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lundi, 30 juin 2008

Mes dernières interventions

D’abord 2 interventions au Conseil Municipal de Calais du mercredi 25 juin 2008, suivies d’une réaction aux propos de Jacky Hénin, l’ancien maire communiste de Calais.

 

 

1°) Sur Eras Metal (communication du maire n°2): j'ai voté POUR avec la majorité municipale. Ben oui !

 

Madame le Maire, j'approuve totalement la démarche, d'autant que la société Eras n'a jamais répondu aux fortes réserves et aux recommandations émises par l'ancienne municipalité, notamment comme le rappelle la présente délibération, en ce qui concerne la prise en compte des modes de transport alternatifs à la route, dans une perspective de vrai développement durable. Les installations ferroviaires existent dans cette zone, il suffit de quelques adaptations. C'est d'ailleurs un point revendiqué par le syndicat CGT. Il est certain que l'absence de réponse de la société Eras n'est pas de nature à rassurer la population, ni à calmer le débat qui a tendance à s'emballer un peu en ce moment, et qui mérite un examen objectif et non passionnel, bien entendu. Ce projet de délibération que vous proposez est logique et s'inscrit dans le prolongement de la précédente délibération qui mettait en exergue la demande municipale d'un renforcement des mesures de protection. Nous étions en attente de réponses... qui ne sont jamais venues. Dans ces conditions, il n'est pas scandaleux de remettre en cause un avis qui n'avait été rendu favorable que sous la pression avisée de nos fortes réserves.

 

 

2°) Sur le réglement intérieur et la location des salles municipales (Monde Associatif 1 et 2). Je me suis abstenu sur les 2 (et le seul à l’avoir fait, la gauche et la droite ont voté ensemble pour un avis favorable).

 

Madame le Maire, chers collègues, je ne conteste pas, bien évidemment, la nécessité d'un règlement intérieur pour les salles municipales. Mais comme je l'ai fait remarquer à deux reprises en commission du Monde Associatif, la redevance d'occupation des salles va désormais s'appliquer aussi aux formations politiques. Je regrette cette décision qui me semble être une remise en cause de la liberté d'expression politique. Concrètement, que les grosses formations politiques acquittent les 250 euros de location annoncés ne me gêne pas outre-mesure: elles ont l'habitude de louer des salles de grands hôtels beaucoup plus coûteuses, et payer 250 euros sera tout bénéfice pour elles. Mais cette nouvelle mesure sera préjudiciable aux petites formations politiques qui disposent de peu de moyens financiers et qui avaient ces mêmes salles municipales à titre gracieux sous l'ancienne municipalité, sous réserve de disponibilité. Qu'on le veuille ou non, on interdit purement et simplement toute expression publique à ces petites formations. Je crains que cette mesure ne soit en fait discriminatoire. Je le dis d'autant plus sincèrement que je ne me sens pas en opposition systématique à votre majorité, Madame le Maire; d'autant plus sincèrement que je n'appartiens personnellement à aucun parti de stature nationale; d'autant plus sincèrement, enfin, que j'apprécie de travailler de façon constructive au sein de la Commission Monde Associatif présidée par Thérèse-Marie PETIT et que j'y trouve une bonne ambiance de travail. Pour toutes ces raisons, je m'abstiendrai sur les dux délibérations "Monde Associatif" 1 et 2. Par principe et pour le respect de la démocratie locale.

 

- J'ai voté POUR, avec la majorité municipale sur la T2

 (réorganisation du budget du stade)

 

 

3°) Sur la conférence de presse de Jacky Hénin, ex-maire communiste de Calais.

Je réagis aux attaques de Jacky Hénin dans la presse ce matin. Tout en étant triste de le faire.

 

Lu dans LA VOIX DU NORD du samedi 28 juin 2008.

Jean-Marc Ben

Jacky Hénin n'est pas tendre avec son ancien adjoint à l'écologie : « s'il croit que le seul moyen d'exister, c'est de cirer les pompes de Bouchart, il se trompe. Non mais, vous l'avez entendu au conseil municipal comme il brosse dans le sens du poil ? »

Jacky Hénin est aigri. Il oublie que l'"opposition" n'est pas une et indivisible, qu'il existe des différences et même parfois des divergences de point de vue sur certains sujets entre les communistes, les socialistes, les écologistes, qui existaient déjà lors des deux mandats municipaux précédents. Ces différences n'ont pas lieu de disparaître sous l'effet du syndrome de l'échec électoral que semblent encore vivre certains.. Car, enfin, qu'ai-je dit qui ait déplu à Jacky lors de ce conseil municipal ? Ma première intervention concernait le dossier Eras Metal, où je me suis contenté de reprendre les propos que j'avais déjà avancés en tant qu'adjoint à l'environnement de l'ancienne municipalité, dans une délibération que j'avais agrémentée personnellement de fortes réserves et de recommandations très précises. Nous étions en attente de réponses... qui ne sont jamais venues ! L'absence de réponse de la société Eras n'est donc pas de nature à rassurer la population, ni à calmer le débat qui a tendance à s'emballer un peu en ce moment, et qui mérite un examen objectif et non passionnel. Par conséquent il n'est pas scandaleux de remettre en cause un avis qui n'avait été rendu favorable qu'à condition de respecter expressément les règles édictées par l'autorité municipale. Ou Jacky Hénin n'avait pas bien lu la délibération précédente ou il s'inscrit définitivement dans une opposition systématique et somme toute peu crédible. Personnellement, j'ai tendance à saluer les initiatives qui vont dans le sens de mes idées, et si Natacha Bouchart reprend sur ce dossier la même argumentation que moi, alors je serais bien mal avisé de l'en blâmer. Si Jacky Hénin persiste à préconiser "une large recomposition" tout en vilipendant ses anciens co-équipiers parce qu'ils ne rentrent pas dans le schéma agressif que lui seul a décidé au nom de tous les autres, alors j'ai bien peur qu'en guise de leader il n'apparaisse en fait que comme le Don Quichotte d'une très improbable reconquête électorale, dans les conditions qu'il imagine en tout cas. Jacky Hénin n'a pas su rassembler aux dernières élections... et il n'y arrive toujours pas. Il va falloir qu'il se fasse une raison et qu'il s'habitue à ne plus avoir de petits soldats au garde-à-vous, mais de vrais partenaires. C'est plutôt mal parti. Je regrette cette réaction négative et agressive de Jacky, que je ne comprends toujours pas d'ailleurs. Est-ce l'image d'une opposition digne et constructive ? En tout cas, ce n'est pas la gauche que je rêve.

Sur le réglement intérieur et la location des salles municipales (commission Monde Associatif) j'ai été le seul à m'insurger contre le principe de faire désormais payer les salles municipales aux formations politiques, alors qu'elles étaient mises à disposition à titre gracieux sous l'ancienne municipalité. J'y vois une discrimination politique envers les petites formations et je l'ai dit. Je constate que la dite opposition, à ma seule exception faite, a voté cette décision avec la majorité municipale. Vais-je pour autant suspecter mes amis communistes et socialistes de collusion avec l'UMP et dans une sorte de paranoia du moment imaginer un deal, un "compromis historique" UMP-PC contre les petites formations politiques ? Arrêtons là le délire. Jacky, respecte moi, respecte nous, comme nous t'avons toujours respecté, y compris dans les pires moments de notre difficile union municipale.

 

Jean-Marc BEN

Conseiller municipal écologiste

 

14:22 Publié dans Tribunes | Lien permanent

dimanche, 15 juin 2008

A contresens (suite)

A Calais, les écologistes réaffirment leur opposition à l'ouverture de la digue à la circulation automobile. Les Verts avaient organisé ce samedi 14 juin après-midi une petite manifestation sympathique contre cette mesure malheureuse et à contresens de la tendance générale favorable « à l’extension des zones piétonnes » partout ailleurs.

De son côté, Jean-Marc Ben, seul conseiller municipal écologiste de Calais, avait aussi critiqué cette décision  lors de la commission de l’environnement du 10 juin, considérant qu’il s’agissait d’un « retour en arrière incompréhensible qui ne se justifiait pas du point de vue de l’environnement et de la sécurité des familles ». La décision de remettre la digue à la circulation automobile n’est en rien une réponse à une demande formulée par la population. Si c’était le cas, on ne refuserait pas le référendum réclamé par les écologistes. La majorité municipale s’honorerait en reconnaissant son erreur ou en organisant cette consultation. Sans doute le premier faux-pas de la nouvelle majorité municipale en matière d’environnement, de tourisme (non durable) et tout simplement d’animation du front de mer.

L’argument de la « promesse électorale » devient lui-même caduc. Comme le montre judicieusement ce trait d’humeur de La Voix du Nord.

