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mardi, 31 juillet 2007

Les hydroliennes

Lu sur le site de Brest ouVert

 

L’énergie de la mer : un gisement potentiel gigantesque et renouvelable !

lundi 2 juillet - Christian Bucher
La production de l’énergie marine qui utilise l’effet des marées ou des vagues ou des courants, intéresse l’Europe. Les projets les plus aboutis et les plus ambitieux sont d’ailleurs européens. On peut aussi évoquer, ailleurs dans d’autres régions du monde l’utilisation de l’énergie thermique des mers (ETM) et ses dérivés, comme l’utilisation des eaux froides du fond, en cours d’étude dans la zone intertropicale. La climatisation par utilisation de ces eaux est déjà une réalité et, très bientôt, (...)

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dimanche, 29 juillet 2007

Il rêve d'un partenariat entre chasseurs et ornithologues. Du fusil à la photo, par amour des oiseaux.

NORD LITTORAL, dimanche 30 juillet 2007

Portrait d’un chasseur reconverti à l’ornithologie

Un ornithologue chasseur d’images  

170d57a8ac2e574c31dec1f8e517c977.jpgPendant 35 ans, Philippe Hochart fut un chasseur soucieux de « respecter l’homme et la nature sans opposer l’un à l’autre ». Il a aujourd’hui rengainé son fusil pour se consacrer à une nouvelle passion : l’ornithologie

     Philippe Hochart n’a jamais vraiment quitté la campagne de son enfance. Elevé près de l’étang du Colombier Virval, cet agent EDF de 53 ans sait qu’il est vain de chasser le naturel : jeune marié il y a 35 ans, sa nature natale l’a rattrapé au galop.  

     « La campagne me manquait, » explique-t-il simplement. A 20 ans, Philippe obtient le permis de chasse. Dans les marais de Guînes ou de Guemps, il retrouve un milieu qu’il aime et s’attache à entretenir. La chasse, pour moi, c’était naturel. C’était le plaisir de la capture et le plaisir de la table avec inévitablement un regret, une fois l’oiseau tombé, de ne plus le voir voler ». Mais pour Philippe, le gibier d’eau est plus qu’une proie ou un mets. « Je souhaitais aussi m’investir dans la préservation et l’amélioration du territoire hors saison. Je ne cherchais pas les grandes chasses ni les grands tableaux. »

Du fusil à la photographie

     Sa passion, la chasse, est cependant en proie à de féroces critiques. Philippe ne peut se résoudre à la voir attaquée : il décide de s’engager. « J’ai essayé de militer dans des associations de défense de la chasse. L’objectif était d’expliquer au public que la chasse n’était pas contraire à la protection de l’écosystème. » Adhérent au syndicat national de la chasse, certaines idées politiques lui déplaisent et Philippe ne s’y retrouve plus. L’homme croit à l’écoute et au dialogue plus qu’aux rejets et aux extrémismes.

     Ses envies d’échanges le mènent sur internet, sur les listes de discussion ornithologique. « Chasseur, j’étais souvent mal perçu par ce milieu. On m’envoyait paître régulièrement », se souvient-il. Tenace, Philippe se noue d’amitié avec des ornithologues, dont il découvre la passion. « Jusqu’alors, je ne les connaissais qu’au travers de leur opposition systématique à la chasse. Je les voyais sous le visage de manifestants, d’opposants qui voulaient supprimer ma passion. Or, nous nous sommes découvert des positions communes »  

     Peu à peu, Philippe regarde d’un œil nouveau les roseaux qui l’entourent. Il baisse son fusil, observe les gorgebleues, écoute le chant aigu des cisticoles des joncs. « Je continuais à chasser, mais beaucoup moins, confie-t-il. Une nouvelle passion s’ouvrait à moi. »

Des passionnés qu’un tir sépare  

     Philippe veut en savoir plus. Il achète des ouvrages ornithologiques et commence à mettre des noms sur les habitants de son marais. Il découvre la digiscopie, qui lui permet de photographier les oiseaux dans leur milieu sans les déranger et d’échanger ses photos sur internet Celui qui confesse une affection particulière pour les passereaux s’inscrit ensuite à un stage de baguage d’oiseaux, à Audinghen. Je faisais exception à ce stage, venant du monde de la chasse. Malgré quelques réticences de départ, on m’a ouvert la porte car je voulais sincèrement m’informer. »fea0b33c74bf76113ce9b45bb9149274.jpg

