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mercredi, 27 février 2008

Que veulent vraiment les Verts « officiels » calaisiens ?

477217682.jpgSur le Littoral Boulogne-Calais-Dunkerque, les Ecologistes et les Verts se rassemblent avec la gauche dès le 1er tour. C’est vrai à Boulogne où nos amis Max Papyle et Pierre Géneau ont rejoint Frédéric Cuvillier, maire PS, avec le PCF, le MRC et le PRG. C’est vrai à Wimereux derrière Thérèse Briquet (PS) avec le PCF aussi. C’est vrai à Outreau, derrière Thérèse Guilbert (maire sortante), avec le PCF et pour la première fois les Verts. C’est vrai à Saint-Martin-Boulogne, où socialistes, communistes et Verts sont rassemblés. A Dunkerque, même scénario, où nos amis Marcel Lefèvre, Claudine Ducellier et Louardi Boughedada cultivent cette vision unitaire comme nous. C’est vrai aussi à Marck où Verts, communistes et certains socialistes ont fait cause commune, c’est vrai un peu partout… sauf à Calais ! Les Ecologistes du Calaisis partent avec la gauche unie mais pas les Verts calaisiens. Pourquoi ?

Y aurait-il un particularisme calaisien, où les écologistes seraient condamnés à être divisés ? Lors de notre rencontre avec les Verts calaisiens, nous avions évoqué la possibilité de réunifier les écologistes à l’occasion de ces municipales. Les Ecologistes du Calaisis avaient émis l’idée de négocier ensemble auprès de nos partenaires de gauche. Visiblement, ce n’était pas le schéma des Verts calaisiens, positionnés sur un rapport assez anti-communiste et très identitaire. Nous aurions été plus forts et aurions pu amorcer la refondation locale de l’écologie politique. Les Ecologistes du Calaisis ont une expérience municipale et une culture gestionnaire de l’écologie. L’écologie, c’est ce qui se voit concrètement localement.

Les Ecologistes du Calaisis ont choisi l’union parce que leur bilan va plus loin que bien des municipalités de gauche à participation « verte » dans la région. Parce que nous avons toujours été pragmatiques, parce que nous avons une culture de gestion municipale et une expérience, nous ne pouvions pas nous retrouver sur la stratégie de liste autonome de nos amis Verts calaisiens. Leur démarche ne nous semblait pas crédible. Etre absent de la vie politique locale et se pointer uniquement tous les 6 ans aux élections, ça n’est pas sérieux. Nier le bilan des élus écologistes actuels l’est encore moins. Nous ne critiquons pas les Verts, nous sommes d’accord avec eux sur l’essentiel.

Mais il y a une règle d’or qu’il ne faut pas oublier : on ne gagne pas les élections seuls. Ca s’appelle l’union, et nous, nous y croyons. L’important, c’est de faire avancer l’écologie, d’agir concrètement, pas simplement de témoigner de l’urgence écologique au moment des élections. Et c’est ce qu’ont choisi aussi nos amis Verts dunkerquois, boulonnais, marckois. Nous sommes d’accord avec eux ! Il est urgent de répondre aux vrais enjeux écologiques et sociaux posés notamment par le réchauffement climatique et la disparition de la biodiversité. Il est urgent d’agir et de dépasser le stade des incantations. C’est notre motivation ! L'écologie municipale ne peut se concevoir, pour entrer véritablement en action, que dans une gauche rassemblée, forte de la pluralité et de l'identité de ses composantes. A Calais comme à Boulogne, Dunkerque ou Tourcoing...

Jean-Marc BEN

22:15 Publié dans Tribunes | Lien permanent