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LA VOIX DU NORD, dimanche 15 juin 2008

DESSOUS SANS DENTELLE

HORS PROGRAMME

La question est sur beaucoup de lèvres : la réouverture de la digue aux voitures était-elle au programme de la candidate Natacha Bouchart ?

Nous avons relu le document, et n'avons nulle part trouvé cette promesse. Y était annoncés la «  création d'un village d'été à la plage  », et «  l'aménagement du front de mer (commerces, zone de jeux, etc...) » Le programme annonçait aussi la volonté suivante : «  Intégrer l'environnement comme critère déterminant de la politique de la ville ». Voilà qui commence bien.

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10:03 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

samedi, 14 juin 2008

Après le "non" des Irlandais

François Bayrou: "on a laissé se creuser un gouffre entre peuple et institution et le "non" irlandais en est un témoignage de plus."

François Bayrou et Marielle de Sarnez ont réagi au "non" des Irlandais au traité de Lisbonne (13 juin 2008).

Selon François Bayrou, ce rejet probable du traité de Lisbonne par les Irlandais révèle le "fossé" qui "s'est creusé entre les peuples européens et leurs institutions".

"Les Irlandais ont répondu comme beaucoup d'autres peuples européens l'auraient fait" à ce traité "encore plus incompréhensible que le texte touffu de la Constitution européenne", a déclaré à l'AFP M. Bayrou. "On a essayé de ruser avec les peuples, et de faire comme si l'Europe était uniquement une affaire d'initiés", a-t-il dit. Les gouvernements vont devoir "prendre le temps nécessaire" pour rejoindre les préoccupations des citoyens "qui ont l'impression que l'Europe est devenue uniquement une machine pour initiés purement économique et commerciale, et qui ne les protège pas dans les difficultés des temps".

Les citoyens "ont le sentiment de n'être au courant de rien de ce qui se décide et se discute", a-t-il ajouté. "Je suis certain qu'ils pensent dans leur grande majorité qu'il faut une Europe dont la voix soit aussi crédible et influente que celle des Etats-Unis ou de la Chine. Mais ils veulent que ce soit leur voix", a déclaré François Bayrou. Il faut élaborer pour l'Europe un traité "court, simple, lisible, compréhensible par tous et soumis à référendum", a-t-il encore indiqué, reprenant la thématique développée pendant la campagne présidentielle.

De son côté,  Marielle de Sarnez déclare :

"C’est un événement très important qui ne peut pas être ignoré ou contourné et qui aura des conséquences lourdes pour l’avenir immédiat. Un fossé s’est creusé entre les peuples et l’Europe. C’est à cette question qu’il faut répondre. On ne peut plus continuer d’ignorer ce qui est ressenti comme un déficit démocratique.
Ceci oblige à trouver pour l’Europe des réponses nouvelles qui prennent en compte les inquiétudes des peuples et les défis des temps."

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François Bayrou nous confie son sentiment suite au résultat du référendum irlandais pour lequel le "non" l'a emporté. Il nous explique que le rôle de l'Europe est de protéger nos valeurs et non de les menacer et que si ce message devient enfin compréhensible, alors les peuples pourront adhérer à l'idéal européen au lieu de le rejeter. C'est pourquoi, il préconise qu'au lieu d'ignorer les questions des peuples, les responsables des pays européens les regardent en face et y répondent. 

 

A voir et à écouter en cliquant ici

18:50 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

mercredi, 11 juin 2008

Le parti du développement durable

Corinne_Lepage.jpgCorinne Lepage (Cap21) veut faire du MoDem "le parti du développement durable"

PARIS, 11 juin 2008 (AFP) - Corinne Lepage, présidente de Cap21, membre fondateur du Mouvement Démocrate, souhaite contribuer à faire du MoDem le "parti du développement durable", a-t-elle indiqué mercredi à l'AFP.

Cap 21 organise samedi et dimanche un "Congrès statutaire" à Nanterre (Hauts-de-Seine), où il accueillera tour à tour le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, et le président du MoDem François Bayrou.

"Dans le contexte actuel, je ne crois plus du tout à l'idée d'un pôle environnement au sein d'un parti. Ce sont tous les programmes politiques qui doivent être complètement revisités", a déclaré l'ancienne ministre de l'Environnement, interrogée par l'AFP.

"Je souhaite que Cap21 soit l'aiguillon du projet politique, car la chance du MoDem est d'être le parti du développement durable", a ajouté Mme Lepage, qui doit figurer parmi les vice-présidents du MoDem nommés prochainement.

Ce congrès va modifier les statuts de Cap21 pour entériner sa participation au MoDem, étant entendu que le parti écologiste garde son "autonomie programmatique et financière", même si François Bayrou est opposé aux courants.
Car Cap21 ne revendique pas une "autonomie politique" au sein du MoDem, souligne Mme Lepage. Il s'agit de "continuer à travailler sur un programme d'écologie humaniste. Cela n'a rien à voir avec d'anciens UDF qui veulent être liés à l'UMP, nous sommes à 100% sur la ligne Bayrou d'indépendance".

Avant les discours de François Bayrou et Corinne Lepage, dimanche en clôture du Congrès, un "temps fort" de ce rendez-vous sera un débat samedi soir sur le thème du "développement durable : réponse à la crise économique et financière", en présence d'intervenants extérieurs.

Doivent y participer le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, l'ex-porte-parole des Verts Yann Wehrling, l'ancien conseiller de Ségolène Royal Bruno Rebelle (ex-Greenpeace) et le député UMP François Grosdidier, opposé aux OGM.

AFP

20:52 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

CAP 21

CAP 21.jpgCongrès CAP 21

des 14 et 15 juin 2008 à Nanterre


 

 

 

 

 

 

dvtdurablecrise.jpg Samedi 14 juin (20H30) à Nanterre Grande soirée-débat « Développement Durable connaît pas la crise ».

Ministres, députés, responsables politiques, nos invités viennent autant de la gauche, de la droite, du centre, que de l’écologie politique. Ils ont tous en commun la conviction que le développement durable doit s'imposer comme la seule et véritable solution politique.
Entrée libre et gratuite sous réserve de places disponibles (Les congressistes Cap21 sont inscrits d'office)

Attention places limitées, réservez dès maintenant par mail : inscription.durabilite@gmail.com

 

09:36 Publié dans Communiqués | Lien permanent

samedi, 07 juin 2008

A contresens !

LA VOIX DU NORD, samedi 7 juin 2008

Les Verts du Calaisis ont du mal à digérer la réouverture de la digue aux voitures décidée par Natacha Bouchart (notre édition de mercredi).

« Nous avons relu attentivement le programme de Natacha Bouchart et n'avons trouvé nulle trace d'un éventuel retour à la circulation automobile du 15 juin au 15 septembre, période durant laquelle la précédente municipalité avait fait preuve d'innovation en interdisant les véhicules à moteur sur une partie de la digue. Pourtant, la nouvelle équipe vient de décider UNILATÉRALEMENT de rétablir cette circulation. Qu'en pense la population calaisienne ? La plage a une importance capitale pour tous et peser sur son aménagement est l'affaire de tous les Calaisiens. Pourquoi ne pas les consulter en organisant un référendum ? », proposent les Verts.

« Les Calaisiens savent qu'une digue sans voiture, c'est agréable. Abandonner ce lieu privilégié aux véhicules motorisés va ramener toutes les nuisances sonores, olfactives, visuelles que nous ne connaissons malheureusement que trop bien. Les Calaisiens savent qu'une digue sans voiture, c'est plus sûr. Entre les aires de jeux pour enfants et le sable, il faut un espace pour courir, jouer, se promener en toute quiétude. La configuration de la plage est faite pour un front de mer piéton. Ce front de mer est l'élément essentiel du tourisme à Calais. C'est la raison pour laquelle il faut l'aménager en développant les espaces verts. Certains parkings n'ont pas lieu d'être : toutes les zones de la plage sont accessibles en se garant derrière les immeubles, dans les rues parallèles à la digue Gaston-Berthe. Pourquoi une "Balad'in" n'irait-elle pas jusqu'à la plage, l'été, en circulant, elle, sur la digue, rendant ainsi inutile l'utilisation de la voiture ? » interroge le parti écologiste.

« Comparons Calais à d'autres villes côtières : ce sont les zones piétonnes qui attirent les visiteurs. Globalement, partout ailleurs, on va vers l'agrandissement de ces zones. Calais n'est pas différente. Rendons-la plus attractive ! La municipalité doit être plus audacieuse : l'avenir est aux moyens de déplacement différents, ne serait-ce qu'en raison de l'augmentation du prix du pétrole. Il est tout de même aberrant de revenir en arrière. Le front de mer était le temps d'une saison la seule zone piétonne de Calais et on la supprime ! Souhaitons simplement que cette décision plus que regrettable ne soit pas irréversible... » concluent les Verts.

