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vendredi, 30 novembre 2007

Démantèlement de la centrale de Brennilis: EDF reconnaît la pollution

Lu sur BREST OUVERT

174914a00276e175d0c0d3aea92e1816.jpgUn communiqué commun de militants Verts et écologistes

Les écologistes le disaient depuis de nombreuses années.f7125071265f17129c4f4af8e870dd83.jpg

Aujourd’hui, le voile se lève enfin sur la réalité de l’activité et du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis. La volonté politique déterminée de militants engagés et les actions-vérité du Réseau Sortir du Nucléaire ont permis de faire un premier pas vers la vérité sur ce qui s’est passé sur ce site et que les exploitants CEA et EDF ont voulu cacher.

EDF reconnaît aujourd’hui la pollution. Et quelle pollution !

Tritium en grande quantité (au moins 100 fois supérieures aux rejets cumulés des 4 réacteurs 900 MWe de la central du Blayais soit, par unité de puissance, une pollution plus de 7 000 fois supérieure).), mais aussi césium 13 et cobalt 60 en quantité très supérieurs aux résultats officiels, de l’argent 108m non détectée . Et puis surtout il y a le plutonium détecté dans le chenal de rejet des eaux du site de Brennilis.

Le plutonium n’est pas n’importe quel radio élément. C’est une matière fissible, un métal argenté très radioactif ( un milligramme de plutonium peut suffire à induire un cancer) utilisée dans la fabrication d’armes nucléaires. Sa période de demi-vie est de 24 000 ans pour l’isotope 239. La gestion des déchets radioactifs présente de graves anomalies.

EDF se révèle incapable d’évaluer correctement l’activité des matériaux présents sur son site. Les contrôles effectués ont montré que la sous-évaluation atteint des facteurs 30 à 200….

La gestion des déchets s’avère chaotique (futs toxiques mal répertoriés, stockés sur le site pendant des années..). Alors que la fin du démantèlement de la centrale de Brennilis est programmée en 2020, on s’aperçoit que le site d’enfouissement profond pour recueillir les déchets les plus polluants ne sera réalisé qu’en 2025 !

En dépit des centaines de millions engloutis dans cette aventure, l’opération exemplaire tourne au fiasco, la vitrine du savoir-faire français se fissure…

Opacité, ratés , inconséquences….

Le démantèlement du bloc réacteur entrainera des rejets à des niveaux comparables à ceux d’une centrale nucléaire en fonctionnement, vu le déroulèment des deux premières phases il ya de quoi s’inquiéter !

Le risque permanent pour les travailleurs, la population et l’environnement, lié à la la complexité et la la difficulté des opérations de démantèlement de la centrale de Brennilis nous livre un terrible pronostic. A partir de 2010-2015, lorsque la cinquantaine de réacteurs francais construits dans les années 70-80 (autrement plus puissants que celui de Brennilis) vont, eux –aussi, entrer dans leur phase d’agonie, tout nous laisse penser qu’en matière de démantèlement le pire est à venir.

Christian Bucher, Porte-parole des Verts

Michel Marzin, ancien travailleur de la centrale, militant Vert,

Gérard Guen, membre de l’observatoire du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, militant écologiste

Roger Abiven, membre de l’observatoire du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, militant écologiste

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mardi, 27 novembre 2007

Mieux vivre à Calais et sauver la planète

La Voix du Nord - Edition du mardi 27 novembre 2007

Les Écologistes de Jean-Marc Ben n’excluent pas de présenter une liste autonome

83d36a0b5d9fa20f2844994f2121e22f.jpgA quatre mois des municipales, les Écologistes s’interrogent sur leur avenir au sein de l’union de la gauche. Et excluent de moins en moins de présenter une liste au premier tour.

