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lundi, 30 juin 2008

Mes dernières interventions

D’abord 2 interventions au Conseil Municipal de Calais du mercredi 25 juin 2008, suivies d’une réaction aux propos de Jacky Hénin, l’ancien maire communiste de Calais.

 

 

1°) Sur Eras Metal (communication du maire n°2): j'ai voté POUR avec la majorité municipale. Ben oui !

 

Madame le Maire, j'approuve totalement la démarche, d'autant que la société Eras n'a jamais répondu aux fortes réserves et aux recommandations émises par l'ancienne municipalité, notamment comme le rappelle la présente délibération, en ce qui concerne la prise en compte des modes de transport alternatifs à la route, dans une perspective de vrai développement durable. Les installations ferroviaires existent dans cette zone, il suffit de quelques adaptations. C'est d'ailleurs un point revendiqué par le syndicat CGT. Il est certain que l'absence de réponse de la société Eras n'est pas de nature à rassurer la population, ni à calmer le débat qui a tendance à s'emballer un peu en ce moment, et qui mérite un examen objectif et non passionnel, bien entendu. Ce projet de délibération que vous proposez est logique et s'inscrit dans le prolongement de la précédente délibération qui mettait en exergue la demande municipale d'un renforcement des mesures de protection. Nous étions en attente de réponses... qui ne sont jamais venues. Dans ces conditions, il n'est pas scandaleux de remettre en cause un avis qui n'avait été rendu favorable que sous la pression avisée de nos fortes réserves.

 

 

2°) Sur le réglement intérieur et la location des salles municipales (Monde Associatif 1 et 2). Je me suis abstenu sur les 2 (et le seul à l’avoir fait, la gauche et la droite ont voté ensemble pour un avis favorable).

 

Madame le Maire, chers collègues, je ne conteste pas, bien évidemment, la nécessité d'un règlement intérieur pour les salles municipales. Mais comme je l'ai fait remarquer à deux reprises en commission du Monde Associatif, la redevance d'occupation des salles va désormais s'appliquer aussi aux formations politiques. Je regrette cette décision qui me semble être une remise en cause de la liberté d'expression politique. Concrètement, que les grosses formations politiques acquittent les 250 euros de location annoncés ne me gêne pas outre-mesure: elles ont l'habitude de louer des salles de grands hôtels beaucoup plus coûteuses, et payer 250 euros sera tout bénéfice pour elles. Mais cette nouvelle mesure sera préjudiciable aux petites formations politiques qui disposent de peu de moyens financiers et qui avaient ces mêmes salles municipales à titre gracieux sous l'ancienne municipalité, sous réserve de disponibilité. Qu'on le veuille ou non, on interdit purement et simplement toute expression publique à ces petites formations. Je crains que cette mesure ne soit en fait discriminatoire. Je le dis d'autant plus sincèrement que je ne me sens pas en opposition systématique à votre majorité, Madame le Maire; d'autant plus sincèrement que je n'appartiens personnellement à aucun parti de stature nationale; d'autant plus sincèrement, enfin, que j'apprécie de travailler de façon constructive au sein de la Commission Monde Associatif présidée par Thérèse-Marie PETIT et que j'y trouve une bonne ambiance de travail. Pour toutes ces raisons, je m'abstiendrai sur les dux délibérations "Monde Associatif" 1 et 2. Par principe et pour le respect de la démocratie locale.

 

- J'ai voté POUR, avec la majorité municipale sur la T2

 (réorganisation du budget du stade)

 

 

3°) Sur la conférence de presse de Jacky Hénin, ex-maire communiste de Calais.

Je réagis aux attaques de Jacky Hénin dans la presse ce matin. Tout en étant triste de le faire.

 

Lu dans LA VOIX DU NORD du samedi 28 juin 2008.

Jean-Marc Ben

Jacky Hénin n'est pas tendre avec son ancien adjoint à l'écologie : « s'il croit que le seul moyen d'exister, c'est de cirer les pompes de Bouchart, il se trompe. Non mais, vous l'avez entendu au conseil municipal comme il brosse dans le sens du poil ? »

