Écologistes du Calaisis » vont élaborer leur propre projet : s’il est accepté par d’autres (en priorité la majorité sortante), il y aura alliance, sinon « nous ferons une liste autonome autour des élus sortants  », indique Jean-Marc Ben. En cas d’alliance, le groupe « revendique six ou sept élus dont trois dans l’exécutif ». 

 Au-delà du Calaisis, le groupe se veut être « le référent local de la refondation écologiste ». Il sera représenté dans l’association Horizons Écologie qui entend « réunir tous les écologistes en une seule formation » 

 Annick Michaud

23:10 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

NORD LITTORAL: Les Ecologistes du Calaisis se créent en indépendance

Création d'un nouveau groupe politique dans le Calaisis

Les écologistes se regroupent
 
e9a6971c4df8565c888475d7402e2cd2.jpg     II y a trois élus écologistes au conseil municipal de Calais : Jean-Marc Ben, adjoint, Christian Louchez et Catherine Pelabon, conseillers. Ils étaient Verts, puis Alternatifs mais sont sans étiquette depuis de nombreux mois. Il y a bien eu une tentative de rapprochement avec les Verts mais elle n'a pas eu de suite. Désormais, ces trois politiciens s'unissent sous une même bannière, celle d'un nouveau groupe politique baptisé Les écologistes du Calaisis. Un groupe qui vient tout juste d'être créé et qui possède une vingtaine d'adhérents.
   
« Pas de cohérence générale à Calais»

     C'est Jean-Marc Ben qui préside ce groupe avec le but « de relancer l'écologie au point de vue local ». Il estime que ce courant a perdu la place qu'il occupait au début des années 90, et notamment lors de son entrée au conseil municipal de Calais, en 1995. L'idée de créer un groupe a donc germé lentement dans les esprits des uns et des autres. Depuis deux ans en fait. « A-t-on besoin de s'affilier à un parti national ? Qu'est-ce que ça nous a ramenés ? » s'interroge-t-il.
     Les écologistes du Calaisis ont donc pris leur indépendance. Avec un travail en ligne de mire : l'élaboration d'un pacte écologique local. « Déjà, nous nous appuierons sur notre bilan, comme le tri sélectif, l'usine de biométhanisation, la zone du Colombier, les Terres Saint-Roch,... On souhaite prolonger tout ça et amorcer une réflexion sur différents sujets comme la relance d'une problématique de déplacements en ville, l'idée d'un tramway intercommunal, favoriser les déplacements doux comme le vélo, préserver les espaces verts etc. Et surtout, être plus présent sur toutes les questions urbanistiques » appuie Jean-Marc Ben. Par exemple, sur les études urbaines dévoilées par la majorité municipale (voir page 8), les écologistes élus estiment « ne pas avoir été consultés. On retrouve de petites choses qu'on a évoquées mais il n'y pas de transversalité, de cohérence générale » note Christian Louchez.
     A huit mois des élections municipales, les écologistes du Calaisis se positionnent. Ils pourraient s'allier avec d'autres partis politiques à la condition « que notre projet soit accepté ».
     Ainsi, ils discuteront d'abord avec les membres de la majorité sortante (PC-PS) dont ils sont issus. Sinon, ils n'excluent pas d'apporter leur soutien au centre voire même à droite. Ils réclament également une plus forte présence au conseil municipal (de 6 à 7 élus contre 3 actuellement et trois adjoints contre un seul). Sinon, ils partiront seuls au premier tour.
 
« Pas un effet d'annonce »
 
    « Nous souhaitons que la prochaine mandature soit celle du vrai développement durable, où l'écologie devienne une démarche naturelle et applicable transversalement dans tous les services. Souvent les décisions de certains services viennent nous contredire. Nous voulons insuffler une démarche nouvelle. Il ne s'agit pas d'un coup de bluff. L'enjeu n'est pas d'assurer nos places mais de faire plus d'écologie » commente Jean-Marc Ben qui ajoute que les écologistes ont failli démissionner à « deux reprises du conseil, par manque d'écoute ».
     L'autre idée est de prolonger l'élan du pacte de Nicolas Hulot et d'observer ce qui se passe ailleurs, notamment en Allemagne et en Belgique où « l'écologie avance avec succès et pragmatisme ». Enfin, les écologistes du Calaisis se disent à l'écoute des discussions nationales où « l'envie est forte de lancer une nouvelle organisation qui dépassera tous les mouvements écologistes nationaux ».
   
E.D

Légende de la photo:    Le groupe des Ecologistes du Calaisis veut rayonner sur le Pays de Calais. Il est présidé par Jean-Marc Ben et vice-présidé par Christian Louchez, élus calaisiens.

22:30 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

samedi, 14 juillet 2007

L'éolien a le vent en poupe à Calais

NORD LITTORAL, samedi 14 juillet 2007

Projet de parc éolien au large du Fort-Vert

L'éolienne prend son envol sur Calais  

Le dossier est depuis peu dans les cartons de la communauté d'agglomération : un parc éolien pourrait voir le jour au large du Fort-Vert d'ici 2015. Si rien n'est encore décidé, le projet bénéficie d’un vent favorable

ea59828008fa34835e768ee354969e45.jpg   Un parc éolien en mer, à la jonction des communes de Marck et Calais dans le secteur du Fort-Vert ? L'idée aurait fait sourire ou grincher il y a encore quelques années. Mais pour la société Intervent, filiale du groupe allemand Das Grüne Emissionshaus, le vent a tourné. Convaincue que le Pas-de-Calais est désormais prêt à sauter le pas, Intervent est récemment entrée en contact avec la communauté d'agglomération du Calaisis, compétente en matière d'environnement et d'aménagement du territoire.  

