dimanche, 20 avril 2008
Énergie de la mer
Par Pierre Vandeginste, journaliste scientifique --- article publié sur Rue89 (http://www.rue89.com)
L’énergie de la mer a franchi une étape symbolique. Seagen [1], la première hydrolienne de production dépassant le mégawatt vient d’être posée par 24 mètres de fond, dans le détroit de Strangford, en Irlande du Nord.
L’un des plus puissants courants de marée du monde lui permettra de produire jusqu’à 1,2 mégawatts d’électricité en pointe, pendant dix-huit à vingt heures par jour.
L’installation, partiellement émergée, comporte un pylone central, sur lequel un bras mobile portant deux hélices circule entre une position basse de production et une position haute facilitant la maintenance. Les deux hélices bipales de 16 mètres d’envergure sont réversibles, afin d’exploiter le courant aussi bien lors de la marée montante que descendante.
Bientôt une ferme de sept hydroliennes au Pays de Galles
Seagen devrait être opérationnelle dans quelques semaines et reliée au réseau électrique cet été. Elle doit alimenter un millier de foyers. Le constructeur, Marine Current Turbines [2], prolonge ainsi l’expérience acquise depuis l’installation en 2003 de l’hydrolienne Seaflow [3] de 300 kW à Lynmouth, près de Cardiff. La suite? Une ferme de sept hydroliennes [4] totalisant une puissance crête de 10 mégawatts devrait être installée d’ici 2012 au large de l’île galloise de Anglesey.
L’installation de Seagen confirme la position de pionnier de la Grande-Bretagne en matière d’énergie de la mer. On sait qu’elle risque d’être quelque temps handicapée par un coût élevé, induit par la spécificité du milieu marin (corrosion, accessibilité…).
Mais on sait également qu’elle représente un vaste potentiel (surtout l’énergie des vagues), tout particulièrement pour une nation encerclée par la mer et qui dispose d’un “savoir-faire-sous-la-mer” développé pour l’exploitation du pétrole offshore.
Liens:
[1] http://www.seageneration.co.uk/
[2] http://www.marineturbines.com/
[3] http://aietech.com/leblog/2007/6/3/hydro-lien-1.html
[4] http://www.marineturbines.com/18/projects/20/the_skerries/
[5] http://aietech.com/leblog
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mercredi, 16 avril 2008
L'association Opale Ecologie réagit contre l'arrachage d'arbres
Nord Littoral, mercredi 16.avril 2008
L'association Opale Ecologie a fait circuler une pétition et a recueilli 300 signatures auprès des riverains de la rue de Valmy et du quai du commerce.
Elle dénonce la destruction de l'îlot de verdure de la rue de Valmy (à proximité de l'entrée des urgences) qui est de surcroît agrémenté de sept arbres.
« Un quartier saturé par les voitures »
Le président de l'association calaisienne, Marc Pélabon s'insurge : «L'hôpital de Calais va détruire ces arbres qui sont en excellente santé pour implanter sept places de parking à leur place, sans bien sûr les remplacer. Un nombre de places qui est dérisoire dans un quartier déjà saturé par les automobiles. Le comble est que l'hôpital de Calais va bientôt déménager et que ces quelques places ne lui serviront plus d'ici quelques temps».
La destruction de ces arbres ne va en rien améliorer la capacité d'accueil automobile de ce quartier plus que saturée.
Une lettre de détresse a été envoyée vendredi au directeur du centre hospitalier de Calais ainsi qu'à Natacha Bouchart, maire de Calais, afin de les interpeller sur cette situation délicate. Dans un contexte de politique de développement durable, la destruction de cet îlot de verdure est indéfendable pour ces écologistes et tous espèrent pouvoir laisser la vie sauve à ces puits d'oxygène, en sous effectif dans ce secteur de la ville
Fabrice ALLEMAND
15:02 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Envoyer cette note
Un parking contre des arbres : les riverains de l’hôpital s’y opposent
La Voix du Nord - Edition du mercredi 16 avril 2008
MOBILISATION
Un parking doit être construit rue de Valmy, sur le côté de l’hôpital, afin d’accueillir les patients du nouveau scanner. L’association Opale écologie a recueilli 300 signatures qui dénoncent l’abattage de sept arbres nécessaires à cette construction.
Abattre des arbres dans un contexte de santé publique, c’est un peu paradoxal, il faut l’avouer. « On va remplacer ces puits d’oxygène par un parking d’honneur posthume », constate Marc Pélabon, président de l’association Opale écologie qui défend l’environnement, les piétons, les cyclistes et les handicapés. Leur action s’inscrit dans une lutte contre la pollution. « Dans quelque temps, un nouvel hôpital va voir le jour, ailleurs. Pourquoi remplacer ces sept arbres par autant de places de parkings dans cet espace déjà saturé de véhicules ? », s’interroge Marie-France Clipet, de l’association Opale écologie. Difficile de trouver une place dans le quartier et ce, « quelle que soit l’heure », témoigne Claire, venue rendre visite à un proche hier soir. « De toute façon, je ne sais pas si avec sept-huit places en plus ça changera quelque chose au problème. » Ces fervents défenseurs de la nature ont fait circuler et signer une pétition : plus de 300 personnes du quartier et de l’hôpital ont estimé qu’abattre ces jeunes arbres était une hérésie. « Nous avons interpellé le maire et le directeur de l’hôpital à ce sujet. Nous attendons une réponse et une solution positive. »
L. R.
Photo LA VOIX DU NORD08:51 Publié dans Articles de presse | Lien permanent | Envoyer cette note