Jacky Hénin est aigri. Il oublie que l'"opposition" n'est pas une et indivisible, qu'il existe des différences et même parfois des divergences de point de vue sur certains sujets entre les communistes, les socialistes, les écologistes, qui existaient déjà lors des deux mandats municipaux précédents. Ces différences n'ont pas lieu de disparaître sous l'effet du syndrome de l'échec électoral que semblent encore vivre certains.. Car, enfin, qu'ai-je dit qui ait déplu à Jacky lors de ce conseil municipal ? Ma première intervention concernait le dossier Eras Metal, où je me suis contenté de reprendre les propos que j'avais déjà avancés en tant qu'adjoint à l'environnement de l'ancienne municipalité, dans une délibération que j'avais agrémentée personnellement de fortes réserves et de recommandations très précises. Nous étions en attente de réponses... qui ne sont jamais venues ! L'absence de réponse de la société Eras n'est donc pas de nature à rassurer la population, ni à calmer le débat qui a tendance à s'emballer un peu en ce moment, et qui mérite un examen objectif et non passionnel. Par conséquent il n'est pas scandaleux de remettre en cause un avis qui n'avait été rendu favorable qu'à condition de respecter expressément les règles édictées par l'autorité municipale. Ou Jacky Hénin n'avait pas bien lu la délibération précédente ou il s'inscrit définitivement dans une opposition systématique et somme toute peu crédible. Personnellement, j'ai tendance à saluer les initiatives qui vont dans le sens de mes idées, et si Natacha Bouchart reprend sur ce dossier la même argumentation que moi, alors je serais bien mal avisé de l'en blâmer. Si Jacky Hénin persiste à préconiser "une large recomposition" tout en vilipendant ses anciens co-équipiers parce qu'ils ne rentrent pas dans le schéma agressif que lui seul a décidé au nom de tous les autres, alors j'ai bien peur qu'en guise de leader il n'apparaisse en fait que comme le Don Quichotte d'une très improbable reconquête électorale, dans les conditions qu'il imagine en tout cas. Jacky Hénin n'a pas su rassembler aux dernières élections... et il n'y arrive toujours pas. Il va falloir qu'il se fasse une raison et qu'il s'habitue à ne plus avoir de petits soldats au garde-à-vous, mais de vrais partenaires. C'est plutôt mal parti. Je regrette cette réaction négative et agressive de Jacky, que je ne comprends toujours pas d'ailleurs. Est-ce l'image d'une opposition digne et constructive ? En tout cas, ce n'est pas la gauche que je rêve.

Sur le réglement intérieur et la location des salles municipales (commission Monde Associatif) j'ai été le seul à m'insurger contre le principe de faire désormais payer les salles municipales aux formations politiques, alors qu'elles étaient mises à disposition à titre gracieux sous l'ancienne municipalité. J'y vois une discrimination politique envers les petites formations et je l'ai dit. Je constate que la dite opposition, à ma seule exception faite, a voté cette décision avec la majorité municipale. Vais-je pour autant suspecter mes amis communistes et socialistes de collusion avec l'UMP et dans une sorte de paranoia du moment imaginer un deal, un "compromis historique" UMP-PC contre les petites formations politiques ? Arrêtons là le délire. Jacky, respecte moi, respecte nous, comme nous t'avons toujours respecté, y compris dans les pires moments de notre difficile union municipale.

 

Jean-Marc BEN

Conseiller municipal écologiste

 

14:22 Publié dans Tribunes | Lien permanent

dimanche, 15 juin 2008

A contresens (suite)

A Calais, les écologistes réaffirment leur opposition à l'ouverture de la digue à la circulation automobile. Les Verts avaient organisé ce samedi 14 juin après-midi une petite manifestation sympathique contre cette mesure malheureuse et à contresens de la tendance générale favorable « à l’extension des zones piétonnes » partout ailleurs.

De son côté, Jean-Marc Ben, seul conseiller municipal écologiste de Calais, avait aussi critiqué cette décision  lors de la commission de l’environnement du 10 juin, considérant qu’il s’agissait d’un « retour en arrière incompréhensible qui ne se justifiait pas du point de vue de l’environnement et de la sécurité des familles ». La décision de remettre la digue à la circulation automobile n’est en rien une réponse à une demande formulée par la population. Si c’était le cas, on ne refuserait pas le référendum réclamé par les écologistes. La majorité municipale s’honorerait en reconnaissant son erreur ou en organisant cette consultation. Sans doute le premier faux-pas de la nouvelle majorité municipale en matière d’environnement, de tourisme (non durable) et tout simplement d’animation du front de mer.

L’argument de la « promesse électorale » devient lui-même caduc. Comme le montre judicieusement ce trait d’humeur de La Voix du Nord.