     Philippe a aujourd’hui rengainé son fusil et se consacre à un nouveau défi : lever les barrières de l’incompréhension mutuelle, source de confrontation. « Je n’ai jamais compris l’opposition du chasseur et de l’ornithologue. Ce sont tous deux des passionnés que beaucoup de traits rapprochent, jusqu’aux secondes précédant le tir. »  

     Ce chasseur reconverti, intarissable sur ce qui lui tient à cœur, plaide pour un partenariat chasseurs-ornithologues. « Le chasseur est un des derniers remparts pour défendre et entretenir les zones humides.Je préconise aux chasseurs de connaître davantage le milieu dans lequel ils évoluent pour pouvoir le faire vivre. » Le bon chasseur ? « C’est celui qui se pose la question et se projette dans l’avenir, au-delà des dates de chasse. Il dénonce les abus tels que la chasse à la tourterelle au printemps, en pleine période de nidification. De l’autre côté, les ornithologues doivent apprendre à connaître le chasseur car ce dernier détient à lui seul environ 90% des zones humides. A eux de reconnaître le travail de protection du chasseur et de partager ses connaissances pour entretenir le dialogue. »

e240a86d44da461b66a78302c3035d26.jpg     Pour avancer dans la réconciliation des deux parties, Philippe a récemment organisé un séjour ornithologique à Merlimont. Le stage a notamment permis à 17 agents EDF de s’entretenir avec un chasseur qui les a reçus dans son marais, chose exceptionnelle. Preuve qu’il est au moins possible de s’écouter mutuellement malgré, malgré les troubles de l’actualité. « Je lisais récemment que le Groupement ornithologique et naturaliste du Nord Pas-de-Calais (Gon) se portait partie civile en justice contre un jeune chasseur qui avait sans le savoir tué une alouette Lulu, commente Philippe Hochart. Le chasseur doit certes payer, mais le Gon aurait dû proposer une formation ornithologique plutôt qu’une suspension pure et simple du permis. »  

     Prévenir plutôt qu sévir, pour qu’un mal chasse l’autre. Philippe croit au rassemblement des bonnes volontés, car « tout le monde y gagnera, à commencer par la nature. »

Anne ANDLAUER

10:25 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

dimanche, 22 juillet 2007

UN PETIT COUP DE POUCE POUR LE VELO, UN GRAND PAS POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE ET L'INSERTION

Le vélo créateur d’emploi…

3caac454d0a9064ee7b0e44c628afa06.jpgCalais Vélo Insertion 

Association Loi 1901

12 rue Cavaignac, 62100 Calais

tél port:   06 12 89 25 46

tel /fax :  03 21 96 19 28

courriel :    Cvins@aol.com  ou  CAALouchez@aol.com

 

     Le projet de vélostation associative que  porte l’association « Calais Vélo Insertion » (créée en 2005 par des membres d’Opale Ecologie) devrait voir le jour fin septembre début octobre. Pas dans sa forme définitive, puisque ne commenceront vraisemblablement que les activités de location, et d’animation touristique et scolaire. Les autres activités (récupération et recyclage de vélos usagés, petites livraisons avec triporteur) ne verront le jour que dans un deuxième temps, lorsque le chantier d’insertion sera au point. 

     Les partenaires locaux contactés se sont engagés :

·        La ville :

o    20 000€  consacrés à l’achat de 60 vélos et 5 vélos électriques (qui seront proposés aux personnes recherchant un emploi), commande en cours ;

o    4000€ de subvention de démarrage qui seront affectés au complément de salaire d’un emploi aidé ;

o    une campagne de communication;

o    un local provisoire (2 ans) à aménager situé dans les anciens   bureaux de Nord-Littoral

·        Le Sitac (pour Calais Opale Bus) qui s’est engagé à proposer aux étudiants la location d’un vélo en complément de l’abonnement de transport en commun. 

