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mercredi, 23 avril 2008

"Modernisation du marché du travail" et loi OGM

751491466.jpgA LIRE SUR LE SITE DE MARTINE BILLIARD, députée Verte

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"ORGANISATION DU MARCHÉ DU TRAVAIL"

L'assemblée a examiné ce texte de loi les mardi 15 et mercredi 16 avril, texte qui correspond à la transposition d'un accord interprofessionnel signé par 7 partenaires sociaux (3 confédérations patronales et 4 confédérations salariales). Le gouvernement a demandé au Parlement d'approuver sans rien modifier le texte présenté reprenant une partie de l'accord. De fait, il a fallu adopter des modifications (dont un amendement que j'avais présenté) car l'accord avait été imparfaitement transposé malgré les dires du gouvernement.


http://www.martinebillard-blog.org/index.php?2008/04/18/1...

 LOI OGM

Deux nouveaux articles sur le blog de Martine Billard font le point sur la loi OGM.

Loi OGM et lobbies : demande d'une commission d'enquête

Le Sénat vient de valider la loi OGM en deuxième lecture, avec comme seule modification le fait de vider de son contenu "l'amendement Chassaigne", qui visait à protéger les Appellations d'origine contrôlée et les Parcs naturels. Le combat se poursuivra en deuxième lecture à l'Assemblée en mai. Mais aussi par la mobilisation citoyenne, notamment autour des excellents livre et documentaire de Marie-Monique Robin, qui a contribué à faire évoluer positivement certains parlementaires. Un site, http://combat-monsanto.org/, lui est consacré.

Avec les députés et sénateurs Verts, nous avons demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions dans lesquels les grands groupes semenciers ont pesé sur le débat de la loi OGM. Le communiqué suivant en explique les raisons.

Loi OGM : interventions en séance

Retour sur quelques unes de mes interventions lors du passage de la loi sur les OGM en première lecture à l'Assemblée. Voici des extraits de la deuxième séance du 3 avril, mettant l'accent sur les questions suivantes :

  • à partir de quel taux d'OGM un produit est-il "sans OGM" ? (!)
  • quels représentants du monde agricole pourront faire partie du comité économique, éthique et social ?
  • l'indépendance des membres des comités
  • leurs droits d'expression
  • il ne peut y avoir de contamination "non intentionnelle" !

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dimanche, 20 avril 2008

Énergie de la mer

08:49 Publié dans Lus sur d'autres sites | Lien permanent

mercredi, 16 avril 2008

L'association Opale Ecologie réagit contre l'arrachage d'arbres

Sept arbres menacés par sept places de parking

Nord Littoral, mercredi 16.avril 2008

522755071.jpgL'association Opale Ecologie a fait circuler une pétition et a recueilli 300 signatures auprès des riverains de la rue de Valmy et du quai du commerce.

Elle dénonce la destruction de l'îlot de verdure de la rue de Valmy (à proximité de l'entrée des urgences) qui est de surcroît agrémenté de sept arbres.

« Un quartier saturé par les voitures »

Le président de l'association calaisienne, Marc Pélabon s'insurge : «L'hôpital de Calais va détruire ces arbres qui sont en excellente santé pour implanter sept places de parking à leur place, sans bien sûr les remplacer. Un nombre de places qui est dérisoire dans un quartier déjà saturé par les automobiles. Le comble est que l'hôpital de Calais va bientôt déménager et que ces quelques places ne lui serviront plus d'ici quelques temps».

La destruction de ces arbres ne va en rien améliorer la capacité d'accueil automobile de ce quartier plus que saturée.

Une lettre de détresse a été envoyée vendredi au directeur du centre hospitalier de Calais ainsi qu'à Natacha Bouchart, maire de Calais, afin de les interpeller sur cette situation délicate. Dans un contexte de politique de développement durable, la destruction de cet îlot de verdure est indéfendable pour ces écologistes et tous espèrent pouvoir laisser la vie sauve à ces puits d'oxygène, en sous effectif dans ce secteur de la ville

Fabrice ALLEMAND

15:02 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

Un parking contre des arbres : les riverains de l’hôpital s’y opposent

La Voix du Nord - Edition du mercredi 16 avril 2008

    MOBILISATION     

171141713.2.jpgUn parking doit être construit rue de Valmy, sur le côté de l’hôpital, afin d’accueillir les patients du nouveau scanner. L’association Opale écologie a recueilli 300 signatures qui dénoncent l’abattage de sept arbres nécessaires à cette construction.

Abattre des arbres dans un contexte de santé publique, c’est un peu paradoxal, il faut l’avouer. « On va remplacer ces puits d’oxygène par un parking d’honneur posthume », constate Marc Pélabon, président de l’association Opale écologie qui défend l’environnement, les piétons, les cyclistes et les handicapés. Leur action s’inscrit dans une lutte contre la pollution. « Dans quelque temps, un nouvel hôpital va voir le jour, ailleurs. Pourquoi remplacer ces sept arbres par autant de places de parkings dans cet espace déjà saturé de véhicules ? », s’interroge Marie-France Clipet, de l’association Opale écologie. Difficile de trouver une place dans le quartier et ce, «  quelle que soit l’heure », témoigne Claire, venue rendre visite à un proche hier soir. « De toute façon, je ne sais pas si avec sept-huit places en plus ça changera quelque chose au problème. » Ces fervents défenseurs de la nature ont fait circuler et signer une pétition : plus de 300 personnes du quartier et de l’hôpital ont estimé qu’abattre ces jeunes arbres était une hérésie. « Nous avons interpellé le maire et le directeur de l’hôpital à ce sujet. Nous attendons une réponse et une solution positive. »

L. R.

Photo LA VOIX DU NORD

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samedi, 12 avril 2008

Retour sur le conseil municipal dans la presse

La Voix du Nord 12/04/2008

CONSEIL MUNICIPAL (SUITE)
Le cadeau de Natacha Bouchart : trois semaines de parking gratuit

1633916256.jpgLe premier conseil municipal de Natacha Bouchart s’est achevé jeudi, à 23 h. À l’ordre du jour, des dossiers chauds comme le périmètre du stationnement payant et le point d’accueil de jour des migrants, ont vivement animé les débats entre la nouvelle municipalité et l’opposition.