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08:50 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

vendredi, 23 mai 2008

Pétrole

Pétrole - Corinne Lepage : “Cela va transformer notre vie quotidienne”
FRANCE SOIR 23/05/2008

1466051086.3.jpgPour l’ancienne ministre de l’Environnement, le pétrole cher va contraindre à vivre de manière plus saine.

FRANCE-SOIR. Quelle vont être les conséquences, selon vous, de l’incroyable hausse des cours du brut ?
CORINNE LEPAGE. Pour le moment, soyons clair, il n’y a pas de véritable solution alternative. Nous allons donc être contraints de réduire notre consommation énergétique, ce qui devrait entraîner une transformation de nos comportements et de notre vie quotidienne. Tout d’abord dans le domaine des transports. La voiture et l’essence sont devenues des produits de luxe et nous allons être conduits à les utiliser de moins en moins, par le développement du covoiturage ou l’utilisation des transports en commun. Dans le domaine de l’alimentation également : le coût des transports et celui des engrais, directement liés au pétrole, contribuent à la hausse des prix. Cela aura pour conséquence un rapprochement entre consommateurs et producteurs, un retour à une agriculture raisonnée et de saison, notamment par le développement des Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Enfin, c’est sûr, les recours aux énergies éoliennes, solaires, thermiques, géothermiques… vont se multiplier, surtout grâce aux avantages fiscaux dont ils bénéficient.

Toutes ces technologies existent aujourd’hui. Pourquoi tardent-elles tant à se généraliser ?
Car il y a manque de volonté politique criant face aux poids énormes des lobbies dans notre pays. EDF n’a, par exemple, aucun intérêt à voir se développer les éco-habitats, autosuffisant énergétiquement, et les semanciers sont liés à l’industrie du pétrole… Les intérêts économiques de ces lobbies priment sur la santé et le bien-être de la population. Mais tout cela est en train de changer, en raison de la hausse des cours. Ce que nous n’avons pas pu faire au nom de la protection de l’environnement et des humains sera réalisé pour des raisons économiques.

Finalement, la hausse du pétrole est une chance
A moyen terme, oui, puisqu’elle va nous amener à évoluer vers un mode de vie plus sain, plus respectueux de notre santé. Mais c’est un drame à court terme pour une population confrontée à une crise économique et à une diminution de son pouvoir d’achat. C’est pourquoi je suis vraiment en colère contre nos dirigeants. Car cela fait des années que nous sommes confrontés à l’urgence écologique, et des années que les experts annoncent la hausse des coûts énergétiques. Et rien n’a été fait pour nous préparer à cette situation. Au contraire, on a continué aveuglément. Aujourd’hui, c’est à la population de payer cette irresponsabilité.

Le Grenelle de l’environnement est-il pour vous une source d’espoir ?
Il l’était, mais la majorité UMP m’inquiète beaucoup. La loi sur les OGM a montré qu’elle avait cédé sous le poids des lobbies, car contrairement à ce que dit le gouvernement, ce texte n’est pas du tout « équilibré » : les députés ont autorisé la coexistence OGM-cultures traditionnelles, qui entraînera la contamination de ces dernières. On risque de vivre la même chose sur les autres volets du Grenelle.

Publié dans France-Soir du 23 mai 2008

22:53 Publié dans Articles de presse | Lien permanent

Protection des hirondelles

Les « Naturalistes Sans Frontière »

lancent leur première action sur le Calaisis

Jean-Marc Struye

Jean-Marc Struye et Philippe Hochart avaient décidé de prospecter la Cité des Saules à Coulogne (Pas-de-Calais) où subsiste une dernière colonie d'hirondelles de fenêtre. La situation est bien triste pour les hirondelles de fenêtre. Aucune dans Calais, rien à Blériot Plage (Sangatte). Un seul quartier de Coulogne colonisé ! Il est temps d'agir ! Dans un premier temps, comptage des nids mais aussi prendre contact avec la population.1636868346.jpg

Compter les nids fut une tâche bien difficile le premier dimanche matin car l'accueil des habitants était bien trop chaleureux. Impossible d'aller plus loin que la première impasse. C'est seulement le second dimanche matin que Philippe et Jean-Marc en sont venus à bout .

On a parlé d'hirondelles mais aussi de bien d'autres choses... C'est un véritable travail écologique qui a été entrepris. Nos deux naturalistes ont obtenu la confiance de ce quartier et une habitation leur a même commandé un nichoir artificiel pour attirer nos amis les hirondelles.

Le site de NSF :   http://n-s-f.over-blog.fr/

18:12 Publié dans Initiatives | Lien permanent

samedi, 17 mai 2008

Eras Metal

PÉTITION ERAS METAL

575604549.jpgLES VERTS :

« Les gens ne veulent pas du développement à n'importe quel prix »

Le projet Eras Metal n'en finit pas de faire débat. Après l'Adeca, l'association de défense de l'environnement du Calaisis, qui a émis de sérieuses interrogations, avec Jean-Marc Ben, alors adjoint au maire écologiste de l’ancienne municipalité calaisienne (dès le mois de janvier), c'est aux Verts de s'interroger début mai.

Ils lancent aujourd’hui une pétition. Pour la signer, cliquez ici

Pour revoir l’article de Nord Littoral (2 mai 2008), voir ci-dessous

11:24 Publié dans Communiqués | Lien permanent

vendredi, 16 mai 2008

Les Verts et Eras Metal

NORD LITTORAL, vendredi 2 mai 2008  

Les Verts et les altermondialistes s'interrogent sur l'implantation d'Eras Metal

« Les gens ne veulent pas du développement à n'importe quel prix »

1372131090.jpg Le projet Eras n'en finit pas de faire débat. Après l'Adeca, l'association de défense de l'environnement du Calaisis, qui a émis de sérieuses interrogations, c'est aux Verts et aux altermondialistes de s'interroger, avec à leur tête Catherine Bourgeois, conseillère régionale.

Cette dernière a envoyé une lettre à Natacha Bouchart et au sous-préfet de Calais pour leur faire part de ses doutes. « Le rapport de l'enquête publique n'est pas exhaustif et ne répond pas aux inquiétudes de la population. Il aurait dû dégager les points clés, les enjeux, pour qu'il puisse y avoir un vrai débat, à la place de ça, on a eu un rapport de centaines de pages très scientifiques et techniques », explique-t-elle.

Des interrogations multiples

Pour Jean Cresson, sympathisant vert, « il y aurait un périmètre de dangerosité de 200 mètres qui n'apparaîtrait pas dans le rapport. Les premières maisons sont au pied du périmètre ! » Et le terminal transmanche est à moins de 200 mètres... Les interrogations portent sur l'origine des poussières, le stockage, la manipulation, le plomb, le volume de gaz qui va être rejeté et les proportions de dioxyde, le filtrage, l'impact sur le sol et l'eau. « Le rapport dit qu'il n'y aura pas de conséquences sur l'eau vu le rapport de la Ddass. Mais j'aimerais bien le voir, moi, ce rapport de la Ddass ! », s'exclame Catherine Bourgeois.

Les Verts soulèvent aussi le problème des scories : « Le marché est saturé. Nous sommes sceptiques quant à leur valorisation. » A cela, s'ajoute le transport de ces milliers de tonnes de poussières : « Ce seront des camions dangereux, l'autoroute est déjà chargée et la rue des Garennes aussi. » Les emplois mis en avant pour justifier l'implantation d'Eras metal ne suffisent pas aux Verts. « L'emploi est une des préoccupations premières des Français, mais aujourd'hui, c'est la santé qui passe en tête dans la région. Nous avons déjà un passif industriel très lourd, avec les plus mauvais indicateurs de santé en France dûs, il n'y a plus à le démontrer. On aimerait qu'il y ait un débat avec les institutionnels, les représentants de l'usine, les habitants, les associations pour avoir des réponses. » En sus de leurs courriers, ils lancent une pétition. « Ce que nous voulons, c'est un échange pour rassurer la population, nous ne nous opposons pas à cette usine, car elle recycle des déchets, mais pas sous n'importe quelle forme et à n'importe quel endroit. Elle pourrait se faire ailleurs sur le Calaisis, plus dans la zone des Dunes que sur l'ancien site d'Umicore, concluent-ils. Les gens ne veulent pas du développement économique à n'importe quel prix. »

Chronologie

18 octobre 2007 : Eras Metal annonce l'implantation de trois fours sur l'ancien site d'Umicore. L'entreprise norvégienne a alors tout pour plaire : elle promet de créer 53 emplois, participe au recyclage de déchets et a choisi Calais pour s'installer.