     En revanche, l’engagement des autres partenaires (pour l’insertion, Conseil Général et Etat) est plus difficile à obtenir. C’est pourquoi nous devrons démarrer l’activité par un encadrement bénévole en attendant la création d’un 1 ou 2 emplois aidés (adulte-relais) d’ici la fin 2007.  Malgré l’étude réalisée, ces deux partenaires souhaitent que l’association fasse ses preuves, et montre son engagement en mobilisant aussi des fonds. Qu’elle n’a pas aujourd’hui, les réponses des fondations étant pour l’instant négatives.

     Trois mille euros (3000 €) seraient significatifs et permettraient d’acheter du matériel de gestion et aussi des accessoires vélo. Je vais avec ma famille essayer de mettre (en plusieurs fois) la moitié de cette somme (1500 €).

     Je m’adresse à vous pour apporter le reste. En fonction de vos moyens, bien sûr. Mais une moyenne de 50€ par 30 personnes ferait l’affaire (Plus n’est bien sûr pas interdit, moins non plus. Cette participation vous donnerait immédiatement la qualité de membre bienfaiteur de l’association si vous ne l’avez déjà).

Je vous sollicite donc sur deux choses :

1. Une éventuelle disponibilité de temps pour participer à l’encadrement collectif (ce qui serait un bel exemple d’autogestion !)

2. Une éventuelle contribution permettant une assise financière à l’association.

     Les projets sociaux et environnementaux comme celui-ci n’emportent pas encore suffisamment l’enthousiasme, vous le savez, il faut donc redoubler de volonté pour les faire aboutir.

     Ne doutant pas de votre soutien, je vous présente mes plus sincères salutations associatives, solidaires et cyclistes

Signé :  Christian Louchez

Président de Calais Vélo Insertion

Bulletin à renvoyer à Calais Vélo Insertion, 12 rue Cavaignac, 62100 Calais

 

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Je soussigné(e) ………………………………………………..apporte mon soutien financier à la réalisation de la vélostation associative portée par l’association « Calais Vélo Insertion ».

Ci-joint un chèque de ………………………….euros à l’ordre de l’association Loi 1901 « Calais Vélo Insertion »

Date : ………………….                 Signature :

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samedi, 21 juillet 2007

Un livre pour en finir avec la société de l'automobile

A lire... gratuitement



Un livre pour en finir avec la société de l'automobile

Voici en téléchargement gratuit, le livre de Marcel Robert sur la fin de la société de l'automobile. Cet ouvrage, édité numériquement par CarFree France, constitue une "mise en cohérence" de tout un ensemble d'articles et d'idées développés sur d'autres sites.
Selon Denis Cheynet, qui a réalisé la préface du livre, "Marcel Robert nous montre que le choix de vivre sans voiture peut être fait aussi bien au niveau collectif qu’individuel. Ces choix deviennent urgents au fur et à mesure que nous mesurons les conséquences de nos modes de vie sur notre environnement. La question n’est plus de savoir si ces choix doivent être pris, mais quand nous aurons enfin le courage de les prendre".


Plan de l'ouvrage

Préface de Denis Cheynet
Introduction

Chapitre 1 : Automobile et destruction de la planète
La massification planétaire de l'automobile
Un réchauffement climatique mondial avéré
Le pillage des ressources naturelles ou "l'économie du suicide"
La guerre chaude ou les nouvelles guerres de conquêtes
Le terrorisme automobile permanent

Chapitre 2 : L’inefficacité du système automobile
Les nuisances de l’automobile
La dépendance automobile
Vers l’automobile immobile
Automobile et consommation d'espace
Vers la congestion permanente

Chapitre 3 : Le futur cauchemardesque de l'automobile
Toujours plus de consommation d'espace
Vers une plus grande ségrégation sociale et spatiale
Quid de la sécurité?
Quand les projets futuristes sont pour demain…
L’automobile du futur

Chapitre 4 : Comment en finir avec la civilisation de l'automobile?
Réduire l'espace et la vitesse automobile
Développer l'usage du vélo
Arrêter l'étalement urbain et la périurbanisation
Faire payer l'usage de l'automobile
Transformer les banlieues en villes
Soutenir les transports en commun
Restructurer l'industrie automobile

Chapitre 5 : Comment vivre sans voiture?