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LA VOIX DU NORD, dimanche 15 juin 2008

DESSOUS SANS DENTELLE

HORS PROGRAMME

La question est sur beaucoup de lèvres : la réouverture de la digue aux voitures était-elle au programme de la candidate Natacha Bouchart ?

Nous avons relu le document, et n'avons nulle part trouvé cette promesse. Y était annoncés la «  création d'un village d'été à la plage  », et «  l'aménagement du front de mer (commerces, zone de jeux, etc...) » Le programme annonçait aussi la volonté suivante : «  Intégrer l'environnement comme critère déterminant de la politique de la ville ». Voilà qui commence bien.

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10:03 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

samedi, 14 juin 2008

Après le "non" des Irlandais

François Bayrou: "on a laissé se creuser un gouffre entre peuple et institution et le "non" irlandais en est un témoignage de plus."

François Bayrou et Marielle de Sarnez ont réagi au "non" des Irlandais au traité de Lisbonne (13 juin 2008).

Selon François Bayrou, ce rejet probable du traité de Lisbonne par les Irlandais révèle le "fossé" qui "s'est creusé entre les peuples européens et leurs institutions".

"Les Irlandais ont répondu comme beaucoup d'autres peuples européens l'auraient fait" à ce traité "encore plus incompréhensible que le texte touffu de la Constitution européenne", a déclaré à l'AFP M. Bayrou. "On a essayé de ruser avec les peuples, et de faire comme si l'Europe était uniquement une affaire d'initiés", a-t-il dit. Les gouvernements vont devoir "prendre le temps nécessaire" pour rejoindre les préoccupations des citoyens "qui ont l'impression que l'Europe est devenue uniquement une machine pour initiés purement économique et commerciale, et qui ne les protège pas dans les difficultés des temps".

Les citoyens "ont le sentiment de n'être au courant de rien de ce qui se décide et se discute", a-t-il ajouté. "Je suis certain qu'ils pensent dans leur grande majorité qu'il faut une Europe dont la voix soit aussi crédible et influente que celle des Etats-Unis ou de la Chine. Mais ils veulent que ce soit leur voix", a déclaré François Bayrou. Il faut élaborer pour l'Europe un traité "court, simple, lisible, compréhensible par tous et soumis à référendum", a-t-il encore indiqué, reprenant la thématique développée pendant la campagne présidentielle.

De son côté,  Marielle de Sarnez déclare :

"C’est un événement très important qui ne peut pas être ignoré ou contourné et qui aura des conséquences lourdes pour l’avenir immédiat. Un fossé s’est creusé entre les peuples et l’Europe. C’est à cette question qu’il faut répondre. On ne peut plus continuer d’ignorer ce qui est ressenti comme un déficit démocratique.
Ceci oblige à trouver pour l’Europe des réponses nouvelles qui prennent en compte les inquiétudes des peuples et les défis des temps."

Bayrou.jpg

François Bayrou nous confie son sentiment suite au résultat du référendum irlandais pour lequel le "non" l'a emporté. Il nous explique que le rôle de l'Europe est de protéger nos valeurs et non de les menacer et que si ce message devient enfin compréhensible, alors les peuples pourront adhérer à l'idéal européen au lieu de le rejeter. C'est pourquoi, il préconise qu'au lieu d'ignorer les questions des peuples, les responsables des pays européens les regardent en face et y répondent. 

 

A voir et à écouter en cliquant ici

18:50 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

mercredi, 11 juin 2008

Le parti du développement durable

Corinne_Lepage.jpgCorinne Lepage (Cap21) veut faire du MoDem "le parti du développement durable"

PARIS, 11 juin 2008 (AFP) - Corinne Lepage, présidente de Cap21, membre fondateur du Mouvement Démocrate, souhaite contribuer à faire du MoDem le "parti du développement durable", a-t-elle indiqué mercredi à l'AFP.

Cap 21 organise samedi et dimanche un "Congrès statutaire" à Nanterre (Hauts-de-Seine), où il accueillera tour à tour le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, et le président du MoDem François Bayrou.

"Dans le contexte actuel, je ne crois plus du tout à l'idée d'un pôle environnement au sein d'un parti. Ce sont tous les programmes politiques qui doivent être complètement revisités", a déclaré l'ancienne ministre de l'Environnement, interrogée par l'AFP.

"Je souhaite que Cap21 soit l'aiguillon du projet politique, car la chance du MoDem est d'être le parti du développement durable", a ajouté Mme Lepage, qui doit figurer parmi les vice-présidents du MoDem nommés prochainement.