Mi-décembre : une réunion a été organisée, à l'initiative du sous-préfet, réunissant les différents acteurs du monde économique et environnemental du Calaisis, pour présenter de manière plus large Eras Metal et répondre aux premières interrogations.

20 décembre : début de l'enquête publique. Elle durera un mois jusqu'au 21 janvier. C'est Luc Guilbert qui est nommé commissaire enquêteur du dossier. Beaucoup se plaignent alors des dates choisies, en période de vacances.

24 janvier : le conseil de quartier du Petit-Courgain débat longuement du cas Eras. Les interrogations se multiplient sur les nuisances à venir.

8 février : la question d'Eras Metal crée le débat au sein du conseil municipal de Calais. Jean-Marc Ben reconnaît alors : «  Eras pollue ? Oui, car toutes les industries de ce type émettent des poussières de métaux lourds. Mais elles respectent aussi une législation très contraignante. »

13 février : la CGT se mobilise à son tour sur le dossier, voulant obliger Eras à reprendre les quinze anciens salariés d'Umicore encore sans emploi, s'interrogeant sur le financement de la formation...

1er mars : l'Adeca, l'association de défense de l'environnement du Calaisis, tient son assemblée générale. Eras Metal est le dossier incontournable de la matinée. Après avoir étudié le dossier, les inquiétudes soulevées sont nombreuses.

22 mars : Robert Grislain, ancien chef d'atelier chez Courtaulds, analyse dans nos colonnes le dossier Eras. Pendant quatre matinées, il a étudié le dossier et consigner dans un cahier ses réflexions, qu'il a mises à disposition de la mairie. Pour lui, « la somme des risques est supérieure aux impacts positifs ». Notamment au niveau de la pollution de l'eau avec le rejet de 80 m³ par heure d'eau polluée par des résidus de produits chimiques et d'hydroxyde de fer de couleur rouille. « Avec le courant de jusant, les polluants passeront sous la jetée ouest, donc sur nos plages et dans nos eaux de baignades. Les rejets stagneront un certain temps dans l'avant-port. »

30 avril : les Verts tirent à leur tour la sonnette d'alarme.

Nord Littoral

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575604549.jpgNOTE:   Cette prise de position des Verts locaux vient s’ajouter aux interventions de Robert Grislain, de l’Adeca et de mes propres interpellations en ma qualité d’adjoint au maire « de l’époque ». La position des Verts me semble d’autant plus intéressante qu’elle s’accompagne de propositions réalistes  qui rejoignent les recommandations que j'avais adressées au commissaire-enquêteur et formulées au conseil municipal. J'avais en effet intégré dans la délibération mes fortes réserves: « Il me semble toutefois que les mesures de protection pour lutter contre les émissions accidentelles de poussières, tenant compte des incidents qui se sont produits dans la filiale norvégienne, doivent être renforcées pour éviter les retombées nocives d’oxydes de zinc et de ses dérivés. » Comme autres recommandations incluses dans la délibération et expressément formulées dans l’enquête publique au nom de la municipalité, j’avais fait remarquer que le choix de la voie routière nous étonnait, pour un projet devant s’inscrire dans le développement durable : « La rue des Garennes est déjà engorgée par le trafic routier qui dessert les entreprises de la ZI des Dunes et par le stationnement anarchique des poids lourds. Il n’est pas envisageable d’aggraver la situation avec l’ensemble du trafic lié à la future exploitation d’Eras Metal. D’une part, la rocade portuaire existante permet au trafic routier d’arriver sans difficulté jusqu’au site industriel, d’autre part nous recommandons d’envisager le plus rapidement possible, l’utilisation de la voie ferroviaire et les aménagements éventuels afférents, pour éviter les nuisances dans ce quartier. »

J’avais également réclamé des informations sur le périmètre P.P.I du site, ce qui était déjà la moindre des choses. En l'absence de réponse à nos questions à tous (celles de l'ancienne municipalité par mon intermédiaire et celles de l'ADECA), il semble qu'Eras Metal ne soit toujours pas en mesure de respecter les "prescriptions" mêmes de la délibération du conseil municipal du 8 février 2008. Raison de plus pour la nouvelle municipalité de remettre en cause l'avis favorable émis alors, pourtant "donné" avec des réserves très fortes. En tout cas... de demander à Eras Metal de répondre aux interpellations et recommandations municipales, qui sont toujours valables. C'est ce que je me préparais à faire si j'avais retrouvé mon poste d'adjoint à l'environnement. Je ne doute pas que le nouveau maire de Calais et son adjoint à l'environnement n'aillent pas dans ce sens aussi, sur ce dossier précis. C'est un sujet sur lequel on peut obtenir un large consensus. Il ne s'agit pas pour les écologistes de refuser Eras Metal. Mais l'absence de réponse depuis que le projet existe n'incite guère à la confiance.

Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste, ex-adjoint à l’environnement

 

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Courriel de M. Grislain

Monsieur Ben,

Par ce courriel je viens vous remercier du suivi que vous donnez à cette réunion et confirme votre investissement dans ce souci permanent qu'est l'écologie, j'y suis moi-même très attaché et ne développe pas le syndrome du râleur et du « toujours non », mal français qui annihile toute progression, mais le remplacement d'une usine polluante par une autre usine polluante de doit pas être systématique et irrévocable.

Le désenclavement de Calais par le réseau autoroutier devait apporter à notre ville un atout de développement qui jusqu'à ce jour piétine ou détruit notre environnement.   

Pour votre information et en ce qui concernent les rejets d'eau ( 80m3/h ) dans le bassin Ravisse, il y a eu, je pense vers 1979, une émission spectaculaire de colorant concentré rouge par l'usine Courtaulds SA dans la rivière neuve, ce qui a pollué l'arrière-port et ce jusqu'à la sortie des jetées. Ce qui a permis de voir sans conteste que le courant fait bouchon à certains moments de la marée et induit des contre-courants qui répartissent les eaux dans l'ensemble du port sans pouvoir sortir de celui ci. Je vous invite, Monsieur Ben, à faire une recherche sur cet accident qui prouve que les rejets pollués et de couleur rouille de la société ERAS ne seront pas anodins, stationneront dans le port jusqu'à pleine mer et que notre plage sera immanquablement touchée au moment de la renverse des courants. En effet, sur le jusant, ces courants s'orientent d'est en ouest. Naturellement je suis à votre entière disposition si vous en exprimiez le souhait, pour vous aider à retrouver les coupures de journaux de l'époque ou d'autres précisions auprès de personnels de cette entreprise.

En tous cas, je vous remercie. Monsieur Ben, d'apporter autant de sérieux dans votre mandat et dans un domaine qui est vital pour notre société, l'Ecologie

Robert GRISLAIN

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mercredi, 14 mai 2008

Rejet texte OGM: nouveau gros couac dans la majorité

Revers cinglant pour Sarkozy et sa majorité

Par Souk CHANTHALANGSY AFP - Mardi 13 mai

PARIS (AFP) - Le gouvernement de Nicolas Sarkozy et sa majorité ont subi mardi un revers cinglant à l'Assemblée avec le rejet inattendu du texte sur les OGM, sur un point de procédure, avec une seule voix d'écart, par les députés alors que tous s'attendaient à un vote définitif sans encombre.

Un coup de tonnerre a secoué l'hémicycle juste avant 18H00, alors que les députés votaient, dans une indifférence quasi-générale, sur la question préalable plaidée avec fougue par le député PCF André Chassaigne, à l'occasion de la deuxième lecture de ce texte très controversé.

Ni le ministre, Jean-Louis Borloo (Ecologie), ni sa secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet, ni le rapporteur, Antoine Herth (UMP), n'avaient voulu s'exprimer au sujet de la motion PCF, laissant la parole à l'orateur UMP Marc Laffineur.

L'annonce du vote de la motion de procédure par 136 voix contre 135 a douché la droite, tandis que les élus de gauche exultaient et applaudissaient durant plusieurs minutes. Le leader altermondialiste José Bové était debout dans les tribunes du public.

Des cris de joie montaient des abords du Palais-Bourbon, où étaient rassemblés des centaines de manifestants anti-OGM, après un "pique-nique sans OGM" sur l'esplanade des Invalides.

Le Premier ministre, François Fillon, a très vite annoncé la convocation de la Commission mixte paritaire (CMP composée de sept sénateurs et sept députés, majoritairement de droite) pour soumettre à nouveau le texte "au vote des deux chambres".