Vivre sans voiture dans la ville automobile
Habiter en ville
Etre situé près du réseau de transports en commun
Utiliser le vélo le plus souvent possible
Se faire livrer par Internet
Se procurer un abonnement de train
Planifier ses déplacements
Les quartiers sans voitures
Quartier Vauban, Quartier zéro voiture à Fribourg
GWL Terrein: un quartier sans voitures à Amsterdam
Des expériences innovantes à généraliser
Illichville, l’utopie urbaine sans voiture
Pourquoi une ville sans voitures?
Sur quel modèle économique fonctionne Illichville?
Illichville et la fin de l'"économie du suicide"

Conclusion
Bibliographie
Sur le ouèbe

Téléchargement du livre
Pour en finir avec la société de l'automobile (Format pdf, 0,8 Mo)

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mercredi, 18 juillet 2007

Vélib’ : l’ambi...cyclette, par Philippe Ladame

La réaction des Verts (ou plutôt la discrétion qu’ils affichent) au succès du lancement de l’opération Vélib’ peut légitimement étonner.

« C’est un bonheur, les gens sont heureux, ça fait plaisir, » s’est réjoui Denis Baupin, adjoint Vert au transport à l’issue des premières 24 heures de mise en service des Velib’, le week-end du 14 juillet 2007.

Pas de communiqué des porte-paroles Verts, cependant. Pas de dossiers sur la question ni sur le site Vert national, ni sur celui des Verts de Paris.

Pourtant avec 13.000 abonnements souscrits avant même le jour J, avec quelque 3.600 locations/heure le jour de l’inauguration, avec 50.000 utilisations dans les premières 24 heures de fonctionnement, tout cela sans accident notable, on peut penser que les augures sont favorables.

Rien ne devrait s’opposer au déploiement du système qui compte actuellement 10.500 vélos répartis dans 750 stations et devrait compter d’ici la fin de l’année, 20.600 vélos basés dans 1.451 stations, soit environ une tous les 300 mètres, pour satisfaire les 200.000 usagers réguliers escomptés.

Ce succès annoncé, c’est la perspective de tonnes de CO2 en moins, c’est la possibilité d’une remise en cause de la logique du "tout pour la bagnole", c’est même l’espoir de gens en meilleure santé.

Pourtant, les réactions chez les Verts sont assez ambivalentes. Si Denis Baupin, père du projet, se réjouit, certains de ses camarades sont moroses. L’un se désole de compter toujours aussi peu d’emplacements pour garer les vélos ordinaires. Un autre considère que tout reste à faire pour garantir le respect des cyclistes. Ici on s’inquiète du développement du recours aux deux roues motorisés. Là on regrette que le système Vélib’ implique quand même de nombreux déplacements en camionnettes. Sur le site Vélorution les militants de longue date de la bicyclette annoncent même, pleins d’ironie, que les « vélos sous-marins de l’Empire publicitaire, viennent de prendre possession de Paris. »

Ceux-là regrettent visiblement que le choix n’ait pas été fait de s’appuyer plutôt résolument sur les associations, de s’engager dans une baisse générale obligatoire de la vitesse. Et surtout, ils n’oublient pas le côté obscur de l’opération.

Le Moniteur Expert le rappelle dans un article récent. L’opération Vélib’ se réalise dans le cadre du renouvellement du contrat sur les panneaux publicitaires qui lie la société Decaux à la ville de Paris et qui oblige l’annonceur à mettre en place, à ses frais, le système de vélos en libre-service. Un système auquel il doit consacrer de « 80 à 90 millions d’euros », alors que la ville percevra les recettes.

Contrepartie ? « Les panneaux seront désormais déroulants donc même s’il y en a moins nous augmenterons notre chiffre d’affaires », explique M. Asséraf, dirigeant de JCDecaux. Autorisé à installer des panneaux qui présenteront successivement 4 affiches et seront éclairés, l’annonceur pensent doubler son chiffre d’affaires annuel (60 millions d’euros au lieu de 30 actuellement).