Ce congrès va modifier les statuts de Cap21 pour entériner sa participation au MoDem, étant entendu que le parti écologiste garde son "autonomie programmatique et financière", même si François Bayrou est opposé aux courants.
Car Cap21 ne revendique pas une "autonomie politique" au sein du MoDem, souligne Mme Lepage. Il s'agit de "continuer à travailler sur un programme d'écologie humaniste. Cela n'a rien à voir avec d'anciens UDF qui veulent être liés à l'UMP, nous sommes à 100% sur la ligne Bayrou d'indépendance".

Avant les discours de François Bayrou et Corinne Lepage, dimanche en clôture du Congrès, un "temps fort" de ce rendez-vous sera un débat samedi soir sur le thème du "développement durable : réponse à la crise économique et financière", en présence d'intervenants extérieurs.

Doivent y participer le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, l'ex-porte-parole des Verts Yann Wehrling, l'ancien conseiller de Ségolène Royal Bruno Rebelle (ex-Greenpeace) et le député UMP François Grosdidier, opposé aux OGM.

AFP

20:52 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

CAP 21

CAP 21.jpgCongrès CAP 21

des 14 et 15 juin 2008 à Nanterre


 

 

 

 

 

 

dvtdurablecrise.jpg Samedi 14 juin (20H30) à Nanterre Grande soirée-débat « Développement Durable connaît pas la crise ».

Ministres, députés, responsables politiques, nos invités viennent autant de la gauche, de la droite, du centre, que de l’écologie politique. Ils ont tous en commun la conviction que le développement durable doit s'imposer comme la seule et véritable solution politique.
Entrée libre et gratuite sous réserve de places disponibles (Les congressistes Cap21 sont inscrits d'office)

Attention places limitées, réservez dès maintenant par mail : inscription.durabilite@gmail.com

 

09:36 Publié dans Communiqués | Lien permanent

samedi, 07 juin 2008

A contresens !

LA VOIX DU NORD, samedi 7 juin 2008

Les Verts du Calaisis ont du mal à digérer la réouverture de la digue aux voitures décidée par Natacha Bouchart (notre édition de mercredi).

« Nous avons relu attentivement le programme de Natacha Bouchart et n'avons trouvé nulle trace d'un éventuel retour à la circulation automobile du 15 juin au 15 septembre, période durant laquelle la précédente municipalité avait fait preuve d'innovation en interdisant les véhicules à moteur sur une partie de la digue. Pourtant, la nouvelle équipe vient de décider UNILATÉRALEMENT de rétablir cette circulation. Qu'en pense la population calaisienne ? La plage a une importance capitale pour tous et peser sur son aménagement est l'affaire de tous les Calaisiens. Pourquoi ne pas les consulter en organisant un référendum ? », proposent les Verts.

« Les Calaisiens savent qu'une digue sans voiture, c'est agréable. Abandonner ce lieu privilégié aux véhicules motorisés va ramener toutes les nuisances sonores, olfactives, visuelles que nous ne connaissons malheureusement que trop bien. Les Calaisiens savent qu'une digue sans voiture, c'est plus sûr. Entre les aires de jeux pour enfants et le sable, il faut un espace pour courir, jouer, se promener en toute quiétude. La configuration de la plage est faite pour un front de mer piéton. Ce front de mer est l'élément essentiel du tourisme à Calais. C'est la raison pour laquelle il faut l'aménager en développant les espaces verts. Certains parkings n'ont pas lieu d'être : toutes les zones de la plage sont accessibles en se garant derrière les immeubles, dans les rues parallèles à la digue Gaston-Berthe. Pourquoi une "Balad'in" n'irait-elle pas jusqu'à la plage, l'été, en circulant, elle, sur la digue, rendant ainsi inutile l'utilisation de la voiture ? » interroge le parti écologiste.

« Comparons Calais à d'autres villes côtières : ce sont les zones piétonnes qui attirent les visiteurs. Globalement, partout ailleurs, on va vers l'agrandissement de ces zones. Calais n'est pas différente. Rendons-la plus attractive ! La municipalité doit être plus audacieuse : l'avenir est aux moyens de déplacement différents, ne serait-ce qu'en raison de l'augmentation du prix du pétrole. Il est tout de même aberrant de revenir en arrière. Le front de mer était le temps d'une saison la seule zone piétonne de Calais et on la supprime ! Souhaitons simplement que cette décision plus que regrettable ne soit pas irréversible... » concluent les Verts.

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08:50 Publié dans Articles de presse | Lien permanent