Le PS a aussitôt réclamé une audience à Nicolas Sarkozy pour demander que le gouvernement ne "passe pas en force" en représentant le même texte.

Le ministre Roger Karoutchi (Parlement) a déclaré en soirée à l'AFP que la CMP se réunirait "mercredi après-midi".

Le vote des conclusions de cette CMP dans chacune des deux assemblées, synonyme d'adoption définitive du texte, devrait intervenir "dans les semaines à venir", "bien avant fin juin, si possible même avant fin mai", a-t-il précisé.

Le dernier texte, rejeté via une motion de procédure, était la proposition de loi sur le PACS le 9 octobre 1998. En raison de son origine parlementaire, la gauche "plurielle" de l'époque avait dû présenter un autre texte.

Mardi, à l'ouverture des débats, rien ne laissait présager une telle issue.

"Ce texte est fidèle aux engagements du Grenelle malgré tout ce que j'ai pu entendre dire (...) Nous disposons d'un cadre juridique d'une totale cohérence", s'était réjoui Jean-Louis Borloo.

La gauche poursuivait sa stratégie pour "que ce débat ne passe pas inaperçu" et que ce texte "néfaste" ne soit adopté "en catimini".

Après le rejet d'une première motion de procédure PS (exception d'irrecevabilité), c'est André Chassaigne (PCF) qui a défendu, avec succès, "la question préalable".

M. Chassaigne s'était déjà fait connaître en faisant adopter en première lecture un amendement -salué comme une "victoire" par la gauche et les anti-OGM- stipulant que "les OGM ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées « sans OGM » et en toute transparence".

Le texte OGM compte parmi ses mesures phare les règles de "coexistence" entre cultures OGM et sans-OGM et l'institution d'un "délit de fauchage".

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Rejet surprise du texte OGM

OGM

Le projet de loi sur les OGM a été rejeté à l'Assemblée grâce à une motion de procédure PCF

NOUVELOBS.COM | 13.05.2008

L'adoption surprise à une voix près (136 contre 135) d'une motion de procédure PCF défendue par André Chassaigne, a entraîné automatiquement la fin de l'examen du texte. Le gouvernement a immédiatement convoqué une commission mixte paritaire Sénat-Assemblée afin de soumettre un nouveau texte au vote des deux chambres.

Coup de théâtre au Palais-Bourbon. Les députés ont adopté mardi après-midi 13 mai une question préalable déposée par le Parti communiste sur le projet de loi sur les OGM, signifiant le rejet du texte en deuxième lecture.1683318580.jpg

La motion de procédure a été adoptée par 136 voix contre 135 lors d'un vote solennel, en raison d'une présence insuffisante des députés UMP dans l'hémicycle et de l'abstention de deux membres de la majorité.
Sur les 316 membres du groupe UMP, seulement 130 étaient présents au moment du vote. Un député UMP, François Vannson, et le Nouveau centre François Rochebloine se sont abstenus. Les 136 députés socialistes, communistes et Verts présents ont voté la question préalable.
La gauche a salué l'adoption de la motion de procédure par une explosion de joie.

"Clairement et sèchement"

"Le gouvernement a été battu clairement, sèchement, sur un sujet qui préoccupe les Français. Quand on veut mépriser l'opposition on finit par le payer, c'est ce qui vient de se passer", s'est réjoui le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault.

"Aujourd'hui, la majorité paie très cher le prix de son obstination", a renchéri le député Vert Noël Mamère. "Cette majorité va être obligée de revoir sa copie, arrêter des procédures d'urgence et des discussions escamotées, revenir avec un texte qui respecte les engagements du Grenelle de l'environnement".
Son collègue François de Rugy a salué dans un communiqué la "victoire historique d'une majorité de députés contre le passage en force du gouvernement et de l'UMP en faveur des multinationales fabriquant des OGM". Pour lui, "ce vote est un vote de résistance aux pressions économiques et financières effectuées par les grands groupes de l'agrochimie".

Pas lieu de débattre

Cette question préalable votée à la surprise générale signifie qu'il n'y a pas lieu de débattre sur le texte.
Le projet de loi sur les OGM n'est toutefois pas enterré. François Fillon a en effet immédiatement décidé de convoquer la Commission mixte paritaire Sénat-Assemblée pour soumettre à nouveau le texte "au vote des deux chambres", selon un communiqué de Matignon.

"A la suite de l'adoption d'une motion de procédure à l'Assemblée nationale, le Premier ministre François Fillon a décidé mardi, comme le prévoit la Constitution, de convoquer la Commission mixte paritaire afin d'arrêter le texte relatif aux organismes génétiquement modifiés qui sera soumis au vote des deux chambres du Parlement", indique ce communiqué. (avec AP, AFP)

 

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samedi, 10 mai 2008

Ca bouge ?

113509230.gifLes Verts discutent d'une alliance "Cohn-Bendit - Hulot - Bové"

LE MONDE | 10.05.08

Assurés par leurs résultats aux municipales et le nombre d'élus obtenu, les Verts pensent déjà aux alliances pour les Européennes. Un appel lancé sur le Net par les amis de Noël Mamère a été adressé à Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Nicolas Hulot pour qu'ils acceptent de mener ensemble une liste de rassemblement des écologistes en 2009. Une façon de reconnaître que les porte-drapeaux les plus populaires se situent en marge (Daniel Cohn-Bendit) ou en dehors (Nicolas Hulot et José Bové) des Verts.

Le frère de Daniel Cohn-Bendit, Gabriel, avait déjà tenté, au lendemain du deuxième tour des municipales, d'appeler les écologistes de "toutes tendances" à s'unir pour la prochaine échéance électorale. Mais les contours de l'alliance dessinée étaient plus larges puisqu'ils incluaient des figures du MoDem ou de l'UMP telles Nathalie Kosciusko-Morizet comme des socialistes.

Ce nouvel appel veut parvenir à un rassemblement "dénué d'ambiguïté", une démarche "dans la clarté", sans faire abstraction "des impasses du libéralisme". En clair, une liste écolo mais à gauche. Le texte salue ainsi la déclaration de Nicolas Hulot dans Le Journal du dimanche du 30 mars, estimant : "C'en est fini du libéralisme." "C'est une véritable opportunité de dépasser les clivages sans faire du "ni-ni"", explique Bernard Jomier, initiateur de l'appel.

A l'intérieur du parti écolo, les signatures affluent des fédérations mais deux courants semblent encore sur la réserve. La gauche emmenée par Martine Billard et surtout les "voynetistes", jusqu'alors plus tentés par le projet de "confédération de la gauche" proposée par François Hollande.

La secrétaire nationale Cécile Duflot, elle, reste dans l'expectative, trouve "l'idée intéressante" mais ne veut pas "d'un coup de marketing".

Noël Mamère voit dans cette initiative l'opportunité de "sortir les Verts de leur carcan". "Si on rate cette occasion, on aura du souci à se faire pour notre avenir", insiste le député de la Gironde. Denis Baupin est sur la même longueur d'onde : "Il y a aujourd'hui suffisamment de convergences entre Hulot, Bové et Cohn-Bendit pour avancer vers un parti écolo", affirme l'adjoint au maire de Paris. Les deux ont réussi à convaincre Yves Cochet, du courant Urgence écolo : "Il faut juste que, cette fois-ci, Hulot s'engage vraiment", relève le député de Paris.

C'est en effet la grande inconnue. "DCB" a déjà fait savoir qu'il en serait "s'il émerge quelque chose qui dépasse les Verts français". José Bové, qui avait soutenu les Verts à Paris et Lille en mars, se dit "plutôt d'accord" avec l'initiative. Reste Nicolas Hulot : son entourage multiplie rencontres et discussions mais l'animateur ne semble pas prêt à se décider.

Silvia Zappi  

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dimanche, 04 mai 2008

Changements climatiques

Lu sur le site ContreInfo

L’équilibre climatique pourrait basculer d’ici sept à dix ans

 Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 24 avril 2008

L’équilibre climatique de l’hémisphère nord pourrait « basculer » d’ici sept à dix ans, provoquant une hausse aussi subite que sensible de la température moyenne du globe, en raison de la disparition de plus en plus prévisible de la calotte polaire en été et du réchauffement de l’océan Arctique.

calotte glaciaire

C’est ce qu’affirme Louis Fortier, océanographe de l’université Laval, qui est aussi le directeur d’Articnet, le plus important programme de recherche en réseau sur les changements climatiques à travers le Canada. Ce programme comprend notamment un important volet d’études dans l’océan Arctique lui-même avec le brise-glace Amundsen. Ce dernier est présentement en pleine dérive pour étudier la polynie circumpolaire, soit le mouvement des glaces en fractionnement à la fin de l’hiver.