Et puis, fort de ce contrat et de cette expérience, l’entreprise, qui se présente désormais comme le numéro un mondial du vélo en libre-service, entend poursuivre son expansion à l’étranger (où elle réalise déjà 70% de son chiffre d’affaires).

Ces vélos, dessinés par JCDecaux, assemblés par le français Mercier en Hongrie, équipés de pneus allemands et de dérailleurs japonais, et « recyclables à 99% », sont « un concept qui s’exporte », se félicite M. Asséraf.

On comprend que le montage laisse un goût d’amertume à ceux qui souhaitent développer le vélo, sans développer la pub et conforter un empire privé, et qui auraient de beaucoup préféré la mise en place d’un service public assuré par des entreprises de l’économie solidaire, par exemple, ou l’appui résolu aux associations qui oeuvrent pour une utilisation plus facile et plus sûre du vélo personnel.

Mais, côté mairie de Paris, les promoteurs de l’opération ne regrettent pas leur choix. « Par son effet massif, ce projet va permettre à tous de comprendre que l’automobile en ville n’est pas le seul modèle », explique Denis Baupin. « L’avenir des déplacements dans les grandes agglomérations, c’est la diversité. Il faut que le citadin puisse choisir entre le métro, le taxi, sa voiture, le vélo, le tram et même, demain, les navettes fluviales, » affirme Bertrand Delanoë, maire de la capitale.

L’un et l’autre, à l’évidence, espèrent de la dynamique multimodale que devrait favoriser Vélib’ un abandon progressif et naturel de la voiture, dont découlera « une autre manière de vivre la ville : plus libre, plus sereine ». Le choix, pour ce faire, d’un partenariat public-privé était une possibilité. Il sera intéressant d’en tirer le bilan.

 

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lundi, 16 juillet 2007

Notre 4 juillet !

2141da7e057e11b222a321139b27be6a.jpg     Le 4 juillet 2007, une assemblée constitutive, réunissant une vingtaine de militants et sympathisants écologistes, a décidé de fonder, dans la joie et la bonne humeur, « Les Ecologistes du Calaisis », mouvement local d’écologie politique indépendant. Depuis quelques années, l’écologie politique n’existait plus concrètement qu’à travers l’action des élus écologistes au conseil municipal de Calais. Cette période nous a enseigné que nous ne pouvions pas faire l’économie d’un travail collectif et démocratique sur le projet municipal que nous allons construire. Plus généralement, nous voulons relancer localement l’écologie.
     Premier objectif, les municipales. Nous souhaitons que la prochaine mandature soit celle du vrai développement soutenable, où l'écologie devienne une démarche globale, applicable  transversalement dans tous les services municipaux, en amont, pour intégrer dans toutes nos politiques publiques l’urgence écologique et juguler le changement climatique à notre échelle. Nous présenterons notre « pacte écologique » local et proposerons une alliance aux forces en présence si elles acceptent notre projet (et en premier lieu avec la majorité municipale dont nous sommes issus). En cas d'échec, nous constituerons une liste autonome autour des élus écologistes sortants, mais ouverte éventuellement à d’autres.
     Il ne s’agit pas seulement pour nous d’être prêts pour les municipales. L’enjeu est plus important. Il faut d’abord recrédibiliser l’écologie, en observant ce qui fonctionne : l’élan incarné par Nicolas Hulot, les pays où l’écologie progresse, comme en Allemagne et en Belgique, parce qu’elle est pragmatique et construite sur la base de contrats politiques solides.
     Nous voulons redynamiser une écologie ouverte, populaire, autonome et indépendante.
     Il faut pour cela développer une écologie accessible à tous. Et surtout agir concrètement.
     Nous inscrivons enfin notre propre démarche dans l’espoir de refondation de l’écologie politique en France, suscité par le rassemblement de Tours le 30 juin dernier, que certains ont déjà comparé à un « congrès de Tours des écologistes ». Notre groupe y était représenté. Il est devenu le référent local de cette refondation en marche. « Les Ecologistes du Calaisis », c’est certain, viennent de marquer durablement la période politique à venir. L'écologie avait besoin de ce mouvement politique à la hauteur des défis, efficace, réaliste et porteur de l’espoir qui fera vraiment bouger les choses.