A l’image des autres « petites composantes » de la majorité municipale (le MRC de Michel Lenglin et le PRG d’Alain Mascret), les Écologistes du Calaisis, emmenés par Jean-Marc Ben, se demandent à quelle sauce ils vont être mangés. « Nous sommes dans une phase d’observation, tout le monde semble se regarder en chiens de faïence », remarque le maire-adjoint chargé de l’environnement. Jean-Marc Ben semble avoir une dent contre le PC, « partenaire depuis deux mandats, et dont le seul objectif aujourd’hui semble être de faire barrage à la droite. » En guise de programme, cela fait un peu léger, pense Jean-Marc Ben, qui s’appuie sur un épais document, un projet qu’il a présenté vendredi soir à la presse. Intitulé « Mieux vivre à Calais et sauver la planète », sous-titré « Les éco-quartiers, le tramway, la ville nature, le cadre de vie, la solidarité et la convivialité », ce programme pourrait être gardé sous le coude pour appuyer une liste indépendante dès le premier tour. Car « la démarche du PC ne nous plaît pas, insiste Jean-Marc Ben. Il nous propose un calendrier de négociations farfelu. Le 30 octobre, nous avons assisté à une réunion sur le bilan, qui s’est résumée à une séance d’autosatisfaction générale. Lundi (ndlr hier), on va parler du programme, et le 10 décembre, de la représentation de chaque entité. » Les Écologistes, qui ont quatre élus (dont deux dans l’exécutif) dans l’actuelle majorité, en revendiquent six dans la prochaine. « Même si on ne peut pas se prévaloir de succès électoraux récents, reconnaît Jean-Marc Ben. La dernière fois que nous nous sommes présentés, en 1995, nous avions fait 7 % ».

En mars prochain, il est de moins en moins improbable que les Écologistes saisissent une occasion de se compter.

B. M.

11:25 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

mercredi, 21 novembre 2007

Les Ecologistes du Calaisis en piste pour les municipales

Conformément à la position que nous avons prise en assemblée générale, « si les propositions du PCF se résument à la reconduction pure et simple de l’existant et qu’elles ne constituent pas un ‘mieux’ en termes de programme et de postes, le groupe travaillera résolument à la constitution d’une liste autonome des écologistes pour le 1er tour ».

Le PCF nous a proposé un calendrier très artificiel pour les négociations de la gauche locale tendant à nous instrumentaliser (une réunion ce lundi 26 novembre pour la discussion du programme et une autre le 10 décembre pour la liste et la représentation de chacune des composantes de la majorité municipale sortante).

 

En désaccord sur le calendrier proposé par le PCF car nous ne dissocions pas la question du programme de celle de notre représentation effective au sein de la majorité municipale, nous sommes contraints d’envisager plus sérieusement l’éventualité d’un échec à cette dernière réunion de décembre et de penser résolument à l’élaboration d’une liste autonome des écologistes pour le 1er tour. Résumons: nous n’avons pas l’intention d’être les « dindons de la farce » et nous sommes bien obligés de ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier. 

Nous organiserons très prochainement une conférence de presse pour faire le point sur notre stratégie. Nous présenterons notre programme, qui servira de base à nos négociations avec la gauche... ou qui sera notre programme de campagne de 1er tour. Nous sommes désormais en mesure de présenter une liste au 1er tour. Nous l'annoncerons donc officiellement. Si vous partagez nos convictions et si c'est l'écologie que vous voulez faire passer avant tout, contactez nous !

Nous souhaitons ainsi montrer notre détermination à nous investir en toute indépendance dans les municipales, quelle que soit la formule, tout en rappelant que notre préférence va à une liste de rassemblement de la gauche et des écologistes dès le 1er tour. L'avenir (proche) nous dira si nous étions dans la simulation ou si, déjà, nous étions dans l'action.

En tout cas, nous sommes prêts. Nous prenons nos responsabilités. Nous ne voulons prendre aucun risque de diluer notre identité écologiste dans une union de la gauche qui se positionnerait uniquement sur la défensive. Nous n'avons pas vocation à venir simplement sauver les meubles ou à barrer la route "à". C'est sur le contenu et la place qu'on fera à l'écologie que nous nous déterminerons, y compris sur notre représentativité au sein de la future équipe municipale. Le Grenelle de l'Environnement, qui n'est certes pas la révolution écolo que nous souhaitons, a néanmoins changé la donne. Il serait dramatique que la gauche locale fasse moins bien que la droite en ce domaine. L'écologie a beaucoup avancé à Calais, grâce à l'action des élus écologistes. Mais face aux véritables enjeux de la crise écologique, il faut aller plus loin et accorder aux écologistes la vraie place qui leur revient. Par ailleurs, en l'absence d'assurances du PCF et considérant qu'il entretient le flou pour l'instant, nous continuons de rencontrer tous ceux qui souhaitent discuter avec nous des municipales. Nous chercherons l'efficacité et le mieux-disant écologique.