Stationnement payant

La mesure phare de Natacha Bouchart pendant la campagne figurait bien à l’ordre du jour du conseil municipal, en huitième place, au chapitre des finances. Sans surprise, Jacky Hénin s’est opposé à la délibération. D’autres conseillers de l’opposition ont préféré s’abstenir. La modification a été adoptée par la majorité municipale, exceptée par le premier adjoint, Philippe Blet, absent lors du vote. La raison, d’ordre juridique, est que ce dernier avait déposé une plainte au tribunal administratif en 2005 quand Jacky Hénin a lancé la nouvelle zone. Il y a une semaine, l’élu retirait sa plainte. Mais pour ne pas bloquer le vote, le premier adjoint s’est abstenu. « Mais je soutiens pleinement cette délibération », a-t-il précisé.

Nouveau périmètre.- D’un vote à main levée, Natacha Bouchart a mis fin au périmètre de Jacky Hénin et aux abonnements. Et instaure une seule zone au tarif unique, et le 1/4 d’heure gratuit, pour les rues ou portions de rues suivantes : boulevard Gambetta, rue Antoine-Bénard, rue Darnel (entre la rue Antoine-Bénard et le boulevard Pasteur), boulevard Pasteur, rue des Fontinettes (de la place d’Alsace à la rue de Chantilly), boulevard La Fayette, rue du Commandant-Mangin, boulevard et pont Jacquard, parking de la gare centrale, rue Royale, voie ouest de la place d’Armes, rue de la Mer. Le parking de la mairie sera gratuit. La nouvelle tarification augmente : elle passe à 0, 50 E pour 1/2 heure (contre 0, 20 E avant), 1  E pour 1 h, 1, 50 E pour 1 h 30 et 2 E pour 2 h. Pendant trois semaines à partir d’hier, le temps de régler les horodateurs, « le stationnement sera gratuit. » Malgré quelques tergiversations, la maire a fini par lâcher la bonne nouvelle. « Le montant des pertes s’élève à 750 000 E », a lancé Jacky Hénin qui a refusé de participer au vote. « Les pertes seront de 400 000 E et nous rognerons sur le budget communication » a rétorqué Natacha Bouchart.

Point d’accueil des migrants

Autre promesse, moins réjouissante pour les réfugiés et les associations qui leur viennent en aide : le projet du point d’accueil de jour, porté par l’ancienne municipalité, ne sera pas réalisé. Raison invoquée ? « L’illégalité du dossier », qui devait être construit sur la zone Marcel-Doret. La décision, radicale, a fait naître des réactions au sein de l’opposition. « C’est quand même de misère humaine dont on parle », a lancé Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste. Et ce dernier d’interroger la maire : «  Le conseil des migrants que vous avez prévu aura-t-il pour mission de travailler à un projet humanitaire alternatif ? » La question a été laissée en suspens par la maire, qui a précisé que le conseil des migrants sera évoqué lors du prochain conseil municipal.  •  

Règlement : les affaires extérieures à la ville exclues du conseil municipal

Dans son discours d’installation, Natacha Bouchart a souhaité que « la vie de cette assemblée, qu’est le conseil municipal, soit propice au travail et profitable aux Calaisiens, c’est-à-dire que le débat démocratique se gère sans débordement et dans le respect absolu des personnes. » Ce qui précède laisse présager ce qui suit. « Pour que nous puissions mieux nous concentrer sur les dossiers communaux, je vous proposerai une modification du règlement intérieur afin d’ajouter une clause pour exclure des débats tous questionnements étrangers à la gestion de notre ville, et, en particulier, pour écarter les projets de motions, qui fleurissent régulièrement, parfois avec de bonnes intentions, mais détournent notre attention sur les quatre coins de la planète alors qu’il y a tant à faire chez nous. » Jean-Marc Ben, conseiller écologiste de l’opposition, n’a pas manqué de réagir en évoquant le Tibet, au centre de l’actualité, « qui a besoin de soutiens extérieurs. » Et l’élu d’espérer « qu’on ne décrochera pas le drapeau tibétain qui flotte à l’entrée de la mairie. » À l’époque, la mairie s’était engagée dans la campagne européenne en faveur de l’autonomie du Tibet.

Pas d’opposition à la CAC

Natacha Bouchart a décidé, de plein droit, qu’aucun élu de l’opposition ne siégerait à la communauté d’agglomération du Calaisis.

Elle s’y attendait. Avec cette décision, sans appel, Natacha Bouchart s’est attirée les foudres des membres de l’opposition. « Vous avez un sens de l’ouverture très étriqué. Notre commission n’a pas de place à la CAC. Les Staliniens ne sont pas forcément là où on le croit », a jugé Jacky Hénin, glissant à l’intéressée un « trouillarde » vengeur.

Les 26 élus de la majorité municipale qui siégeront à la communauté d’agglomération du Calaisis sont : Philippe Blet, Natacha Bouchart, Antoine Deguines, Emmanuel Agius, Jean-Pierre Bonvarlet, Paméla Bourigeaud, Patrice Cambraye, Marie-Claire Chatozlu, Brigitte Clerbout, Jacqueline Dewet, Michèle Ducloy, Manuel Duquesnoy, Patrick Dusautoir, Christophe Fruleux, Gérard Grenat, Éliane Huleux, Bernard Lelièvre, Philippe Mignonet, Pascal Pestre, Sylviane Petit, Marcel Pidou, Fabrice Pouamer, Michel Rouyer, Olivier Seiller, Ouiza Souibes, Vendel Cathy.

PAR ARIANE DELEPIERRE

PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET                                                                                                                                     

22259156.jpgJOURNAL DU 11 AVRIL 2008
sur CALAIS TV

12:34 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

vendredi, 11 avril 2008

Conseil Municipal de Calais, 10 avril 2008

477217682.2.jpgOù est l'ouverture promise ? 

Voici l'intervention que j'ai faite au conseil municipal sur les "communications du maire 2 et 3" concernant l'antenne de jour pour les migrants. Ma proposition n'a pas été retenue et je n'ai pas eu de réponse claire quant à la mission exacte de ce "conseil des migrants" que compte mettre en place le nouveau maire de Calais:

"Madame le Maire, chers collègues, je suis très étonné par ces 2 délibérations (les communications du maire 2 et 3). D’abord parce qu’elles dénoncent bizarrement l’illégalité d’un projet qui n’a pourtant pas abouti et que ce projet s’était transformé en cours de route pour être destiné à un autre emplacement. Mais je suis surtout inquiet parce que ces 2 délibérations, dans leur aspect austèrement administratif, semblent signer l’arrêt du projet d’antenne de jour tout court. La question qui nous est posée ne peut pas se résumer au seul aspect matériel et juridique. Elle est éminemment politique et il s’agit d’un problème avant tout humanitaire. C’est quand même de misère humaine dont nous avons à parler et on ne peut pas esquiver le débat au détour de ces deux délibérations particulièrement abruptes et cyniques. Je ne m’attarderai pas trop sur la définition de cette antenne de jour qui est donnée dans la « communication du maire N°2 », tout à fait subjective et pour le moins tendancieuse, qui débaptise cette antenne de jour, je cite, en « structure d’accueil des migrants », avec l’idée évasive et sous-jacente qu’il s’agirait d’un Sangatte-bis. Ce que ne voulait d’ailleurs pas l’ancienne municipalité. Je crois que le choix des mots est important, surtout dans ce domaine. Or on a l’impression que cette délibération cherche à remettre en cause un choix qui n’a jamais été fait.