Jean-Marc BEN

Maire-adjoint écologiste de Calais

Président des Ecologistes du Calaisis

08:50 Publié dans Tribunes | Lien permanent

dimanche, 15 juillet 2007

La Voix du Nord: les Ecologistes du Calaisis

Edition du dimanche 8 juillet 2007

POLITIQUE

Un nouveau "parti" écologiste dans le Calaisis

4ff2a7ca45f085dee13c14823447f024.jpg« Les Écologistes du Calaisis » viennent de voir le jour dans le Calaisis. Autour des élus écolos du conseil municipal de Calais, une vingtaine de personnes veut proposer une « écologie ouverte et populaire » qui aurait sa place dans tous les domaines de la vie de la ville. 

Plus Alternatif ni Vert, Jean-Marc Ben, adjoint au maire de Calais, relance avec une vingtaine de personnes un groupe écologiste. L’idée : offrir un groupe ouvert à tous ceux qui veulent défendre une vraie écologie politique, quelle que soit leur sensibilité politique et proposer un «  pacte écologique » à adopter par les candidats aux municipales. 

 Avec déjà trois élus au sein de la municipalité calaisienne (Jean-Marc Ben, Christian Louchez et Catherine Pélabon), « Les Écologistes du Calaisis » veulent que la préoccupation environnementale soit intégrée à toutes les facettes de la vie de la ville, qui doit à leurs yeux renforcer le service qui en est chargé. Ils revendiquent une « écologie pragmatique », comme elle se pratique en Allemagne ou en Belgique, «  populaire, réaliste et modérée, accessible à tous », ouverte « à tous ceux qui sont sincères dans leur démarche ». 

 Concrètement, pour les prochaines municipales à Calais, « Les Écologistes du Calaisis » vont élaborer leur propre projet : s’il est accepté par d’autres (en priorité la majorité sortante), il y aura alliance, sinon « nous ferons une liste autonome autour des élus sortants  », indique Jean-Marc Ben. En cas d’alliance, le groupe « revendique six ou sept élus dont trois dans l’exécutif ». 

 Au-delà du Calaisis, le groupe se veut être « le référent local de la refondation écologiste ». Il sera représenté dans l’association Horizons Écologie qui entend « réunir tous les écologistes en une seule formation » 

 Annick Michaud

23:10 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

NORD LITTORAL: Les Ecologistes du Calaisis se créent en indépendance

Création d'un nouveau groupe politique dans le Calaisis

Les écologistes se regroupent
 
e9a6971c4df8565c888475d7402e2cd2.jpg     II y a trois élus écologistes au conseil municipal de Calais : Jean-Marc Ben, adjoint, Christian Louchez et Catherine Pelabon, conseillers. Ils étaient Verts, puis Alternatifs mais sont sans étiquette depuis de nombreux mois. Il y a bien eu une tentative de rapprochement avec les Verts mais elle n'a pas eu de suite. Désormais, ces trois politiciens s'unissent sous une même bannière, celle d'un nouveau groupe politique baptisé Les écologistes du Calaisis. Un groupe qui vient tout juste d'être créé et qui possède une vingtaine d'adhérents.
   
« Pas de cohérence générale à Calais»

     C'est Jean-Marc Ben qui préside ce groupe avec le but « de relancer l'écologie au point de vue local ». Il estime que ce courant a perdu la place qu'il occupait au début des années 90, et notamment lors de son entrée au conseil municipal de Calais, en 1995. L'idée de créer un groupe a donc germé lentement dans les esprits des uns et des autres. Depuis deux ans en fait. « A-t-on besoin de s'affilier à un parti national ? Qu'est-ce que ça nous a ramenés ? » s'interroge-t-il.
     Les écologistes du Calaisis ont donc pris leur indépendance. Avec un travail en ligne de mire : l'élaboration d'un pacte écologique local. « Déjà, nous nous appuierons sur notre bilan, comme le tri sélectif, l'usine de biométhanisation, la zone du Colombier, les Terres Saint-Roch,... On souhaite prolonger tout ça et amorcer une réflexion sur différents sujets comme la relance d'une problématique de déplacements en ville, l'idée d'un tramway intercommunal, favoriser les déplacements doux comme le vélo, préserver les espaces verts etc. Et surtout, être plus présent sur toutes les questions urbanistiques » appuie Jean-Marc Ben. Par exemple, sur les études urbaines dévoilées par la majorité municipale (voir page 8), les écologistes élus estiment « ne pas avoir été consultés. On retrouve de petites choses qu'on a évoquées mais il n'y pas de transversalité, de cohérence générale » note Christian Louchez.
     A huit mois des élections municipales, les écologistes du Calaisis se positionnent. Ils pourraient s'allier avec d'autres partis politiques à la condition « que notre projet soit accepté ».
     Ainsi, ils discuteront d'abord avec les membres de la majorité sortante (PC-PS) dont ils sont issus. Sinon, ils n'excluent pas d'apporter leur soutien au centre voire même à droite. Ils réclament également une plus forte présence au conseil municipal (de 6 à 7 élus contre 3 actuellement et trois adjoints contre un seul). Sinon, ils partiront seuls au premier tour.
 