Il faut qu'on sache que cette liste autonome se fera vraiment si le PCF persiste à entretenir le doute sur ses intentions. Le PCF nous a imposé une sorte de contrôle continu, des "partiels", un saucissonnage d'accords successifs, une fois sur le bilan, une deuxième fois sur le programme, une dernière fois en décembre sur notre représentation effective, comme si on pouvait dissocier les choses. Ainsi on pourrait être d'accord sur 80% de notre programme le 26 novembre, mais être en désaccord final sur les postes et notre représentativité le 10 décembre ! Pourquoi ne pas demander au PCF de réaliser notre programme sans nous, pendant qu'on y est ! Autant souffler dans un violon ! C'est loufoque, et de toute façon inadmissible. Pour l'heure, le PCF n'a toujours pas répondu à nos multiples courriers et interpellations. Cela n'est pas de nature à nous rassurer. Nous ne signerons donc plus d'accord "partiel" avant la réunion finale du 10 décembre. L'accord sera global ou ne sera pas. Le PCF nous impose un schéma dont on voit bien les tenants et les aboutissants. C'est une nouveauté pour le moins troublante. Nous maintiendrons donc cette option d'autonomie le temps qu'il faudra. A moins que d'ici là le PCF ne sorte enfin de son silence et ne nous respecte vraiment... En tout cas nous ne serons pas pris au dépourvu !

Jean-Marc Ben

Maire-adjoint écologiste de Calais

Président des Ecologistes du Calaisis

Tél: 03 21 36 89 26

Portable: 06 62 47 70 94

00:10 Publié dans Tribunes | Lien permanent

dimanche, 11 novembre 2007

Opale Ecologie renforce ses convictions

NORD LITTORAL, samedi 10 novembre 2007

Assemblée générale de l'association calaisienne Opale Ecologie

7e3b249a2e2107b55689e5a76b25f91f.jpgLes adhérents d'Opale Ecologie se sont réunis cette semaine, afin de dresser le bilan de l'année 2006, et aborder les dossiers à défendre cette année. Tandis que l'association ne soutiendra aucun candidat aux municipales 

  C'est un bilan des activités de l'année 2006, certes avec un peu de retard, que l'association Opale Ecologie a réalisé mercredi soir lors de son assemblée générale ordinaire.

  Participation aux journées nationales de l'environnement, semaine de la mobilité, forum des associations, journée sans ma voiture, accompagnement d'écoliers et balades en vélo. Les activités menées par l'association ont été nombreuses l'année passée. « 2006 a également été l'occasion d'intervenir sur plusieurs dossiers », a renchéri Marc Pélabon, président d'Opale Ecologie.

   L'entreprise Calaisienne Vandamme, jugée comme « une très grande gêne pour la population », est la cible des écologistes. La place de Norvège, restant « un lieu dangereux », ou le tri sélectif, pas encore généralisé à toute la ville, ont été les chevaux de bataille de l'association. Tout comme la création d'un aménagement urbain autour du carrefour des quatre boulevards ou le manque do pistes cyclables en centre-ville et vers la plage.

Questionnaire aux élus

   Et Opale Ecologie de rappe­ler ses messages forts : expli­quer les enjeux liés au déplacement quotidien, présenter la diversité des solutions de transports alternatifs et inci­ter à un changement des comportements individuels en matière de déplacement.

   « A l'avenir, nous souhaitons aborder le dossier de la rue Royale en sens unique, l'état de l’habitat  social en centre-ville et l'état des ar­bres et de la végétation, car un arbre, c'est de l'oxy­gène », a insisté Marc Pelabon lors de l'assemblée générale. Mais aussi « lutter contre le développement exponentiel du système des emballages, et développer un changement comportemental en matière d'environnement chez nos concitoyens ».