Le professeur Fortier, qui prononcera ce soir, au Cœur des sciences de l’UQAM, une conférence sur l’accélération des changements climatiques au-delà de toutes les prévisions [1], rejoint les conclusions de plusieurs autres éminents chercheurs, dont James Hansen, qui dirige le Goddard Institute de la NASA. Hansen soutient depuis quelques semaines que l’humanité a franchi en 1990 le seuil critique dans le dossier des changements climatiques, lorsque la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère terrestre a dépassé le cap des 350 parties par million (ppm). Nous en sommes présentement à 385 ppm et cette concentration augmente au rythme de 2 à 3 ppm par année. Goddard comme Louis Fortier estiment cependant que la partie n’est pas perdue, mais « que le monde doit se réveiller et vite ! »

Selon Louis Fortier, les scientifiques ne peuvent plus hésiter et « doivent dire ce qu’ils savent », quitte à risquer de passer pour alarmistes.

« Les scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) ont été trop timides, dit-il dans une entrevue donnée au Devoir. Le GIEC est commandité par les gouvernements » et ses conclusions doivent faire l’objet de consensus qui ne sont pas arrêtés uniquement par des scientifiques mais aussi par des politiques.

« Cet imprimatur politique, précise Louis Fortier, fait en sorte qu’on arrache toutes les dents de ses rapports. On en est rendu au point où on voit des sceptiques se réfugier derrière les conclusions du GIEC de 2004 pour dire que ce ne sera pas si pire, après tout. Présentement, on sent un remords monter parmi les chercheurs parce qu’on n’a pas été assez ferme, qu’on n’a pas assez défendu nos conclusions. On a plié devant le barrage des négationnistes pour mitiger nos conclusions. C’est grave, parce que les politiques vont certainement nous reprocher de ne pas les avoir avertis à temps. On a aussi été influencé par l’opinion publique qui ne veut pas entendre parler de catastrophes alors que des solutions existent pourtant, dont plusieurs cependant ne veulent pas entendre parler. »

 Une accélération forcenée

Pour Louis Fortier, notre équilibre climatique actuel dépend du « bilan radiatif » de notre hémisphère, c’est-à-dire de sa capacité de réfléchir plutôt que d’absorber une importante proportion des rayons solaires grâce au pouvoir réfléchissant de la vaste calotte polaire. Par contre, ce qui se passe présentement accélère la mutation du climat au-delà de toutes les prévisions, dit-il, parce que plus la calotte polaire fond rapidement en été, plus l’océan Arctique absorbe la chaleur solaire, ce qui accélère la fonte de la glace l’année suivante parce qu’elle est moins épaisse d’une année à l’autre.

Tout se passe comme dans l’habitacle d’une voiture stationnée en été, donne-t-il en exemple. Si on enlève les réflecteurs du pare-brise, on provoque une hausse soudaine de la température intérieure. Or, dit-il, on prévoyait il n’y a pas vingt ans que la calotte polaire disparaîtrait vers 2070-2080 si les concentrations de gaz carbonique continuaient d’augmenter. Puis, des modèles plus perfectionnés ont prédit que l’océan Arctique serait libre de glace solide en été vers 2030. Et au rythme où on mesure maintenant la diminution du couvert de glaces, précise Louis Fortier, cela va se produire vraisemblablement dans sept ans environ, vers 2015, à moins d’épisodes météorologiques imprévus.

La calotte polaire de l’océan Arctique, explique le chercheur, a perdu l’été dernier 1,2 million de kilomètres carrés supplémentaires par rapport à 2006. Il y a une trentaine d’années, cette calotte affichait une surface de 8 millions de km2, mais elle n’en compte plus aujourd’hui que 4 millions.

Et, le plus inquiétant, ajoute ce spécialiste des glaces, c’est que la proportion de la « glace pluriannuelle », celle qui est forte et qui durait de deux à 11 ans, diminue sans cesse parce que son épaisseur diminue, ce qui la rend plus friable et la fait passer dans la partie vouée à la fonte annuelle. « De la glace de 10 ans, dit-il, il en reste très peu au pôle Nord. »

Avec la disparition prévisible de la calotte polaire d’ici quelques années, prévoit ce chercheur, c’est tout le bilan radiatif de notre hémisphère qui va soudainement basculer, faute d’apports en froid et en fraîcheur pour maintenir les températures tempérées actuelles. Il faut donc, dit-il, devancer de 30 ans les prédictions du GIEC, ce que corrobore aussi la fonte beaucoup plus rapide que prévu des glaces du Groenland. Cela est d’autant plus compréhensible et inévitable que les modèles prévisionnels utilisés par le GIEC ne tiennent pas compte de la réduction de l’albédo (le pouvoir réfléchissant) de la calotte polaire, tout comme ces modèles ne tiennent pas compte de la diminution de l’épaisseur des glaces.

Un chercheur de l’École navale supérieure d’océanographie des États-Unis a voulu intégrer ces variables et ces conclusions dans un modèle : les conclusions se sont avérées tellement inquiétantes, explique Louis Fortier, que ce chercheur a décidé de ne pas les publier « pour ne pas faire peur au monde ».

Un seuil déjà dépassé

James Hansen, le grand patron du Goddard Institute de la NASA, soutient que le seuil de 550 ppm de gaz carbonique ne tient plus, ce qui correspond en gros à une augmentation de la température moyenne de 6° C. Ce seuil a souvent été évoqué comme celui de la catastrophe climatique totale ou de l’irréversibilité des changements.

Hansen soutient aujourd’hui que même le taux de 450 ppm préconisé par l’Europe comme objectif pour la deuxième phase de Kyoto est trop élevé car, à son avis, si les modèles mathématiques prédisent que c’est le nouveau seuil de l’irréversibilité, la paléontologie nous apprend au contraire que c’est autour de 350 ppm qu’il faut situer ce seuil critique, soit la concentration de CO² atmosphérique des années 90.

Louis Fortier se dit d’accord avec les conclusions de James Hansen, « si on veut sauver la civilisation ».

Si la température moyenne augmentait de 2 à 6° C sur la planète, dit-il, le climat entrerait dans une phase qui pourrait durer entre 10 000 et 15 000 ans, avant de revenir à ce qu’on connaît aujourd’hui. C’est ce que nous apprennent les traces laissées par le début de l’éocène, il y a 54 millions d’années, le seul moment documenté où on a vu basculer le climat aussi rapidement. Et il a fallu alors quelque 20 000 ans pour que se modifie cette tendance.

La disparition de l’albédo arctique va aussi chambarder profondément cet écosystème et reconfigurer la géopolitique internationale car, dit-il, cette nouvelle mer sera ceinturée par les grandes puissances que sont les États-Unis, l’Europe et la Russie, tout comme il y a 2000 ans les grandes puissances se sont concentrées autour de la Méditerranée.

Et les enjeux économiques, voire alimentaires, seront importants car déjà des pays comme la Corée s’équipent de grands pétroliers capables de naviguer même en hiver dans l’océan Arctique, alors que le Canada ne prévoit pas s’équiper pour patrouiller son propre territoire.

Les pêcheries de cette région, ajoute Louis Fortier, vont profiter des six mois de lumière et d’eaux libres, comme dans la mer du Nord. Si plusieurs espèces actuelles y sont vouées à la disparition - ours polaires, poissons et oiseaux - d’autres les remplaceront et la région deviendra une réserve alimentaire particulièrement convoitée.

Louis Fortier n’est pas sûr du tout que nous sommes collectivement prêts à faire face à des changements climatiques aussi importants et à si court terme, qui risquent de malmener la paix internationale avec leur cortège de réfugiés climatiques, d’affrontements pour le contrôle des eaux douces raréfiées, etc.

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mercredi, 23 avril 2008

"Modernisation du marché du travail" et loi OGM

751491466.jpgA LIRE SUR LE SITE DE MARTINE BILLIARD, députée Verte

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"ORGANISATION DU MARCHÉ DU TRAVAIL"

L'assemblée a examiné ce texte de loi les mardi 15 et mercredi 16 avril, texte qui correspond à la transposition d'un accord interprofessionnel signé par 7 partenaires sociaux (3 confédérations patronales et 4 confédérations salariales). Le gouvernement a demandé au Parlement d'approuver sans rien modifier le texte présenté reprenant une partie de l'accord. De fait, il a fallu adopter des modifications (dont un amendement que j'avais présenté) car l'accord avait été imparfaitement transposé malgré les dires du gouvernement.


http://www.martinebillard-blog.org/index.php?2008/04/18/1...