Votre idée de conseil des migrants peut être une bonne idée si elle débouche sur la nécessité de mettre en place une autre formule humanitaire, à un autre endroit, en tout cas si on émet réellement un projet alternatif à ce qui était prévu, en collaboration avec les associations. Et il aurait fallu que vous le signifiiez clairement dans les délibérations pour leur donner un peu plus d’humanité et pour répondre à une question que tout le monde se pose : « Le conseil des migrants que vous avez prévu aura-t-il pour mission de travailler à un projet humanitaire alternatif ? ». « Quand je veux enterrer un problème, je crée une commission » disait le légendaire Clemenceau, c’est un peu comme les fameux « comités Théodule » que dénonçait aussi plus tard le Général de Gaulle. Les commissions et les conseils de ceci ou de cela sont devenus dans l’inconscient républicain de grands cimetières pour fossoyeurs de bonnes idées. Ceci dit, je n’ai aucune raison de mettre en doute vos intentions réelles que je ne connais pas encore vraiment. Et c’est pourquoi, dans un esprit constructif, je vous propose de retravailler en ce sens ces 2 délibérations, d’en enlever tout ce qui est tendancieux et de rajouter, après la demande d’abrogation, la simple phrase suivante, je la cite donc comme proposition, Cependant, un conseil des migrants, composé d’associatifs, d’élus municipaux et de  représentants de l'État, sera mis en place et aura pour mission de travailler à un projet humanitaire alternatif.

Voilà, à mon avis, une formulation qui peut être consensuelle, ce que ne permet pas, je le dis sincèrement, la délibération en l'état. Je vous remercie, Madame le Maire, chers collègues, de votre attention."

Je suis aussi intervenu sur la décision du maire de ne plus accepter de motions. Je me suis dit déçu que la nouvelle municipalité "rejette de façon définitive toute initiative de solidarité internationale", en évoquant le Tibet qui a besoin de soutiens extérieurs. Je rappelle à ce sujet que lors des précédents mandats, nous avions été, les élus écologistes, à l’origine d’une motion de soutien au Conseil Municipal du 27 mars 2000, en demandant notamment la libération de deux prisonniers que nous avions parrainés et pour réclamer de façon plus générale la liberté pour le peuple tibétain.

Deux ans plus tard, en décidant d'exposer en permanence le drapeau tibétain à l’entrée de la mairie (j'espère qu'on ne le décrochera pas !), la municipalité de Calais s'était associée pleinement à la campagne européenne "Un drapeau pour un statut de pleine autonomie pour le Tibet". Cette action venait s'ajouter à la commémoration chaque année du soulèvement des Tibétains à Lhassa le 10 mars 1959. L'inauguration en mairie de Calais, à l'initiative de la municipalité, plus particulièrement du groupe écologiste, et en collaboration avec le Collectif Tibet-Calais qui coordonne l'opération localement, avait eu lieu le jeudi 7 mars 2002 en présence du maire de Calais, des élus écologistes et de notre regrettée amie, Véronique Desenclos.

Dans un courrier la semaine dernière au maire, j'avais proposé qu'on arbore aussi en extérieur, au fronton de l'hôtel de ville le drapeau tibétain jusqu'à la fin des JO de Pékin afin de manifester de façon éclatante le soutien des Calaisiens au peuple tibétain. Madame le Maire ne m'avait pas répondu alors. C'est triste, nous allons avoir une municipalité muette sur les Droits de l'Homme, et politiquement insipide. Il s'agit là d'une restriction inédite du droit à l'expression... qui offre néanmoins indirectement à l'opposition l'exclusivité du coeur et de la défense des Droits de l'Homme.

De façon générale, on regrettera aussi que l'opposition ne puisse être représentée à la Communauté d'Agglomération du Calaisis. Pourtant 1 membre de chaque groupe de l'opposition pour la CAC, ça ne faisait que 3 sur un total de 26 représentants calaisiens. Ca ne cassait pas trois pattes à un canard ! Il nous a été répondu qu'il n'y avait pas obligation de désigner des conseillers de l'opposition. Dont acte. L'ancienne majorité municipale n'avait pas fait autant de chichis et sans procédure aucune avait intégré deux membres de l'opposition d'alors, Christian Niéman... et Natacha Bouchart, tous deux désignés par l'ensemble des 49 élus du Conseil Municipal, majorité et opposition confondues. L'avenir proche nous dira si cette volonté d'ouverture affichée dans les discours est un leurre ou pas. En tout cas pour l'instant, le décalage entre l'effet d'annonce et la pratique est patent.

Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste

 

13:26 Publié dans Tribunes | Lien permanent

jeudi, 10 avril 2008

Dur, dur d'être Ministre de l'Environnement !

Corinne Lepage soutient Nathalie Kosciusko-Morizet 

France Info - 10/04/08

Corinne Lepage, présidente de Cap 21 et soutien du Modem, se trouve actuellement à Londres pour la conférence franco-britannique sur l’énergie. Elle apporte son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’écologie, obligée de s’excuser auprès de ses collègues de l’UMP. En tant qu’ancienne ministre de l’environnement, Corinne Lepage confirme qu’il est difficile de défendre ses convictions à ce poste. Après l’espoir suscité par le Grenelle de l’environnement, elle se montre très sceptique sur un réel changement de fond de la politique écologique.

 

     Cliquez !

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10:38 Publié dans Radio | Lien permanent

mercredi, 09 avril 2008

Cap 21 prépare son congrès

   Congrès de Cap 21, les 14 et 15 juin 2008 à Nanterre

 

Chers amis,

La succession des élections présidentielles, législatives puis municipales n'ont pas laissé beaucoup de temps au débat interne que ce soit au sein de CAP21 ou du Mouvement Démocrate que nous avons contribué à fonder pour peser davantage dans le débat politique.

