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jeudi, 09 août 2007

Avenue Blériot, travaux ratés et cyclistes sacrifiés !

f3a614e7942ad397451bf225e1df3af0.jpg    Les travaux de réfection des grandes voies de circulation se suivent… et ne se ressemblent pas. Ceux de l’avenue Blériot sont en tout cas un échec total et une vaste fumisterie. Cette avenue n’est refaite que sur une seule moitié de voie de chaque côté, ce qui ne manque pas de poser quelques problèmes de dénivellement peu esthétiques, déjà perceptibles à de nombreux endroits. La route semble mal « refaite » et donne une impression de « bâclé », de rafistolage, ne bénéficiant pas d’une assise suffisante en largeur, et quand les trous d’origine se trouvent au milieu de la voie, les reboucher à moitié ou ne pas les reboucher du tout devient tout simplement ridicule. Ce résultat en patchwork était prévisible. 75095a768712ea1a6d7e8ec917c9711d.jpg

     Certes, il est toujours louable de vouloir faire des économies lorsqu’il s’agit d’entreprendre des travaux qui coûtent cher. Mais pourquoi les travaux de réfection s’arrêtent-ils précisément là où commence la bande cyclable et pas aux places de stationnement ? La réponse est bien simple, malheureusement : les cyclistes n’ont pas droit au même confort de conduite, et cela semble aller de soi ! Que croyez-vous qu’il va se passer maintenant ? Il est plus inconfortable de « se payer » des bosses en vélo qu’en voiture. Que dira-t-on lorsqu’un cycliste s’aventurera sur la voie macadamisée ? Qu’il est en infraction ? Qu’il court un danger ? Cessons l’hypocrisie ! Ceux qui ont décidé cette nouvelle forme d’aménagement de la chaussée, inédite, savaient bien que cela allait créer des problèmes de cet ordre. Pour l’heure, il s’agit bel et bien d’un mépris pour les cyclistes, pour l’idée de partage de la voie publique qu’essaient d’impulser les élus écologistes au sein de la municipalité. La question vaut d’être posée : qui a pris la décision de ce nouveau mode de réfection des voies de circulation ? Les techniciens ? « Des » élus ? A aucun moment notre groupe n’a été mis au courant de cette « innovation ». Pas même le conseiller municipal délégué à la circulation, Christian Louchez ! Et faire les choses à moitié n’a jamais été une bonne politique. 70d37ebadeb9b37cb0904072dcf78cd4.jpg

     Changeons d’avenue, parallèle à celle-ci, la rue Mollien. Là, pas de problème ! La rue Mollien a été refaite dans l’intégralité de sa largeur. Il est vrai qu’aucune bande cyclable n’est venue donner de « bons arguments » à ceux qui auraient voulu aussi y limiter les frais. Les bandes cyclables seraient-elles en train de servir de prétexte à cette différence de traitement ?

afb8e62f744fda1b7708383699a528a1.jpg     L’avenue Blériot a les mêmes droits que la rue Mollien et les cyclistes ne sont pas des utilisateurs de deuxième zone ! Cette bavure est révélatrice d’un certain état d’esprit à l’endroit du vélo et de sa pratique. Plus généralement, elle pose la question d’une vraie concertation entre les services et entre les élus de la majorité municipale. On peut discourir longuement sur les modes de déplacement alternatifs à la voiture si, dans le même temps, on n’est même pas fichus de concevoir ensemble une ville vivable pour tous et respectant tous les usagers de la voie publique. Ce malheureux épisode montre que nous en sommes encore loin. Nous rappelons malgré tout que la promotion du vélo fait partie des engagements de la majorité municipale dans le programme que nous avons élaboré ensemble. C’est l’un des points contractuels essentiels qui justifient la participation des écologistes à cette même majorité. Raison de plus pour rectifier le tir et commencer à penser autrement nos modes de déplacement, en choisissant les moins polluants (et le vélo est plutôt bien placé de ce point de vue) et en faisant valoir l’environnement dans toutes nos politiques publiques. C’est tout le sens de notre implication dans les prochaines municipales. En poussant ce coup de gueule, nous voulons éviter que ne se reproduise à l’avenir ce genre d’aberration. Tous les usagers de l’avenue Blériot doivent être respectés : automobilistes, certes, mais aussi cyclistes, piétons et riverains, qui ne peuvent se satisfaire de la situation présente.

 

Jean-Marc BEN,

Président des Ecologistes du Calaisis,
Maire-adjoint écologiste de Calais   

15:10 Publié dans Tribunes | Lien permanent