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samedi, 17 mai 2008

Eras Metal

PÉTITION ERAS METAL

575604549.jpgLES VERTS :

« Les gens ne veulent pas du développement à n'importe quel prix »

Le projet Eras Metal n'en finit pas de faire débat. Après l'Adeca, l'association de défense de l'environnement du Calaisis, qui a émis de sérieuses interrogations, avec Jean-Marc Ben, alors adjoint au maire écologiste de l’ancienne municipalité calaisienne (dès le mois de janvier), c'est aux Verts de s'interroger début mai.

Ils lancent aujourd’hui une pétition. Pour la signer, cliquez ici

Pour revoir l’article de Nord Littoral (2 mai 2008), voir ci-dessous

11:24 Publié dans Communiqués | Lien permanent

vendredi, 16 mai 2008

Les Verts et Eras Metal

NORD LITTORAL, vendredi 2 mai 2008  

Les Verts et les altermondialistes s'interrogent sur l'implantation d'Eras Metal

« Les gens ne veulent pas du développement à n'importe quel prix »

1372131090.jpg Le projet Eras n'en finit pas de faire débat. Après l'Adeca, l'association de défense de l'environnement du Calaisis, qui a émis de sérieuses interrogations, c'est aux Verts et aux altermondialistes de s'interroger, avec à leur tête Catherine Bourgeois, conseillère régionale.

Cette dernière a envoyé une lettre à Natacha Bouchart et au sous-préfet de Calais pour leur faire part de ses doutes. « Le rapport de l'enquête publique n'est pas exhaustif et ne répond pas aux inquiétudes de la population. Il aurait dû dégager les points clés, les enjeux, pour qu'il puisse y avoir un vrai débat, à la place de ça, on a eu un rapport de centaines de pages très scientifiques et techniques », explique-t-elle.

Des interrogations multiples

Pour Jean Cresson, sympathisant vert, « il y aurait un périmètre de dangerosité de 200 mètres qui n'apparaîtrait pas dans le rapport. Les premières maisons sont au pied du périmètre ! » Et le terminal transmanche est à moins de 200 mètres... Les interrogations portent sur l'origine des poussières, le stockage, la manipulation, le plomb, le volume de gaz qui va être rejeté et les proportions de dioxyde, le filtrage, l'impact sur le sol et l'eau. « Le rapport dit qu'il n'y aura pas de conséquences sur l'eau vu le rapport de la Ddass. Mais j'aimerais bien le voir, moi, ce rapport de la Ddass ! », s'exclame Catherine Bourgeois.

Les Verts soulèvent aussi le problème des scories : « Le marché est saturé. Nous sommes sceptiques quant à leur valorisation. » A cela, s'ajoute le transport de ces milliers de tonnes de poussières : « Ce seront des camions dangereux, l'autoroute est déjà chargée et la rue des Garennes aussi. » Les emplois mis en avant pour justifier l'implantation d'Eras metal ne suffisent pas aux Verts. « L'emploi est une des préoccupations premières des Français, mais aujourd'hui, c'est la santé qui passe en tête dans la région. Nous avons déjà un passif industriel très lourd, avec les plus mauvais indicateurs de santé en France dûs, il n'y a plus à le démontrer. On aimerait qu'il y ait un débat avec les institutionnels, les représentants de l'usine, les habitants, les associations pour avoir des réponses. » En sus de leurs courriers, ils lancent une pétition. « Ce que nous voulons, c'est un échange pour rassurer la population, nous ne nous opposons pas à cette usine, car elle recycle des déchets, mais pas sous n'importe quelle forme et à n'importe quel endroit. Elle pourrait se faire ailleurs sur le Calaisis, plus dans la zone des Dunes que sur l'ancien site d'Umicore, concluent-ils. Les gens ne veulent pas du développement économique à n'importe quel prix. »

Chronologie

18 octobre 2007 : Eras Metal annonce l'implantation de trois fours sur l'ancien site d'Umicore. L'entreprise norvégienne a alors tout pour plaire : elle promet de créer 53 emplois, participe au recyclage de déchets et a choisi Calais pour s'installer.

Mi-décembre : une réunion a été organisée, à l'initiative du sous-préfet, réunissant les différents acteurs du monde économique et environnemental du Calaisis, pour présenter de manière plus large Eras Metal et répondre aux premières interrogations.