Le temps est venu de reprendre nos réflexions tant sur le fond que sur la stratégie.

Nous avons à formuler un projet alternatif, synthétisant les valeurs de générosité, de justice sociale, de démocratie avec le pragmatisme dans le domaine de l’économie. Et surtout, être les premiers à proposer un authentique projet de développement durable, fondé sur la nouvelle donne économique liée aux enjeux écologiques et à l’adaptation au changement climatique.

La 3ème révolution industrielle doit conduire à une large redistribution de l’énergie. L’évolution vers l’énergie renouvelable, produite localement, partiellement stockée sous forme d’hydrogène et la création de maillages reliant les communautés autour du monde sont un grand espoir pour sortir des milliards d’hommes de la pauvreté comme le montre les travaux de Jérémy Rifkin, président de la Foundation of Economic Trends. C’est l’essence même du développement durable et d’une nouvelle mondialisation se réalisant du bas vers le haut et qui sortira le monde de la vieille énergie tirée du carbone et de l’uranium pour le conduire vers un futur non polluant et durable. C’est également dans cette dynamique des communautés locales que nous assurerons la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau.

C’est malheureusement le chemin contraire que la France est en train de prendre. La relance de la politique nucléaire par le Président de la République nous maintient dans un système extrêmement centralisé et freine l’essor des énergies renouvelables et l’innovation technologique. Le système français est relativement inefficace pour faire émerger de nouvelles entreprises développant des éco-solutions comme l’avait démontré notre Présidente, Corinne Lepage, avec le groupe de travail Ecoresp. La France est ainsi très en retard dans le soutien aux entreprises « cleantech » alors que les laboratoires de recherche public disposent de nombreux projets.

L’Etat s’emploie à recycler continuellement les mêmes recettes. L’aggravation des déficits publics nous conduit dans l’impasse d’un nouveau plan de rigueur où les coupes budgétaires auront raison de cette économie de l’innovation, de la recherche, du développement durable et solidaire que nous appelons de nos vœux.

Dans ce contexte, nous devons plus que jamais nous recentrer sur le projet et préparer l’avenir en osant bousculer les conservatismes et en montrant qu’une autre voie est possible. Ce sera l’objet de nos débats lors du prochain Congrès de CAP21 qui devrait se tenir les 14 et 15 juin à Nanterre. Avec Bertrand, Corinne et l’ensemble des membres du bureau politique, nous vous y attendons nombreux.

En tant que parti fondateur, nous aurons également à débattre de la stratégie de construction et de structuration du Mouvement Démocrate sans en ignorer les difficultés et les nombreux obstacles. Je ne doute pas que nos échanges seront nourris et que nous arriverons à en faire la synthèse car nous avons toujours sû nous rejoindre sur les valeurs qui fondent CAP21. Vos contributions seront évidemment les bienvenues.

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     Corinne Lepage                       Eric Delhaye                         Bertrand Rio

  Présidente de CAP 21                 Porte-parole                      Secrétaire Général

Le site de CAP 21 National

Le site de CAP 21 NPDC

Le blog de Corinne Lepage559983717.png

21:52 Publié dans Tribunes | Lien permanent

mardi, 08 avril 2008

Le conseil municipal est reporté à jeudi

Les raisons d'un report du conseil

Nord-Littoral, mardi 08 avril  2008

113496883.2.jpgLe premier conseil municipal de l'ère Bouchart devait se dérouler ce soir à partir de 19h00. Il est reporté à jeudi, même heure, même lieu, la salle du conseil l'hôtel de ville de Calais.

L'opposition parle déjà de désorganisation, le cabinet du maire rétorque : « Nous préférons que les élus aient tous les documents en main avant ce conseil municipal. » Et ce n'était pas le cas.

Les délibérations en retard

Pour Claude Demassieux, si les convocations ont bien été envoyées dans les temps, soit cinq jours avant la réunion d'aujourd'hui, par contre, le bureau central n'a pas eu le temps d'y adjoindre toutes les délibérations : « Natacha Bouchart a assez râlé quand elle était dans l'opposition quand elle n'avait pas les délibérations en temps et en heure. Et elle ne veut pas utiliser les mêmes pratiques. C'est dans ce souci de transparence que le maire de Calais a pris la décision de repousser le conseil municipal. » explique Claude Demassieux, le directeur de cabinet. Cette décision permettra aussi d'annuler tous les recours que certains leaders de l'opposition ne manqueraient pas de faire.
Du côté des socialistes, on n'en est pas à l'heure des recours. Mais Charles François se dit étonné par ce report : « Je trouve que cela fait désordre. » Le responsable du groupe PS ne veut pas s'étendre sur les raisons : « Je préférerais savoir combien de postes nous aurons dans les commissions pour présenter des noms... Si nous l'apprenons le jour du conseil, les opérations de vote seront interminables... On va y passer la nuit. » Charles François se demande aussi
« où en est l'opposition ? » Les contacts entre les partis seraient nuls, ce que confirme d'ailleurs Jean-Marc Ben pour les écologistes : « Nous n'avons pas de nouvelles des autres composantes de notre groupe d'opposition. » Le conseiller municipal de l'opposition écologiste aimerait créer un groupe avec la MRC, Caroline Matrat-Maenhout et le radical Alain Mascret. Il ne sait pas si c'est encore d'actualité.
Jean-Marc Ben regrette lui aussi de ne pas savoir combien de postes seront réservés à l'opposition : « J'ai pris les devants, j'ai envoyé un courrier au maire pour lui signifier les commissions qui m'intéressaient. »
La mise en place de ce tout nouveau conseil est vraiment difficile... À tous les niveaux !

Philippe HENON

Nord Littoral

 

16:20 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

dimanche, 06 avril 2008

Soutien au peuple tibétain

SOLIDARITÉ EN MAIRIE - UN DRAPEAU POUR LE TIBET

Drapeau du Tibet

On reparle beaucoup du Tibet à l’occasion des Jeux Olympiques de Pékin. C’est à juste titre. A Calais, notre action pour le soutien au peuple tibétain et pour la défense des Droits de l’Homme ne date pas d’hier. Le Conseil Municipal de Calais, sous l’impulsion des élus écologistes, avait déjà voté le 27 mars 2000 une motion de soutien au peuple tibétain et adressé un courrier officiel signé par le maire aux autorités chinoises pour demander la libération de deux prisonniers parrainés et pour réclamer de façon plus générale la liberté pour le peuple tibétain.