   Toutes    ces    questions « pourraient déboucher sur un questionnaire aux élus de la Ville », alors que certains membres d'Opale Ecologie s'inquiètent du manque de mobilisation municipale pour l'environnement et les cyclistes.

   Quant au rapport financier, après un solde positif en 2006, il est actuellement plus inquiétant. Les dépenses d'Opale Ecologie dépassent aujourd'hui les recettes.

   C'est sûrement une des raisons pour laquelle la cotisa­tion des membres a été légè­rement augmentée, avec un coût de 10 euros pour une personne, et 15 euros pour un couple. Une réduction est prévue pour les personnes en difficulté.

   Enfin, les nouveaux membres du bureau ont été nommés. Marc Pélabon se maintient à son poste de président, tout comme Jean-Philippe Leflon à la vice-présidence. Le trésorier, souhaitant passer la main, est remplacé par André Bideaux. Francis Valentin est secrétaire, et le poste de commissaire aux comptes revient à Georges Fiolet.

Opale Ecologie en bref

r Création en novembre 1998

r Objectifs :

- promouvoir le développement durable dans le Calaisis et en particulier les transports doux et les énergies renouvelables ;

- défendre les cyclistes et les piétons du Calaisis ;

- dénoncer les nuisances en particulier celles provoquées par "le tout bagnole".

r Président : Marc Pélabon

r http://www.opalecologie.freesurf.fr/

Tiphaine RIBLIER

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"Nous ne soutiendrons pas de candidat aux municipales"

   "Nous n'avons pas d'étiquette politique !", prévient Marc Pélabon, président d'Opale Ecologie. A la veille des municipales, l'association ne souhaite pas se positionner derrière tel ou tel candidat. "Moi je suis branché écolo, mais ce n'est pas forcément le cas de tous les gens de l'association. Et nous ne sommes pas une association donnant des directives. Nous ne soutiendrons pas un candidat en particulier".

   Même si Marc Pélabon reconnaît avoir "beaucoup de griefs" à l'égard de la municipalité actuelle, qui ne "nous satisfait pas complètement".

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L'action est lancée le 21 novembre

Vélo-station, un projet "très cohérent"

   Alors que la vélo-station devrait ouvrir ses portes le 21 novembre prochain boulevard Jacquard, avec cinquante-deux vélos classiques et quatre électriques, Opale Ecologie se félicite de l'aboutissement du projet.

   "Opale Ecologie a été accompagnateur de cette action, portée par la ville", souligne Marc Pélabon, président de l'association.

   "On suit l'action depuis une dizaine d'années, ce n'est donc pas un projet récent". Le projet tel qu'il va être créé semble correspondre aux attentes d'Opale Ecologie, avec des tarifs "modulables, pas exorbitants. C'est un projet très cohérent, qui va être une expérience".

   Pourtant Marc Pélabon émet une réserve quant au lieu de location des cycles. "Le seul bémol, c'est que la vélo-stationne soit pas installé à la gare..."

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17:35 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

vendredi, 02 novembre 2007

Amusons-nous un peu

Avec "Martine Cover Generator" (http://martine.logeek.com/), on peut s'amuser, même en politique. Sur le modèle "Martine en vacances", créez vos propres couvertures parodiques.

10dbce2919adc9ee151c1294b0cf0591.jpgNotre album

00:35 Publié dans Tribunes | Lien permanent

jeudi, 01 novembre 2007

Municipales, ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier !

4c14840fdbdac7f7997d784e78433b73.gif   Les Ecologistes du Calaisis poursuivent leurs négociations avec le Parti Communiste. Ils ont participé notamment à une première réunion sur le bilan de la majorité municipale le 30 octobre 2007. Deux autres réunions suivront :

- le 26 novembre, sur le projet 2008-2014 ;

- le 10 décembre, sur la liste et la représentation de chacune des composantes de la majorité municipale sortante.

  Ce calendrier nous enferme dans un schéma dont on devine bien les tenants et les aboutissants. Il est illusoire de penser qu’on pourra appliquer un programme plus ambitieux en matière d’écologie en repartant sur les mêmes bases que dans le mandat précédent.

