Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 28 février 2008

Vélostation

A voir aussi:   CALAIS REALITES

1229922485.jpgNord Littoral, mercredi 27 février 2008

Elle est opérationnelle depuis le 15 novembre  

La vélostation a été inaugurée

Opale vélo services a inauguré sa vélostation. Elle est opérationnelle depuis novembre. C’était l’occasion pour Christian Louchez, le président, d'expliquer la genèse du projet et de dresser un premier bilan.  

« C'est en 2003-2004 qu'a mûri l'idée de valoriser le vélo par la mise en place d'un projet global regrou­pant plusieurs activités, a ex­pliqué Christian Louchez. Cer­taines sont inscrites dans le développement durable et la nécessaire modification des habitudes (recyclage, vélo-école, déplacement alterna­tif) et d'autres s'inscrivant aussi dans la communica­tion et l'activité plus commer­ciale (location, visites touristi­ques, petites livraisons}. Avec l'idée que les unes puis­sent à terme permettre d'ali­menter financièrement les autres et essayer ainsi de par­venir sur la durée, à une forme d'équilibre financier ». Cette idée de travailler dans plusieurs directions vient tout simplement de la taille moyenne de la ville, où cha­que activité prise isolément aurait des difficultés à s'im­planter. Et de plus, la visibi­lité d'un lieu central et convi­vial est primordiale.

Un chantier d'insertion par la suite

L'idée première était de rassembler ces différentes ac­tivités sous forme de chan­tier d'insertion, autour de quelques militants de l'asso­ciation Opale écologie, à la demande de la Direction dé­partementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) et du conseil général, mais le caractère inconnu et nova­teur du sujet et de la démar­che, ainsi que la difficulté à s'appuyer sur des exemples référants, la diversité des acti­vités proposées, et la pé­riode peu propice à la créa­tion de nouvelles structures d'insertion, tout cela n'a pas permis de continuer dans cette voie pour l'instant. Mais cela reste l'objectif de l'association. Depuis, inlassa­blement, Christian Louchez a sillonné la France du veto afin de constituer l'expé­rience calaisienne : Stras­bourg, Bordeaux, Nantes, La Rochelle, Amiens, Lille, Metz, Tours, Rennes, Dieppe, Le Havre, Lyon, Pa­ris etc. sans oublier la Belgi­que.

Un multi partenariat

L'association est donc pour l'instant "classique" et elle a pu voir le jour grâce à de nombreux partenaires : la ville de Calais, qui a fourni les locaux, le matériel rou­lant, et une subvention de dé­marrage, elle a permis à ce projet de prendre corps en lui donnant une lisibilité, in­dispensable pour amener les gens à réutiliser le vélo. Le conseil général et la DDTEFP qui, en finançant l'étude de faisabilité, ont permis de ras­sembler des éléments objec­tifs laissant penser à un cré­neau possible. Inséraction, l'Union régionale de l'inser­tion par l'activité économi­que (URIAE) Nord/Pas-de-Ca­lais, la Caisse d'Epargne sont également des partenaires tout comme la Macif, qui a contribué par une subven­tion. L'Institut universitaire du Littoral a fourni le matériel informatique et a fait tra­vailler des étudiants sur le site Internet en création. Les bénévoles de l'association et les proches, ont participé en donnant de leur temps, no­tamment dans le cadre de la vélo-école ou de leur pré­sence à la vélostation. L'Édu­cation nationale a soutenu le projet et a permis à l'associa­tion d'intervenir dans les éco­les. L'Université du littoral Côte d'Opale, qui par son dé­partement Sciences et techni­ques des activités physiques et sportives (Staps) a permis de travailler avec des étu­diants sur la communication de l'association. A ces orga­nismes ou administration, il faut ajouter le Plan local pour l'insertion et l'emploi (Plie} l'ANPE, la Mission locale, la SNCF, le Syndicat intercom­munal pour les transports ur­bains du Calaisis (Sitac) et les deux jeunes salariés Andy Danel et Valentin Bultel. La Banque populaire a égale­ment participé financière­ment à la mise en route du projet. Christian Louchez a également remercié Philippe Aubert, de l'association "La vélo-école" de La Rochelle, présent jeudi soir. Les deux hommes se sont connus en formation à Bruxelles. A la suite de quoi, Christian Lou­chez s'est rendu à plusieurs reprises en Charente-Maritime pour étudier le fonction­nement de cette association.

Faire de l'auto réparation

1562729105.jpg"Opale vélo services" étu­die ta possibilité de mettre en place un atelier d'auto répara­tion, permettant aux mem­bres de l'association de répa­rer eux-mêmes leur vélo ou d'apprendre à le faire. Des séances de vélo-école sont en préparation : trois écoles, cent-trente-cinq élèves sui­vent le programme de vingt séances démarré en septem­bre dernier. Ils sont encadrés par les bénévoles. Un parte­nariat est en cours de finalisation avec l'Alharnbra et l'asso­ciation souhaite contacter les entreprises calaisiennes sur l'idée du petit portage Des pharmaciens se disent intéressés par la livraison des médicaments. La municipa­lité était représentée par Jean-Marc Ben, adjoint à l'écologie urbaine, l'environ­nement et le cadre de vie, Mi­chel Lenglin, adjoint au tou­risme et au patrimoine histo­rique et par le maire Jacky Hénin. Ce dernier s'est dit très confiant dans le projet et il a ajouté qu'il était encore trop tôt pour dresser un véri­table bilan. « En général, pour toute entreprise ou as­sociation, il faut compter trois ans avant de pouvoir atteindre un régime de croi­sière. Le cap des cinq ans at­teint est la certitude d'un pro­jet bien rôdé ». L'arrivée de la belle saison devrait don­ner à coup sûr, un véritable élan à Opale vélo services.

Un premier bilan après quatre mois
II y a peu de vélostations dans le Nord/Pas-de-Calais. Avec Lille et Tourcoing, Calais est la troisième. Idéalement situé en plein centre ville,360099192.jpg le local de cent cinquante-huit mètres carrés dispose d'une salle d'accueil et de stockage, d'une salle d'atelier, d'une salle annexe et d'un grand cou­loir où sont entreposés les vélos. On peut certes y louer un vélo, de ville ou électrique, pour aller travailler, pour se ba­lader, ou pour essayer. Depuis le 15 novembre, cent-qua­tre-vingt-six journées/vélo ont été louées. C'est peu, maïs c'est normal étant donné la saison. « Beaucoup de gens s'arrêtent et demandent les tarifs. Mais ce qui est impor­tant, c'est que la plu­part des demandes que nous avons eues c'était bien pour du dé­placement ponctuel ou régulier, lié à un tra­vail, un stage, pour des calaisiens en géné­ral, et n'ayant pas de voiture. Cela prouve bien que nous répon­dons à un besoin com­plémentaire du trans­port en commun, no­tamment hors de ses horaires. Concernant les partenariats, nous pensons à développer ceux en direction de l'office du tourisme ou les hôtels etc », a ajouté Christian Louchez. 

17:12 Publié dans Articles de presse | Lien permanent