Deux ans plus tard, en décidant d'exposer en permanence le drapeau tibétain à l’entrée de la mairie, la municipalité de Calais s'était associée pleinement à la campagne européenne "Un drapeau pour un statut de pleine autonomie pour le Tibet". Cette action venait s'ajouter à la commémoration chaque année du soulèvement des Tibétains à Lhassa le 10 mars 1959. L'inauguration en mairie de Calais, à l'initiative de la municipalité, plus particulièrement du groupe écologiste, et en collaboration avec le Collectif Tibet-Calais qui coordonne l'opération localement avait eu lieu le jeudi 7 mars 2002 en présence du maire de Calais, Jacky Hénin et des élus écologistes.

Un drapeau pour le Tibet

J’ai proposé à la nouvelle municipalité d’arborer en extérieur, au fronton de l’hôtel de ville de Calais, le drapeau tibétain jusqu’à la fin des JO de Pékin, afin de manifester de façon éclatante le soutien des Calaisiens au peuple tibétain. J’ai également proposé de présenter au prochain conseil municipal une nouvelle motion de soutien, actualisée.

Jean-Marc BEN, conseiller municipal écologiste de Calais

 

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LETTRE ENVOYÉE A NATACHA BOUCHART, MAIRE DE CALAIS 

Calais, le 6 avril 2008 

Madame le Maire,

Comme vous le savez des moines et des laïcs tibétains ont entrepris depuis quelque temps des mouvements de protestation contre le régime d’occupation de la République Populaire de Chine au Tibet. Les autorités chinoises ont réprimé ces manifestations et nous apprenons ce jour que des hommes sont tombés sous des balles chinoises.

Il est évident que les Tibétains manifestent massivement car pour eux l’organisation des JO en Chine représente une occasion unique, et peut être la dernière, de faire valoir leurs droits et aspirations à l’autonomie au moins et à la liberté. Il est clair qu’en tant qu’hôte des JO, la Chine se doit de respecter les valeurs de paix et de fraternité entre les peuples. Elle ne peut donc réprimer la non-violence tibétaine par la force et la mort. Le monde entier doit au moins lui rappeler qu’accueillir les JO n’est pas un cadeau. Cela implique des devoirs.

Je vous sollicite, Madame le Maire, pour qu’ensemble nous exprimions une réaction forte face aux derniers évènements.

Lors des précédents mandats, nous avions été, les élus écologistes, à l’origine d’une motion de soutien au Conseil Municipal du 27 mars 2000, en demandant notamment la libération de deux prisonniers que nous avions parrainés et pour réclamer de façon plus générale la liberté pour le peuple tibétain.

Deux ans plus tard, en décidant d'exposer en permanence le drapeau tibétain à l’entrée de la mairie, la municipalité de Calais s'était associée pleinement à la campagne européenne "Un drapeau pour un statut de pleine autonomie pour le Tibet". Cette action venait s'ajouter à la commémoration chaque année du soulèvement des Tibétains à Lhassa le 10 mars 1959. L'inauguration en mairie de Calais, à l'initiative de la municipalité, plus particulièrement du groupe écologiste, et en collaboration avec le Collectif Tibet-Calais qui coordonne l'opération localement, avait eu lieu le jeudi 7 mars 2002 en présence du maire de Calais, des élus écologistes et de notre regrettée amie, Véronique Desenclos.

Décidons d’arborer en extérieur, au fronton de l’hôtel de ville, le drapeau tibétain jusqu’à la fin des JO de Pékin, afin de manifester de façon éclatante le soutien des Calaisiens au peuple tibétain.

Nous vous proposons également de voter une nouvelle motion actualisée au prochain conseil municipal. Vous trouverez ci-joint un modèle que nous pouvons retravailler ensemble, si vous le souhaitez.

Bien cordialement, et amicalement,

Jean-Marc BEN, conseiller municipal écologiste 

Le site de Tibet-Info

15:45 Publié dans Initiatives | Lien permanent

samedi, 05 avril 2008

Sursaut écolo !

Point de vue

477217682.jpgLe PC réagit ! Il vient de tenir ce mercredi 2 avril une réunion publique à la salle du Minck, à Calais et  parle enfin, sur l’antenne de Calais TV (http://www.calaistv.fr/archives/index.html journal du 3 avril 2008) de la formation d’un réseau "RUSÉ", "Rassemblement Unitaire Social et Ecologique", reprenant au passage notre propre proposition, faite avant les municipales, d’un grand pacte écologique et social rassemblant la gauche et tous les écologistes. Il vaut mieux tard que jamais mais il aura fallu l’échec de la gauche et la victoire de l’UMP pour en arriver là.

Lors des négociations le PCF et le PS se sont retrouvés en duo hégémonique pour tenter de limiter au maximum l’écologie, tant sur le plan programmatique (il suffit de consulter le programme municipal de la gauche pour y déceler quand même quelques points forts que les écologistes ont « obtenu » à l’arrachée, et c’est peu dire) que sur le plan des postes qui auraient été dévolus aux écologistes (on était redescendu à 2 éligibles, sous la pression socialiste, et avec cet aveu très appuyé de Gilles Cocquempot, député socialiste, qui nous promettait, « s’il n’avait tenu qu’à lui », « zéro poste ! »). Cette gauche-là, honnêtement, nous en avons soupé ! Méprisante, trop sûre d’elle, hégémonique, arrogante même dans l’échec…

Mais revenons à l’initiative de la section PCF de Calais. Elle arrive tard et n’est pas crédible pour l’instant. D’abord, si l’intention était honnête, les écologistes auraient été invités, les Ecologistes du Calaisis, membres loyaux de l’ex-majorité municipale, et les Verts. Le concept n’est intéressant que s’il prend en compte cette fois-ci les programmes des deux formations écologistes qui se ressemblent tellement qu’ils n’auraient aucune difficulté à « fusionner ». Si c’est vers cela qu’on va, alors chiche ! Si c’est un effet d’annonce, pour rebooster le Parti Communiste qui s’aperçoit que la donne écolo est réellement incontournable, alors non, non et non ! On ne comprendrait pas pourquoi ce qui nous a été refusé avant les municipales serait plébiscité aujourd'hui comme par enchantement. Surtout si c’est pour reprocher à Natacha Bouchart de ne pas faire ce qu’eux auraient de toute façon refusé, parce que cela aurait fait trop de pub aux écolos.