   Les Ecologistes du Calaisis prennent acte qu’un éventuel accord définitif d’une union dès le 1er tour ne serait connu qu’à la mi-décembre. Ils confirment la position qu’ils ont prise depuis le début : « Si les propositions du PCF se résument à la reconduction pure et simple de l’existant et qu’elles ne constituent pas un ‘mieux’ en termes de programme et de postes, le groupe travaillera résolument à la constitution d’une liste autonome des écologistes pour le 1er tour ».

   En désaccord sur le calendrier proposé par le PCF (nous ne dissocions pas la question du programme de celle de notre représentation effective au sein de la majorité municipale), nous sommes contraints d’envisager plus sérieusement l’éventualité d’un échec à cette 3ème réunion de décembre et d’envisager dès à présent la seule alternative qui s’offre à nous pour l’instant, l’élaboration d’une liste autonome des écologistes pour le 1er tour. Concrètement, aucun accord définitif ne sera pris avant la mi-décembre, c’est ce que veut le Parti Communiste. Pour ne pas parler la langue de bois, nous avons le sentiment d’être quelque peu instrumentalisés. Cette situation n’est pas de nature à dynamiser notre union (et nos troupes) et elle retarde singulièrement le moment de la nécessaire mobilisation unitaire que nous souhaitons pour notre part. Et nous n’avons pas l’intention d’être les « dindons de la farce ».

   Dans cette perspective, nous présenterons publiquement, prochainement, notre propre programme, qui servira de base à nos prochaines négociations... ou qui restera in fine, notre programme de campagne au cas où nous partirions de façon autonome.

   Il est clair que nous allons commencer à mobiliser les calaisien(ne)s sur notre programme écologiste « Mieux vivre à Calais et sauver la planète », et que, dès aujourd’hui, nous préparons notre propre liste en cas d’échec de nos négociations avec le PCF. Nous n’en avons pas vraiment le choix.

   Nous croyons sincèrement que la gauche fait l’impasse sur l’actualité du Grenelle de l’Environnement. Il serait dramatique pour elle que la droite se soit pour longtemps emparée de cette nouvelle donne. Jamais la gauche ne s’est impliquée aussi loin, c’est un constat. Pour la première fois, même si nous n’obtenons pas les résultats escomptés, on a mis cartes sur table. A la décharge de la gauche, et mis à part les écologistes, personne n’avait réellement conscience du « pic pétrolier » qui arrive plus tôt que prévu et des conséquences autant écologiques que sociales du changement climatique. L’alerte de Nicolas Hulot et des écologistes en général vient à peine d’être perçue. Le hasard fait que c’est un gouvernement de droite qui prenne en main les choses. L’avenir nous dira si le Grenelle de l’Environnement était sincère ou pas. Toujours est-il que notre électorat est sensible à la première prise en compte de cette urgence écologique qui ait jamais existé. Toujours est-il que dans les rangs écologistes, on se pose aussi des questions.

   Nous voulons que localement, ce soit la gauche, avec sa composante écologiste, qui relève ce défi. Et qu’elle présente un projet municipal capable de vraiment relever ce défi, en revalorisant la représentation des écologistes. Sans maximalisme, mais avec justice, comme signal fort (et symbolique) de notre engagement commun. Nous sommes déterminés à entendre le « mieux-disant » écologique ; la situation est telle que nous devons aller au plus efficace. On ne fera pas d’écologie sans les écologistes. Nous, en tout cas, nous voudrons continuer d’en faire… avec qui voudra réellement en faire. Pas comme une mode. Avec un vrai programme de développement soutenable. Avec une représentation écologiste significative au sein de la future équipe municipale, pour que les choses soient bien claires et les bonnes intentions vraiment crédibles. Est-ce si difficile que cela à concevoir ?

   N’oublions pas que les batailles électorales se gagnent à partir d’un imaginaire collectif qu’il nous revient de créer, tous ensemble, et pas seulement sur un bilan, aussi convaincant soit-il. Force est de constater que nous n’en sommes pas encore là. Malheureusement.

Jean-Marc Ben,

Président des Ecologistes du Calaisis

15:15 Publié dans Tribunes | Lien permanent