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vendredi, 07 mars 2008

10 questions d'AGIR POUR L'ENVIRONNEMENT

1417692006.2.jpg« OUI POUR CALAIS », LISTE D’UNION ET DE RASSEMBLEMENT DES FORCES DE GAUCHE, CITOYENNES ET ECOLOGISTES, avec Jacky HENIN, maire de Calais

Présentée par le Parti Communiste Français, le Parti Socialiste, le Parti Radical de Gauche, le Mouvement Républicain Citoyen et les Ecologistes du Calaisis

Une carte-pétition, à l’initiative d’ « AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT » a été adressée à notre liste d’union de la gauche et des écologistes. Nous y répondons bien volontiers, et avec conviction.      

1114489428.gif1. Agenda 21 : Comptez-vous mettre en oeuvre un Agenda 21 local ?

La mise en place d’un Agenda 21 avait déjà été envisagé par le Département de l’Environnement de la municipalité sous ce mandat, sous l’impulsion de notre Adjoint à l’Environnement (élu écologiste), Jean-Marc BEN. Pour donner le retentissement nécessaire à sa mise en œuvre, nous avons préféré en faire un axe fort de notre programme pour ces 6 prochaines années. L’Agenda 21 permettra d’engager plus encore notre ville dans le processus de développement durable, dans une démarche de démocratie participative, avec le concours des associations locales.

2. Energie : Comptez-vous mettre en place une aide municipale à l’installation de panneaux solaires ?

Dans notre esprit, la ville se doit d’élaborer un véritable plan de lutte contre le changement climatique. Outre les transports, le bâti est un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Notre réflexion va donc bien au-delà de la simple installation de panneaux solaires. Toutes les constructions nouvelles et les aménagements de la ville ou de ses partenaires doivent être exemplaires en matière énergétique et tendre vers « l’énergie positive ». Le renouvellement urbain (ANRU) engagé par la municipalité, qui est une condition de l’amélioration de la vie des habitants et qui permet de faire revivre les quartiers, intégrera  les enjeux environnementaux (économie d’énergie, construction durable). Nous envisageons la construction d’écoquartiers.

Concernant plus particulièrement les panneaux solaires, nous avons commencé (complexe Calypso) ou, pour l’anecdote, les horodateurs du stationnement payant en centre-ville (dissuasion du tout-automobile). D’autres projets sont déjà engagés, comme la zone industrielle Logistique de La Turquerie (démarche PALME).

La ville favorisera l’utilisation de l’énergie solaire auprès des bailleurs sociaux HLM, sachant que cela se traduira pour les locataires par une baisse significative de la facture énergétique des foyers.

De façon plus générale, pour renforcer l’information des particuliers et des entreprises, un espace info-énergie sera créé à l’initiative de la Direction de l’Environnement de la Ville de Calais.

L’aide municipale se manifestera aussi par l’instauration de clauses spécifiques lors des appels d’offres ou des garanties d’emprunt.

Pour les grands projets, à l’instar de ce qui a déjà été réalisé pour la plateforme de traitement des déchets de la Zone Marcel Doret, la démarche HQE sera systématiquement privilégiée pour les nouveaux bâtiments, les nouvelles zones industrielles, la rénovation urbaine et les nouveaux quartiers.

3. Transports : Pensez-vous favoriser la marche à pied, le vélo ou les transports en commun ?

La politique que mènera la municipalité doit être volontaire, réaliste et ambitieuse : réduire la circulation automobile, favoriser les autobus, développer le réseau des pistes cyclables, supprimer les « autoroutes » urbaines qui existent encore, créer des quartiers libérés du trafic de transit.

Il s’agit d’abord d’augmenter l’offre de transports en commun. L’expérience de la Balad’in, transport gratuit de navettes-bus en centre ville (qui inspire d’autres collectivités locales), sera consolidée. L’étude d’une liaison en transport collectif Est-Ouest, en complément d’un parking d’entrée « dissuasif » boulevard Gambetta sera lancée. Si le tramway n’est pas encore à l’ordre du jour parce que la taille critique de l’agglomération calaisienne n’est pas atteinte, l’idée poursuit son chemin. L’actualité environnementale et les possibilités financières de l’agglomération pourraient rapprocher l’échéance de sa réalisation. Les modes de déplacements alternatifs à l’automobile seront mieux pris en compte et font partie de nos engagements programmatiques. Les aménagements nécessaires sont intégrés. La pratique du vélo sera encouragée et l’aide déjà substantielle accordée à la vélostation associative récemment créée sera consolidée.

Il convient également de systématiser les zones 30, de développer les plans de déplacement école et entreprise déjà initiés sous la responsabilité de Christian LOUCHEZ, conseiller municipal délégué aux déplacements urbains. L’auto-partage, le covoiturage devraient être développés. L’alternative urbaine à l’automobile est une combinaison de la marche à pied, du vélo et des transports en commun.