Pourquoi, dans ces conditions, les Ecologistes du Calaisis ont-ils accepté de repartir avec Jacky Hénin, le PC et le PS ? Parce que nous avions peur de voir arriver la droite (en tant que telle), nous avons, malgré nous, privilégié l'union. La stratégie autonome était très forte dans nos rangs malgré tout. Nous l’avions d’ailleurs annoncé dès le départ.

Aujourd'hui une page est tournée. La situation nouvelle doit nous interpeller tous, chez les écologistes de toutes tendances (si cela veut vraiment dire encore quelque chose).

A droite, pas mieux. Pour preuve, le "portrait" dans la Voix Du Nord, de M. Mignonet qui insiste à deux fois dans une interview qu'il n'est "pas écologiste" et a pour programme "le développement de sa ville". Il est et a toujours été dans la logistique des camions et pense qu'il faut développer. C'est la vision environnementale du café du commerce.

Et les écologistes, dans ces conditions extrêmes, n'arriveraient pas à s'accorder et à se réunifier ? Alors, c'est que ça serait encore plus grave que nous ne le pensions au départ...

Disons-le franchement, dans ce contexte de grande désolation, certains d’entre nous ont évoqué un ralliement à la nouvelle majorité municipale, pour sauver ce qui pouvait l’être, et réaliser au moins les projets écologiques que nous avions « décrochés » avec l’ancienne équipe municipale, avec une réelle latitude d’action, au conseil municipal et à la CAC, et pour de vrais postes de responsabilités, à la municipalité comme à la CAC. Autant dire que tout cela relève de la politique fiction.

Les Verts ? Malgré nos demandes incessantes, nous continuons d'être frappés par une sorte de fatwa des dirigeants locaux. Nous n'allons pas passer notre temps à quémander. Encore moins maintenant que nous avons retrouvé notre entière liberté. L'écologie politique est diverse. Il y a les Verts qui restent quand même notre famille politique naturelle. Mais s'ils ne veulent pas de nous, à quoi bon s'entêter ? Faudra-t-il encore passer des examens de passage débouchant sur des refus inéluctables, devra-t-on encore subir des tribunaux d'exception ?

D'autres solutions s'offrent à nous. Cap 21 (Modem), Nicolas Hulot, s'il se lance enfin politiquement, ou certains refondateurs Verts. Nous notons (on ne fait que ça) les propos positifs de Dominique Voynet ou de Daniel Cohn-Bendit en direction d’une refondation qui s’avoue comme telle ou pas. Pour l'instant, on a l'impression qu'il ne s'agit que d'effets d'annonce. Entrons, nous, dans la danse et positionnons-nous à d'autres niveaux que l'échelon strictement local.

Il est temps qu'à Calais, ce soit les écologistes qui créent le sursaut, le renouveau et la 3ème voie. La gauche locale traditionnelle est KO. Et les écologistes, qu'ils aient souhaité ou non la victoire de la gauche aux municipales, n'auraient rien à dire ? Réunissons nos compétences et ressuscitons l'écologie politique. Réoccupons le terrain, participons à toutes les échéances électorales qui vont se présenter, sous le signe de l'union des écologistes, et préparons les municipales de 2014 avec pour objectif un(e) maire écolo ! En tout cas, nous n’avons pas perdu notre envie de participer à la vie politique locale, régionale et nationale. D’une façon ou d’une autre… avec l’écologie en tête.

Jean-Marc BEN

14:44 Publié dans Tribunes | Lien permanent

mardi, 01 avril 2008

« Ecologistes de toutes tendances et de tous partis unissez vous ! »

Les Ecologistes du Calaisis soutiennent cet appel

Pour les élections européennes de 2009 :

« Ecologistes de toutes tendances et de tous partis unissez vous ! »

Lors des élections présidentielles Nicolas Hulot en faisant signer le Pacte Ecologique à tous les candidats a provoqué une mobilisation énorme une mobilisation sans précédent (plus de 750 000 signataires) sur les questions écologiques sans rapport avec le faible score des Verts, une mobilisation dont l’ampleur a obligé le Gouvernement à instaurer ce premier grand débat que fut le Grenelle de l’Environnement

L’enquête d’Eurobaromètre parue le 14 mars témoigne du divorce entre l’importance des questions écologiques dans l’opinion et sa faible traduction politique :

«Changement climatique, pollution de l’eau, de l’air, catastrophes d’origine humaine et emploi de composants chimiques dans les produits d’usage quotidien constituent les 5 premières préoccupations environnementales des Européens, selon une enquête Eurobaromètre intitulée «L’attitude des citoyens européens envers l’environnement», publiée jeudi 13 mars. Plus de 95% d’entre eux pensent qu’il est important de préserver l’environnement. 80% estiment que ce domaine a une influence sur leur qualité de vie et qu’ils ont un rôle à jouer dans sa protection. Environ 58% d’entre eux sont inquiets quant au recours aux OGM en agriculture, et 21% y sont favorables.

Côté économie, 63% répondent que l’environnement incite plutôt à innover, et 16% qu’il constitue un frein à la performance économique. 64% estiment que l’environnement est à mettre avant la compétitivité économique, contre 18% d’opinions défavorables. Dans le même ordre d’idée, plus des 2/3 jugent qu’il faut ajouter des indicateurs sociaux et environnementaux aux indicateurs économiques traditionnels, contre 15% qui veulent conserver l’utilisation d’indicateurs monétaires et économiques.

Concernant la mise en œuvre de la législation environnementale, plus des 2/3 des Européens pensent qu’il vaut mieux que les décisions en la matière soient prises au niveau européen. 78% souhaitent la création d’une force européenne de protection civile pouvant intervenir en cas de catastrophe naturelle au sein des Etats membres… »

Pour surmonter ce divorce tragique entre actes politiques et opinions populaires qui restent déterminantes pour l’avenir de la planète je lance cet appel : « Ecologistes de toutes tendances  unissez-vous ! » pour constituer lors les élections européennes de 2009 une liste indépendante des formations politiques et sur laquelle se retrouveraient des écologistes Verts, du Modem, du Parti Socialiste du Parti Radical de Gauche ou Valoisien aussi bien que des militants associatifs non « encartés » dans un parti politique.

De nombreux électeurs de droite qui avaient voté Sarkozy avec enthousiasme, sont plus que désabusés, c’est le moins que l’on puisse dire. Et je ne suis pas sûr que son Ministre de l’Ecologie soit celui à qui il fait le plus confiance.

