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mardi, 25 septembre 2007

CALAIS, EN VILLE SANS MA VOITURE !

NORD-LITTORAL, mardi 25 septembre 2007

Une partie de la ville rendue aux piétons, vélos et aux bus, dimanche

Après la journée sans voiture, tout un week-end sans voiture ?

 Profitant du beau temps et des voitures restées - pour une journée - au garage ou en périphérie, les badauds ont flâné par centaines dans Calais. Du coup, la journée sans voiture pourrait devenir week-end sans voiture

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     Sans les voitures mais avec le soleil, la journée de di­manche a été forcément festive. Quelques promeneurs sur la place de l'hôtel de Ville, et beaucoup plus à Ca­lais nord, entre terrasses, ani­mations, et fête de la moule « qui a très bien fonctionné, parce que les consomma­teurs aiment déguster les moules en famille et quand il faut beau », lâchait un restau­rateur.

     Dans le périmètre réservé, les flâneurs déambulent tran­quillement, s'approprient toute la chaussée, oubliant que, la veille, des centaines de voitures y défilaient. Sur la place d'Armes, ce sont avant tout les plus jeunes qui s'amusent sur les trottinet­tes, tandis que la balade en famille est de rigueur sur la rue Royale. L'ambiance est bien sûr plus studieuse face à la mairie, où l'information sur l'environnement au sens large est proposé de ma­nière très accessible au grand public. Seul bémol, la montgolfière qui n'était pré­vue que pour fonctionner en matinée, ce qui a déçu ceux qui comptaient s'envoyer en l'air dans l'après-midi.

« II faut tenir compte de cette journée »

5e071067ae9ccea9077d9fd5aa2ccfcd.jpg     « Bref, une très bonne jour­née », résume Jean-Marc Ben, adjoint à l'environne­ment. L'élu n'hésite pas à parler de totale réussite… à condition que le message de cette journée soit bien perçu. Et par tout le monde. Par les promeneurs qui pouvaient ainsi réfléchir à l'utilisation de la voiture. Et par les élus qui doivent bâtir une autre politique urbaine sur la réus­site de la journée sans voi­ture.

     « La Journée prouve que l'on peut faire passer un beau message sans vouloir se poser en donneur de le­çon, analysait Jean-Marc Ben à l'issue de cette jour­née. Je tiens d'ailleurs à sou­ligner que nous continue­rons à organiser cette jour­née alors que le gouverne­ment en a abandonné le principe, au profit d’une semaine de la mobilité que nous relayons aussi. »

148bddb263eeb4d944f8487899d5192f.jpg     Entre convivialité et écologie, les organisateurs calaisiens ont donc trouvé le juste équilibre. « Les stands festifs, dirai-je, ont été très bien visités, mais il y a eu aussi du monde à s’intéresser aux évolutions climatiques, ou aux réflexions de l’Adeca par exemple », complète l’élu. Le succès de la journée d’avant-hier incite déjà à penser à l’édition 2008, qui pourrait très bien se dérouler sur deux journées, tout un week-end. « Le dimanche, c’est plus facile, les gens sont plus disponibles, mais nous voulons monter en puissance. A condition que nous soyons là », glisse avec un sourire Jean-Marc Ben, qui lançait il y a quelques semaines son pacte écologique façon Nicolas Hulot. Et d’en profiter pour rappeler leurs obligations aux élus, qui doivent prendre en compte environnement et écologie dans le cadre de leur politique publique. « Nous continuons à militer pour un tramway d’agglomération, cela peut-être une solution, cela peut marcher, la journée de dimanche l’a prouvé. Mais il faut, d’une manière plus globale, penser "transports en commun". Car la journée sans voiture n’a rien d’une journée gadget. »

Laurent GEUMETZ

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Nord-Littoral, mardi 25 septembre 2007

L'association animait un stand

Les autres "journées sans... " imaginées par l'Adéca

22f90b6f5d7c0f7ee88a64dec7d9cfe7.jpg     Incontournable de ce genre de journée, l'Association de défense de l'environnement du Calaisis, l'Adéca, avait planté son stand sous le chapi­teau de la Place de la mairie. Avec des images chocs, celles d'un ferry dont s'échappe un splendide nuage de fumée. Visiblement très polluant.

     Dans le cadre de cette journée sans voiture, l'Adéca s'est lancée, elle, dans un autre type de journée : organiser d'autres journées sans... Lançant par exemple l'idée d'une journée sans ferries. «Attention, nous restons fidèles à notre principe, nous ne voulons aucunement la mort des ferries sur le Détroit, lan­çaient les bénévoles de l'association à ceux qui étaient intrigués par ce nouveau message. Nous voulons, comme nous l'avons fait avec des in­dustriels, arriver à une concertation qui aboutirait à /'arrivée à un équili­bre entre respect de l'environne­ment et activité économique. »

     Pas question pour les militants de l'Adéca d'être pris pour des "anti­tout". «Avec Tioxide, par exemple, nous avons montré que nous pou­vions être une force de proposition constructrice, cela a d'ailleurs été compris par cet industriel. Pourquoi ne pas faire de même avec les fer­ries, avec les deux compagnies mari­times, lors de tables rondes avec le représentant de l'Etat, avec la Drire, par exemple (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'en­vironnement) ? »

« Le grand public a conscience du danger »

     Principales cibles de l'Adéca dans ce dossier, les rejets de dioxyde de soufre, d'oxyde d'azote, de particu­les de suie. « Cela est rejeté par des ferries qui ne sont soumis sur ce plan à aucune règle particulière. Les Calaisiens en souffrent réellement certains jours. » En guise de solu tion, l'Adéca préconise le recours à des solutions techniques beaucoup moins polluantes, une urgence selon l'association à l'approche du dévelop­pement du trafic maritime avec le nouveau port.

     Après cette journée sans ferries, l'Adéca se propose de mettre en place "une journée sans Vandamme", du nom de la société rue des 4-Coins « qui polluent l'environne­ment tout proche, riverains et ly­cée ». « Quand se décidera-t-on à im­poser le respect des normes », de­mande tout haut l'Adéca. Dimanche, l'association calaisienne a fait le plein de signatures sur ses pétitions, « preuve que les riverains ont conscience des problèmes ».

L.G

20:25 Publié dans Articles de presse | Lien permanent