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mardi, 30 octobre 2007

Deux lectures pour un Grenelle (Philippe Ladame)

Lu sur le site CITRON VERT

Cela va au-delà du verre moitié vide ou moitié plein. Par rapport à la démarche et aux conclusions du Grenelle de l’environnement, un écologiste convaincu peut voir les choses tout autrement qu’un autre écologiste convaincu.

Paul Ariès, rédacteur au journal "la décroissance", expose sa vision des choses dans un texte intitulé Le Munich de l’écologie.

Pour lui, « ce Grenelle de l’environnement est une défaite de l’écologie que nous paierons très cher. Il retarde le moment où il faudra bien apprendre à vivre mieux avec beaucoup moins ce qui suppose d’abord un autre partage des ressources entre les riches et les pauvres. »

Et Paul Ariès énumère les mesures annoncées, convaincu qu’elles se révéleront être autant de "marchés de dupes".

Il appelle à la mobilisation, « face à une droite naturellement sarko-compatible et à une gauche toujours plus sarko-compatible », contre les objectifs de croissance des Attali, Parisot et Lagarde.

Autre grande voix de l’écologie politique, Pierre Radanne donne son point de vue à un journaliste du Monde du 27/10/07.

La tonalité est tout autre. Pour Pierre Radanne, le Grenelle « restera un moment très fort de notre histoire, qui aura permis à la société française de se parler. »

Il se félicite notamment du « plan d’investissement dans le bâtiment, les transports et les énergies renouvelables » envisagé, même s’il regrette qu’il vienne si tard.

Mais, pour l’ancien président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, la question posée maintenant est celle des risques "d’érosion" que courent les mesures envisagées.

Un risque d’autant plus grand qu’elles reposent sur une contradiction idéologique. « On voit bien que la prise en compte de l’environnement pousse à une re-régulation de nos sociétés, implique le retour de l’Etat, de la décision publique au nom d’un avenir soutenable de la planète. Les choix forts assumés par le chef de l’Etat dans son discours posent d’ailleurs la question de la compatibilité avec d’autres choix gouvernementaux qui ne sont pas dans cette trame. Vouloir réduire les freins à la croissance et donc se placer dans une logique de dérégulation va à l’encontre de ce que dit le Grenelle. Il faudra trancher. »

09:35 Publié dans Lus sur d'autres sites | Lien permanent