   Sur la table, un projet d'ampleur colossale : 6 à 12 éoliennes suivant autorisation, 198 mètres et 6 mégawatts chacune, soit un parc éolien de 72 mégawatts maximum. A titre de comparaison, l'énergie électrique produite couvrirait les besoins de 100 000 à 200 000 habitants, soit a minima la population totale de l'agglomération.

Un potentiel à exploiter  

   Pour Fabrice Gourat, responsable du développement des projets Intervent, le secteur de Calais se prête parfaitement à une implantation en mer (off-shore) : « On voit le côté moderne et innovateur de cette commune, symbolisé entre autres par l'éolienne du lycée Léonard-de-Vinci, commente-t-il. Ce projet s'accorde très bien avec le développement de la ville. Les gens sont habitués aux grues, aux zones industrielles... en particulier au niveau des infrastructures portuaires. Quant au raccordement électrique des installations, aucun problème non plus. On a 100 mégawatts disponibles sur Calais et la ville qui consomme énormément d'énergie, avec notamment les industries de la zone des Dunes. Nous n'aurons pas le problème qu'ont rencontré les porteurs du projet éolien de Fruges, situé en milieu rural. »

   Fort de ces arguments. Intervent a cherché l'appui de la Cac et l'avis des administrations pour entrer dès que possible dans le vif du projet. « Avec Intervent, nous avons d'abord parlé de l'esprit du plan et des atouts et contraintes liées à son éventuelle mise en œuvre. On nous a demandé de faire les démarches pour que le pays de Çalais se positionne à terme en zone de développement éolien, condition indispensable au développement du projet », explique Christian Louchez, vice-président de la Cac en charge de l’environnement. « On a donc pris notre bâton de pèlerin, même s’il faut souligner que dès le départ, la charte du pays de Calais prévoyait le développement des énergies renouvelables et inscrivait /'éolien au titre de ses priorités. »  

Premiers avis, premiers appuis

   Lors du conseil communautaire du 26 juin dernier, la Cac s'est ainsi prononcée en faveur de la poursuite du dossier. « Une fois de plus, il ne s'agit pas de couvrir la France d'éoliennes, ironise Christian Louchez. Mais il me semble que dans une région comme la nôtre, ne pas utiliser le vent, cette énergie renouvelable qui souffle en abondance sur nos côtes, c'est un peu n'importe quoi. »  

   Si le soutien politique semble acquis, le dossier n'en est pour l'heure qu'à l'état d'avant-projet. La société Intervent poursuit ses concertations avec les administrations concernées. Une première réunion technique regroupant tous les services susceptibles de formuler un avis sur le dossier s’était ainsi réunie le 14 juin. « Pour l’instant, nous avons tenu des réunions pour informer les services de l’Etat, la communauté d’agglomération, la commune… dans le but de leur faire comprendre l’ampleur du projet et sa complexité propre », précise Fabrice Gourat.

   L'implantation d’un parc éolien en mer impose en effet des contraintes et incertitudes particulières. « Quand on travaille sur terre, on a notamment la sécurité du sol car on passe des contrats avec les propriétaires, poursuit Fabrice Gourat. En mer, la sécurité n'arrive qu'à la fin. Il faut cependant investir à un moment donné. » Une fois assurée de l'accueil favorable réservé à son projet, la société Intervent se lancera dans la réalisation d'une étude d'impact (étude du milieu naturel notamment ornithologique, étude technique, paysage...), opération coûteuse mais indispensable.  

Un enjeu départemental et national

   Si la tâche s'annonce longue - Fabrice Gourât évoque « un projet à horizon 2015 », les porteurs de projet ne bâtissent pas sur du sable. « Le schéma éolien réalisé il y a quelques années avait déjà dégrossi les possibilités d'implantation dans le Nord Pas-de-Calais », précise Christian Louchez. Même constat avec le schéma mis en place par le préfet du Pas-de-Calais pour organiser les implantations éoliennes dans le département. «  // y avait une vraie volonté de contrôler un peu les choses dans la mesure où l’on a longtemps assisté à une implantation anarchique des éoliennes par des sociétés principalement allemandes et danoises, qui contactaient directement des élus de petites communes en leur faisan miroiter les potentielles recettes fiscales. »  

   La balle est aujourd'hui dans le camp des responsables de ce projet à trois volets : environnemental (puisqu'il répond aux objectifs nationaux fixés à 21 % de la production énergétique du pays à l'horizon 2010), de développement (puisqu'il fera appel à des entreprises de la région), et économique (revenus sous forme de taxes professionnelles pour les communes concernées). Une implantation en mer présente également l'avantage de limiter les nuisances pour les riverains.

Mais sur terre ou à hauteur de flots, souligne Christian Louchez, le développement durable passe aussi par une nouvelle appréhension des paysages : « Plus personne ne se plaint des horribles pylônes électriques qui traversent nos campagnes. On n'y fait tout simplement plus attention. Pour les éoliennes, ce sera la même chose. »  

Anne ANDLAUER

17:45 Publié dans Articles de presse | Lien permanent