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dimanche, 02 mars 2008

L'ADECA, une démarche environnementale responsable

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Ce sont les maîtres mots de l'association de défense de l'environnement du Calaisis

Concertations et actions pour l'Adeca

Nord Littoral, dimanche 2 mars 2008

L'association a tenu sa dix-septième assemblée générale. Au menu : la pollution des entreprises Vandamme, la pollution des ferries et l'implantation d'Eras sur le site d'Umicore.

Samedi matin s'est tenue la 17e assemblée générale de l'association de défense de l'environnement du Calaisis (Adeca).

Dany Bogaert, son président, a remercié les plus fidèles qui ont participé « à une prise de conscience avec nos modestes moyens, permis des initiatives, d'insuffler un sentiment d'éco-citoyenneté et le tout, dans la plus grande indépendance ».
L'Adeca multiplie les actions. L'emploi du temps de son président et des membres du comité est pour le moins chargé. Car cette association s'efforce «  de croire aux vertus de la concertation afin de pouvoir ensuite informer au mieux la population tout en continuant les actions de terrain, c'est-à-dire traiter les dossiers ouverts suite aux appels de riverains ». L'Adeca est ainsi présente dans de multiples lieux de concertation officiels pour faire entendre sa voix. Concertation également avec les industriels pour mieux prévenir les habitants des risques et ainsi mieux les protéger.
Pour autant, le tableau environnemental à Calais « est loin d'être parfait », souligne Dany Bogaert. Cette année, il y a ainsi eu « un incendie à Calaire Chimie, un début d'incendie chez Interor ».
En préambule, la question de l'installation d'un terminal méthanier entre Gravelines et le port ouest de Dunkerque a ouvert les débats. Une pétition a été lancée car Dany Bogaert n'est « pas convaincu que l'on soit vraiment dans l'esprit du développement durable ».
A ensuite été abordé le chapitre des enquêtes publiques. L'association a émis des observations favorables sur les modifications du plan local d'urbanisme de Sangatte pour l'aménagement du plan d'eau de la Gravière.

Vandamme au coeur des critiques
Après l'avoir perdue de vue, l'association a également remis la main sur l'enquête publique concernant la demande d'extension des entreprises Vandamme, rue des Salines, closes en octobre 2005. « Elle passait le 28 février en conseil départemental d'évaluation des risques sanitaires et technologiques, qui a jugé qu'une extension est impossible à cet endroit, enrage Dany Bogaert. Sauf que l'entreprise n'a pas attendu pour occuper la zone provoquant des nuisances inimaginables aux riverains : bruits, fumées, infraction de circulation... Lors de son enquête sur l'air, l'Atmo a décidé de ne pas tenir compte des résultats de la première semaine car les valeurs étaient particulièrement élevées en arsenic et plomb, dues à des travaux de découpe d'une grue à proximité du port. Ces travaux ont lieu quotidiennement dans l'entreprise Vandamme. Quel est l'impact sur la santé des riverains ? On peut aisément imaginer qu'il est loin d'être anodin...  » Les réactions de la soixantaine de personnes présentes sont vives et très critiques. Jean-Marc Ben, adjoint chargé de l'environnement, est interpellé à de nombreuses reprises. Il se défend en arguant que « la mairie a proposé plusieurs fois à l'entreprise Vandamme de délocaliser. Tout ce que nous pouvons faire, c'est recueillir les plaintes des habitants et les remettre au sous-préfet. » Une réponse qui est loin de satisfaire l'Adeca.
En parallèle de ses études, l'Adeca répond à chaque sollicitation des habitants. Ainsi Joëlle Pochet, habitante de Calais Nord, est venue voir l'association au sujet de la pollution des ferries. « Nous avions rarement abordé de front cette question », souligne Dany Bogaert. C'est désormais chose faite. L'Atmo a révélé des chiffres au-dessus de la moyenne pour le dioxyde de soufre, les poussières respirables et le dioxyde d'azote (lire Nord Littoral du 16 novembre 2007). « C'est préoccupant pour la santé », souligne-t-elle.

La pollution des ferries confirmée
Plusieurs solutions existent pour limiter ces rejets comme des filtres ou un additif à ajouter au carburant, « dont les coûts restent minimes  ». Après avoir rencontré à la fois SeaFrance et P &O, les membres de l'Adeca restent sur leur faim. « Ils nous disent qu'ils ne sont pas indifférents mais qu'ils comptent sur le renouvellement de leur flotte d'ici à 2010 et plus pour réduire ces émissions. Notre but aujourd'hui est de les amener autour d'une table ronde et d'aller plus loin », conclut-elle.
Ont également été abordées les questions du stationnement des poids lourds sur l'avenue Saint-Exupéry avec tous les risques que cela implique ; la pollution du cours d'eau en bas des jardins ouvriers de la Porte de Lille, dont la source n'est toujours pas connue ; sur les antennes-relais... Les bilans financier et d'activités ont été approuvés à l'unanimité.

C.D.

16:16 Publié dans Articles de presse | Lien permanent