« Pas un effet d'annonce »
 
    « Nous souhaitons que la prochaine mandature soit celle du vrai développement durable, où l'écologie devienne une démarche naturelle et applicable transversalement dans tous les services. Souvent les décisions de certains services viennent nous contredire. Nous voulons insuffler une démarche nouvelle. Il ne s'agit pas d'un coup de bluff. L'enjeu n'est pas d'assurer nos places mais de faire plus d'écologie » commente Jean-Marc Ben qui ajoute que les écologistes ont failli démissionner à « deux reprises du conseil, par manque d'écoute ».
     L'autre idée est de prolonger l'élan du pacte de Nicolas Hulot et d'observer ce qui se passe ailleurs, notamment en Allemagne et en Belgique où « l'écologie avance avec succès et pragmatisme ». Enfin, les écologistes du Calaisis se disent à l'écoute des discussions nationales où « l'envie est forte de lancer une nouvelle organisation qui dépassera tous les mouvements écologistes nationaux ».
   
E.D

Légende de la photo:    Le groupe des Ecologistes du Calaisis veut rayonner sur le Pays de Calais. Il est présidé par Jean-Marc Ben et vice-présidé par Christian Louchez, élus calaisiens.

22:30 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

samedi, 14 juillet 2007

L'éolien a le vent en poupe à Calais

NORD LITTORAL, samedi 14 juillet 2007

Projet de parc éolien au large du Fort-Vert

L'éolienne prend son envol sur Calais  

Le dossier est depuis peu dans les cartons de la communauté d'agglomération : un parc éolien pourrait voir le jour au large du Fort-Vert d'ici 2015. Si rien n'est encore décidé, le projet bénéficie d’un vent favorable

ea59828008fa34835e768ee354969e45.jpg   Un parc éolien en mer, à la jonction des communes de Marck et Calais dans le secteur du Fort-Vert ? L'idée aurait fait sourire ou grincher il y a encore quelques années. Mais pour la société Intervent, filiale du groupe allemand Das Grüne Emissionshaus, le vent a tourné. Convaincue que le Pas-de-Calais est désormais prêt à sauter le pas, Intervent est récemment entrée en contact avec la communauté d'agglomération du Calaisis, compétente en matière d'environnement et d'aménagement du territoire.  

   Sur la table, un projet d'ampleur colossale : 6 à 12 éoliennes suivant autorisation, 198 mètres et 6 mégawatts chacune, soit un parc éolien de 72 mégawatts maximum. A titre de comparaison, l'énergie électrique produite couvrirait les besoins de 100 000 à 200 000 habitants, soit a minima la population totale de l'agglomération.

