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jeudi, 01 novembre 2007

Municipales, ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier !

4c14840fdbdac7f7997d784e78433b73.gif   Les Ecologistes du Calaisis poursuivent leurs négociations avec le Parti Communiste. Ils ont participé notamment à une première réunion sur le bilan de la majorité municipale le 30 octobre 2007. Deux autres réunions suivront :

- le 26 novembre, sur le projet 2008-2014 ;

- le 10 décembre, sur la liste et la représentation de chacune des composantes de la majorité municipale sortante.

  Ce calendrier nous enferme dans un schéma dont on devine bien les tenants et les aboutissants. Il est illusoire de penser qu’on pourra appliquer un programme plus ambitieux en matière d’écologie en repartant sur les mêmes bases que dans le mandat précédent.

   Les Ecologistes du Calaisis prennent acte qu’un éventuel accord définitif d’une union dès le 1er tour ne serait connu qu’à la mi-décembre. Ils confirment la position qu’ils ont prise depuis le début : « Si les propositions du PCF se résument à la reconduction pure et simple de l’existant et qu’elles ne constituent pas un ‘mieux’ en termes de programme et de postes, le groupe travaillera résolument à la constitution d’une liste autonome des écologistes pour le 1er tour ».

   En désaccord sur le calendrier proposé par le PCF (nous ne dissocions pas la question du programme de celle de notre représentation effective au sein de la majorité municipale), nous sommes contraints d’envisager plus sérieusement l’éventualité d’un échec à cette 3ème réunion de décembre et d’envisager dès à présent la seule alternative qui s’offre à nous pour l’instant, l’élaboration d’une liste autonome des écologistes pour le 1er tour. Concrètement, aucun accord définitif ne sera pris avant la mi-décembre, c’est ce que veut le Parti Communiste. Pour ne pas parler la langue de bois, nous avons le sentiment d’être quelque peu instrumentalisés. Cette situation n’est pas de nature à dynamiser notre union (et nos troupes) et elle retarde singulièrement le moment de la nécessaire mobilisation unitaire que nous souhaitons pour notre part. Et nous n’avons pas l’intention d’être les « dindons de la farce ».

   Dans cette perspective, nous présenterons publiquement, prochainement, notre propre programme, qui servira de base à nos prochaines négociations... ou qui restera in fine, notre programme de campagne au cas où nous partirions de façon autonome.

   Il est clair que nous allons commencer à mobiliser les calaisien(ne)s sur notre programme écologiste « Mieux vivre à Calais et sauver la planète », et que, dès aujourd’hui, nous préparons notre propre liste en cas d’échec de nos négociations avec le PCF. Nous n’en avons pas vraiment le choix.

   Nous croyons sincèrement que la gauche fait l’impasse sur l’actualité du Grenelle de l’Environnement. Il serait dramatique pour elle que la droite se soit pour longtemps emparée de cette nouvelle donne. Jamais la gauche ne s’est impliquée aussi loin, c’est un constat. Pour la première fois, même si nous n’obtenons pas les résultats escomptés, on a mis cartes sur table. A la décharge de la gauche, et mis à part les écologistes, personne n’avait réellement conscience du « pic pétrolier » qui arrive plus tôt que prévu et des conséquences autant écologiques que sociales du changement climatique. L’alerte de Nicolas Hulot et des écologistes en général vient à peine d’être perçue. Le hasard fait que c’est un gouvernement de droite qui prenne en main les choses. L’avenir nous dira si le Grenelle de l’Environnement était sincère ou pas. Toujours est-il que notre électorat est sensible à la première prise en compte de cette urgence écologique qui ait jamais existé. Toujours est-il que dans les rangs écologistes, on se pose aussi des questions.

   Nous voulons que localement, ce soit la gauche, avec sa composante écologiste, qui relève ce défi. Et qu’elle présente un projet municipal capable de vraiment relever ce défi, en revalorisant la représentation des écologistes. Sans maximalisme, mais avec justice, comme signal fort (et symbolique) de notre engagement commun. Nous sommes déterminés à entendre le « mieux-disant » écologique ; la situation est telle que nous devons aller au plus efficace. On ne fera pas d’écologie sans les écologistes. Nous, en tout cas, nous voudrons continuer d’en faire… avec qui voudra réellement en faire. Pas comme une mode. Avec un vrai programme de développement soutenable. Avec une représentation écologiste significative au sein de la future équipe municipale, pour que les choses soient bien claires et les bonnes intentions vraiment crédibles. Est-ce si difficile que cela à concevoir ?

   N’oublions pas que les batailles électorales se gagnent à partir d’un imaginaire collectif qu’il nous revient de créer, tous ensemble, et pas seulement sur un bilan, aussi convaincant soit-il. Force est de constater que nous n’en sommes pas encore là. Malheureusement.

Jean-Marc Ben,

Président des Ecologistes du Calaisis

15:15 Publié dans Tribunes | Lien permanent