20 décembre : début de l'enquête publique. Elle durera un mois jusqu'au 21 janvier. C'est Luc Guilbert qui est nommé commissaire enquêteur du dossier. Beaucoup se plaignent alors des dates choisies, en période de vacances.

24 janvier : le conseil de quartier du Petit-Courgain débat longuement du cas Eras. Les interrogations se multiplient sur les nuisances à venir.

8 février : la question d'Eras Metal crée le débat au sein du conseil municipal de Calais. Jean-Marc Ben reconnaît alors : «  Eras pollue ? Oui, car toutes les industries de ce type émettent des poussières de métaux lourds. Mais elles respectent aussi une législation très contraignante. »

13 février : la CGT se mobilise à son tour sur le dossier, voulant obliger Eras à reprendre les quinze anciens salariés d'Umicore encore sans emploi, s'interrogeant sur le financement de la formation...

1er mars : l'Adeca, l'association de défense de l'environnement du Calaisis, tient son assemblée générale. Eras Metal est le dossier incontournable de la matinée. Après avoir étudié le dossier, les inquiétudes soulevées sont nombreuses.

22 mars : Robert Grislain, ancien chef d'atelier chez Courtaulds, analyse dans nos colonnes le dossier Eras. Pendant quatre matinées, il a étudié le dossier et consigner dans un cahier ses réflexions, qu'il a mises à disposition de la mairie. Pour lui, « la somme des risques est supérieure aux impacts positifs ». Notamment au niveau de la pollution de l'eau avec le rejet de 80 m³ par heure d'eau polluée par des résidus de produits chimiques et d'hydroxyde de fer de couleur rouille. « Avec le courant de jusant, les polluants passeront sous la jetée ouest, donc sur nos plages et dans nos eaux de baignades. Les rejets stagneront un certain temps dans l'avant-port. »

30 avril : les Verts tirent à leur tour la sonnette d'alarme.

Nord Littoral

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575604549.jpgNOTE:   Cette prise de position des Verts locaux vient s’ajouter aux interventions de Robert Grislain, de l’Adeca et de mes propres interpellations en ma qualité d’adjoint au maire « de l’époque ». La position des Verts me semble d’autant plus intéressante qu’elle s’accompagne de propositions réalistes  qui rejoignent les recommandations que j'avais adressées au commissaire-enquêteur et formulées au conseil municipal. J'avais en effet intégré dans la délibération mes fortes réserves: « Il me semble toutefois que les mesures de protection pour lutter contre les émissions accidentelles de poussières, tenant compte des incidents qui se sont produits dans la filiale norvégienne, doivent être renforcées pour éviter les retombées nocives d’oxydes de zinc et de ses dérivés. » Comme autres recommandations incluses dans la délibération et expressément formulées dans l’enquête publique au nom de la municipalité, j’avais fait remarquer que le choix de la voie routière nous étonnait, pour un projet devant s’inscrire dans le développement durable : « La rue des Garennes est déjà engorgée par le trafic routier qui dessert les entreprises de la ZI des Dunes et par le stationnement anarchique des poids lourds. Il n’est pas envisageable d’aggraver la situation avec l’ensemble du trafic lié à la future exploitation d’Eras Metal. D’une part, la rocade portuaire existante permet au trafic routier d’arriver sans difficulté jusqu’au site industriel, d’autre part nous recommandons d’envisager le plus rapidement possible, l’utilisation de la voie ferroviaire et les aménagements éventuels afférents, pour éviter les nuisances dans ce quartier. »

J’avais également réclamé des informations sur le périmètre P.P.I du site, ce qui était déjà la moindre des choses. En l'absence de réponse à nos questions à tous (celles de l'ancienne municipalité par mon intermédiaire et celles de l'ADECA), il semble qu'Eras Metal ne soit toujours pas en mesure de respecter les "prescriptions" mêmes de la délibération du conseil municipal du 8 février 2008. Raison de plus pour la nouvelle municipalité de remettre en cause l'avis favorable émis alors, pourtant "donné" avec des réserves très fortes. En tout cas... de demander à Eras Metal de répondre aux interpellations et recommandations municipales, qui sont toujours valables. C'est ce que je me préparais à faire si j'avais retrouvé mon poste d'adjoint à l'environnement. Je ne doute pas que le nouveau maire de Calais et son adjoint à l'environnement n'aillent pas dans ce sens aussi, sur ce dossier précis. C'est un sujet sur lequel on peut obtenir un large consensus. Il ne s'agit pas pour les écologistes de refuser Eras Metal. Mais l'absence de réponse depuis que le projet existe n'incite guère à la confiance.

Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste, ex-adjoint à l’environnement

 

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Courriel de M. Grislain

Monsieur Ben,

Par ce courriel je viens vous remercier du suivi que vous donnez à cette réunion et confirme votre investissement dans ce souci permanent qu'est l'écologie, j'y suis moi-même très attaché et ne développe pas le syndrome du râleur et du « toujours non », mal français qui annihile toute progression, mais le remplacement d'une usine polluante par une autre usine polluante de doit pas être systématique et irrévocable.

Le désenclavement de Calais par le réseau autoroutier devait apporter à notre ville un atout de développement qui jusqu'à ce jour piétine ou détruit notre environnement.   

Pour votre information et en ce qui concernent les rejets d'eau ( 80m3/h ) dans le bassin Ravisse, il y a eu, je pense vers 1979, une émission spectaculaire de colorant concentré rouge par l'usine Courtaulds SA dans la rivière neuve, ce qui a pollué l'arrière-port et ce jusqu'à la sortie des jetées. Ce qui a permis de voir sans conteste que le courant fait bouchon à certains moments de la marée et induit des contre-courants qui répartissent les eaux dans l'ensemble du port sans pouvoir sortir de celui ci. Je vous invite, Monsieur Ben, à faire une recherche sur cet accident qui prouve que les rejets pollués et de couleur rouille de la société ERAS ne seront pas anodins, stationneront dans le port jusqu'à pleine mer et que notre plage sera immanquablement touchée au moment de la renverse des courants. En effet, sur le jusant, ces courants s'orientent d'est en ouest. Naturellement je suis à votre entière disposition si vous en exprimiez le souhait, pour vous aider à retrouver les coupures de journaux de l'époque ou d'autres précisions auprès de personnels de cette entreprise.

En tous cas, je vous remercie. Monsieur Ben, d'apporter autant de sérieux dans votre mandat et dans un domaine qui est vital pour notre société, l'Ecologie

Robert GRISLAIN

19:29 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

mercredi, 14 mai 2008

Rejet texte OGM: nouveau gros couac dans la majorité

Revers cinglant pour Sarkozy et sa majorité

Par Souk CHANTHALANGSY AFP - Mardi 13 mai

PARIS (AFP) - Le gouvernement de Nicolas Sarkozy et sa majorité ont subi mardi un revers cinglant à l'Assemblée avec le rejet inattendu du texte sur les OGM, sur un point de procédure, avec une seule voix d'écart, par les députés alors que tous s'attendaient à un vote définitif sans encombre.

Un coup de tonnerre a secoué l'hémicycle juste avant 18H00, alors que les députés votaient, dans une indifférence quasi-générale, sur la question préalable plaidée avec fougue par le député PCF André Chassaigne, à l'occasion de la deuxième lecture de ce texte très controversé.

Ni le ministre, Jean-Louis Borloo (Ecologie), ni sa secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet, ni le rapporteur, Antoine Herth (UMP), n'avaient voulu s'exprimer au sujet de la motion PCF, laissant la parole à l'orateur UMP Marc Laffineur.

L'annonce du vote de la motion de procédure par 136 voix contre 135 a douché la droite, tandis que les élus de gauche exultaient et applaudissaient durant plusieurs minutes. Le leader altermondialiste José Bové était debout dans les tribunes du public.

Des cris de joie montaient des abords du Palais-Bourbon, où étaient rassemblés des centaines de manifestants anti-OGM, après un "pique-nique sans OGM" sur l'esplanade des Invalides.

Le Premier ministre, François Fillon, a très vite annoncé la convocation de la Commission mixte paritaire (CMP composée de sept sénateurs et sept députés, majoritairement de droite) pour soumettre à nouveau le texte "au vote des deux chambres".

Le PS a aussitôt réclamé une audience à Nicolas Sarkozy pour demander que le gouvernement ne "passe pas en force" en représentant le même texte.

Le ministre Roger Karoutchi (Parlement) a déclaré en soirée à l'AFP que la CMP se réunirait "mercredi après-midi".

Le vote des conclusions de cette CMP dans chacune des deux assemblées, synonyme d'adoption définitive du texte, devrait intervenir "dans les semaines à venir", "bien avant fin juin, si possible même avant fin mai", a-t-il précisé.