4. Téléphonie mobile : Pensez-vous réglementer strictement l’implantation des antennes relais ?

La ville de Calais est sans doute la première ville du département à avoir élaboré une charte sur l’implantation des antennes relais, instituant un code de bonne conduite entre les opérateurs et la collectivité. Les municipalités sont assez démunies en l'absence de réglementation et n'ont pas le pouvoir d'interdire l'installation d'une antenne relais. De nombreux maires se sont risqués, courageusement, à affronter les opérateurs en prenant des arrêtés. Dans la totalité des cas, les opérateurs saisissent le Tribunal Administratif …et gagnent. Pour une raison bien simple : c’est qu’aucune réglementation nationale n’existe, il n’existe aucun décret national qui interdise l’installation d’antennes relais à moins de 100 mètres des habitations ou d’installations recevant du public. Les opérateurs rebondissent à chaque fois sur le fait qu’aucune étude scientifique n’a fait jusqu’à présent la démonstration d’un danger sanitaire lié à l’exposition aux champs électromagnétiques des antennes relais.

L’argument n’est pas totalement infaillible. On peut en effet rétorquer que si aucune étude scientifique n'a démontré la nocivité de ces rayonnements, inversement, aucune ne peut garantir l'absence de risque et de dangers pour la santé. Si certaines d'entre toutes les études menées se veulent rassurantes, d'autres en revanche mettent en avant les risques d'échauffement du cerveau, de perturbation du système immunitaire et de la qualité du sommeil paradoxal, d'altération de certaines capacités cognitives, d'augmentation de la pression artérielle et des risque de tumeurs ou de cancers du cerveau, de rupture de brins d'ADN, ou encore de développement de la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson... Les scientifiques sont divisés. C’est pourquoi le rapport du groupe d'experts de la Direction Générale de la Santé, qu’on appelle groupe ZMIROU préconise de ne pas installer de station de radiofréquences de téléphonie mobile dans un rayon de moins de 100 mètres d’une zone sensible lorsque le faisceau est dirigé dans la direction des bâtiments situés dans cette zone. J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une préconisation et pas d’une réglementation imposée par la loi et encadrée dans un décret. La charte a pour but de maîtriser le développement des stations relais, qui sera désormais cadré, dans un principe de transparence, de santé publique et de précaution… Cette charte prévoit surtout l'évaluation des projets par les services municipaux et elle s'applique à l'ensemble des stations-relais de téléphonie mobile implantées sur le territoire communal de la Ville de CALAIS.  A la demande de la ville, une évaluation du niveau des champs électromagnétiques sera établie sur la ville. De plus, face aux inquiétudes qui pourront s’exprimer chez les riverains, on peut procéder à des mesures par un bureau de contrôle indépendant, aux frais des opérateurs, voilà ce que prévoit déjà cette charte.  Il s’agit d’une réelle avancée. Mais en l’absence de réglementation dans ce domaine, il conviendra de soutenir les initiatives législatives allant dans le sens de l’application réelle du principe de précaution. Le fait d’avoir un bon outil n’est pas suffisant. Il faudra toujours l’intervention citoyenne pour éviter de faire n’importe quoi. Inutile de dire que les associations pourront se servir de cette charte pour demander qu’à un endroit précis on fasse des mesures ou pour organiser des rencontres contradictoires ou de simple information avec les opérateurs. Mais il est aussi nécessaire que les maires aient plus de pouvoirs à l’avenir, notamment celui d’appliquer vraiment le principe de précaution et celui d’imposer légalement des périmètres de sécurité.

5. Agriculture biologique : Généraliserez-vous des repas biologiques dans les écoles ?

De façon plus globale, de nombreuses actions nouvelles sont engagées et seront poursuivies. L’objectif de développer les partenariats avec les différents intervenants sera favorisé par la relance d’un Plan Local de la Santé. Ainsi sera reconduit le Forum Santé. Une attention toute particulière sera portée vers les plus jeunes en les faisant participer à des actions d’éducation à l’alimentation en favorisant en particulier la part des produits de saison issus de la production biologique. Pour aider ce secteur, il convient de développer une politique d’achats publics éco-responsables et d’accompagner nos prestataires en restauration scolaire. La ville participe depuis quelques années à la campagne « Pas d’OGM dans nos assiettes ! ». L’engagement pour une alimentation saine se traduira par une politique de soutien aux filières biologiques et d’incitation à la consommation de fruits et de légumes (campagnes d’information, points de distribution de fruits dans les lieux publics…). Parallèlement, des mesures de soutien à l’économie sociale et solidaire, souvent à l’initiative de ces filières biologiques, seront accentuées.

6. Pesticides : Avez-vous l’ambition de réduire l’usage des pesticides pour l’entretien des espaces verts ?

Oui ! L’objectif est d’abord de limiter les désherbants chimiques sur tous les espaces publics (espaces verts, cimetières, jardins, berges de canaux…). Nous avons aussi entamé une politique de gestion différenciée des espaces verts (« en prairie ») qui ne nécessitera aucun traitement chimique.