Un potentiel à exploiter  

   Pour Fabrice Gourat, responsable du développement des projets Intervent, le secteur de Calais se prête parfaitement à une implantation en mer (off-shore) : « On voit le côté moderne et innovateur de cette commune, symbolisé entre autres par l'éolienne du lycée Léonard-de-Vinci, commente-t-il. Ce projet s'accorde très bien avec le développement de la ville. Les gens sont habitués aux grues, aux zones industrielles... en particulier au niveau des infrastructures portuaires. Quant au raccordement électrique des installations, aucun problème non plus. On a 100 mégawatts disponibles sur Calais et la ville qui consomme énormément d'énergie, avec notamment les industries de la zone des Dunes. Nous n'aurons pas le problème qu'ont rencontré les porteurs du projet éolien de Fruges, situé en milieu rural. »

   Fort de ces arguments. Intervent a cherché l'appui de la Cac et l'avis des administrations pour entrer dès que possible dans le vif du projet. « Avec Intervent, nous avons d'abord parlé de l'esprit du plan et des atouts et contraintes liées à son éventuelle mise en œuvre. On nous a demandé de faire les démarches pour que le pays de Çalais se positionne à terme en zone de développement éolien, condition indispensable au développement du projet », explique Christian Louchez, vice-président de la Cac en charge de l’environnement. « On a donc pris notre bâton de pèlerin, même s’il faut souligner que dès le départ, la charte du pays de Calais prévoyait le développement des énergies renouvelables et inscrivait /'éolien au titre de ses priorités. »  

Premiers avis, premiers appuis

   Lors du conseil communautaire du 26 juin dernier, la Cac s'est ainsi prononcée en faveur de la poursuite du dossier. « Une fois de plus, il ne s'agit pas de couvrir la France d'éoliennes, ironise Christian Louchez. Mais il me semble que dans une région comme la nôtre, ne pas utiliser le vent, cette énergie renouvelable qui souffle en abondance sur nos côtes, c'est un peu n'importe quoi. »  

   Si le soutien politique semble acquis, le dossier n'en est pour l'heure qu'à l'état d'avant-projet. La société Intervent poursuit ses concertations avec les administrations concernées. Une première réunion technique regroupant tous les services susceptibles de formuler un avis sur le dossier s’était ainsi réunie le 14 juin. « Pour l’instant, nous avons tenu des réunions pour informer les services de l’Etat, la communauté d’agglomération, la commune… dans le but de leur faire comprendre l’ampleur du projet et sa complexité propre », précise Fabrice Gourat.

   L'implantation d’un parc éolien en mer impose en effet des contraintes et incertitudes particulières. « Quand on travaille sur terre, on a notamment la sécurité du sol car on passe des contrats avec les propriétaires, poursuit Fabrice Gourat. En mer, la sécurité n'arrive qu'à la fin. Il faut cependant investir à un moment donné. » Une fois assurée de l'accueil favorable réservé à son projet, la société Intervent se lancera dans la réalisation d'une étude d'impact (étude du milieu naturel notamment ornithologique, étude technique, paysage...), opération coûteuse mais indispensable.  

Un enjeu départemental et national

   Si la tâche s'annonce longue - Fabrice Gourât évoque « un projet à horizon 2015 », les porteurs de projet ne bâtissent pas sur du sable. « Le schéma éolien réalisé il y a quelques années avait déjà dégrossi les possibilités d'implantation dans le Nord Pas-de-Calais », précise Christian Louchez. Même constat avec le schéma mis en place par le préfet du Pas-de-Calais pour organiser les implantations éoliennes dans le département. «  // y avait une vraie volonté de contrôler un peu les choses dans la mesure où l’on a longtemps assisté à une implantation anarchique des éoliennes par des sociétés principalement allemandes et danoises, qui contactaient directement des élus de petites communes en leur faisan miroiter les potentielles recettes fiscales. »  

   La balle est aujourd'hui dans le camp des responsables de ce projet à trois volets : environnemental (puisqu'il répond aux objectifs nationaux fixés à 21 % de la production énergétique du pays à l'horizon 2010), de développement (puisqu'il fera appel à des entreprises de la région), et économique (revenus sous forme de taxes professionnelles pour les communes concernées). Une implantation en mer présente également l'avantage de limiter les nuisances pour les riverains.

Mais sur terre ou à hauteur de flots, souligne Christian Louchez, le développement durable passe aussi par une nouvelle appréhension des paysages : « Plus personne ne se plaint des horribles pylônes électriques qui traversent nos campagnes. On n'y fait tout simplement plus attention. Pour les éoliennes, ce sera la même chose. »  

Anne ANDLAUER

17:45 Publié dans Articles de presse | Lien permanent