Le PS grand vainqueur des municipales va se déchirer avant son congrès et selon toute vraisemblance pendant et après. Je ne pense pas que l’écologie sera au centre de ses futurs débats. Il est à craindre qu’on joue à qui est le plus à gauche, à qui crache le plus fort sur le Modem. Pour les européennes le PS confectionnera un savant dosage des futurs différents courants ou mieux des différentes écuries présidentielles. Nous retrouverons côte à côte, comme si de rien n’était et sur le même programme, ceux qui ont milité pour le oui au traité constitutionnel et ceux qui en militant pour le non, ont mis l’Europe dans le triste état institutionnel où elle se trouve aujourd’hui.

Les Verts, depuis des années se discréditent par leurs luttes internes, et dès le lendemain des municipales, dénoncent avec frénésie, pour crime de cumul de mandats, les deux seuls maires de leur parti élus dans une grande ville. .

Oui à une loi interdisant le cumul des mandats et de ce fait applicable à tous et non de priver de cet avantage pour être élu (car cela peut constituer un atout dans certain scrutins), les seuls camarades, de son parti.

Pour les listes européennes, par contre, le non cumul me parait par contre totalement justifié.

Quant au Modem qui a suscité un véritable élan citoyen face à la confiscation du pouvoir par les deux grandes formations que sont l’UMP à droite et le PS à gauche, il a déçu des milliers d’adhérents qui ne veulent pas être réduits à avoir comme unique perspective politique l’accession de leur chef à la Présidence de la République, avec comme seul discours « Ni droite, ni gauche » répété jusqu’à plus soif. Ils désespèrent aussi de voir le Mouvement Démocrate se transformer en un Mouvement Autocrate, où le chef décide de tout et les militants n’ont qu’à se soumettre ou se démettre.

Dans ce climat politique je suis persuadé qu’une liste qui pourrait s’intituler « Pour un Pacte Ecologique Européen et Solidaire » pourrait dépasser et de très loin le score, pratiquement 10%, des Verts conduit par Dany Cohn Bendit en 1999, et pourquoi pas arriver en tête de toutes les listes. Cette liste se déclinerait autour de trois thèmes fondamentaux : l’écologie, l’Europe et la solidarité au Nord comme entre le Nord et le Sud.

Les élus de cette liste s’engageraient à se réunir tous les mois et à faire avancer au parlement européen les priorités écologiques, de solidarité et de construction européenne que nous aurions mises en avant dans notre programme. Ils formeraient un intergroupe des écologistes et par ailleurs ils pourraient appartenir au groupe de leur choix, qui chez les Verts européens, qui chez les sociaux démocrates, qui chez les libéraux etc.…

Faire partie de cette liste et la soutenir c’est affirmer que nous privilégions pour ces élections nos engagements écologiques européens et de solidarité par rapport à nos autres engagements partisans ou partidaires, sans pour autant les renier puisque les élus pourront appartenir à des groupes politiques différents.

Il ne s’agit donc en aucun cas d’ajouter un parti de plus à la panoplie existante. Parti qui bien sûr serait le plus beau, le plus démocratique, et enfin lui, ferait bien sûr de la politique autrement. Non merci, nous avons déjà donné et pour certains à plusieurs reprises…

Mes nombreux coups de fil et courriels envoyés à des amis écologistes, qu’ils soient verts, du modem du PS, des partis radicaux de gauche ou valoisien, ou encore associatifs, me prouvent que ce projet correspond à une demande réelle, mais tous aimeraient savoir si des locomotives comme Daniel Cohn Bendit, Nicolas Hulot, des sages tels que Edgar Morin, Hubert Reeves seraient partants…

Si vous êtes des milliers à le vouloir, je pense que oui, si vous êtes des dizaines de milliers je suis sûr que oui, ils s’engageront dans cette bataille qui est la leur depuis des années.

Fin mai nous pourrions faire le point. Ce n’est qu’un début, continuons le débat.

Gabriel Cohn Bendit - 22 mars 2008

Signer l’appel !

 

21:25 Publié dans Communiqués | Lien permanent

"Le Grenelle n'est pas l'alpha et l'oméga de la révolution écologique"

Reuters 

Nicolas Hulot veut un autre modèle de développement

854140558.jpgPARIS (Reuters) - Nicolas Hulot estime que "c'en est fini du libéralisme" et appelle à une remise en cause radicale de notre modèle de développement.

Dans une interview au Journal du dimanche, l'initiateur du pacte écologique élargit pour la première fois sa réflexion aux domaines économiques et sociaux et demande aux députés de ne pas tirer le Grenelle de l'environnement vers le bas.

"En même temps, le Grenelle, ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la révolution écologique. Juste un joli et nécessaire rattrapage pour que la France puisse être audible au moment ou elle va prendre la présidence de l'Union européenne et doit être prête à amener ses partenaires sur le terrain des réformes", dit-il.

Nicolas Hulot dit attendre beaucoup de l'Europe qui "doit jeter des actes politiques forts, en terme de fiscalité notamment."

"Maintenant, avec les nouveaux moyens de communication, vous ajoutez à la misère un élément explosif qui est l'humiliation. La construction de l'Europe se doit de prendre cela en compte. Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C'en est fini du libéralisme", explique-t-il.

L'écologiste se dit ainsi séduit par le Vert Daniel Cohn-Bendit et Olivier Besancenot, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire et estime qu'il "ne faut plus dissocier les mots écologie, social et humanitaire."

"Tout cela est en train de se combiner. On a tous l'obligation de répartir la richesse. Pour cela, il faut trouver des mécanismes innovants", dit-il.

Il confirme enfin avoir déconseillé au président Nicolas Sarkozy de faire entrer Claude Allègre au gouvernement en raison des positions de l'ancien ministre socialiste sur le réchauffement climatique. "Moi, je me contente de donner mon avis si on me le demande. Après, c'est un choix politique", précise-t-il.

Gérard Bon

 

17:27 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

Grenelle de l'Environnement

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Tribune dans Le Monde

Les 268 mesures adoptées en octobre­ 2007 doivent être mises en œuvre au plus tôt par le Parlement, estiment les représentants des quatre collèges qui ont participé aux côtés de l'Etat au Grenelle de l'environnement – collectivités territoriales, ONG, employeurs et syndicats.