7. Education à l’environnement : Comptez-vous organiser des parcours « nature » permettant de mettre en valeur le patrimoine écologique et la diversité écologique ?

De compétence communautaire, véritable poumon vert de l’agglomération, en appui de la Trame Verte et Bleue, l’aménagement de la zone naturelle du Colombier-Virval et de la Maison de l’Eau sera poursuivi. Pourront s’y côtoyer les associations et structures qui oeuvrent en faveur de la nature, pour la préservation des espèces, des milieux naturels et de la biodiversité. Ces actions sont au cœur de notre programme et seront mises en œuvre sur l’ensemble du territoire communal. L’aménagement de l’espace vert du boulevard Curie (ancien stade Louchez), troisième parc urbain de la ville, sera engagé. Dans le cadre d’aménagements urbains (nouveaux quartiers, mise en œuvre des études urbaines), des espaces de respiration végétalisés et de convivialité seront étudiés. Le Bois Campagne retrouvera une seconde jeunesse. Les efforts de fleurissement, de revégétalisation et de propreté de la ville seront poursuivis. Les habitants seront invités à y participer. Le service Jardins continuera son plan de gestion différenciée des espaces verts. D’autres projets, en collaboration avec les associations naturalistes locales, sont déjà en route : requalification naturelle de certains sites, création de mares, création de vergers didactiques ou d’autres « lieux magiques de la nature », protection de la nature et des oiseaux en particulier (par exemple la pose de nichoirs hirondelles et autres espèces sur les édifices publics et écoles, dans les parcs publics), etc. Il s’agira de développer la pédagogie de la nature urbaine auprès des habitants pour changer leur perception de l’environnement calaisien, facteur de bien-être. La préservation de la biodiversité et des zones humides fait partie de nos préoccupations majeures. Les évènements annuels de sensibilisation à la nature seront poursuivis : journées de l’environnement, journée de l’eau, jour de la terre, « En ville sans ma voiture ! »…

8. Publicité : Tenterez-vous d’interdire les panneaux publicitaires de grande taille à brève échéance ?

Un Plan de Réglementation de l’affichage publicitaire a été lancé. On devrait en ressentir les premiers effets dans les années à venir. Mais on se dirige bien vers une réduction en taille et en nombre de ces panneaux publicitaires.

9. Traitement de l’eau : Envisagez-vous une gestion municipale du traitement et de l’assainissement de l’eau ?

La gestion de l’eau par des entreprises ne doit pas dispenser la municipalité de contrôler cette gestion. La délégation de service public est une pratique très encadrée juridiquement. C’est la société « Eaux de Calais » qui produit et distribue l’eau du réseau calaisien. Si la Communauté d’Agglomération du Calaisis a repris cette compétence en régie sur son territoire, avec la gestion de la station d’épuration et des réseaux, « Eaux de Calais » a démarré en collaboration avec elle une prestation touchant au contrôle des branchements d’assainissement. Dautre part, d’une durée de trente ans, le contrat qui lie Eaux de Calais à la Ville s’arrête dans neuf ans. Pour l’instant cette société se donne une obligation d’amélioration du rendement de réseau. Et permet d’obtenir un prix de l’eau en dessous des autres villes de même importance dans le Nord-Pas-de-Calais. Le contrat actuel nous donne satisfaction. Nous n’avons pas d’a priori idéologique en la matière. Seule l’efficacité, la qualité du service et le prix de l’eau nous guide, dès l’instant où la ville et l’agglomération garde la maîtrise du traitement et de l’assainissement de l’eau. Il conviendra néanmoins de faire le bilan au terme du contrat. La gestion de l’eau doit obéir, en toutes circonstances, à l’intérêt général et des usagers et non obéir à des logiques d’intérêts privés et de rendement des actionnaires. Nous avons le souci de service public de qualité, à un coût maîtrisé, à l’écoute des consommateurs et dans une approche de développement soutenable. La re-municipalisation totale du service de l’eau, tant pour la production que pour la distribution, reste néanmoins une éventualité que nous n’écartons pas in fine, au terme de notre contrat, en toute objectivité. La ville de Calais n’est pas dans la même situation (critique) que d’autres collectivités locales en France.

10. Gestion des déchets : Généraliserez-vous la collecte sélective dans tous les lieux publics ?

La ville de Calais est indéniablement devenue ville pionnière dans la gestion des déchets. Dès 1996, nous avons remis en cause le Schéma Départemental des déchets privilégiant à l’époque l’incinération. Le tri sélectif a été généralisé sur toute la ville et intégré le principe d’une valorisation maximale des déchets avec la collecte, aussi, des déchets fermentescibles. Le SEVADEC (syndicat mixte de traitement des déchets) a été créé pour le Calaisis, et a mis en place un centre de tri, une usine de biométhanisation et 8 déchèteries sur le Pays de Calais. Aujourd’hui, d’autres collectivités s’inspirent de notre exemple et nous demandent conseil. Nous avons en effet la première plateforme de traitement des déchets HQE en France. C’est un site pilote.

20:30 Publié dans Tribunes | Lien permanent