 LOI OGM

Deux nouveaux articles sur le blog de Martine Billard font le point sur la loi OGM.

Loi OGM et lobbies : demande d'une commission d'enquête

Le Sénat vient de valider la loi OGM en deuxième lecture, avec comme seule modification le fait de vider de son contenu "l'amendement Chassaigne", qui visait à protéger les Appellations d'origine contrôlée et les Parcs naturels. Le combat se poursuivra en deuxième lecture à l'Assemblée en mai. Mais aussi par la mobilisation citoyenne, notamment autour des excellents livre et documentaire de Marie-Monique Robin, qui a contribué à faire évoluer positivement certains parlementaires. Un site, http://combat-monsanto.org/, lui est consacré.

Avec les députés et sénateurs Verts, nous avons demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les conditions dans lesquels les grands groupes semenciers ont pesé sur le débat de la loi OGM. Le communiqué suivant en explique les raisons.

Loi OGM : interventions en séance

Retour sur quelques unes de mes interventions lors du passage de la loi sur les OGM en première lecture à l'Assemblée. Voici des extraits de la deuxième séance du 3 avril, mettant l'accent sur les questions suivantes :

  • à partir de quel taux d'OGM un produit est-il "sans OGM" ? (!)
  • quels représentants du monde agricole pourront faire partie du comité économique, éthique et social ?
  • l'indépendance des membres des comités
  • leurs droits d'expression
  • il ne peut y avoir de contamination "non intentionnelle" !

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dimanche, 20 avril 2008

Énergie de la mer

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mercredi, 16 avril 2008

L'association Opale Ecologie réagit contre l'arrachage d'arbres

Sept arbres menacés par sept places de parking

Nord Littoral, mercredi 16.avril 2008

522755071.jpgL'association Opale Ecologie a fait circuler une pétition et a recueilli 300 signatures auprès des riverains de la rue de Valmy et du quai du commerce.

Elle dénonce la destruction de l'îlot de verdure de la rue de Valmy (à proximité de l'entrée des urgences) qui est de surcroît agrémenté de sept arbres.

« Un quartier saturé par les voitures »

Le président de l'association calaisienne, Marc Pélabon s'insurge : «L'hôpital de Calais va détruire ces arbres qui sont en excellente santé pour implanter sept places de parking à leur place, sans bien sûr les remplacer. Un nombre de places qui est dérisoire dans un quartier déjà saturé par les automobiles. Le comble est que l'hôpital de Calais va bientôt déménager et que ces quelques places ne lui serviront plus d'ici quelques temps».

La destruction de ces arbres ne va en rien améliorer la capacité d'accueil automobile de ce quartier plus que saturée.

Une lettre de détresse a été envoyée vendredi au directeur du centre hospitalier de Calais ainsi qu'à Natacha Bouchart, maire de Calais, afin de les interpeller sur cette situation délicate. Dans un contexte de politique de développement durable, la destruction de cet îlot de verdure est indéfendable pour ces écologistes et tous espèrent pouvoir laisser la vie sauve à ces puits d'oxygène, en sous effectif dans ce secteur de la ville

Fabrice ALLEMAND

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Un parking contre des arbres : les riverains de l’hôpital s’y opposent

La Voix du Nord - Edition du mercredi 16 avril 2008

    MOBILISATION     

171141713.2.jpgUn parking doit être construit rue de Valmy, sur le côté de l’hôpital, afin d’accueillir les patients du nouveau scanner. L’association Opale écologie a recueilli 300 signatures qui dénoncent l’abattage de sept arbres nécessaires à cette construction.

Abattre des arbres dans un contexte de santé publique, c’est un peu paradoxal, il faut l’avouer. « On va remplacer ces puits d’oxygène par un parking d’honneur posthume », constate Marc Pélabon, président de l’association Opale écologie qui défend l’environnement, les piétons, les cyclistes et les handicapés. Leur action s’inscrit dans une lutte contre la pollution. « Dans quelque temps, un nouvel hôpital va voir le jour, ailleurs. Pourquoi remplacer ces sept arbres par autant de places de parkings dans cet espace déjà saturé de véhicules ? », s’interroge Marie-France Clipet, de l’association Opale écologie. Difficile de trouver une place dans le quartier et ce, «  quelle que soit l’heure », témoigne Claire, venue rendre visite à un proche hier soir. « De toute façon, je ne sais pas si avec sept-huit places en plus ça changera quelque chose au problème. » Ces fervents défenseurs de la nature ont fait circuler et signer une pétition : plus de 300 personnes du quartier et de l’hôpital ont estimé qu’abattre ces jeunes arbres était une hérésie. « Nous avons interpellé le maire et le directeur de l’hôpital à ce sujet. Nous attendons une réponse et une solution positive. »

L. R.

Photo LA VOIX DU NORD

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samedi, 12 avril 2008

Retour sur le conseil municipal dans la presse

La Voix du Nord 12/04/2008

CONSEIL MUNICIPAL (SUITE)
Le cadeau de Natacha Bouchart : trois semaines de parking gratuit

1633916256.jpgLe premier conseil municipal de Natacha Bouchart s’est achevé jeudi, à 23 h. À l’ordre du jour, des dossiers chauds comme le périmètre du stationnement payant et le point d’accueil de jour des migrants, ont vivement animé les débats entre la nouvelle municipalité et l’opposition.

Stationnement payant

La mesure phare de Natacha Bouchart pendant la campagne figurait bien à l’ordre du jour du conseil municipal, en huitième place, au chapitre des finances. Sans surprise, Jacky Hénin s’est opposé à la délibération. D’autres conseillers de l’opposition ont préféré s’abstenir. La modification a été adoptée par la majorité municipale, exceptée par le premier adjoint, Philippe Blet, absent lors du vote. La raison, d’ordre juridique, est que ce dernier avait déposé une plainte au tribunal administratif en 2005 quand Jacky Hénin a lancé la nouvelle zone. Il y a une semaine, l’élu retirait sa plainte. Mais pour ne pas bloquer le vote, le premier adjoint s’est abstenu. « Mais je soutiens pleinement cette délibération », a-t-il précisé.

Nouveau périmètre.- D’un vote à main levée, Natacha Bouchart a mis fin au périmètre de Jacky Hénin et aux abonnements. Et instaure une seule zone au tarif unique, et le 1/4 d’heure gratuit, pour les rues ou portions de rues suivantes : boulevard Gambetta, rue Antoine-Bénard, rue Darnel (entre la rue Antoine-Bénard et le boulevard Pasteur), boulevard Pasteur, rue des Fontinettes (de la place d’Alsace à la rue de Chantilly), boulevard La Fayette, rue du Commandant-Mangin, boulevard et pont Jacquard, parking de la gare centrale, rue Royale, voie ouest de la place d’Armes, rue de la Mer. Le parking de la mairie sera gratuit. La nouvelle tarification augmente : elle passe à 0, 50 E pour 1/2 heure (contre 0, 20 E avant), 1  E pour 1 h, 1, 50 E pour 1 h 30 et 2 E pour 2 h. Pendant trois semaines à partir d’hier, le temps de régler les horodateurs, « le stationnement sera gratuit. » Malgré quelques tergiversations, la maire a fini par lâcher la bonne nouvelle. « Le montant des pertes s’élève à 750 000 E », a lancé Jacky Hénin qui a refusé de participer au vote. « Les pertes seront de 400 000 E et nous rognerons sur le budget communication » a rétorqué Natacha Bouchart.

Point d’accueil des migrants

Autre promesse, moins réjouissante pour les réfugiés et les associations qui leur viennent en aide : le projet du point d’accueil de jour, porté par l’ancienne municipalité, ne sera pas réalisé. Raison invoquée ? « L’illégalité du dossier », qui devait être construit sur la zone Marcel-Doret. La décision, radicale, a fait naître des réactions au sein de l’opposition. « C’est quand même de misère humaine dont on parle », a lancé Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste. Et ce dernier d’interroger la maire : «  Le conseil des migrants que vous avez prévu aura-t-il pour mission de travailler à un projet humanitaire alternatif ? » La question a été laissée en suspens par la maire, qui a précisé que le conseil des migrants sera évoqué lors du prochain conseil municipal.  •  

Règlement : les affaires extérieures à la ville exclues du conseil municipal

Dans son discours d’installation, Natacha Bouchart a souhaité que « la vie de cette assemblée, qu’est le conseil municipal, soit propice au travail et profitable aux Calaisiens, c’est-à-dire que le débat démocratique se gère sans débordement et dans le respect absolu des personnes. » Ce qui précède laisse présager ce qui suit. « Pour que nous puissions mieux nous concentrer sur les dossiers communaux, je vous proposerai une modification du règlement intérieur afin d’ajouter une clause pour exclure des débats tous questionnements étrangers à la gestion de notre ville, et, en particulier, pour écarter les projets de motions, qui fleurissent régulièrement, parfois avec de bonnes intentions, mais détournent notre attention sur les quatre coins de la planète alors qu’il y a tant à faire chez nous. » Jean-Marc Ben, conseiller écologiste de l’opposition, n’a pas manqué de réagir en évoquant le Tibet, au centre de l’actualité, « qui a besoin de soutiens extérieurs. » Et l’élu d’espérer « qu’on ne décrochera pas le drapeau tibétain qui flotte à l’entrée de la mairie. » À l’époque, la mairie s’était engagée dans la campagne européenne en faveur de l’autonomie du Tibet.