Le dernier texte, rejeté via une motion de procédure, était la proposition de loi sur le PACS le 9 octobre 1998. En raison de son origine parlementaire, la gauche "plurielle" de l'époque avait dû présenter un autre texte.

Mardi, à l'ouverture des débats, rien ne laissait présager une telle issue.

"Ce texte est fidèle aux engagements du Grenelle malgré tout ce que j'ai pu entendre dire (...) Nous disposons d'un cadre juridique d'une totale cohérence", s'était réjoui Jean-Louis Borloo.

La gauche poursuivait sa stratégie pour "que ce débat ne passe pas inaperçu" et que ce texte "néfaste" ne soit adopté "en catimini".

Après le rejet d'une première motion de procédure PS (exception d'irrecevabilité), c'est André Chassaigne (PCF) qui a défendu, avec succès, "la question préalable".

M. Chassaigne s'était déjà fait connaître en faisant adopter en première lecture un amendement -salué comme une "victoire" par la gauche et les anti-OGM- stipulant que "les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées « sans OGM » et en toute transparence".

Le texte OGM compte parmi ses mesures phare les règles de "coexistence" entre cultures OGM et sans-OGM et l'institution d'un "délit de fauchage".

07:07 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

Rejet surprise du texte OGM

OGM

Le projet de loi sur les OGM a été rejeté à l'Assemblée grâce à une motion de procédure PCF

NOUVELOBS.COM | 13.05.2008

L'adoption surprise à une voix près (136 contre 135) d'une motion de procédure PCF défendue par André Chassaigne, a entraîné automatiquement la fin de l'examen du texte. Le gouvernement a immédiatement convoqué une commission mixte paritaire Sénat-Assemblée afin de soumettre un nouveau texte au vote des deux chambres.

Coup de théâtre au Palais-Bourbon. Les députés ont adopté mardi après-midi 13 mai une question préalable déposée par le Parti communiste sur le projet de loi sur les OGM, signifiant le rejet du texte en deuxième lecture.1683318580.jpg

La motion de procédure a été adoptée par 136 voix contre 135 lors d'un vote solennel, en raison d'une présence insuffisante des députés UMP dans l'hémicycle et de l'abstention de deux membres de la majorité.
Sur les 316 membres du groupe UMP, seulement 130 étaient présents au moment du vote. Un député UMP, François Vannson, et le Nouveau centre François Rochebloine se sont abstenus. Les 136 députés socialistes, communistes et Verts présents ont voté la question préalable.
La gauche a salué l'adoption de la motion de procédure par une explosion de joie.

"Clairement et sèchement"

"Le gouvernement a été battu clairement, sèchement, sur un sujet qui préoccupe les Français. Quand on veut mépriser l'opposition on finit par le payer, c'est ce qui vient de se passer", s'est réjoui le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault.

"Aujourd'hui, la majorité paie très cher le prix de son obstination", a renchéri le député Vert Noël Mamère. "Cette majorité va être obligée de revoir sa copie, arrêter des procédures d'urgence et des discussions escamotées, revenir avec un texte qui respecte les engagements du Grenelle de l'environnement".
Son collègue François de Rugy a salué dans un communiqué la "victoire historique d'une majorité de députés contre le passage en force du gouvernement et de l'UMP en faveur des multinationales fabriquant des OGM". Pour lui, "ce vote est un vote de résistance aux pressions économiques et financières effectuées par les grands groupes de l'agrochimie".

Pas lieu de débattre

Cette question préalable votée à la surprise générale signifie qu'il n'y a pas lieu de débattre sur le texte.
Le projet de loi sur les OGM n'est toutefois pas enterré. François Fillon a en effet immédiatement décidé de convoquer la Commission mixte paritaire Sénat-Assemblée pour soumettre à nouveau le texte "au vote des deux chambres", selon un communiqué de Matignon.

"A la suite de l'adoption d'une motion de procédure à l'Assemblée nationale, le Premier ministre François Fillon a décidé mardi, comme le prévoit la Constitution, de convoquer la Commission mixte paritaire afin d'arrêter le texte relatif aux organismes génétiquement modifiés qui sera soumis au vote des deux chambres du Parlement", indique ce communiqué. (avec AP, AFP)

 

06:56 Publié dans Articles de presse | Lien permanent