Retour au Grenelle de l’environnement

Les histoires de nos organisations sont singulières, nos cultures différentes, nos intérêts parfois divergents. Nous représentons pour partie la diversité de la société française, ses richesses et ses complexités. Mais nous avons un point commun et il est essentiel : nous appartenons à la même communauté humaine et à la même planète. Ensemble, dans le Grenelle de l’environnement, dans un effort d’écoute et de dialogue démocratique, appuyés sur l’expertise et l’expérience des uns et des autres, nous sommes parvenus au même diagnostic : la gravité des enjeux écologiques menace de déstabiliser notre économie, de dégrader nos relations sociales et de nuire irréversiblement aux générations futures. Nous sommes à présent sous une contrainte de temps majeure. Il nous faut réagir sans plus attendre.

Chacun à notre façon, nous nous sommes engagés totalement et sans réserve dans cette démarche. Nous avons laissé nos préjugés à la porte, abandonné nos postures, revisité nos certitudes afin de nous concerter sur les remèdes possibles et les réformes nécessaires. Nous le redisons ici avec solennité, au delà des aléas politiques et des conjonctures partisanes : le bien commun et l’intérêt collectif sont en jeu. Ce défi appelle de nouvelles attitudes et oblige à un choix de société. Il n’y a rien de plus pressant que de garantir à tous un avenir durable.

C’est dans cet esprit que nous avons travaillé ensemble pour que le Grenelle de l’environnement marque une rupture dans le laisser aller d’un mode de développement qui brûle ses vaisseaux ; et pour qu’il ouvre en même temps des pistes constructives vers de nouvelles façons de produire, de consommer, de se déplacer, d’innover, de se nourrir, de se loger, d’organiser le territoire, de respecter la nature et, in fine, de vivre ensemble. Autrement dit, cette réflexion ne se limite pas à des mesures écologiques ; elle porte un véritable projet de société.

Les mesures adoptées par la table ronde finale du Grenelle de l’Environnement à l’automne dernier visent à répondre aux priorités les plus urgentes. Elles sont sans doute encore insuffisantes et doivent être améliorées dans un processus permanent de réformes négociées, dans le cadre d’autres Grenelles. Certaines peuvent apparaître difficiles. Mais, pour nous, il n’y pas d’alternative. Si les 268 mesures adoptées fin octobre ne sont pas mises en oeuvre résolument, si ce signal pour une profonde mutation n’est pas envoyé, vite, force sera alors de constater que nous aurons consenti à perpétuer les erreurs du passé, avec des conséquences économiques et sociales désastreuses.

Chaque jour apporte la confirmation que, loin de se résorber, la crise des ressources naturelles, de la biodiversité et des équilibres climatiques s’aggrave. La forte hausse (qui pourrait prendre des formes vertigineuses) du prix du pétrole et du gaz comme celle des produits alimentaires sont des révélateurs puissants qui commencent à exercer leurs ravages sur les catégories sociales les plus exposées. Malgré les initiatives des collectivités territoriales et des entreprises, malgré la prise de conscience et la mobilisation des organisations professionnelles et syndicales, quelles que soient les innovations technologiques, en dépit aussi des efforts individuels et des progrès collectifs, la ligne de front recule. Nous ne nous situerons pas à hauteur des enjeux en agissant à la marge, par des adaptations sectorielles et ponctuelles. Il faut anticiper sur une autre logique et c’est bien l’esprit des négociations du Grenelle. Elles invitent chacun - politiques, administratifs, entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, ingénieurs, chercheurs, syndicalistes, acteurs sociaux et associatifs, citoyens - à exercer sa responsabilité, au niveau qui est le sien, pour inverser la tendance. Soyons au rendez-vous !

Voilà pourquoi il nous apparaît crucial de revenir au plus tôt au Grenelle pour en faire une priorité politique. Or, ces derniers temps, un sentiment d'enlisement et d'essoufflement de la dynamique s'est fait jour parmi les acteurs du Grenelle. Des tentations de retour en arrière s'expriment ici et là. Des pressions s'accumulent. Des questions essentielles comme celle des financements ne sont toujours pas abordées. Certes, l’administration a sa feuille de route et elle travaille à rendre opérationnelle la plupart des mesures décidées. Certes, le Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable est renforcé dans ses attributions et il s'attache positivement à porter les mesures du Grenelle. Mais rien de suffisant ne s'est encore traduit en actes et les résultats se font attendre. De notre point de vue, les engagements du Président de la République pris à l'issue du Grenelle sont toujours d'actualité mais force est de constater qu'ils sont absents des récentes déclarations du gouvernement. Il est donc urgent de reprendre la main, d'accélérer le pas, de refuser les dilutions, de bousculer les habitudes.

C’est maintenant aux élus de la Nation, lors de la session d’avril de l’Assemblée nationale et du Sénat, qu’il revient de s’impliquer. Une loi d’orientation reprenant les principaux choix arrêtés lors de la table ronde finale va leur être soumise de même que toute une série de mesures concernant de nombreux aspects de la vie quotidienne de nos concitoyens. Les députés et les sénateurs sont, à leur tour, placés devant leurs responsabilités. Elles sont immenses. Dans la suite de l’élan impulsé avec les principaux représentants de la société civile et des forces vives du pays, nous attendons d’eux qu’ils encouragent et renforcent le mouvement vers l’absolue nécessité du changement de société que le Grenelle de l’environnement préconise. 

La France va accéder prochainement à la présidence de l’Union européenne au moment où des dossiers décisifs vont être discutés. Elle a fait connaître, par son gouvernement, sa volonté de faire de l’impératif écologique sa priorité. Avec un Grenelle de l’environnement effectivement mis en application à l’échelle nationale, il est évident que sa crédibilité et ses propositions s’en trouveraient renforcées au niveau continental.n

Signataires
Syndicats : Marcel Grignard (CFDT), Jean-Frédéric Dreyfus (CFE-CGC), Bernard Ibal (CFTC), Bernard Saincy (CGT).
Collectivités territoriales : Marc Censi (Assemblée des communautés de France), Claudy Lebreton (Assemblée des départements de France), Jacques Pélissard (Association des maires de France), Jean-Jacques Queyranne (Assemblée des régions de France).
Employeurs : Guillaume de Bodard (CGPME), Jean-Pierre Clamadieu (Medef).
ONG : Claude Bascompte (Amis de la Terre), Allain Bougrain-Dubourg (LPO), Claude Dumont (WWF), Sébastien Genest (France Nature Environnement), Nicolas Hulot (FNH), Yannick Jadot (Greenpeace), Hubert Reeves (Ligue-ROC), Nadir Saïfi (Ecologie sans frontière).

Tribune publiée dans Le Monde

 

15:01 Publié dans Articles de presse | Lien permanent