Pas d’opposition à la CAC

Natacha Bouchart a décidé, de plein droit, qu’aucun élu de l’opposition ne siégerait à la communauté d’agglomération du Calaisis.

Elle s’y attendait. Avec cette décision, sans appel, Natacha Bouchart s’est attirée les foudres des membres de l’opposition. « Vous avez un sens de l’ouverture très étriqué. Notre commission n’a pas de place à la CAC. Les Staliniens ne sont pas forcément là où on le croit », a jugé Jacky Hénin, glissant à l’intéressée un « trouillarde » vengeur.

Les 26 élus de la majorité municipale qui siégeront à la communauté d’agglomération du Calaisis sont : Philippe Blet, Natacha Bouchart, Antoine Deguines, Emmanuel Agius, Jean-Pierre Bonvarlet, Paméla Bourigeaud, Patrice Cambraye, Marie-Claire Chatozlu, Brigitte Clerbout, Jacqueline Dewet, Michèle Ducloy, Manuel Duquesnoy, Patrick Dusautoir, Christophe Fruleux, Gérard Grenat, Éliane Huleux, Bernard Lelièvre, Philippe Mignonet, Pascal Pestre, Sylviane Petit, Marcel Pidou, Fabrice Pouamer, Michel Rouyer, Olivier Seiller, Ouiza Souibes, Vendel Cathy.

PAR ARIANE DELEPIERRE

PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET                                                                                                                                     

22259156.jpgJOURNAL DU 11 AVRIL 2008
sur CALAIS TV

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vendredi, 11 avril 2008

Conseil Municipal de Calais, 10 avril 2008

477217682.2.jpgOù est l'ouverture promise ? 

Voici l'intervention que j'ai faite au conseil municipal sur les "communications du maire 2 et 3" concernant l'antenne de jour pour les migrants. Ma proposition n'a pas été retenue et je n'ai pas eu de réponse claire quant à la mission exacte de ce "conseil des migrants" que compte mettre en place le nouveau maire de Calais:

"Madame le Maire, chers collègues, je suis très étonné par ces 2 délibérations (les communications du maire 2 et 3). D’abord parce qu’elles dénoncent bizarrement l’illégalité d’un projet qui n’a pourtant pas abouti et que ce projet s’était transformé en cours de route pour être destiné à un autre emplacement. Mais je suis surtout inquiet parce que ces 2 délibérations, dans leur aspect austèrement administratif, semblent signer l’arrêt du projet d’antenne de jour tout court. La question qui nous est posée ne peut pas se résumer au seul aspect matériel et juridique. Elle est éminemment politique et il s’agit d’un problème avant tout humanitaire. C’est quand même de misère humaine dont nous avons à parler et on ne peut pas esquiver le débat au détour de ces deux délibérations particulièrement abruptes et cyniques. Je ne m’attarderai pas trop sur la définition de cette antenne de jour qui est donnée dans la « communication du maire N°2 », tout à fait subjective et pour le moins tendancieuse, qui débaptise cette antenne de jour, je cite, en « structure d’accueil des migrants », avec l’idée évasive et sous-jacente qu’il s’agirait d’un Sangatte-bis. Ce que ne voulait d’ailleurs pas l’ancienne municipalité. Je crois que le choix des mots est important, surtout dans ce domaine. Or on a l’impression que cette délibération cherche à remettre en cause un choix qui n’a jamais été fait.

Votre idée de conseil des migrants peut être une bonne idée si elle débouche sur la nécessité de mettre en place une autre formule humanitaire, à un autre endroit, en tout cas si on émet réellement un projet alternatif à ce qui était prévu, en collaboration avec les associations. Et il aurait fallu que vous le signifiiez clairement dans les délibérations pour leur donner un peu plus d’humanité et pour répondre à une question que tout le monde se pose : « Le conseil des migrants que vous avez prévu aura-t-il pour mission de travailler à un projet humanitaire alternatif ? ». « Quand je veux enterrer un problème, je crée une commission » disait le légendaire Clemenceau, c’est un peu comme les fameux « comités Théodule » que dénonçait aussi plus tard le Général de Gaulle. Les commissions et les conseils de ceci ou de cela sont devenus dans l’inconscient républicain de grands cimetières pour fossoyeurs de bonnes idées. Ceci dit, je n’ai aucune raison de mettre en doute vos intentions réelles que je ne connais pas encore vraiment. Et c’est pourquoi, dans un esprit constructif, je vous propose de retravailler en ce sens ces 2 délibérations, d’en enlever tout ce qui est tendancieux et de rajouter, après la demande d’abrogation, la simple phrase suivante, je la cite donc comme proposition, Cependant, un conseil des migrants, composé d’associatifs, d’élus municipaux et de  représentants de l'État, sera mis en place et aura pour mission de travailler à un projet humanitaire alternatif.

Voilà, à mon avis, une formulation qui peut être consensuelle, ce que ne permet pas, je le dis sincèrement, la délibération en l'état. Je vous remercie, Madame le Maire, chers collègues, de votre attention."

Je suis aussi intervenu sur la décision du maire de ne plus accepter de motions. Je me suis dit déçu que la nouvelle municipalité "rejette de façon définitive toute initiative de solidarité internationale", en évoquant le Tibet qui a besoin de soutiens extérieurs. Je rappelle à ce sujet que lors des précédents mandats, nous avions été, les élus écologistes, à l’origine d’une motion de soutien au Conseil Municipal du 27 mars 2000, en demandant notamment la libération de deux prisonniers que nous avions parrainés et pour réclamer de façon plus générale la liberté pour le peuple tibétain.

Deux ans plus tard, en décidant d'exposer en permanence le drapeau tibétain à l’entrée de la mairie (j'espère qu'on ne le décrochera pas !), la municipalité de Calais s'était associée pleinement à la campagne européenne "Un drapeau pour un statut de pleine autonomie pour le Tibet". Cette action venait s'ajouter à la commémoration chaque année du soulèvement des Tibétains à Lhassa le 10 mars 1959. L'inauguration en mairie de Calais, à l'initiative de la municipalité, plus particulièrement du groupe écologiste, et en collaboration avec le Collectif Tibet-Calais qui coordonne l'opération localement, avait eu lieu le jeudi 7 mars 2002 en présence du maire de Calais, des élus écologistes et de notre regrettée amie, Véronique Desenclos.

Dans un courrier la semaine dernière au maire, j'avais proposé qu'on arbore aussi en extérieur, au fronton de l'hôtel de ville le drapeau tibétain jusqu'à la fin des JO de Pékin afin de manifester de façon éclatante le soutien des Calaisiens au peuple tibétain. Madame le Maire ne m'avait pas répondu alors. C'est triste, nous allons avoir une municipalité muette sur les Droits de l'Homme, et politiquement insipide. Il s'agit là d'une restriction inédite du droit à l'expression... qui offre néanmoins indirectement à l'opposition l'exclusivité du coeur et de la défense des Droits de l'Homme.

De façon générale, on regrettera aussi que l'opposition ne puisse être représentée à la Communauté d'Agglomération du Calaisis. Pourtant 1 membre de chaque groupe de l'opposition pour la CAC, ça ne faisait que 3 sur un total de 26 représentants calaisiens. Ca ne cassait pas trois pattes à un canard ! Il nous a été répondu qu'il n'y avait pas obligation de désigner des conseillers de l'opposition. Dont acte. L'ancienne majorité municipale n'avait pas fait autant de chichis et sans procédure aucune avait intégré deux membres de l'opposition d'alors, Christian Niéman... et Natacha Bouchart, tous deux désignés par l'ensemble des 49 élus du Conseil Municipal, majorité et opposition confondues. L'avenir proche nous dira si cette volonté d'ouverture affichée dans les discours est un leurre ou pas. En tout cas pour l'instant, le décalage entre l'effet d'annonce et la pratique est patent.

Jean-Marc Ben, conseiller municipal écologiste

 

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